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	<title>2Villepin &#187; Le nouveau Président</title>
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	<description>Blog sur Dominique de Villepin</description>
	<lastBuildDate>Tue, 19 Jun 2012 20:42:39 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Le nouveau Président (11/11): Le nouveau Président&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 19:41:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Pouce.jpg" alt="" /></p> <p><em>En exclusivité sur ce blog ce dimanche, le dernier épisode du feuilleton <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>. Que Denis soit ici chaleureusement remercié d'avoir composé pour nous, pendant tout l'été, ce feuilleton de politique-fiction imaginant la première phase de la campagne présidentielle 2012.</em></p> <p>Depuis les premiers journaux du matin, ce mercredi 15 février 2012 connaît une indiscutable poussée de fièvre. La première réunion de campagne du Président sortant est l’objet de tous les commentaires.</p> <p>Il est de plus en plus question d’un sondage express qui indiquerait que la présidentielle deviendrait très incertaine. Cette incertitude serait le fruit de deux facteurs&#160;: le premier tour serait très serré mais surtout le second tour dénoterait un rejet du Président sortant désormais très fragilisé dans plusieurs hypothèses. …</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Pouce.jpg" alt="" /></p>
<p><em>En exclusivité sur ce blog ce dimanche, le dernier épisode du feuilleton <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>. Que Denis soit ici chaleureusement remercié d&#8217;avoir composé pour nous, pendant tout l&#8217;été, ce feuilleton de politique-fiction imaginant la première phase de la campagne présidentielle 2012.</em></p>
<p>Depuis les premiers journaux du matin, ce mercredi 15 février 2012 connaît une indiscutable poussée de fièvre. La première réunion de campagne du Président sortant est l’objet de tous les commentaires.</p>
<p>Il est de plus en plus question d’un sondage express qui indiquerait que la présidentielle deviendrait très incertaine. Cette incertitude serait le fruit de deux facteurs&nbsp;: le premier tour serait très serré mais surtout le second tour dénoterait un rejet du Président sortant désormais très fragilisé dans plusieurs hypothèses. …</p>
<p><span id="more-1255"></span></p>
<p><strong>«Clearstream a été le tournant »</strong></p>
<p>«&nbsp;<em>Les compteurs sont remis à zéro</em> ». A 12 heures 30, la première radio de France débute son journal par cette formule pour résumer le sondage express qui indique que les principaux candidats sont désormais dans un écart restreint.</p>
<p>Nicolas Sarkozy est descendu sous la barre des 23 % tandis que ses principaux concurrents ont franchi le seuil des 16 %. Avec la marge technique d’erreur, ils sont donc nombreux dans un mouchoir de poche dans la zone des 18 à 20 % comme pour les élections antérieures à 2007.</p>
<p>Le «&nbsp;commentateur maison » cherche à expliquer le premier tour sur les bases suivantes&nbsp;: «&nbsp;<em>Clearstream a été le tournant du quinquennat. Le Président sortant a commis deux erreurs lourdes. Il a oublié que la période actuelle était une démocratie d’affection et non plus simplement une démocratie d’opinion. Or, seul face à tous les puissants, Dominique de Villepin est devenu victime aux yeux de l’opinion. Par sa victoire en 2007, Nicolas Sarkozy avait changé de statut. Comment expliquer qu’il lui soit possible d’être victime en gagnant une présidentielle&nbsp;? Il y a beaucoup de victimes qui souhaiteraient que leur «&nbsp;préjudice » soit de devenir Président de la République …</em></p>
<p><em>Villepin a donc gagné en affection pour la première fois à ce point parce qu’il a lutté seul contre tous. Il s’est humanisé. Surtout, à partir du moment où il avait l’opinion avec lui, peu aurait importé qu’il fut déclaré coupable aux yeux de la justice car l’opinion aurait transformé alors le verdict non pas en décision de justice mais en procès de la justice. C’était donc une aventure perdue d’avance. L’institution judiciaire a beaucoup risqué dans ce dispositif. Le Président a beaucoup perdu dans cette instrumentalisation. Le plongeoir qu’il vouait à son rival s’est transformé en tremplin. Le «&nbsp;nouveau Villepin » était lancé. L’état de disgrâce avait préparé l’état de grâce de Villepin</em> ».</p>
<p><strong>«&nbsp;Seconde leçon&nbsp;: le retour du respect de l’individu»</strong></p>
<p>Et le commentateur de poursuivre&nbsp;: «&nbsp;<em>Le peuple a résisté à une Révolution, deux Empires, un Maréchalat, cinq Républiques sans compter leurs sœurs lointaines avec les dernières réformes constitutionnelles&nbsp;; mais jamais l’opinion ne s’est sentie aussi méprisée par des pouvoirs sans visage. La notion de pouvoir a beaucoup évolué ces dernières années. Le pouvoir des notables classiques était empreint de proximité. L’ascenseur social pouvait laisser espérer une intégration. Le nouveau pouvoir est lointain. Il est inaccessible. Il est implacable contrairement au paternalisme d’antan. Hier, dans les années 60, la grande entreprise offrait la location dans la maison de proximité donc la sécurité. Aujourd’hui, elle garantit les mutations géographiques donc la précarité. Cet exemple concret illustre la mutation. Prenez Michelin, hier c’était le paternalisme et aujourd’hui ce sont les licenciements boursiers. Ce pouvoir crée les haines. L’une des erreurs majeures de Nicolas Sarkozy a été de confondre la bataille de qui avec la bataille de quoi. Il a fait cette erreur sur le plan politique. Il pensait s’allier le centre avec Hervé Morin. Il pensait s’allier la nouvelle gauche avec Eric Besson. Où était le centre derrière Hervé Morin&nbsp;? Où était la nouvelle gauche derrière Eric Besson&nbsp;? Dans les deux cas, 4 ou 5 notables en mal de carrières&#8230; Il en a été de même en matière économique.</em></p>
<p><em>Cette remarque est l’un des paradoxes du mandat qui se termine. Le Président a donné le sentiment de tout pouvoir imposer. Aujourd’hui, il paye donc l’addition de tous les mécontentements.</em></p>
<p><em>Pris entre les pommades de cabinets et les baumes de son parti, le Président s’est coupé de la réalité. D’animateur de talents, il est devenu réducteur d’initiatives. De protecteur, il est devenu auteur d’invectives permanentes. Or aucune invective n’est inventive, n’est rassembleuse. Quel gâchis&nbsp;! Il a beaucoup provoqué. En réalité, il avait beaucoup outragé. C’est cette escalade qui a construit le divorce avec l’opinion qui le craignait mais ne l’aimait plus. Des blessures d’amour-propre qui s’expriment désormais dans des conditions inhabituelles de radicalisation.</em></p>
<p><em>Bien davantage, le climat tournait à la revanche des faibles devenus anciens combattants glorifiant toute résistance face aux nouveaux puissants. La vague de fond était le retour au respect de l’individu face aux groupes structurés. Quand la majorité présidentielle se payait de mots sur la «&nbsp;sortie de crise » par exemple, l’opinion considérait qu’elle se payait d’abord de sa tête d’où le climat vengeur qui en a résulté</em> ».</p>
<p>Et le commentateur de conclure, «&nbsp;<em>la présidentielle 2012 devient insaisissable. Chaque présidentielle est une affaire de yoyo. Le vainqueur est celui qui bénéficie du rebond à la bonne heure. Il est loin d‘être acquis que le rebond soit maintenant l’heure du Président sortant …</em> ».</p>
<p><strong>«&nbsp;Le Mouvement populaire appelle chacun à ses responsabilités »</strong></p>
<p>A 18 heures, l’équipe responsable du Mouvement Populaire a convoqué une conférence de presse. Elle débute par la publication d’un sondage qui contredit les chiffres de l’enquête présentée en fin de matinée. La guerre des sondages vit un nouveau rebondissement, un de plus.</p>
<p>Un des membres de l’état-major dissèque les chiffres supposés donner une vision rassurante de la présidentielle. Toute leur logique consiste à installer comme bases incontournables deux chiffres :<br />
-	l’écart significatif du premier tour,<br />
-	la victoire du second tour dans tous les cas de figures.</p>
<p>Toute la stratégie de la campagne est là. Montrer que la victoire doit aller à celui qui se détache au premier tour. La presse semble peu convaincue. Elle est lasse d’être ballottée avec des enquêtes contradictoires qui entament progressivement son propre crédit de confiance.</p>
<p><strong>«&nbsp;Pour protéger la nature et … mon esprit, j’éteins&nbsp;! »</strong></p>
<p>A 21 heures, un site Internet proche des Verts lance un appel. Les termes sont simples&nbsp;: «&nbsp;<em>Aucune manipulation ne réussira à retarder l’expression des citoyens. Nous dénonçons le déséquilibre des temps de paroles sur les principales chaînes de télévision. Nous appelons à censurer la censure.</em></p>
<p><em>La situation actuelle est un attentat contre la démocratie. Mais la censure n’a jamais empêché l’expression du peuple Français.</em></p>
<p><em>Pour l’instant, dans l’attente du 1er tour, nous appelons à éteindre les postes de télévision chaque soir de 19 heures à 20 heures 45. La consommation d’électricité chutera. La propagande aussi.</em></p>
<p><em>Avec nous, participez à notre action citoyenne&nbsp;: pour protéger la nature et … mon esprit, j’éteins !».</em></p>
<p>Ce mouvement parti de la base trouve un écho rapide. Les chiffres vont vite traduire une adhésion populaire considérable qui conduit à une révision immédiate des écrans publicitaires. C’est le choc du clic avant le vote. Les Verts y voient une annonce d’un excellent score.</p>
<p><strong>Dominique de Villepin passe en tête du 1er tour</strong></p>
<p>Alors que le Président s’est de nouveau «&nbsp;bunkérisé » à l’Elysée, Dominique de Villepin accélère les présences sur le terrain comme «&nbsp;<em>citoyen parmi tous les autres</em> ». Son réseau fonctionne à fond. Il vient d’arriver à Dunkerque. Un journaliste s’approche et lui indique «&nbsp;<em>que vous inspire le sondage qui vous place désormais devant Nicolas Sarkozy au premier tour ?</em> ». L’ancien Premier Ministre répond «&nbsp;<em>je ne suis pas au courant. Ce qui compte, c’est le dialogue sur le terrain</em> ».</p>
<p>Quelques minutes plus tard, un de ses collaborateurs l’appelle. Il attire son attention sur le mail à venir sur son BlackBerry. C’est la note de synthèse sur le sondage à venir. Ce sondage porte la première inversion des scores entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy. 4 segments électoraux viennent de se cristalliser. L’électorat du Modem vote «&nbsp;utile » et donc éclate. Une part croissante rejoint les camps classiques de la bipolarisation, «&nbsp;ailleurs » n’est plus à la mode.</p>
<p>Les ouvriers apprécient l’ordre protecteur incarné par Dominique de Villepin et gagnent les rangs de ses électeurs, confortant une tendance apparue dès 2009. Les jeunes sont enthousiasmés par la campagne «&nbsp;hors partis », cette logique du «&nbsp;small is beautiful » qui a ouvert des espaces aux initiatives libres. Ils vont voter pour le «&nbsp;neuf » qui a été à l’écart des partis classiques. Enfin, la France du rural rejette le Président parisien, ne fait pas confiance à la gauche et se range donc derrière Dominique de Villepin, là aussi stabilisant une situation apparue dès 2009.</p>
<p>A 13 heures 15, Dominique de Villepin visite un établissement régional d’enseignement adapté. Il débute son discours par une précision immédiate «&nbsp;<em>je vous demande de ne pas vous laisser distraire par des chiffres qui circulent maintenant dans les pronostics du premier tour. Nous sommes ici tous rassemblés pour célébrer la plus belle des valeurs&nbsp;: la formation. Les valeurs les plus importantes n’ont pas de prix. Elles vivent à l’usage, pas l’usage des mots mais à l’usage des faits, donc des réalités. Si je suis ici aujourd’hui avec vous c’est pour vous témoigner ma priorité en faveur de la place de l’individu dans la société de demain.</em></p>
<p><em>En faveur de la place de chaque individu dans une société qui doit être plus humaine et plus accueillante.</em></p>
<p><em>En faveur de la place des individus les plus fragiles parce qu’il y a aujourd’hui trop de tristesse dans tant de regards. Des regards que nous voyons perdre confiance mais aussi, voire surtout, tant de regards que nous ne voyons pas ou plus parce qu’ils ont franchi la frontière de la solitude et du repli sur soi.</em></p>
<p><em>Derrière ces regards, il n’y a pas des dossiers ou des chiffres, il y a des tragédies humaines. C’est pour lutter contre ces tragédies humaines que je me suis engagé dans cette présidentielle …</em> ».</p>
<p>Dominique de Villepin énumère les actions proposées, concrètes, liées au quotidien.</p>
<p>Il est écouté avec attention, affection. Puis Dominique de Villepin conclut «&nbsp;<em>pendant de nombreuses années, il m’était parfois reproché de parler de la France et pas assez des Français. Ce dialogue ouvert depuis plusieurs mois déjà a permis de dissiper ce malentendu. L’avenir de la France est indissociable de celui des Français. Il n’y a pas de nostalgie à entretenir ou d’illusion à créer. Il suffit de respecter l’esprit des Français. Nous sommes la terre des Droits de l’Homme. Si face aux pouvoirs d’avant-hier, l’individu devait s’affirmer comme citoyen, il doit aujourd’hui s’affirmer comme être humain face à des pouvoirs qui veulent le faire évoluer comme une marchandise. Ensemble, nous allons reconquérir l’identité qui est la nôtre. Ce travail mérite un véritable plan d’urgence. Si les tendances actuelles se confirment, il n’est plus à exclure que cet avenir à inventer, nous ayons à le construire ensemble …</em> ».</p>
<p>A moins de 90 jours du 1er tour, la présidentielle était manifestement entrée dans une dynamique nouvelle. Un nouveau Président était sur le point de naître …</p>
<p>(Ce dernier trimestre de campagne donnera peut-être lieu au feuilleton de l’été 2010 ?)</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
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		<title>Le nouveau Président (10/11): Un certain sourire&#8230;</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2009/09/13/1249-le-nouveau-president-10-11-un-certain-sourire/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 00:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l'été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p> <p><ins><em>Dixième et avant-dernier épisode, ce dimanche 13 septembre: Un certain sourire...</em></ins></p> <p>En cette fin de matinée du mardi 14 février 2012, une petite ville de Haute Garonne semble en état de siège. Depuis la veille, les forces de l’ordre sont partout. Le motif est simple&#160;: le Président vient visiter une entreprise puis dans la soirée il pourrait céder la place au candidat qui ferait son premier discours de campagne.</p> <p>Les temps sont difficiles pour tous les candidats. Les expressions directes de mécontentements débordent les structures classiques y compris syndicales. La campagne s’est radicalisée. Le Président de la République sortant peut-il échapper à cette conjoncture ou cette dernière l’impactera-t-elle de façon «privilégiée»&#160;?</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l&#8217;été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p>
<p><ins><em>Dixième et avant-dernier épisode, ce dimanche 13 septembre: Un certain sourire&#8230;</em></ins></p>
<p>En cette fin de matinée du mardi 14 février 2012, une petite ville de Haute Garonne semble en état de siège. Depuis la veille, les forces de l’ordre sont partout. Le motif est simple&nbsp;: le Président vient visiter une entreprise puis dans la soirée il pourrait céder la place au candidat qui ferait son premier discours de campagne.</p>
<p>Les temps sont difficiles pour tous les candidats. Les expressions directes de mécontentements débordent les structures classiques y compris syndicales. La campagne s’est radicalisée. Le Président de la République sortant peut-il échapper à cette conjoncture ou cette dernière l’impactera-t-elle de façon «privilégiée»&nbsp;?</p>
<p><span id="more-1249"></span></p>
<p><strong>«&nbsp;Je vous demande de dire qui paye cette soirée&nbsp;? »</strong></p>
<p>L’après-midi a été «&nbsp;sportif ». La visite d’entreprise est intervenue au pas de charge tandis que des manifestants étaient tenus à l’écart. Plusieurs des opposants ont imposé une «&nbsp;guerre du mouvement ». Ils avaient accédé aux derniers étages d’immeubles et déployaient d’immenses banderoles avec des inscriptions tantôt humoristiques tantôt injurieuses. Tout édifice permettant de déployer une banderole avait été pris d’assaut y compris les ponts aux entrées de la Ville. Tout était bon pour déployer des banderoles.</p>
<p>Pour se rendre à l’espace où a été dressé le chapiteau bien à l’écart du centre-ville, il faut franchir trois cordons de sécurité, subir des fouilles minutieuses. La file d’attente insupporte plusieurs notables traités comme de vulgaires hooligans à l’entrée d’une enceinte sportive peu disciplinée.</p>
<p>Une fois ces étapes passées, il est alors possible d’entrer sous un chapiteau surchauffé. A la tribune, dès 20 heures 30, le Député de la circonscription prend la parole. Il commence à peine de parler «&nbsp;<em>Mes amis, ce soir, nous sommes réunis pour accueillir celui qui a sauvé notre pays de la crise financière, celui qui a su remettre la France sur le chemin des réformes, celui qui a fait entrer la France dans l’ère de la modernité …</em> ». A gauche, dans les premiers rangs, une personne fluette s’agite. Elle interpelle ses voisins et leur pose une question simple «&nbsp;<em>qui paye ce soir&nbsp;? Combien ça coûte ?</em> ». Le Député fait mine de rien entendre. Puis, cette retraitée frêle quitte sa place et tente de s’approcher de la tribune avec un papier. A peine s’est-elle engagée dans la travée que des forces de sécurité musclées font obstacle. Elles la repoussent d’abord gentiment. Mais rien n’y fait. «&nbsp;La vieille dame » veut une réponse simple et précise à sa question simple et précise «&nbsp;<em>qui paye la soirée ?</em> ».</p>
<p><strong>«&nbsp;Nous aussi, nous avons des droits et pas seulement celui d’applaudir ou de payer »</strong></p>
<p>Le Député ne peut plus feindre de ne rien voir ni de ne rien entendre. Une grande partie de l’assistance  ne regarde maintenant que cette scène d’une personne fragile aux mains de trois gaillards musclés. Au cinquième rang, un quinquagénaire solide quitte sa rangée et s’approche à son tour du service d’ordre et lui intime sur un ton péremptoire&nbsp;: «&nbsp;<em>respectez là. Elle pourrait être votre mère et elle a le droit de s’exprimer !</em> ». Des sifflets commencent à fuser. L’un crie «&nbsp;<em>c’est tellement plus facile de s’en prendre à une personne âgée que de s’occuper de la racaille</em> ». Une femme s’énerve et crie à son tour «&nbsp;<em>au micro. On est en démocratie ou pas ?</em> ».</p>
<p>Le Député s’arrête de parler. Il sent que les premiers rangs de l’auditoire lui échappent. Il prend son souffle et tente de redémarrer&nbsp;: «&nbsp;<em>c’est avec un certain sourire que je constate la volonté d’opposants de ne pas permettre au Chef de l’Etat de s’exprimer dans le calme qui lui est dû</em> ». A peine vient-il de terminer sa phrase que la personne âgée tombe. A force d’être bousculée dans un sens puis dans l’autre, de se débattre pour ne pas être portée hors de la salle, une maladresse est intervenue et la chute est lourde.</p>
<p>En 30 secondes, l’agitation, initialement confinée aux premiers rangs de la salle, se répand progressivement de proche en proche, à chaque rang. Même les plus calmes notables paraissent pris de colère. Il faut dire que leurs nerfs avaient été mis à rude épreuve. Il avait fallu se garer dans un champ lointain plein d’une boue peu respectueuse du beau cuir de mocassins d’ordinaire si brillants. Ils avaient dû montrer «&nbsp;patte blanche » à chaque étape de sécurité, peu habitués à être traités ainsi. Dans l’après-midi, des voitures avaient été embarquées à la fourrière car localisées sur le parcours présidentiel. Bref, le temps de «&nbsp;la considération citoyenne » était loin.</p>
<p>Un robuste agriculteur s’époumone «&nbsp;<em>c’est comme ça que tu défends tes administrés. Tu te marres quand on bouscule une grand-mère&nbsp;? A mon tour, je te demande&nbsp;: qui paye la soirée&nbsp;? Nous aussi, nous avons des droits et pas seulement celui d’applaudir ou de payer. Arrêtez de nous prendre pour des cons parce que vous pourriez bien avoir une surprise</em> ».</p>
<p>Bien plus rapidement que prévu, le Député annonce «&nbsp;<em>je n’étais que le hors d’œuvre. Voici celui que vous attendiez tous&nbsp;: il est le chef d’œuvre de notre pays qu’il construit avec une énergie de chaque instant&nbsp;: Nicolas Sarkozy</em> ». La formule est si maladroite qu’elle provoque surtout des rires.</p>
<p>Le Président s’avance comme si de rien n’était et le désordre s’amplifie. A certains endroits, des personnes tournent le dos à la tribune par signe de protestation. A d’autres endroits, des personnes cherchent à savoir ce qui s’est exactement passé. Il est vrai, circonstance atténuante, que les rumeurs les plus folles circulent sur l’état de santé de la personne âgée maltraitée. Les uns partent en protestant parce qu’ils ont attendu deux heures à franchir les cordons de sécurité. D’autres expriment leur désaccord parce qu’ils ont été terriblement choqués par la force opposée à cette grand-mère qui voulait simplement «&nbsp;<em>poser une question avec politesse</em> ». Ces deux groupes composés de curieux non militants tranchent avec la fidélité à toute épreuve des rangées des militants UMP toujours très disciplinés. Mais surtout, avec les sms des téléphones portables, les personnes apprennent que le «&nbsp;vrai spectacle est en ville ». Le groupe «Devoir de Vérité » expose les grandes «&nbsp;heures présidentielles » sur les murs des immeubles de la Ville grâce à des rétroprojecteurs très puissants. Rien n’est épargné&nbsp;: salon de l’agriculture, commentaires de la presse étrangère, premières vacances d’été …</p>
<p><strong>«&nbsp;Respectez leur autonomie »</strong></p>
<p>Ce groupe «&nbsp;Devoir de Vérité » est né à l’automne 2011. Lors de sa création, il a clairement indiqué qu’il était libre de toute attache. Mais le clin d’œil à des initiales «&nbsp;DdV » a suscité beaucoup de commentaires. A tel point qu’une action contre ce nom de baptême avait été inscrite à l’ordre du jour d’une réunion de l’état major de campagne de Dominique de Villepin. Ce dernier avait écarté toute hypothèse de ce type avec beaucoup d’humour indiquant alors «&nbsp;<em>mes initiales ont souvent été à l’origine de commentaires. Il y a peu de temps encore quand j’entendais les déclarations haineuses lors de certaines procédures, je me disais qu’ils allaient s’apercevoir que DdV pouvait signifier «&nbsp;droit de vivre »&#8230; Maintenant en pleine campagne, je me dis que DdV peut aussi signifier «&nbsp;droit de vote » ou «&nbsp;devoir de victoire » …&nbsp;; laissons donc ces jeunes vivre en paix. Respectez leur autonomie et montrons que la logique de l’Etat fouettard n’est pas la nôtre. Dans la société libre et apaisée à laquelle nous aspirons, chacun doit pouvoir s’exprimer dans le respect des différences</em> ».</p>
<p>A ce titre, aucune action n’avait été engagée contre cette initiative qui prenait le risque, volontairement ou pas, de faire naître une forme de parasitisme d’évocation.</p>
<p><strong>«&nbsp;J’avais dit à Nicolas que son principal rival c’était la réalité »</strong></p>
<p>Loin de telles considérations, l’atmosphère se délite à la vitesse turbo sous le chapiteau. Le Président ne parvient pas à maîtriser sa nervosité. Son ton monte. Ses gestes deviennent plus amples et surtout plus secs. Les temps de respira<br />
tion supposés être des fenêtres pour des applaudissements nourris débouchent sur des silences car la salle a décroché laissant place à un désordre indescriptible.</p>
<p>Même dans les premiers rangs, les commentaires dominent l’écoute du discours présidentiel. L’un de ses proches soutiens dit à son voisin  «&nbsp;<em>L’opinion s’est retournée. J’avais dit à Nicolas que son principal rival c’était la réalité. La réalité a gagné et elle emporte l’opinion vers d’autres candidats</em> ». Il est vrai que la réalité était si différente du discours officiel dans tant de domaines importants. En bon professionnel de la politique, le Président abrège son discours. Personne ne peut douter d’une cassure dans sa relation avec le public qui tranche avec le premier meeting de campagne de 2007. L’enthousiasme a fait défaut.</p>
<p><strong>«&nbsp;L’élection présidentielle est imprévisible en France »</strong></p>
<p>Le lendemain matin, à 7 heures 50, sur une grande radio nationale, un commentateur privilégié de la politique Française depuis 1976 est l’invité. Il précise rapidement «&nbsp;<em>il faut oser appeler un chat un chat. Hier, ce fut un affront pour le Président que d’être exposé à une salle aussi distante. Je ne comprends pas que son équipe ait pris un tel risque que de ne pas interrompre le déroulement du meeting le temps que cette malheureuse dame soit évacuée dans des conditions décentes.</em></p>
<p><em>A sa décharge, depuis plusieurs mois déjà, l’opinion avait engagé son retournement. Les Français ont horreur qu’on les guide vers une élection jouée d’avance. Regardez l’histoire récente. En 1974, Chaban-Delmas devait reprendre l’héritage gaulliste sans difficulté. La victoire est allée à VGE. En 1981, les sondages de novembre 1980 donnaient VGE gagnant au premier tour. Il fut battu. En 1988, la révélation Barre devait supplanter l’exécutif empêtré dans la cohabitation. Barre n’a même pas connu le second tour. En 1995, Balladur devait gagner haut la main. Ce fut Chirac. En 2002, ce devait être au tour de Jospin. Il n’est même pas allé au second tour …</em></p>
<p><em>L’élection présidentielle est imprévisible en France. L’opinion vit des retournements soudains et se fixe sur un nouveau choix. Nous vivons en ce moment des instants de ce type. A force d’incarner tout seul tout le pouvoir, le Président sortant s’est trop exposé. Il incarne seul une réalité implacable&nbsp;: on vit moins bien aujourd’hui qu’au début de son mandat et l’opinion veut lui présenter la facture politique de cette réalité. Il y aurait même un sondage express réalisé cette nuit qui devrait être publié en fin de matinée montrant qu’une donne totalement nouvelle est née. Il peut y avoir un temps où on fait la mode.</em> »</p>
<p><strong>«&nbsp;Le temps du retournement est ouvert »</strong></p>
<p>Et l’éditorialiste continue&nbsp;: «&nbsp;<em>Mais malheur au moment où on la subit parce que la mode se fait à ses dépends. Cette étape n’est plus loin pour la majorité présidentielle si les chiffres de ce sondage sont exacts. Je voudrai ajouter que le pays s’est estimé manœuvré dans beaucoup d’occasions. Il fut un temps où il était question des 200 familles. Ce mandat a connu une concentration du pouvoir sans précédent, c’est peut-être le mur des 100. Cette culture de la concentration du pouvoir est totalement incompatible avec la nouvelle diffusion de l’information via Internet. Les vidéos sur la mise à l’écart de la personne âgée ont créé un buzz considérable car ces images portent un message fort&nbsp;: le pouvoir ne permet pas le dialogue. Même dialoguer serait contesté. Qu’est qu’une démocratie sans question ni dialogue&nbsp;? Des Députés de base ont cherché à alerter. Mais les messagers ont vite été écartés dès que les messages relevaient des mauvaises nouvelles. Ils ont compris que leur intérêt était d’abonder dans le sens du système. Cette logique de facilité a contribué à creuser un écart qu’il faut maintenant rapidement combler.</em></p>
<p><em>Dans le déroulement de cette réunion atypique, il y a eu un tournant&nbsp;: lorsque le Député a utilisé l’expression «&nbsp;c’est avec un certain sourire que je constate la volonté d’opposants … ». Ces quelques mots ont mis le feu aux poudres parce qu’ils résument à eux seuls un état d’esprit de plus en plus mal accepté. Est-ce que poser une question, c’est déjà «&nbsp;être dans l’opposition »&nbsp;? Est-il encore possible de poser une question sans susciter «&nbsp;le rictus du dédain ». En quelques mots, tout était résumé&nbsp;: une femme seule, fragile, écrasée par la mécanique du pouvoir, ignorée par un élu de la République qui aurait dû être son allié et non pas son critique. Cette mention «&nbsp;du sourire » a libéré la colère. Cette réaction montre que le temps du retournement est ouvert. Que le pouvoir se méfie que «&nbsp;ce sourire » n’augure pas de larmes mais cette fois pour le pouvoir et non plus pour l’individu qui a le malheur de vouloir poser une simple question …</em>  »</p>
<p>A 12 heures, la même radio ouvre son journal de la mi-journée avec l’annonce des titres forts de 12 heures 30. Parmi ceux-ci&nbsp;: sondage exclusif&nbsp;: la présidentielle 2012 devient plus incertaine que jamais.</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
<p><em>En exclusivité sur le blog 2villepin, dimanche 20 septembre, onzième et dernier épisode: Le nouveau Président…</em></p>
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		<title>Le nouveau Président (9/11): Soyons d’abord au service de l’avenir de chaque Français</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Sep 2009 19:19:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l'été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p> <p><ins><em>Neuvième épisode, ce dimanche 6 septembre: Soyons d’abord au service de l’avenir de chaque Français</em></ins></p> <p>Jeudi 26 janvier, Dominique de Villepin, loin d’être affecté par les circonstances pénibles des dernières heures, estime que «&#160;<em>c’est le retour à l’essentiel&#160;: le rendez-vous avec soi-même</em> ». En 24 heures, la démocratie française a perdu sa tradition pacifiée. Une réunion publique contradictoire a été impossible à tenir. Des permanences de partis politiques ont été occupées. Cette radicalisation a de quoi inquiéter.</p> <p>Il a toujours su remarquer que les circonstances exceptionnelles étaient l’occasion de «&#160;faire tomber les masques ». A 10 heures 30, son état major de campagne se réunit.</p> <p>Il remercie chaque membre pour leur dévouement et procède à une analyse détaillée de la situation. Il évoque l’opinion en mal de revanche. Il continue&#160;: «&#160;<em>tous nos socles classiques sont ébranlés. Le cadre institutionnel représentatif est contesté par des actions violentes. L’économie exclut. La pauvreté progresse. L’insécurité frappe encore plus dangereusement.  Il ne s’agit pas de noircir la situation mais de reconnaître les réalités. Dans ce contexte, le seul enjeu qui compte c’est le rassemblement des nouveaux démocrates. C’est le seul chemin d’espoir pour les Françaises et les Français. Dans ce cadre, voilà les propositions que je vais formuler</em> » …</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l&#8217;été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p>
<p><ins><em>Neuvième épisode, ce dimanche 6 septembre: Soyons d’abord au service de l’avenir de chaque Français</em></ins></p>
<p>Jeudi 26 janvier, Dominique de Villepin, loin d’être affecté par les circonstances pénibles des dernières heures, estime que «&nbsp;<em>c’est le retour à l’essentiel&nbsp;: le rendez-vous avec soi-même</em> ». En 24 heures, la démocratie française a perdu sa tradition pacifiée. Une réunion publique contradictoire a été impossible à tenir. Des permanences de partis politiques ont été occupées. Cette radicalisation a de quoi inquiéter.</p>
<p>Il a toujours su remarquer que les circonstances exceptionnelles étaient l’occasion de «&nbsp;faire tomber les masques ». A 10 heures 30, son état major de campagne se réunit.</p>
<p>Il remercie chaque membre pour leur dévouement et procède à une analyse détaillée de la situation. Il évoque l’opinion en mal de revanche. Il continue&nbsp;: «&nbsp;<em>tous nos socles classiques sont ébranlés. Le cadre institutionnel représentatif est contesté par des actions violentes. L’économie exclut. La pauvreté progresse. L’insécurité frappe encore plus dangereusement.  Il ne s’agit pas de noircir la situation mais de reconnaître les réalités. Dans ce contexte, le seul enjeu qui compte c’est le rassemblement des nouveaux démocrates. C’est le seul chemin d’espoir pour les Françaises et les Français. Dans ce cadre, voilà les propositions que je vais formuler</em> » …</p>
<p><span id="more-1241"></span></p>
<p><strong>Il n’y a pas de fatalité historique</strong></p>
<p>Dominique de Villepin poursuit devant ce cercle de confiance sa démonstration&nbsp;: «&nbsp;<em>la situation actuelle est d’abord le résultat d’une crise intellectuelle et morale traversée depuis plusieurs décennies et terriblement accélérée ces dernières années. Nous devons éviter deux écueils&nbsp;: le conformisme et la cacophonie d’idées. La gravité de la situation actuelle est extrême. Le désarroi est général. L’affaiblissement du sens des solidarités est affligeant. La désorientation est générale. D’où l’explosion des violences minoritaires qui sanctionnent d’abord l’impuissance d’Etat. Dans ce cadre, je vous donne mon accord pour les propositions évoquées hier. Les priorités données au désendettement de l’Etat comme à l’exemplarité de l’action des principaux responsables politiques me paraissent indispensables.</em></p>
<p><em>Je souhaite que vous y travailliez avec rapidité en ajoutant deux préalables. D’une part, il me paraît indispensable de préciser qu’il n’y a pas de fatalité historique parce que, pour moi, l’homme reste toujours acteur de son histoire. Mais aussi, d’autre part, notre véritable lutte impérative est celle pour le retour de la dignité de l’être humain si souvent écrasé par des pouvoirs modernes (financiers, médiatiques, politiques…).</em> »</p>
<p><strong>Le rassemblement des nouveaux démocrates</strong></p>
<p>Lundi 29 janvier, la conférence de presse commence. Dominique de Villepin débute fort&nbsp;: «&nbsp;<em>La liberté et l’égalité doivent pouvoir compter sur un rassemblement des nouveaux démocrates. La liberté est celle des citoyens fragilisés par des pouvoirs modernes sans visage apparent qui oppriment des individus les poussant à des extrémités. L’égalité est indissociable de la liberté dans ses aspects fondamentaux que sont l’égalité devant la santé, devant l’impôt mais surtout cette égalité des chances qui est l’égalité devant l’avenir donc devant la vie tout simplement.</em></p>
<p><em>Face à de tels enjeux, le danger serait d’être prisonnier de faux clivages, de vieilles querelles, de postures d’un jeu politique tellement dépassé et au fond totalement impuissant. Il y a une ornière politicienne dans laquelle sont tombés, par facilité d’ailleurs, tous ceux qui, en professionnels de la politique, considèrent que le rôle du chef serait de suivre les mouvements d’opinion même les plus éphémères. Nous assistons à un syndrome du «&nbsp;ces mystères nous dépassent, feignons de les organiser » qui déboussole l’ensemble de l’opinion. Il faut sortir de cette ornière en inscrivant des actions sérieuses dans la durée et non plus dans l’éphémère, dans le réel et non plus seulement dans l’annonce.</em></p>
<p><em>Dans ces circonstances, aujourd’hui, devant chaque Français, je prends les engagements suivants …</em> ».</p>
<p>Et le candidat énonce des actes forts&nbsp;: depuis la création du Ministère du désendettement de l’Etat jusqu’aux détails du nouveau budget de la Présidence de la République … A la fin de la conférence de presse, Dominique de Villepin se lève. Un paper board apparaît. Il sort de la poche intérieure un feutre et signe en bas de page les 10 engagements majeurs.</p>
<p><strong>Restaurer la parole d’Etat</strong></p>
<p>Dans l’après-midi, il fait porter une copie de sa déclaration à chaque candidat qui devait participer au débat public contradictoire de Bordeaux. Chaque copie est accompagnée d’un petit mot manuscrit à l’encre bleue qui précise notamment «&nbsp;<em>que chacun ait la certitude que ma participation à cette échéance présidentielle est déterminée exclusivement par ma volonté d’être au service de l’avenir de chaque Français et en étant convaincu que nous sommes nombreux à partager cet esprit</em> ». Deux des destinataires prennent soin de répondre par un message cordial assurant «&nbsp;<em>d’une préoccupation partagée</em> ».</p>
<p>Dans l’après-midi, 12 députés annoncent qu’ils viennent de déposer les statuts de l’association «&nbsp;rassemblement des nouveaux démocrates » et qu’ils appellent les citoyens à les rejoindre le plus massivement possible. A cette occasion, ils remettent à la presse la carte des 10 engagements sous une version du format d’une carte bancaire mais avec au verso une mention importante «&nbsp;<em>si ces engagements n’étaient pas respectés, notre démission de notre mandat de député serait de droit</em> ». La presse découvre une date précise face à chaque engagement. Devant les nombreuses questions, les députés précisent que la priorité absolue est de restaurer la parole d’Etat. Aux côtés de Dominique de Villepin, ils en font une «&nbsp;<em>affaire personnelle</em> ».</p>
<p><strong>Le terrain communique</strong></p>
<p>Cette carte des 10 engagements est le second temps fort de la mobilisation du terrain. Elle crée un évènement visuel de toute la blogosphère proche de Villepin. A la première page de chaque blog ou site Internet apparaissent désormais trois tableaux&nbsp;: le décompte des heures avant le 1er tour, la liste des 10 engagements et un formulaire de signature pour chaque citoyen.</p>
<p>Une association lyonnaise vient de lancer le «&nbsp;club des 10 000 ». Des artistes strasbourgeois lancent la «&nbsp;griffe nouveaux démocrates »&nbsp;: maillots, foulards, montres sports, sacs…</p>
<p>A Lille, sur une place importante, un groupe d’étudiants a posé une gigantesque horloge qui signale l’émergence de la «&nbsp;nouvelle France ». A Marseille, à la gare St Charles, des artisans remettent à chaque passager une montre pour que chacun soit à l’heure du changement le jour du vote de mai avec une mention simple «&nbsp;<em>l’avenir des uns est aussi l’avenir des autres</em> ». A Nantes, à l’exemple des emballages de Christo, des handicapés ont célébré un équipement avec la mention «&nbsp;<em>on mérite mieux&nbsp;: à multiplier par 100 !</em> ». Le terrain vient de s’approprier la nouvelle campagne. Le blog principal de support de la campagne officielle de Dominique de Villepin vient d’ouvrir une «&nbsp;pépinière d’idées » où chacun expose son initiative. Un vote sera organisé et les 10 initiatives ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages verront leurs auteurs être invités une journée entière à partager la campagne aux côtés immédiats de Dominique de Villepin.</p>
<p><strong>Je m’engage</strong></p>
<p>Dans ce climat en profonde mutation, Dominique de Villepin a lui aussi adapté sa campagne. Chacun de ses déplacements donne lieu désormais à la présentation de mesures concrètes, très détaillées, ancrées dans un calendrier. A l’issue du déplacement, il signe un document. Cette étape est formalisée par une cérémonie formelle particulière. De 10 à 12 «grands témoins» s’engagent à leur tour et reçoivent chacun un exemplaire d’un stylo avec la mention «&nbsp;<em>ensemble, nous le ferons</em> » signé Dominique de Villepin. Dans les garants figurent l’éventail le plus large de la société Française en âges, professions, cursus … pour bien montrer que «&nbsp;toute l’équipe France » est mobilisée. Ce symbole de diversité montre aussi que le pouvoir de faire appartient à chacun et tout particulièrement à chaque citoyen dans son engagement personnel.</p>
<p><strong>Des socialistes pour Villepin</strong></p>
<p>De tous ces engagements, il en est une qui mérite une attention particulière. Patricia est âgée de 56 ans. Elle est chômeuse longue durée. Toute seule, dans son quartier de Montpellier, elle a pris l’initiative de créer un groupe «&nbsp;<em>des socialistes pour Villepin</em> ».</p>
<p>Sur YouTube, elle a même enregistré une vidéo. Avec son accent plein de soleil, elle explique ses épreuves, ses craintes mais surtout ses espoirs. Elle raconte son engagement socialiste, les manifestations, les victoires. C’es<br />
t une belle tranche de vie en direct. En conclusion, elle explique pourquoi elle va voter Villepin. Elle indique «&nbsp;<em>il est frais. Il me donne confiance. Avec lui, j’ai le sentiment que ma vie n’est pas finie. Elle commence même à peine. J’ai beaucoup écouté autour de moi. J’ai peut-être tort ou raison. Mais si j’ai raison et si j’ai bien écouté autour de moi, je sais qu’il sera le nouveau président, alors autant être les plus nombreux possibles autour de lui</em> ».</p>
<p>En quelques jours, la «&nbsp;ruche endormie » s’est réveillée. Face à ce nouveau contexte, le Président sortant annonce la tenue de son premier meeting de campagne.</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
<p><em>En exclusivité sur le blog 2villepin, dimanche 13 septembre, dixième et avant-dernier épisode: Un certain sourire …</em></p>
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		<title>Le nouveau Président (8/11): Trois premières permanences électorales sont occupées</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2009/08/30/1234-le-nouveau-president-8-11-trois-premieres-permanences-electorales-sont-occupees/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Aug 2009 22:48:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l'été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p> <p><ins><em>Huitième épisode, ce dimanche 30 août: Trois premières permanences électorales sont occupées</em></ins></p> <p>A moins de deux heures du début du premier débat public contradictoire à Bordeaux, des représentants des candidats continuent les discussions pour tenter de lever des barrages. Soudain, des délégués du PS chargés de la surveillance de l’une des portes d’entrée arrivent en courant. Il y a manifestement beaucoup plus de personnes que d’invités destinataires du «&#160;précieux carton d’invitation » supposé contenir un label garant d’originalité. Mais avec les techniques poussées de reproduction, cette précaution a été contournée. Même en levant les barrages, il n’est donc plus possible d’exclure une pagaille à l’intérieur. Quelques secondes plus tard, des représentants du Modem postés à une autre entrée arrivent et font part du même constat.</p> <p>Avec tous ces éléments, la délégation composée des représentants des principaux candidats décide de se retirer pour prendre une décision…</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l&#8217;été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p>
<p><ins><em>Huitième épisode, ce dimanche 30 août: Trois premières permanences électorales sont occupées</em></ins></p>
<p>A moins de deux heures du début du premier débat public contradictoire à Bordeaux, des représentants des candidats continuent les discussions pour tenter de lever des barrages. Soudain, des délégués du PS chargés de la surveillance de l’une des portes d’entrée arrivent en courant. Il y a manifestement beaucoup plus de personnes que d’invités destinataires du «&nbsp;précieux carton d’invitation » supposé contenir un label garant d’originalité. Mais avec les techniques poussées de reproduction, cette précaution a été contournée. Même en levant les barrages, il n’est donc plus possible d’exclure une pagaille à l’intérieur. Quelques secondes plus tard, des représentants du Modem postés à une autre entrée arrivent et font part du même constat.</p>
<p>Avec tous ces éléments, la délégation composée des représentants des principaux candidats décide de se retirer pour prendre une décision…</p>
<p><span id="more-1234"></span></p>
<p><strong>Ne pas ajouter de risque de violence</strong></p>
<p>Depuis plusieurs minutes déjà, chaque membre de cette délégation expose les avantages et inconvénients des mesures possibles. La porte de la salle de réunion s’ouvre brutalement. La douceur de vivre habituelle de Bordeaux tranche avec cette fièvre qui caractérise désormais ce premier débat public. Un collaborateur du candidat socialiste passe une feuille de papier blanc minutieusement pliée. Le candidat la lit attentivement. Son visage pâlit. Dans une grande capitale régionale, sa permanence a été envahie. Elle est occupée. Deux militants qui avaient tenté de s’opposer ont été hospitalisés. Dans la même ville, au même moment, il en aurait été de même pour plusieurs autres permanences dont celle de la majorité présidentielle. Des salariés sous la menace de la fermeture de leur entreprise déclarent avoir choisi <em>«l’expression de la rue face à des élites protégées qui les ignorent»</em>.</p>
<p>La réunion est suspendue pour que chacun aille aux informations. Cinq minutes plus tard, elle reprend. Ces agissements gravissimes sont confirmés. Les médias sont entièrement mobilisés par ces faits inhabituels.</p>
<p>Il est décidé de ne pas ajouter <em>«&nbsp;un risque supplémentaire de violence à une violence déjà si extrême »</em>. Un communiqué annonce l’annulation pure et simple du premier débat public contradictoire. La dispersion sur les lieux se fera dans d’extrêmes difficultés confirmant ainsi à chacun le niveau très élevé de tensions.</p>
<p><strong>Changer la donne</strong></p>
<p><em>«&nbsp;Cette soirée est triste pour notre démocratie »</em>&nbsp;: tels sont les premiers mots de Dominique de Villepin quand il rejoint, au centre de Bordeaux, son équipe de campagne dans la salle à manger de l’appartement d’un particulier membre du réseau «&nbsp;des citoyens pour Villepin ».</p>
<p>Il ajoute&nbsp;: <em>«&nbsp;ce qui me marque le plus depuis plusieurs semaines, ce n’est pas le degré élevé de colère mais le niveau quasi-absolu de désespoir. La crise économique a fait disparaître les classes moyennes. Elle a cassé la mobilité sociale. Les politiques donnent le sentiment de tourner dans le vide ou ne chercher que le people anecdotique. Nous allons vivre une fin de campagne qui peut réserver une escalade permanente de violences les plus imprévisibles.</em></p>
<p><em>Nous devons prendre des actes forts pour changer la donne. Depuis plusieurs jours déjà, je réfléchis à quatre actes totalement novateurs :</em></p>
<p><em>1)	j’annonce avant le vote le socle détaillé du ticket avec le profil de Premier Ministre (voire même son nom ?) et les critères précis de la composition gouvernementale. C’est quand même incroyable que de vivre une présidentielle avec de tels sujets qui sortent du «&nbsp;chapeau du Président » après le vote sans l’information préalable de l’opinion,</em></p>
<p><em>2)	nous devons aller vers un Gouvernement d’intérêt national pour apporter des réponses immédiates à la crise mais surtout pour apporter ensemble une pédagogie des réformes incontournables. L’ouverture s’est piégée dans des ralliements individuels. Elle est devenue une fausse amplification de l’assiette politique de la majorité présidentielle. Nous devons aller vers un contrat qui engage non pas des individus mais des formations donc des courants de pensées. C’est d’une toute autre portée,</em></p>
<p><em>3)	nous devons prendre toutes les mesures pour réhabiliter tous les partis politiques dans leurs fonctions d’expertise et d’alternance. Il ne doit plus y avoir de présidence impériale avec la libanisation des oppositions. En cas d’élection, notre devoir c’est de faire vivre une démocratie pacifiée par la responsabilisation des oppositions dans une logique par exemple à la britannique avec des contacts permanents avec les plus hauts responsables des administrations pour disposer d’une information impartiale, sereine, digne de foi. Il faut réhabiliter la statistique publique, la parole de l’Etat,</em></p>
<p><em>4)	ce Gouvernement, au moins pendant les deux premières années, doit comprendre, sous une forme très restreinte, non seulement les principaux leaders politiques mais aussi des représentants de la société civile affectés à des missions très précises dans un calendrier transparent de résultats concrets. Ce Gouvernement doit rendre compte avec régularité, avec précision et avec transparence. Du temps de ma présence à Matignon, j’avais initié de tels points presse. Beaucoup reste à faire. Mais cette lisibilité de l’action publique doit être restaurée.</em></p>
<p><em>Je réfléchis aussi à l’hypothèse d’une vaste consultation populaire à l’issue de la première année donnant la parole aux Français pour décider ensemble de mesures fortes de réorganisation dans un climat dépourvu de toute ambiance plébiscitaire. Pendant la première année, quand nous aurons démontré une nouvelle logique passant tout particulièrement par des mesures exemplaires appliquées à nous-mêmes, les responsables politiques auront alors, mais alors seulement, la crédibilité pour défendre les réformes appliquées à la vie d’autrui.</em></p>
<p><em>Je vous demande de penser à ces premiers actes et vous convie à une réunion de décision demain à 11 heures. »</em></p>
<p>La salle de réunion se libère rapidement. La présidentielle vient de rappeler que ce ne sont pas les nouvelles technologies ou les médias qui font une élection mais bien les tempéraments. Les masques de chacun vont tomber. C’est au moins le mérite de cette soirée atypique.</p>
<p><strong>2012 a des défis de l’ampleur de ceux de 1958</strong></p>
<p>Ce mercredi 25 janvier, il est 11 heures quand l’état major de campagne se réunit dans le quartier général parisien. Le chargé de l’économie fait une présentation détaillée de la situation comme ce fut le cas à de très nombreuses reprises déjà. Il précise :<em> «&nbsp;nous avions été peu nombreux à prévoir dès 2009 cette crise à deux secousses avec la seconde plus forte que la première. Le problème est certes économique mais il va bien au-delà. Chacun entend désormais défendre sa position par des actions directes parce que les responsables politiques sont entièrement décrédibilisés perçus comme incompétents, démagogues, voire même profiteurs. Dans ces circonstances, il n’y a plus de réponse technique. Il faut des messages pour changer le système politique. Nous sommes au bord d’une révolte des contribuables parce que la prise de conscience de l’ampleur de la dette a débuté. Chacun commence à calculer le nombre des générations appelées à payer pour une situation qui ne peut que se dégrader alors même que l’effort financier sera de plus en plus impactant. »</em></p>
<p>Le directeur de campagne prend la parole&nbsp;: <em>«&nbsp;Dominique, les prochaines semaines vont passer comme des journées brèves mais peser comme des décennies. Il faut toujours se méfier de la «&nbsp;France qui s’ennuie ». Le détachement des dernières années pouvait annoncer un réveil brutal. Nous ne sommes qu’au début. Les dernières semaines de la présidentielle sont imprévisibles à ce jour. J’étais opposé à la proposition de débats publics régionaux. Ils auraient été une chienlit sans précédent. A mes yeux, vous devez provoquer un électrochoc. A cette fin, il importe de démontrer que vous n’êtes pas un candidat comme les autres.</em></p>
<p><em>4 mesures concrètes changeraient la donne :</em></p>
<p><em>-	vous annoncez en préalable une réduction drastique des moyens de la Présidence de la République qui doit devenir l’exemple de l’économie au quotidien. Si vous validez ce cap, en 24 heures, nous pouvons donner des chiffres précis avec des exemples concrets,</em></p>
<p><em>-	vous annoncez un profil de Premier Ministre à très forte autorité morale qui rassure le bon sens d<br />
es Français. Sa connaissance du quotidien doit primer. Il doit parler au cœur et à la raison sur les arbitrages quotidiens des ménages,</em></p>
<p><em>-	vous proposez une nouvelle organisation Gouvernementale. Vous savez qu’à titre personnel, je préfère le renforcement des pouvoirs d’expertise de l’opposition aux mesures individuelles de supposée «&nbsp;ouverture »,</em></p>
<p><em>-	vous présentez en première place de la hiérarchie ministérielle un «Ministère du désendettement de l’Etat». Là aussi, nous ne devons pas nous tromper de sens. Il ne s’agit pas d’engager une approche comptable mais d’initier un nouveau pacte social qui, sur des bases claires connues de tous, sera le cadre à l’intérieur duquel le secteur public va se redéployer. Ce nouveau pacte social est un contrat de mandat. Il détermine le sens des actions à conduire. Il sera le régulateur de vos actions avec une information permanente. Ainsi, exemple parmi beaucoup d’autres, à l’entrée de chaque Ministère comme de chaque Préfecture, seront obligatoirement installés des panneaux électroniques avec d’un côté le poids de la dette par heure et de l’autre les économies réalisées depuis votre élection …</em></p>
<p><em>A certains égards, nous sommes comme en 1958. Mais notre défi, ce n’est pas la décolonisation mais le redéploiement de notre appareil public sur notre propre territoire et non plus «à l’extérieur». Si vous trouvez les actes qui parlent à l’opinion, la présidentielle changera de dimension avec vos propositions. Le premier qui trouvera cette nouvelle tonalité a de fortes chances de gagner ».</em></p>
<p>Deux autres intervenants s’expriment dans le même sens en donnant des pistes complémentaires. Dominique de Villepin fixe un nouveau point en fin de journée pour arrêter les premières mesures après réflexion.</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
<p><em>En exclusivité sur le blog 2villepin, dimanche 6 septembre, neuvième épisode: Soyons d’abord au service de l’avenir de chaque Français</em></p>
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		<title>Le nouveau Président (7/11): Premier débat public contradictoire en Région : Bordeaux</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Aug 2009 00:22:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l'été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p> <p><ins><em>Septième épisode, ce dimanche 23 août: Premier débat public contradictoire en Région&#160;: Bordeaux</em></ins></p> <p>Mercredi 4 janvier 2012, à 11 heures, comme convenu la veille au soir, débute la réunion sur «&#160;l’état de l’opinion ». En début de séance avec l’état major de campagne et ce en l’absence de Dominique de Villepin, le prestataire regrette que l’équipe de DdV ne fasse pas plus souvent appel à de tels services. A l’appui d’une argumentation commerciale d’ailleurs assez maladroite, il indique qu’un autre candidat a mis en place la technique dite du tracking poll. Chaque soir, un échantillon représentatif est interrogé sur les évènements de la journée et plus particulièrement sur les temps forts de la campagne.</p> <p>Cette méthode permet de progresser dans la connaissance de l’opinion comme devrait le démontrer la séance de travail…</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l&#8217;été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p>
<p><ins><em>Septième épisode, ce dimanche 23 août: Premier débat public contradictoire en Région&nbsp;: Bordeaux</em></ins></p>
<p>Mercredi 4 janvier 2012, à 11 heures, comme convenu la veille au soir, débute la réunion sur «&nbsp;l’état de l’opinion ». En début de séance avec l’état major de campagne et ce en l’absence de Dominique de Villepin, le prestataire regrette que l’équipe de DdV ne fasse pas plus souvent appel à de tels services. A l’appui d’une argumentation commerciale d’ailleurs assez maladroite, il indique qu’un autre candidat a mis en place la technique dite du tracking poll. Chaque soir, un échantillon représentatif est interrogé sur les évènements de la journée et plus particulièrement sur les temps forts de la campagne.</p>
<p>Cette méthode permet de progresser dans la connaissance de l’opinion comme devrait le démontrer la séance de travail…</p>
<p><span id="more-1225"></span></p>
<p>Pour la première fois, l’équipe de Dominique de Villepin avait en effet accepté la proposition de mise en place d’un groupe qualitatif. Le spécialiste fait une présentation synthétique de son appréciation recueillie sur la base de la retransmission télévisée du meeting du 3 janvier. Selon lui, le tableau actualisé de l’opinion peut être résumé en 5 repères.</p>
<p><strong>Premier repère&nbsp;: poussée de «l’opposition décidée»</strong></p>
<p>Depuis quelques semaines déjà, la «gauche doctrinaire» et la «gauche tendre» commencent à se retrouver. Ce sont les deux groupes les plus décidés à «tourner la page» pour des raisons différentes. Leur agressivité augmente. Par conséquent, leur mobilisation devrait être forte. La «gauche doctrinaire» veut reconquérir des acquis sociaux jugés menacés. Mais surtout, elle est allergique au tempérament même du Chef d’Etat sortant. La «gauche tendre» accepte des concessions à la mondialisation. Elle est mobilisée par la personnalité nouvelle du candidat PS, jeune, non sectaire, rassurant.</p>
<p>Par souci d’efficacité politique, la «&nbsp;gauche doctrinaire » devrait rejoindre la «&nbsp;gauche tendre » et le score du PS devrait donc être élevé au premier tour. L’expert annonce même que, si cette tendance devait se confirmer, il n’est plus possible d’exclure des retraits de candidatures satellites appelées à subir un tassement exceptionnel probable dans les toutes dernières semaines avant le vote.</p>
<p><strong>Deuxième repère&nbsp;: les «débranchés» sont encore dans les gradins</strong></p>
<p>L’électorat abstentionniste n’est pas encore entré dans le jeu. Cet électorat très hétérogène attend des propositions simples, concrètes. Pour le moment, une part importante est toujours décidée à bouder.</p>
<p>Il est vrai que la crise a considérablement renforcé le sentiment général que la politique tournait à vide. La tension internationale est très forte. Les Etats-Unis ne peuvent plus assumer leur fonction de «&nbsp;gendarme du monde » devant la profusion des foyers de guerres ou de tensions. Les primaires sont engagées pour le scrutin de novembre. L’économie «&nbsp;post-crise » traîne un cortège sans précédent de chômeurs si bien que l’économie nouvelle semble être celle de la crise permanente. Les finances publiques Françaises croulent sous l’endettement qui impose désormais des révisions déchirantes de pans entiers d’actions traditionnelles. Tout cet environnement a conduit à un «&nbsp;sauve qui peut » individuel qui a impacté tout particulièrement les abstentionnistes habituels.</p>
<p><strong>Troisième repère&nbsp;: la droite rigoriste est mobilisée</strong></p>
<p>Le Président sortant peut compter sur une fidélisation forte des seniors et des hauts CSP (catégories socio-professionnelles) qui constituent son socle décisif. Ses qualités majeures reconnues sont  l’énergie et la détermination. Auprès de cette catégorie, Dominique de Villepin se voit reconnaître les qualités d’un présidentiable mais il n’est pas le premier choix.</p>
<p>Le Président sortant a deux points fragiles auprès de ce noyau dur électoral. D’une part, le comportement privé agace une part importante de cet électorat conservateur qui vit souvent certains actes comme des provocations. Même si la page du premier semestre après la victoire de 2007 a été tournée, la vie privée du Chef d’Etat est encore perçue comme trop exposée, trop people … même si des modifications importantes ont été apportées. D’autre part, le traitement de la crise suscite des appréciations très nuancées. Le bilan du Chef d’Etat est dominé par le jugement selon lequel les annonces ont dominé la réalité de la réforme au quotidien. Le pays n’a pas connu de réforme majeure. Les finances publiques ont enregistré une détérioration historique. Les volets positifs des actions conduites semblent donc fragiles.</p>
<p><strong>Quatrième repère&nbsp;: la droite douce n’est pas fixée</strong></p>
<p>En préalable, l’expert veille à distinguer la droite rigoriste de la droite douce. La première est âgée, aisée, repliée sur des valeurs traditionnelles qui sont ses refuges incontournables&nbsp;: sécurité, mérite, indépendance nationale … Quant à la droite douce, elle est plus jeune (35 à 50 ans). Elle concerne des cadres davantage que des chefs d’entreprises. Ces cadres sont engagés dans des métiers qui vivent des changements incontournables. Ils s’estiment des «survivants» dans leur vie professionnelle. Ils attendent du réalisme et un léger «filet de sécurité» dans la vie publique pour traverser les gros accidents éventuels mais ils sont éloignés de la logique de l’Etat providence. A un moment donné, ils ont constitué une partie des bataillons du Modem en 2007. Puis, ils sont partis dans des engagements très différents car le leader du Modem ne leur donnait pas le leadership digne d’un Chef d’Etat et semblait accorder trop de place à des considérations de simple ambition personnelle.</p>
<p>Cette «&nbsp;droite douce » est à droite par efficacité plus que par croyance, par pragmatisme et non pas par respect de principes inflexibles.</p>
<p>A cette étape de la campagne, cet électorat est très flottant. Il est tiraillé entre plusieurs offres. S’il rejoint le PS, l’élection deviendra très difficile pour la droite dans son ensemble car la mobilisation de la «gauche doctrinaire» étant assurée, elle autorise donc une campagne plus modérée susceptible de draguer efficacement cet électorat décisif.</p>
<p><strong>Cinquième repère&nbsp;: réveiller la «ruche endormie»</strong></p>
<p>Le spécialiste en vient alors à l’essentiel pour l’équipe de Dominique de Villepin. Les points positifs sont de deux ordres&nbsp;: la qualité de présidentiable lui est reconnue à un taux très élevé et la qualité de rassembleur est forte puisque DdV intervient souvent en bonne position de «&nbsp;second choix » dans des électorats divers. Mais, et c’est une précision qui compte, il doit «réveiller la ruche endormie».</p>
<p>Un écart élevé existe entre le potentiel théorique de DdV et son expression dans le premier tour de scrutin car une «fatalité» en faveur du «vote utile» pour le Président sortant est installée dans cet électorat qui compose «la majorité silencieuse».</p>
<p>DdV doit donc faire une priorité absolue et immédiate que de donner de l’existence à des facteurs de clivages pour mobiliser son potentiel théorique et le convaincre de sa valeur ajoutée spécifique. Or, le meeting d’hier soir montre, si besoin était, que cet électorat n’a pas encore trouvé les facteurs du clivage nécessaire. Au cours des deux dernières années, l’opinion a bougé concernant l’image de DdV. Ses propositions précises dans des circonstances de crises lui ont progressivement permis d’acquérir un statut de recours. En 2011, il a mené une campagne «&nbsp;l’avenir des uns est aussi l’avenir des autres » qui a laissé des traces très positives dans sa capacité à rassembler en vue d’une ambition collective commune.</p>
<p>Mais il faut franchir une ultime nouvelle étape. Par conséquent, l’enjeu des débats publics contradictoires est déterminant. Il faut établir des repères concrets pour «cliver» ce corps électoral. Il faut s’adresser à la majorité silencieuse qui est prête à voter et qui sacralise le choix présidentiel. Cette majorité silencieuse est toujours en attente de clarification ultime sur deux points&nbsp;: qui est le «vrai Dominique de Villepin»&nbsp;? En quoi offre-t-il un profil mieux adapté aux circonstances que celui de Sarkozy&nbsp;?</p>
<p>Cette présentation des strates sociologiques de l’électorat suscite des débats immédiats. Certes des nuances existent. Mais assez rapidement un accord se dégage sur ces bases. Il est donc convenu de préparer le premier débat public contradictoire en forçant le trait sur des propositions très concrètes su<br />
r la vie de tous les jours dans des circonstances qui exigent une autre direction que celle engagée ou subie par le pouvoir sortant.</p>
<p><strong>Enfin le 1er débat public contradictoire</strong></p>
<p>Mardi 24 janvier 2012, il pleut sur Bordeaux. Depuis plusieurs jours déjà, cette très belle ville est parcourue par une émotion particulière. Elle accueille le premier débat public contradictoire pour le premier tour d’une présidentielle sous la Vème République. Cette idée est née lors du déplacement en Afghanistan. Dominique de Villepin a alors fait part de ce projet. Plusieurs autres candidats ont donné leur accord de principe. Pendant des semaines, les contacts ont permis de finaliser dans la discrétion. Chaque candidat doté d’un premier seuil de «&nbsp;parrains » (élus ou citoyens) sera convié à participer. Les clubs locaux de la presse seront invités à être les organisateurs du débat. Chaque participant recevra un nombre égal d’invitations à diffuser sur la base de cartons au caractère original supposé techniquement protégé.</p>
<p>Les candidats PS, Modem, Front de Gauche, Verts ont assuré de leur présence. Le «&nbsp;minimum vital » de crédibilité étant garanti par la présence de ces candidats «&nbsp;majeurs », un comité d’éthique a été composé pour diffuser les invitations et veiller à la bonne organisation pratique.</p>
<p>Tout serait simple si des candidats marginaux ne s’étaient pas emparés de cette initiative pour profiter de la tribune. Le morceau le plus dur est l’opposition d’une association de promotion du bilan du président sortant («&nbsp;5 ans de + ») qui proteste contre la campagne prématurée qui handicaperait la France de la sérénité imposée par les circonstances qui imposent de «&nbsp;tenir la barre » jusqu’à la dernière minute.</p>
<p><strong>Impossible d’entrer dans l’amphithéâtre</strong></p>
<p>A 18 heures 30, un fait nouveau intervient. Des membres du comité «&nbsp;5 ans de + » sont venus très nombreux des départements voisins et sont encordés devant les entrées arborant des maillots «&nbsp;France protège ta démocratie ». Difficile de savoir qui agite ce comité aux moyens financiers solides. La veille, la Présidence de la République avait publié un communiqué très bref&nbsp;: «&nbsp;Il y a un temps pour l’action. Il y a un temps pour le débat. Le temps de l’action est encore ouvert. Celui du débat ne commencera qu’avec l’engagement officiel de la campagne. Vouloir accélérer cette ouverture, c’est prendre le risque de fragiliser la position des autorités Françaises. Chaque candidat potentiel est appelé à manifester sa préférence pour son pays face aux ambitions des partis ».</p>
<p>Le comité d’éthique demande à rencontrer les représentants des cinq principaux candidats. Faut-il solliciter les forces de l’ordre pour libérer les entrées&nbsp;? Des premières bagarres limitées sont déjà intervenues. Une délégation se rend sur place pour tenter de négocier dans le calme un retrait honorable en offrant une prise de parole à un représentant de ce comité en début de soirée. Cette proposition est rejetée. Le premier débat contradictoire pourra-t-il se dérouler&nbsp;?</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
<p><em>En exclusivité sur le blog 2villepin, dimanche 30 août, huitième épisode: Trois premières permanences électorales sont occupées</em></p>
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		<title>Le nouveau Président (6/11): Bonjour l&#039;avenir</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Aug 2009 03:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l'été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p> <p><ins><em>Sixième épisode, ce dimanche 16 août: Bonjour l'avenir</em></ins></p> <p>Mardi 3 janvier 2012, il est 20 heures 15. La salle publique qui accueille la réunion de Dominique de Villepin est bondée. La file d’attente s’allonge même dangereusement à l’extérieur. Il est certain que l’audition du matin au tribunal ne pouvait qu’attiser les soutiens et la curiosité mais à ce point là …</p> <p>La jeune chanteuse qui est sur scène déploie tout son talent pour distraire les présents. Même si son talent est grand, cela ne suffit pas.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l&#8217;été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p>
<p><ins><em>Sixième épisode, ce dimanche 16 août: Bonjour l&#8217;avenir</em></ins></p>
<p>Mardi 3 janvier 2012, il est 20 heures 15. La salle publique qui accueille la réunion de Dominique de Villepin est bondée. La file d’attente s’allonge même dangereusement à l’extérieur. Il est certain que l’audition du matin au tribunal ne pouvait qu’attiser les soutiens et la curiosité mais à ce point là …</p>
<p>La jeune chanteuse qui est sur scène déploie tout son talent pour distraire les présents. Même si son talent est grand, cela ne suffit pas.</p>
<p><span id="more-1218"></span></p>
<p><strong>Son âme est belle, dévouée et conquérante</strong></p>
<p>La Présidente du Comité National de soutien prend la parole. Elle débute ainsi la présentation de Dominique de Villepin&nbsp;:</p>
<p><em>«&nbsp;Antoine de St Exupéry a exprimé un enseignement de la vie que je trouve d’une vérité forte&nbsp;: on est de son enfance comme on est d’un pays »</em>.</p>
<p><em>L’enfance de Dominique, c’est le monde au gré des affectations de son papa.</em> <em>Mais, même dans les capitales les plus lointaines, le pays de Dominique a toujours été la France.</em></p>
<p><em>Pour le connaître de longue date, je sais que son âme est belle, noble, dévouée, conquérante.</em></p>
<p><em>Mes amis, il y eut le temps de la préparation. Nous l’avons gagné en travaillant en équipe avec tolérance mais surtout avec passion.</em></p>
<p><em>Puis ce fut le temps de l’ouverture de la compétition. Nous avons gagné cette étape en livrant une campagne propre faite de propositions positives et concrètes.</em></p>
<p><em>Maintenant et pour quelques petites semaines encore, il y a désormais le temps du sprint ultime de cette compétition. Ce temps, nous l’ouvrons ce soir.</em></p>
<p><em>Ce temps, nous allons le vivre soudés, unis, avec la force de ce que nous sommes et avec la force de ce que nous croyons.</em></p>
<p><em>Mesdames, Messieurs, Chers amis, je vous demande de vous lever et d’accueillir celui qui en cette période de fêtes nous fait le plus beau des cadeaux&nbsp;: le cadeau de l’espoir.</em></p>
<p><em>Mesdames, Messieurs, Chers amis, je vous demande de vous lever et d’accueillir celui qui, je l’espère de tout mon cœur, par ce soir de mai 2012, nous aurons la chance et nous aurons l’honneur désormais de l’appeler&nbsp;: le nouveau Président.</em></p>
<p><em>Mesdames, Messieurs, Chers amis, je vous demande d’accueillir Dominique de Villepin.»</em></p>
<p><strong>Une nouvelle offensive de démocratie</strong></p>
<p>Il est 20 heures 45. Les lumières diminuent d’intensité. La musique de campagne est lancée. De l’arrière de la salle, Dominique de Villepin traverse la foule. C’est très difficile pour lui de se frayer un chemin. Il prend un plaisir certain à serrer les mains. La filiation avec Jacques Chirac sur ce point est manifeste contrairement aux craintes si longtemps formulées.</p>
<p>Les derniers mètres le séparant de la tribune sont là. Il s’élance sur la scène. Le silence s’installe progressivement et le candidat lance, comme phrase introductive, un «bonjour l’avenir» qui tranche avec les formules habituelles.</p>
<p>La salle explose d’applaudissements en scandant son prénom.</p>
<p>Plusieurs dizaines de secondes plus tard, il fait signe pour que le calme se réinstalle et il débute son discours&nbsp;:</p>
<p><em>«&nbsp;Bonjour l’avenir,</em></p>
<p><em>Ce soir, dans cette salle, nous avons la certitude de vivre ensemble un rendez-vous qui va bien au-delà d’une amicale rencontre de début d’année.</em></p>
<p><em>Ce soir, au plus profond de nous, nous savons que nous partageons la plus belle force qui soit&nbsp;: l’espoir.</em></p>
<p><em>Cette force, c’est une chance. Mais c’est aussi un devoir.</em></p>
<p><em>C’est la chance de l’élection de mai 2012 qui s’approche.</em></p>
<p><em>C’est la chance que nous construisons chaque jour dans nos efforts en commun sans lesquels rien ne serait possible.</em></p>
<p><em>Mais c’est aussi un devoir. Celui de parler vrai, d’agir juste.</em></p>
<p><em>Parler vrai, c’est dire au pouvoir sortant qui  promet de changer de rythme, d’accélérer les réformes&nbsp;; ce n’est pas de rythme que nous voulons changer mais de direction.</em></p>
<p><em>Agir juste, c’est montrer à nos concitoyens qu’il ne doit plus être question de promettre mais d’être. Il ne doit plus être question de bâtir des programmes ambitieux pour … 2030 mais de mobiliser toutes les énergies pour … tout de suite.</em></p>
<p><em>Car il y a de nombreux domaines où notre pays a besoin de changements immédiats.</em></p>
<p><em>L’honnêteté impose de reconnaître qu’en effet la France de 2012 doit vivre une nouvelle offensive de démocratie. La liberté, la solidarité, l’unité sont des questions d’actualité dans notre pays. Peut-être même dans des conditions de gravité rarement connues à ce point … ».</em></p>
<p>Et dans la foulée, Dominique de Villepin annonce 11 mesures qui sont un total changement de direction. Il est ainsi proposé une organisation du Ministère de la Justice sur la base des principes du Cabinet présidentiel Américain avec un profil de Procureur Général garant de l’indépendance de l’institution judiciaire. Il annonce l’incompatibilité entre le statut d’actionnaire de référence d’un média télévisuel et la dépendance de marchés d’Etat au-delà d’un certain seuil du chiffre d’affaires de la société mère. Il ajoute comme mesure prioritaire une transparence généralisée sur l’utilisation des fonds publics avec par exemple la publication via Internet des notes de frais des Ministres comme c’est déjà le cas au Canada …</p>
<p><strong>Le vrai chantier moderne&nbsp;: une nouvelle intelligence d’exercice du pouvoir</strong></p>
<p>Plus il détaille les mesures, plus la salle est attentive. Dominique de Villepin peut compter sur un silence quasi-absolu pour prononcer sa conclusion. La salle est sous le choc. C’est bien une nouvelle République qui est proposée.</p>
<p>Et l’ancien Premier Ministre conclut&nbsp;: <em>«&nbsp;Le vrai chantier moderne, c’est une nouvelle intelligence d’exercice du pouvoir. Nous devons refuser le «tout à l’Etat» qui deviendrait progressivement la forme sociétale du tout à l’égout qui évacue les pollutions domestiques en déresponsabilisant à l’excès. Nous devons pareillement refuser le moins d’Etat parce que la vie moderne a toujours besoin d’un régulateur qui échappe aux seules contraintes des marchés.</em></p>
<p><em>Nous proposons un Etat au service d’une nouvelle âme collective.</em></p>
<p><em>Cette nouvelle âme collective, c’est la morale dans l’exercice du pouvoir, c’est la morale dans notre rapport à l’environnement, c’est la morale dans le rapport entre la ressource humaine et le capital financier.</em></p>
<p><em>Alors que tout progresse et si vite, pourquoi la politique a-t-elle régressé ces dernières décennies&nbsp;? Parce qu’elle perdu ce sens de la morale. André Malraux rapportait qu’il n’y a de morale que celle qui dirige l’homme vers ce qu’il porte de plus grand.</em></p>
<p><em>La première morale que nous devons rétablir, c’est la dignité de chaque individu.</em></p>
<p><em>La dignité du travailleur qui ne peut tolérer que l’argent ruisselle pour les actionnaires quand l’ouvrier ne peut nourrir sa famille et qu’il se demande de quoi demain sera fait.</em></p>
<p><em>La dignité du citoyen qui doit être assuré que des contre-pouvoirs indépendants lui assurent que la parole officielle peut être digne de foi parce que ses auteurs commencent par s’appliquer à eux-mêmes ce qu’ils demandent pour autrui.</em></p>
<p><em>La dignité de l’Etat qui doit restaurer la fonction de contrôle. Tous les organismes les plus compétents interviennent pour contrôler mais ils interviennent chaque fois … après la débâcle qui est toujours lourde de charges pour les finances publiques.</em></p>
<p><em>Voilà la nouvelle frontière que nous devons franchir tous ensemble. Toute la famille qui compose notre nation. Pour le partage des bénéfices comme pour le partage des fardeaux. Sans considération de race, de sexe, de géographie ou d’affiliation politique.</em></p>
<p><em>Avec ce nouveau cap, mai 2012 sera le printemps de France, le printemps de tous les Français. C’est à ce printemps que je vous appelle à travailler tous ensemble. »</em>.</p>
<p>Il est 23 heures. La réunion prend fin. Elle a bénéficié d’une couverture médiatique inhabituelle. Dans le QG de campagne, l’équipe de permanence re<br />
çoit un appel. Le groupe qualitatif qui testait le contenu du discours montre que les réformes proposées plaisent à la «&nbsp;gauche innovante » mais que les «&nbsp;seniors » sont inquiets. Ils se sentent menacés par des réformes aussi structurelles. Très matérialistes, ils se soudent toujours derrière la majorité présidentielle sortante. L’érosion n’est pas encore suffisante pour ouvrir sérieusement les places qualificatives pour le second tour. Il est donc indispensable de trouver des mesures chocs pour parler à ce segment de l’opinion qui est quantitativement très important et qui alimente le gros des bataillons électoraux du Président sortant.</p>
<p>Le rapport détaillé est promis pour le lendemain en milieu de matinée. L’équipe de campagne sait maintenant que le succès de ce soir ne doit pas effacer l’immensité des progrès à faire à destination de ceux qui veulent vivre l’adaptation par la protection&nbsp;: «&nbsp;la ruche endormie » selon les termes du spécialiste ou une grosse partie de la majorité silencieuse selon des mots plus communs.</p>
<p>Un point est fixé pour le lendemain à 11 heures. L’enjeu est simple&nbsp;: comment organiser l’évasion d’une partie de la «&nbsp;ruche endormie » et la ramener chez DdV&nbsp;?</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
<p><em>En exclusivité sur le blog 2villepin, dimanche 23 août, septième épisode: Premier débat public contradictoire en Région&nbsp;: Bordeaux</em></p>
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		<title>Le nouveau Président (5/11): J’appelle à la barre Monsieur Dominique de Villepin</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2009/08/09/1211-le-nouveau-president-5-11-jappelle-a-la-barre-monsieur-dominique-de-villepin/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Aug 2009 00:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l'été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p> <p><ins><em>Cinquième épisode, ce dimanche 9 août: J’appelle à la barre Monsieur Dominique de Villepin</em></ins></p> <p>Ce lundi 2 janvier 2012, toute l’équipe de campagne de Dominique de Villepin est mobilisée pour préparer le meeting du lendemain. A 13 heures, une brève coupure interviendra pour un pot rapide en l’honneur de cette nouvelle année si importante. Dominique de Villepin devrait passer rapidement.</p> <p>Il est 10 heures 30 quand une personne du secrétariat entend un coup de sonnette particulièrement volontaire. Elle confie à ses collègues «&#160;voilà un militant bien décidé ». Elle se rend à la porte et propose à la personne d’entrer. C’est un huissier de justice qui doit remettre au Président du Comité de soutien de DdV une assignation pour un référé dans le cadre de la procédure dite «&#160;heure à heure ».</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez en exclusivité sur ce blog le feuilleton de l&#8217;été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>.</em></p>
<p><ins><em>Cinquième épisode, ce dimanche 9 août: J’appelle à la barre Monsieur Dominique de Villepin</em></ins></p>
<p>Ce lundi 2 janvier 2012, toute l’équipe de campagne de Dominique de Villepin est mobilisée pour préparer le meeting du lendemain. A 13 heures, une brève coupure interviendra pour un pot rapide en l’honneur de cette nouvelle année si importante. Dominique de Villepin devrait passer rapidement.</p>
<p>Il est 10 heures 30 quand une personne du secrétariat entend un coup de sonnette particulièrement volontaire. Elle confie à ses collègues «&nbsp;voilà un militant bien décidé ». Elle se rend à la porte et propose à la personne d’entrer. C’est un huissier de justice qui doit remettre au Président du Comité de soutien de DdV une assignation pour un référé dans le cadre de la procédure dite «&nbsp;heure à heure ».</p>
<p><span id="more-1211"></span></p>
<p>Le motif est simple&nbsp;: la veille le requérant estime avoir reçu un mail contre sa volonté. Ce mail, adressé pour les vœux de la nouvelle année, contenait des propositions précises qu’il déclare relever d’un fichage illégal de ses centres d’intérêt. Le requérant a une formule choc «&nbsp;on vous fiche. Ne vous en fichez pas&nbsp;! ».</p>
<p>Cette personne dévouée délivre les signatures nécessaires pour récupérer l’assignation. Elle repart vers son bureau et dit à ses collègues «&nbsp;nous nous attendions à une offensive sur les programmes. C’est une assignation en justice qui nous arrive ». Elle donne une lecture attentive du document.</p>
<p><strong>Bonne année 2012, bonne chance la France</strong></p>
<p>Dimanche matin, les personnes qui avaient déjà reçu des messages de DdV via Internet ont été destinataires d’une carte de vœux.</p>
<p>Une carte réunissant Dominique de Villepin, son épouse et leurs enfants avec une mention manuscrite&nbsp;: «bonne année 2012, bonne chance la France».</p>
<p>Au bas du message, il est possible de cliquer sur un lien pour avoir accès à une vidéo. Selon les cas, c’est tantôt Dominique tantôt d’autres membres de sa famille qui complètent le message général par quelques mots. Le témoignage de son fils est particulièrement émouvant car il exprime dans des termes chaleureux pourquoi en tant que jeune il est proche et solidaire de son père. Cette vidéo sera la plus visitée.</p>
<p>Sur le terrain, tous les blogs qui constituent les soutiens ont appliqué la même méthode&nbsp;: une carte avec des vidéos. Chacun à sa façon dans la plus totale liberté exprime les raisons de son engagement et les espoirs liés à une éventuelle victoire. En quelques heures, cette campagne incarne toute l’originalité de l’organisation pour la présidentielle. Face à la toute puissance de l’armada d’un autre candidat, faire confiance dans le réseau des citoyens en les impliquant dans une campagne qui est aussi la leur.</p>
<p>C’est ce parti pris qui change des méthodes pyramidales des organisations politiques classiques. C’est ce choix de liberté qui rend la campagne multiple et pleine de rebondissements.</p>
<p><strong>La force des faibles</strong></p>
<p>Après l’enthousiasme du dimanche, l’assignation du lundi produit l’effet d’une douche froide. La direction de campagne se réunit immédiatement pour effectuer un point technique. Trois orientations principales sont prises. Tout d’abord, il semble qu’il y ait matière à contester la compétence du tribunal choisi par le requérant. Ensuite, il paraît également possible de contester la procédure même du référé. Il y a en effet un débat de fond qui s’oppose à cette procédure. Enfin, il est décidé de construire un dispositif qui veille surtout à protéger le candidat.</p>
<p>Chacun passe alors au travail sur ces bases.</p>
<p>A 13 heures, Dominique de Villepin arrive pour partager le pot amical de la nouvelle année dans la plus grande simplicité&nbsp;: jus de fruits et gâteaux secs. La Présidente du comité de soutien fait une brève allocution pleine d’émotion. DdV répond sur un ton très chaleureux. Puis, après qu’il eut pris le temps de rencontrer chacun, elle demande à le voir quelques minutes pour une «&nbsp;surprise ».</p>
<p>Ils se mettent à l’écart et elle lui annonce l’assignation en justice. Elle le prévient que tout sera fait pour qu’il ne soit pas question de lui, qu’elle prendra toute la responsabilité de cette initiative des vœux par Internet.</p>
<p>Dominique de Villepin l’interrompt rapidement et lui dit «&nbsp;je vous demande de me citer comme témoin. Ils veulent de la justice et ils ont raison. J’irai personnellement exposer les méthodes subies depuis plusieurs mois déjà. Je vais présenter le détail de ce combat aussi inégal. Nous allons leur faire découvrir la force des faibles&nbsp;: la vérité. Je vais personnellement y aller et sabre au clair car ce ne sont pas des méthodes quand on connaît la vérité ».</p>
<p><strong>«&nbsp;J’appelle à la barre Monsieur Dominique de Villepin »</strong></p>
<p>Mardi 3 janvier à 11 heures, dans une salle de tribunal sans aucun espace disponible, l’avocat du Comité de soutien demande, avant de répondre dans le détail, la faculté d’appeler un témoin. Dominique de Villepin est appelé à la barre.</p>
<p>Pendant 30 minutes, il assène des chiffres, des comparaisons de moyens humains, des comparaisons de logistiques, de temps de parole …</p>
<p>Sa conclusion débute et il ajoute&nbsp;: «&nbsp;un sot qui ne dit mot disait Molière ne se distingue pas d’un savant qui se tait. Je ne prétends pas au statut de «&nbsp;savant », et loin s’en faut, mais des décennies de gestion de l’Etat au plus haut niveau m’ont convaincu qu’en matière de démocratie, 1789 reste toujours à faire en France. Non seulement dans ce dossier comme dans tous les autres nous avons respecté la loi rigoureusement mais ce qui nous est reproché c’est de faire campagne, voire même tout simplement d’exister comme si l’opposition ne pouvait être tolérée qu’à la condition qu’elle soit inefficace, incapable, dépourvue d’imagination&nbsp;; bref, l’alliée objective d’un pouvoir tout puissant sûr de ses prochaines victoires.</p>
<p>Qu’en serait-il alors de la plus belle des libertés dans une démocratie, celle pour le peuple que nous sommes de choisir librement ses représentants&nbsp;?</p>
<p>Dans la mention d’homme d’Etat, il y a deux mots. Il doit y avoir un responsable digne d’être homme et un Etat digne d’être Etat c&#8217;est-à-dire impartial, au-dessus des manœuvres de tous ordres. Les candidats à une présidentielle comme les représentants de l’Etat doivent être capables de vivre le débat dans la concurrence pour offrir aux citoyens ce qu’ils méritent le plus&nbsp;: la qualité du choix. Voilà l’enjeu de cette procédure qui dépasse bien largement la vérification de mentions techniques en bas des quelques lignes d’un mail par ailleurs très anodin ».</p>
<p>L’avocat du Comité de soutien reprend la parole. Il expose les détails techniques de la défense et conclut au rejet de la requête.</p>
<p>Le Président du tribunal se retire et annonce que sa décision sera rendue en début d’après-midi.</p>
<p>Deux heures plus tard, le Président ayant constaté que l’infraction éventuelle avait cessé puisque l’envoi en question avait eu lieu une fois pour toutes, il renvoyait le requérant à saisir une instance compétente pour statuer sur le fond et se déclarait incompétent.</p>
<p><strong>Censurons la censure !</strong></p>
<p>Dans de telles circonstances, de façon spontanée, un groupe d’élus et d’intellectuels de tous bords politiques publie un communiqué en fin d’après-midi «&nbsp;La censure sous des formes les plus mesquines ne doit pas s’installer dans notre pays.</p>
<p>Nous devons lutter contre toute forme d’attentat à la pensée. Nous demandons une enquête sur les conditions pratiques d’organisation de cette procédure appliquée à un acte aussi anodin que la présentation des vœux. Si nous banalisions cette procédure sans clarifier si elle relève d’une démarche purement individuelle ou d’une autre nature, nous accepterions d’entrer dans une époque où l’information deviendrait suspecte. Si la campagne présidentielle débute dans de telles circonstances, qu’en sera-t-il dans les dernières semaines&nbsp;? Nous réclamons donc le droit de savoir et demandons à tous les candidats sans la moindre exception de prendre des engagements clairs en la matière ».</p>
<p>A 18 heures 20, le site Internet d’un quotidien plutôt de gauche titre&nbsp;: «&nbsp;Joegate et Robertlamenace ».</p>
<p>Lors de la présidentielle Américaine 2008, «&nbsp;Joe le plombier » avait pris à partie Obama sur «&nbsp;les impôts futurs censés augmenter de façon déraisonnable en cas de victoire du candidat démocrate ». Dans les jours qui suivirent, Joe s’était avéré ne pas êt<br />
re plombier mais surtout être un militant républicain docile. Tout avait été monté de toutes pièces. Et le quotidien fait le parallèle car Robert, prénom du requérant, a lui aussi un parcours de militant et même de candidat. Aurait-il agi sur ordre&nbsp;?</p>
<p>C’est dans ce climat surchauffé que se profile la réunion publique du soir.</p>
<p>Plus que jamais, les propositions concrètes doivent être à la hauteur des enjeux. Dominique de Villepin se met à l’écart pour finaliser définitivement le moindre détail du discours qui doit être prononcé dans moins de 3 heures maintenant.</p>
<p>Dans son quartier général de campagne, le candidat se concentre. Pour la rédaction du discours, tout avait commencé la veille au soir selon les «&nbsp;usages ». A chaque reprise, lors de la première séance de travail, Dominique de Villepin prend des feuilles blanches qu’il dispose devant lui en n’écrivant que sur le recto. Sur chaque page, il inscrit une formule. Puis, en-dessous de chaque formule, sont ajoutés des faits concrets, des chiffres. Le discours doit toujours être enraciné dans la réalité du quotidien. Ensuite l’équipe à ses côtés débat sur la hiérarchie des formules pour les classer par ordre décroissant. Il en est de même des chiffres et des faits&nbsp;: ne conserver que l’essentiel. Une fois cet ordre arrêté, une première mouture sera mise en forme par l’équipe de rédaction qui remettra le projet pour finalisation et arbitrage définitifs.</p>
<p>D’ordinaire, l’ambiance est assez cool. Là tout est plus tendu. La toute dernière mouture a été rendue. Chacun sait que la campagne va démarrer, puis s’accélérer et qu’aucun temps mort n’interviendra avant mai. Du voyage en Afghanistan, Dominique de Villepin a rapporté une carte postale glissée dans sa poche par un jeune soldat, une pierre et l’écusson de l’un des bataillons en poste. L’ancien Premier Ministre sort la carte de la poche intérieure gauche de sa veste. Il la retourne. Il lit le texte de ce soldat «&nbsp;Je peux disparaître demain. Je pense si souvent à ma famille que j’aime de toutes mes forces. Mais je remercie l’étoile qui m’a permis de naître Français. Je suis fier de mon pays. Cette fierté, personne ne pourra me l’enlever. Vous aussi, pendant la présidentielle, battez-vous pour elle. Ainsi, vous vous battrez pour nous. Bon courage ». Dominique de Villepin dit alors «&nbsp;ce soir, c’est pour ce soldat que je vais m’ exprimer. Le reste n’est que futilité. Ce soldat doit savoir que nous nous battons pour ses idéaux. Nous ne le décevrons pas ». A voir le ton utilisé, il paraît acquis que le texte du discours servira de conducteur mais que l’improvisation aura une place particulière&nbsp;: celle de la conviction qui ne se programme pas.</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
<p><em>En exclusivité sur le blog 2villepin, dimanche 16 août, sixième épisode: Bonjour l&#8217;avenir</em></p>
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		<title>Le nouveau Président (4/11): Nous avons la même passion</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2009/08/02/1204-le-nouveau-president-4-11-nous-avons-la-meme-passion/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Aug 2009 00:27:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez sur ce blog le feuilleton de l'été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>, qui nous fait l'amitié de cette exclusivité.</em></p> <p><ins><em>Quatrième épisode, ce dimanche 2 août: Nous avons la même passion</em></ins></p> <p>Ce dimanche 25 décembre, plusieurs sites Internet publient des photos où des candidats à la présidentielle sont en effet clairement identifiables, dont Dominique de Villepin, sur un tarmac en Afghanistan. Il y a même une vidéo amateur qui circule sur le web prise à l’aide d’un téléphone portable. Dominique de Villepin et le candidat de l’Alliance entrent rapidement dans un taxi.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez sur ce blog le feuilleton de l&#8217;été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>, qui nous fait l&#8217;amitié de cette exclusivité.</em></p>
<p><ins><em>Quatrième épisode, ce dimanche 2 août: Nous avons la même passion</em></ins></p>
<p>Ce dimanche 25 décembre, plusieurs sites Internet publient des photos où des candidats à la présidentielle sont en effet clairement identifiables, dont Dominique de Villepin, sur un tarmac en Afghanistan. Il y a même une vidéo amateur qui circule sur le web prise à l’aide d’un téléphone portable. Dominique de Villepin et le candidat de l’Alliance entrent rapidement dans un taxi.</p>
<p><span id="more-1204"></span></p>
<p>Ce candidat a créé la surprise lors des primaires ouvertes  mises en œuvre par le PS au second semestre 2010. Il a débuté sa campagne sur le thème d’être «&nbsp;garant de sens ». Il a tellement bien «garanti le débat» que, progressivement, celui-ci s’est organisé autour de lui. Il a remporté la primaire grâce aux électeurs flottants qui sont allés voter sans être militants encartés.</p>
<p>Dans la foulée de cette victoire surprise, il a redéfini l’ADN du PS et soumis à un «&nbsp;referendum militant » plusieurs nouveaux noms. L’un d’eux s’est détaché&nbsp;: l’Alliance.</p>
<p><strong>Quand le socialisme renoue avec l’idéal de liberté</strong></p>
<p>Dans cette étape de redéfinition de l’essentiel de l’apport du PS, les militants socialistes ont considéré que la colonne vertébrale de leur engagement était la défense des libertés. Cette approche avait permis de dépasser l’éventuel repli sur le social.</p>
<p>Cette approche repositionnait certains débats. Ainsi, la liberté des plus fragiles dans les banlieues avait-elle ouvert un pan très détaillé de mesures de nature à défendre l’ordre et la tranquillité publics. De même, la défense de la liberté des femmes avait permis de présenter des mesures très rigoureuses contre une forme inquiétante d’éventuel «embrigadement religieux». Bref, le PS laxiste était mort. Cette «&nbsp;révolution culturelle » avait été jugée incontournable pour se réconcilier avec certaines couches populaires. De même, le PS impérialiste était supposé avoir disparu. D’où le nouveau nom d’Alliance qui incarne la différence mais avec affection.</p>
<p>Plus surprenant sur cette vidéo, il y avait aussi la candidate du Modem. Marqué par plusieurs échecs majeurs, son leader historique savait que 2012 ne lui ouvrirait pas les espaces de 2007. Dans le meilleur des cas, les sondages indiquaient que le Modem resterait vers le seuil des 10 %. Il ne pouvait plus prétendre à la victoire. Il fallait se compter pour tenter de faire la différence au second tour grâce à un ralliement officiel obligatoire&nbsp;; ce qui était désormais le point de passage obligé pour sa survie. Pour cette raison et afin de laisser les perspectives les plus ouvertes (Matignon ?), ce leader historique avait pris du recul tout en assumant la Présidence du Comité de soutien.</p>
<p>Par leur simplicité dans de telles circonstances comme par leur proximité manifeste, ces photos touchent l’opinion.</p>
<p>Quand ces candidats reviennent sur le territoire Français, l’opinion attend des explications. C’est donc une salle bondée qui a répondu à l’invitation pour le premier point presse commun organisé ce mercredi 28 décembre en fin de matinée.</p>
<p><strong>«&nbsp;Nous avons la même passion »</strong></p>
<p>Le plus âgé des membres de cette délégation débute la conférence de presse qui se déroule dans une des salles de l’Assemblée Nationale. Il indique que le «&nbsp;privilège de l’âge » lui vaut de lire un mot introductif qui a l’accord de chacun.</p>
<p>Ce mot est le suivant&nbsp;:</p>
<p>«&nbsp;Dans ce contexte difficile de démocraties persuadées que des enjeux primordiaux de civilisation imposent des réponses exceptionnelles, nous devons rassembler nos forces. Cet effort passe par la préparation de formes nouvelles de solidarités, de tolérance, de compréhension, de dialogue.</p>
<p>Dans tous ces domaines, beaucoup reste à effectuer. Par notre démarche commune dans de telles circonstances, nous avons voulu exprimer notre détermination à répondre aux vrais enjeux de liberté, de justice, d’efficacité pour l’avenir de notre pays dans sa capacité à respecter le message universel attaché à son Histoire.</p>
<p>Lors de rendez-vous de ce type, ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare.</p>
<p>En effet, ensemble, pour le France, nous avons la même passion ».</p>
<p>Les questions sont nombreuses. Les réponses sont toutes sur le même thème&nbsp;: «&nbsp;un nouveau monde est en construction. Il demande de la lucidité, le goût du concret et la mise en place de nouvelles relations ». Les expressions sont humbles sans la moindre surenchère. La conférence de presse prend fin dans un climat irréel si différent des oppositions habituelles.</p>
<p><strong>Le choc</strong></p>
<p>Le jeudi 29 décembre, Dominique de Villepin reprend sa campagne électorale. Il est en déplacement à Lille.</p>
<p>En fin de matinée, il rencontre la presse locale et déclare «&nbsp;les gens responsables savent quand le moment est venu d’adopter de nouvelles attitudes. Les personnes courageuses sont celles qui ont la capacité d’en tirer les conséquences concrètes. Nous devons être responsables et courageux. Le temps est venu de travailler ensemble dans le respect de nos différences. Si les Français me font confiance, je veillerai à ce que le Gouvernement soit l’équipe de France avec un capitaine à Matignon qui complète et qui entraîne toutes les énergies. Je rêve de ce matin où chaque Français se sentant ainsi mieux reconnu pourrait se dire «&nbsp;chacun de nous compte. Chaque épreuve peut être une fenêtre sur de nouvelles attitudes qui ouvrent sur un demain meilleur ». Voilà le moteur de mon engagement ».</p>
<p>En fin d’après-midi, un sondage est publié. Les socles classiques bougent. Trois changements majeurs naissent. La «nouvelle génération» des moins de 35 ans se mobilise pour voter soit pour Dominique de Villepin soit pour le candidat de l’Alliance. Un changement identique frappe l’électorat féminin. Mais surtout, les seniors se répartissent plus équitablement et par conséquent, le Président sortant, soutenu par le Mouvement Populaire, vit une érosion significative qui le pousse à réagir. Ce d’autant plus que les questions pleuvent&nbsp;: pourquoi des candidats n’ont-ils pas été conviés à participer à une délégation officielle&nbsp;? Pourquoi le Président n’a-t-il pas mené personnellement cette délégation&nbsp;? Finalement où mène cette logique d’une France qui a si souvent donné le sentiment que le pays était «&nbsp;malade de son opposition »&nbsp;?</p>
<p>Ce jeudi 29 décembre en fin d’après-midi, Dominique de Villepin et son équipe de campagne ont la profonde perception qu’un tournant de campagne est intervenu. Les «lignes ont bougé» selon l’expression désormais à la mode. Il est temps de prendre une initiative forte qui montre aux Français qu’une nouvelle campagne est née.</p>
<p><strong>Un débat public contradictoire par Région&nbsp;: la présidentielle à la porte de chacun</strong></p>
<p>Comme dans toute organisation sérieuse, plusieurs «&nbsp;mesures chocs » sont en réserve.</p>
<p>A l’issue du déjeuner, Dominique de Villepin s’isole un instant. Il doit arbitrer la proposition concrète qui permettra de garder l’initiative.</p>
<p>Pour bien montrer aux Français que cette campagne est «&nbsp;la leur » et qu’elle doit être vécue dans la proximité, une mesure forte concerne l’organisation d’une vingtaine de débats publics contradictoires décentralisés et ouverts à tous.</p>
<p>L’ancien Premier Ministre est persuadé qu’il faut montrer aux Français qu’une nouvelle confiance leur est reconnue. Ils vont ainsi s’approprier la campagne présidentielle. Cette proposition porte un effet collatéral non négligeable. Par le nombre même des débats publics, ils devront s’échelonner dans la durée et cet effet incontournable impose au Président sortant d’entrer plus tôt dans la campagne ou de faire le choix de «&nbsp;la chaise vide » qui pourrait passer pour une forme de mépris.</p>
<p>Dominique de Villepin écoute les avis. Il tranche. Il est temps de lancer cette proposition.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, sa direction de campagne publie donc un bref communiqué&nbsp;: «&nbsp;Dominique de Villepin tiendra à Paris une réunion publique le mardi 3 janvier 2012. Il présentera 11 propositions concrètes pour que le scrutin de mai soit un exemple de démocra<br />
tie moderne. Parmi ces propositions figure la tenue d’un débat public contradictoire décentralisé par Région Française mettant en présence tous les candidats. Cette élection est celle des Français. Ils doivent la vivre au plus près de leur quotidien, dans la diversité des territoires comme des sujets traités. Ces débats décentralisés seront une étape collective majeure vers la démocratie nouvelle que notre pays mérite ».</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
<p><em>En exclusivité sur le blog 2villepin, dimanche 9 août, cinquième épisode: J&#8217;appelle à la barre Monsieur Dominique de Villepin</em></p>
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		<title>Le nouveau Président (3/11): Premier tournant de campagne</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2009/07/26/1197-le-nouveau-president-3-11-premier-tournant-de-campagne/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Jul 2009 07:47:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez sur ce blog le feuilleton de l'été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>, qui nous fait l'amitié de cette exclusivité.</em></p> <p><ins><em>Troisième épisode, ce dimanche 26 juillet: Premier tournant de campagne</em></ins></p> <p>Mardi 13 décembre 2011, à 10 heures, Dominique de Villepin arrive dans une jolie ville de Provence. Ici, l’air est doux. Il prend quelques minutes pour s’équiper de bottes hautes et imperméables. La presse l’attend en bordure de rivière. Il fait quelques pas. Il tient son point presse les pieds dans l’eau.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez sur ce blog le feuilleton de l&#8217;été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>, écrit par Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>, qui nous fait l&#8217;amitié de cette exclusivité.</em></p>
<p><ins><em>Troisième épisode, ce dimanche 26 juillet: Premier tournant de campagne</em></ins></p>
<p>Mardi 13 décembre 2011, à 10 heures, Dominique de Villepin arrive dans une jolie ville de Provence. Ici, l’air est doux. Il prend quelques minutes pour s’équiper de bottes hautes et imperméables. La presse l’attend en bordure de rivière. Il fait quelques pas. Il tient son point presse les pieds dans l’eau.</p>
<p><span id="more-1197"></span></p>
<p>Il débute «&nbsp;je ne ferai pas campagne pour écrire un annuaire de promesses sans lendemain. Je fais campagne sur des enjeux de génération et pas sur des paris d’élection. Cette rivière est belle. Elle devrait être un lieu de vie, de détente et de plaisir. C’est une poubelle à ciel ouvert. Pourquoi&nbsp;? Parce qu’elle n’a pas pu compter sur notre attention prioritaire et pas davantage sur un cadre légal adapté. Voilà les deux modifications que je veux apporter. Sur la mobilisation collective, je prends un engagement simple. Parce que la pollution diffuse est une maladie volontaire par négligence notamment, il ne suffit pas d’accorder des bonifications. Il faut aussi prévoir des sanctions quand l’inaction aussi durable devient ainsi fautive. Je m’engage donc à dresser, dans les 12 premiers mois de mon élection, une carte bleue des espaces d’eau de notre territoire. Ce programme contractuel comportera des aides bonifiées. Passé un délai de réalisation, le temps des mali s’ouvrira. Deuxième action&nbsp;: parce que la nature est inégale, les dispositions légales ne doivent pas être uniformes. Cette carte bleue cassera le code de l’uniformité qui ignore encore trop les inégalités naturelles et nous irons ainsi au cas par cas. Avec ces deux actions, nous créons une nouvelle attitude face à l’environnement ».</p>
<p>A ses côtés se tient une leader écologiste qui a déjà eu une compétence ministérielle et qui témoigne de sa solidarité face à de tels actes neufs et forts. En aparté, cette élue évoque l’évolution exemplaire de la rivière Malbaie dans la province de Québec à deux pas de l’usine d’AbitibiBowater. C’est donc possible.</p>
<p>La visite continue. Puis il est temps de partir pour le prochain lieu symbolique.</p>
<p><strong>La fête nationale de l’impôt</strong></p>
<p>Chacune de ces visites se déroule de la même façon&nbsp;: les pieds dans le terroir, des actes simples, du concret.</p>
<p>Le moment le plus émouvant fut sans doute celui non préparé dans une petite Commune du Nord. L’économie, donc l’emploi, a quitté ce territoire depuis longtemps. C’est le moment où Dominique de Villepin doit parler de la solidarité. Au hasard d’une question, il évoque une mesure forte&nbsp;: la fête nationale de l’impôt. Il annonce qu’il entend compléter la traditionnelle journée du patrimoine par une journée qui soit la fête de l’impôt. Il précise «pendant cette journée, nous allons inverser les habitudes. D’ordinaire, tout est payé et les services concrets sont oubliés. Cette journée là, tout sera gratuit et les services seront détaillés cas par cas. La police ouvrira ses portes pour exposer ses actions. Les Directions départementales de l’Equipement ouvriront leurs bureaux et démocratiseront leurs données&nbsp;: entretien des voies publiques, éclairage public … L’impôt c’est le filet de sécurité de la «famille France». Il faut le respecter, l’honorer. Nous avons un devoir d’explication pour refonder notre lien civique».</p>
<p>La première semaine de campagne se déroule sur un rythme très soutenu. Dominique de Villepin vit la France. Il ne la visite pas. Sa caravane électorale fait qu’il s’installe réellement dans une ville. Cette présence répond à une logique entièrement nouvelle.</p>
<p><strong>Le candidat aux «&nbsp;36 000 locaux de campagne »</strong></p>
<p>Dominique de Villepin s’installe le temps d’une journée chez un foyer qui accepte ainsi de l’accueillir. Il n’y a pas de bus à l’Américaine. Encore moins de descente dans des équipements clinquants.</p>
<p>Le comité local «&nbsp;citoyens pour Villepin » a en effet organisé avec son équipe de campagne une présence terrain atypique. Un appel à volontaires a été organisé. Dominique de Villepin s’installe dans le foyer qui s’est porté candidat. Il y rencontre souvent la presse locale ou des délégations. Là dans une salle à manger. Parfois, ce fut dans la cuisine d’une HLM. L’équipe rapprochée de campagne s’installe dans une pièce annexe ou, si l’espace ne le permet pas, dans la salle d’un hôtel-restaurant de la Commune. Le déjeuner ou le dîner permettent de rencontrer dans ce foyer temporaire les animateurs locaux de ses soutiens dans un cadre informel d’une totale simplicité. Ces contacts terminés, il se rend ensuite à l’hôtel le plus proche pour y passer la nuit. Une autre logique de relation aux Français et aux régions est indiscutablement née de cette proximité physique originale. Il est ainsi «&nbsp;le candidat aux 36 000 locaux de campagne » tant à l’écart des locaux de partis politiques que des salles impersonnelles d’hôtels.</p>
<p>Ce climat neuf plaît et les sondages progressent manifestement. L’électorat jeune tout particulièrement se montre très réceptif à ce nouveau style. Le secteur rural aime ce parti pris de simplicité et de réalisme. La «mécanique»est huilée. Chacun a pris les bons réflexes. Le petit-déjeuner avec le banania au lait chaud dans une étable de la Bresse restera un temps fort dans la mémoire de chacun après que DdV eut démontré son «&nbsp;talent relatif» à la traite …</p>
<p>Alors même que tout est calme ce jeudi 22 décembre en fin de matinée et que l’équipe de campagne commence à se préparer à vivre une coupure de Noël qui permette de faire le plein d’énergie, une dépêche apprend qu’un hélicoptère militaire s’est écrasé en Afghanistan. 6 militaires Français sont décédés. D’autres luttent contre la mort. Le Chef de l’Etat s’adressera aux Français dans la soirée pour effectuer un point officiel.</p>
<p>A 20 heures, sur la quasi-totalité des chaînes de TV, Nicolas Sarkozy apparaît. Il s’exprime brièvement pour déplorer ces pertes humaines et rappeler que la contribution de la France dans la lutte contre le terrorisme international était incontournable même à un prix humain élevé.</p>
<p><strong>«&nbsp;Ma campagne est suspendue »</strong></p>
<p>Dans l’après-midi, Dominique de Villepin a publié un communiqué très bref dans lequel il appelle les Français à l’unité et à la mémoire. Dans les minutes qui ont suivi cette publication, il a suspendu sa campagne.</p>
<p>De façon confidentielle, la direction de son équipe de campagne s’est rapprochée des services de l’Elysée pour les informer de la volonté de l’ancien Premier Ministre de se rendre en Afghanistan pour partager  Noël avec le bataillon frappé par ce drame.</p>
<p>Le vendredi 23 décembre au matin, sa direction de campagne attend toujours une réponse de l’Elysée. Le Ministre de la Défense vient d’informer qu’il se rendrait en Afghanistan pour la nuit de Noël. Mais rien de plus.</p>
<p>A 11 heures, le porte-parole de Dominique de Villepin publie le communiqué suivant&nbsp;: «&nbsp;Dominique de Villepin a suspendu sa campagne jusqu’au jeudi 29 décembre 2011. Comme ancien Premier Ministre, il se rend en Afghanistan par les moyens ouverts à chaque Français. Sur place, comme pour chaque Français, il s’en remet aux mesures communes de sécurité. Ce déplacement ne donnera lieu à aucune couverture de presse. Loin des clivages politiques comme de tant d’autres facteurs qui divisent artificiellement, Dominique de Villepin appelle à l’unité ».</p>
<p>A 17 heures, un point presse est tenu par la Présidente de l’un de ses comités de soutien. C’est une personnalité qui a l’attachement spécifique à la France témoigné par  celles et ceux qui ont adopté ce pays. Cette démarche témoigne d’un amour encore plus fort pour les actes symboles.</p>
<p><strong>«&nbsp;Ces trois couleurs sont celles de notre arc en ciel »</strong></p>
<p>Cette présidente expose son parcours personnel, les raisons de son engagement de longue date aux côtés de Dominique de Villepin. Elle est particulièrement émouvante quand elle explique pourquoi elle aime ce pays, son Histoire, ses atouts. Elle précise «&nbsp;parce qu’en France la fraternité est notre nature. Parce qu’<br />
ici l’universalisme est notre Histoire. Parce que la mémoire est notre tradition, nous appelons les Français à poser une bougie sur leurs balcons dans la nuit du 23 au 24 décembre et les convions à porter sur leurs vêtements un petit ruban aux couleurs du drapeau national&nbsp;: bleu-blanc-rouge. Cet acte n’est pas un quelconque nationalisme mais pour toutes celles et pour tous ceux qui aiment notre pays sans arrogance ni pénitence, ces trois couleurs sont celles de notre arc en ciel ».</p>
<p>Quand elle termine son intervention, une gravité particulière s’est installée et, peut-être pour la première fois aussi, chez plusieurs journalistes présents…</p>
<p>Dès les premières heures qui suivent, dans les rues, l’ambiance a changé. La France plurielle avait été unie dans la victoire en 1998. Elle se retrouve aussi unie dans la tristesse découvrant les origines et les parcours si divers des soldats.</p>
<p>Les bougies sont déjà aux fenêtres et presque chacun arbore «&nbsp;son » ruban.</p>
<p>A peine sortie de cette conférence, la presse cherche à savoir quand, comment … Dominique de Villepin est parti. Quel vol&nbsp;? D’où&nbsp;? Aucune information d’aucune sorte ne filtre à l’exception de la phrase suivante «&nbsp;Dominique de Villepin sera présent en Afghanistan comme il s’y est engagé. Il est déjà en route par un vol ordinaire».</p>
<p>Ce silence ajoute au mystère et en début de soirée, la fièvre journalistique franchit un nouvel échelon&nbsp;: l’ancien Premier Ministre serait en route au sein d‘un groupe comprenant d’autres candidats à la présidentielle&nbsp;?</p>
<p>Tous les états-majors des candidats croulent alors sous les appels téléphoniques. Deux d’entre eux viennent de reconnaître qu’il est exact que plusieurs candidats sont en vol en commun pour l’Afghanistan.</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
<p><em>En exclusivité sur le blog 2villepin, dimanche 2 août, quatrième épisode: Nous avons la même passion</em></p>
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		<title>Le nouveau Président (2/11): Chances pour la France</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jul 2009 00:26:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez sur ce blog le feuilleton de l'été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>.</em></p> <p><em>Remerciements à l'auteur du feuilleton, Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>, qui nous fait l'amitié de cette exclusivité.</em></p> <p><ins><em>Deuxième épisode, ce dimanche 19 juillet: Chances pour la France</em></ins></p> <p>«Ce mardi 13 décembre 2011 au matin, Dominique de Villepin prend son petit-déjeuner dans la salle d’un hôtel restaurant d’une Commune de moins de 500 habitants dans le Briançonnais. L’hiver est rude. Il a neigé toute la nuit. L’ancien Premier Ministre demande à une collaboratrice&#160;: «&#160;vous êtes sûre que le trajet ne dépassera pas une heure trente. Nous ne devons pas être en retard ». Elle lui dit oui en bougeant la tête. En réalité, ses pensées vont ailleurs.</p> <p><strong>La toile mène le bal</strong></p> <p>Depuis la veille à 13 heures, la toile mène le bal. A peine la déclaration de candidature terminée, le blog 2villepin mettait en ligne la vidéo exclusive des dernières heures qui ont précédé l’annonce. Cette vidéo a été à l’origine d’un énorme buzz&#160;: 188 353 visites dans les deux premières heures pour une scène atypique. Chacun peut assister à la dernière séance de répétition pendant laquelle DdV en jeans présente à sa famille l’organisation pratique de son annonce.</p> <p>Mais surtout, cette vidéo n’est qu’un maillon d’une chaîne d’autres vidéos. Depuis plus d’une année déjà, l’équipe Internet de DdV travaillait à identifier les «&#160;bons relais » par géographie comme par secteur d’activités.</p> <p>A 15 heures ce lundi 12 décembre, chaque relais potentiel a reçu un mail puis un appel téléphonique. Il était proposé de devenir «&#160;blog référent » et en conséquence de mettre en ligne de façon exclusive une annonce enracinée tantôt dans les enjeux d’un territoire régional tantôt dans ceux d’une activité économique, culturelle, sportive...</p> <p>Ainsi, grâce à ce travail, de 15 heures à 21 heures, il n’y a pas eu une annonce mais 48 annonces de candidature. Dans chaque Région de la métropole, un blog a mis en ligne le lien avec une vidéo portant un message spécifique. Puis ce fut le tour de vidéos par segments d’activités. En ce seul après-midi de décembre 2011, la toile méritait son nom encore davantage que d’ordinaire.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez sur ce blog le feuilleton de l&#8217;été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>.</em></p>
<p><em>Remerciements à l&#8217;auteur du feuilleton, Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>, qui nous fait l&#8217;amitié de cette exclusivité.</em></p>
<p><ins><em>Deuxième épisode, ce dimanche 19 juillet: Chances pour la France</em></ins></p>
<p>«Ce mardi 13 décembre 2011 au matin, Dominique de Villepin prend son petit-déjeuner dans la salle d’un hôtel restaurant d’une Commune de moins de 500 habitants dans le Briançonnais. L’hiver est rude. Il a neigé toute la nuit. L’ancien Premier Ministre demande à une collaboratrice&nbsp;: «&nbsp;vous êtes sûre que le trajet ne dépassera pas une heure trente. Nous ne devons pas être en retard ». Elle lui dit oui en bougeant la tête. En réalité, ses pensées vont ailleurs.</p>
<p><strong>La toile mène le bal</strong></p>
<p>Depuis la veille à 13 heures, la toile mène le bal. A peine la déclaration de candidature terminée, le blog 2villepin mettait en ligne la vidéo exclusive des dernières heures qui ont précédé l’annonce. Cette vidéo a été à l’origine d’un énorme buzz&nbsp;: 188 353 visites dans les deux premières heures pour une scène atypique. Chacun peut assister à la dernière séance de répétition pendant laquelle DdV en jeans présente à sa famille l’organisation pratique de son annonce.</p>
<p>Mais surtout, cette vidéo n’est qu’un maillon d’une chaîne d’autres vidéos. Depuis plus d’une année déjà, l’équipe Internet de DdV travaillait à identifier les «&nbsp;bons relais » par géographie comme par secteur d’activités.</p>
<p>A 15 heures ce lundi 12 décembre, chaque relais potentiel a reçu un mail puis un appel téléphonique. Il était proposé de devenir «&nbsp;blog référent » et en conséquence de mettre en ligne de façon exclusive une annonce enracinée tantôt dans les enjeux d’un territoire régional tantôt dans ceux d’une activité économique, culturelle, sportive&#8230;</p>
<p>Ainsi, grâce à ce travail, de 15 heures à 21 heures, il n’y a pas eu une annonce mais 48 annonces de candidature. Dans chaque Région de la métropole, un blog a mis en ligne le lien avec une vidéo portant un message spécifique. Puis ce fut le tour de vidéos par segments d’activités. En ce seul après-midi de décembre 2011, la toile méritait son nom encore davantage que d’ordinaire.</p>
<p><span id="more-1190"></span></p>
<p>Au même instant, chaque blog faisait alors apparaître dans le coin supérieur gauche de sa page d’accueil le logo du lancement de campagne, label d’engagement aux côtés de Dominique de Villepin.</p>
<p>A 19 heures, le site Internet national officiel de sa campagne avait mis en ligne les vidéos des visites de l’immédiat après-annonce. La première fut la visite de DdV à destination du Conseil Municipal pour saluer «&nbsp;la démocratie de proximité ». La seconde était consacrée à la visite d’une école où DdV expliquait «&nbsp;c’est pour vous que cette élection est la plus importante ». A 17 heures, DdV rendait visite à un club de seniors pour partager un café chaud. Deux heures plus tard, il se dirigeait vers une salle de travail et rencontrait des citoyens qui appartenaient à l’un des comités locaux. Son langage est simple «&nbsp;nous allons vivre une campagne partagée. La première de ce type en France. Elle sera autant la vôtre que la mienne. Notre victoire éventuelle sera autant la vôtre que la mienne, peut-être même surtout la vôtre et, à ce titre, je vous exprime dès à présent mon affection, mes remerciements et toute ma reconnaissance. »</p>
<p><strong>«&nbsp;Chances pour la France »</strong></p>
<p>Ayant rapidement revu toutes ces images des temps forts de la veille, la collaboratrice s’aperçoit qu’elle n’a pas répondu clairement à la question précise de Dominique au sujet du temps de trajet. Elle s’approche de lui. Il est à quelques mètres du feu de bois. La voyant plus proche, il lui dit être rassuré d’avoir choisi les bons vêtements&nbsp;: pull à col roulé, pantalon de velours ….</p>
<p>Il vient de prendre connaissance de la presse qui a bien noté combien le lieu choisi est loin des «palais de la République» ou des clinquantes capitales urbaines&#8230; La presse en déduit que son nouveau défi, c’est l’avenir pour tous, y compris, voire surtout, pour les plus fragiles.</p>
<p>Ces commentaires le confortent dans le choix de son slogan de lancement de campagne&nbsp;: «&nbsp;chances pour la France ».</p>
<p>Au début, cette accroche ne lui plaisait pas. Elle efface excessivement l’aspect volontaire de toute démarche a fortiori présidentielle. Mais il a écouté ses proches qui lui ont indiqué que le mot «chances» recouvrait bien ce que les Français attendaient. Ce sont les chances que le pouvoir sortant n’a pas su ou pas voulu saisir. Celles que lui va ouvrir maintenant pour chacun. En réalité, toute sa campagne sera axée ensuite sur le message que 2012 doit être l’année de toutes les chances, celles d’un nouvel avenir pour le pays comme pour ceux qui le composent. Il ne s’agit pas tant d’avoir de la chance mais surtout de se donner la chance de vivre un nouvel avenir.</p>
<p>Depuis plusieurs mois déjà, les sondages laissent apparaître des premiers frémissements mais ils sont encore bien «pâles». En fin connaisseur de la Vème République, il a souvent rappelé que la campagne active avait souvent inversé les tendances initiales comme en 1974, comme tout particulièrement en 1995 voire même en 1981 et en 1988. Alors pourquoi pas en 2012&nbsp;?</p>
<p>A chacune de ces dates, la chance justement avait souri aux challengers audacieux, initialement seuls puis progressivement de plus en plus entourés et soutenus. Ce qu’il importait d’abord d’éviter, c’était l’effet yoyo qui perd l’opinion et qui démobilise les bonnes volontés.</p>
<p>Au moment où il va revenir sur le déroulement concret du déplacement, un collaborateur s’approche de lui avec une vive énergie. Il lui fait entendre l’enregistrement de la déclaration d’une importante responsable nationale du PS.</p>
<p><strong>«Cette déclaration a un contenu et un style que j’apprécie»</strong></p>
<p>Interrogée sur une radio nationale leader, elle déclare pas moins&nbsp;: «&nbsp;cette déclaration a un contenu et un style que j’apprécie ». Certes la phrase suivante nuance le propos puisqu’elle ajoute «&nbsp;qu’il faut maintenant attendre le détail précis des actions mais c’est un démarrage prometteur ».</p>
<p>Les primaires du PS, à l’issue desquelles le candidat socialiste a gagné sa désignation dans des conditions très clivantes, auraient donc ouvert des alliances éventuelles sur des bases nouvelles …&nbsp;?</p>
<p>Pour l’instant, l’emploi du temps rappelle aux priorités immédiates. Cette journée du mardi 13 promet d’être dense tout particulièrement. En moins de 20 heures, il faut visiter cinq géographies qui contiennent des exemples symboliques des «&nbsp;nouvelles chances » à mobiliser.</p>
<p>La première étape dans 90 minutes sera pour une ville de Provence Cote d’Azur où coule une rivière dramatiquement polluée. L’une des priorités consiste à lutter contre la pollution diffuse qui est une forme de maladie volontaire léguée aux générations futures.</p>
<p>Sur l’environnement, les actions de Dominique de Villepin sont radicales. Elles tranchent avec tout ce qui a été connu jusqu’alors.</p>
<p>Il commence par l’environnement parce que c’est la vie et qu’il veut que sa campagne soit une merveilleuse fête de la vie. Ces fêtes auxquelles chacun a envie de s’associer en souhaitant que l’espoir soit contagieux.</p>
<p>Sur ce terrain, il sait que la personnalité «&nbsp;écolo » qui l’attend va aussi démontrer que la présidentielle 2012 s’annonce à fronts renversés …»</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
<p><em>En exclusivité sur le blog 2villepin, dimanche 26 juillet, troisième épisode: Premier tournant de campagne</em></p>
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		<title>Le nouveau Président (1/11): La déclaration de candidature</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2009/07/12/1183-le-nouveau-president-1-11-la-declaration-de-candidature/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Jul 2009 08:42:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le nouveau Président]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez sur ce blog le feuilleton de l'été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>.</em></p> <p><em>Remerciements à l'auteur du feuilleton, Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>, qui nous fera l'amitié de cette exclusivité pendant 11 semaines.</em></p> <p><ins><em>Premier épisode, ce dimanche 12 juillet: La déclaration de candidature</em></ins></p> <p>Depuis plusieurs mois déjà, Charlotte et Julien participent à des ateliers de l’équipe de Dominique de Villepin. Ils s’expriment souvent et constatent d’ailleurs que leurs remarques sont suivies d’effets dans des déclarations ultérieures.</p> <p>A 9 heures 30, ce lundi 12 décembre 2011, Charlotte appelle Julien et lui pose une question simple «&#160;tu as reçu ?». Julien lui répond d’un ton aussi sec&#160;: «&#160;oui ». Ils viennent de recevoir un SMS au contenu très bref&#160;: «&#160;Bonjour, en fin de matinée je m’adresserai personnellement à vous. Ensemble, nous pouvons donner au pays que nous aimons comme à chacun de ses citoyens ces jours meilleurs qu’ils méritent. Avec dévouement. Dominique de Villepin ».</p> <p>Ce que Charlotte et Julien n’imaginent pas c’est que des millions d’autres Français ont reçu ce même message par SMS, par mails, par Facebook, par Twitter …</p> <p>A 11 heures 45, la presse conviée déjà de longue date pour un déplacement «&#160;pas tout à fait comme les autres » voit entrer Dominique de Villepin dans la salle des fêtes d’une petite Commune du Briançonnais pour effectuer une déclaration.</p> <p>A ses côtés, la présence de son épouse et celle de leurs enfants laissent penser que la déclaration devrait «&#160;sortir de l’ordinaire ».</p> <p>Il s’avance vers le micro et prononce quelques mots&#160;:</p> <p>«&#160;J’accepte de représenter celles et ceux qui veulent bâtir en mai 2012 un nouvel avenir pour les Français.</p> <p>Ce matin, j’annonce donc officiellement ma candidature à cette élection présidentielle.</p> <p>Ma candidature, c’est celle du responsable public que je suis depuis plusieurs décennies déjà pendant lesquelles j’ai travaillé dur parce que j’aime mon pays.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque dimanche, retrouvez sur ce blog le feuilleton de l&#8217;été: <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/Le-nouveau-president">Le nouveau Président</a>.</em></p>
<p><em>Remerciements à l&#8217;auteur du feuilleton, Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a>, qui nous fera l&#8217;amitié de cette exclusivité pendant 11 semaines.</em></p>
<p><ins><em>Premier épisode, ce dimanche 12 juillet: La déclaration de candidature</em></ins></p>
<p>Depuis plusieurs mois déjà, Charlotte et Julien participent à des ateliers de l’équipe de Dominique de Villepin. Ils s’expriment souvent et constatent d’ailleurs que leurs remarques sont suivies d’effets dans des déclarations ultérieures.</p>
<p>A 9 heures 30, ce lundi 12 décembre 2011, Charlotte appelle Julien et lui pose une question simple «&nbsp;tu as reçu ?». Julien lui répond d’un ton aussi sec&nbsp;: «&nbsp;oui ». Ils viennent de recevoir un SMS au contenu très bref&nbsp;: «&nbsp;Bonjour, en fin de matinée je m’adresserai personnellement à vous. Ensemble, nous pouvons donner au pays que nous aimons comme à chacun de ses citoyens ces jours meilleurs qu’ils méritent. Avec dévouement. Dominique de Villepin ».</p>
<p>Ce que Charlotte et Julien n’imaginent pas c’est que des millions d’autres Français ont reçu ce même message par SMS, par mails, par Facebook, par Twitter …</p>
<p>A 11 heures 45, la presse conviée déjà de longue date pour un déplacement «&nbsp;pas tout à fait comme les autres » voit entrer Dominique de Villepin dans la salle des fêtes d’une petite Commune du Briançonnais pour effectuer une déclaration.</p>
<p>A ses côtés, la présence de son épouse et celle de leurs enfants laissent penser que la déclaration devrait «&nbsp;sortir de l’ordinaire ».</p>
<p>Il s’avance vers le micro et prononce quelques mots&nbsp;:</p>
<p>«&nbsp;J’accepte de représenter celles et ceux qui veulent bâtir en mai 2012 un nouvel avenir pour les Français.</p>
<p>Ce matin, j’annonce donc officiellement ma candidature à cette élection présidentielle.</p>
<p>Ma candidature, c’est celle du responsable public que je suis depuis plusieurs décennies déjà pendant lesquelles j’ai travaillé dur parce que j’aime mon pays.</p>
<p><span id="more-1183"></span></p>
<p>Parce que j’ai confiance dans les atouts des citoyens qui le composent.</p>
<p>Parce que j’ai foi dans notre capacité collective à ouvrir de nouvelles frontières à ce que nous pouvons accomplir ensemble.</p>
<p>Ma candidature, c’est aussi celle du fils d’une famille dont l’ambition la plus forte a toujours été de servir son pays. Ce pays qui était parfois si loin. Mais mes parents répondaient alors à toutes mes questions et m’ont transmis leur passion pour la France. Dès cette époque, ils m’ont aussi appris que nous sommes là pour quelque chose de plus grand que nous-mêmes.</p>
<p>Ma candidature, c’est enfin celle d’un homme qui a été confronté à de nombreux défis. J’ai eu l’honneur de participer à plusieurs réussites collectives majeures. Comme chacun, j’ai aussi subi des échecs en ayant commis ma part d’erreurs.</p>
<p>Toutes ces étapes d’une vie ont progressivement mis en ordre des convictions fortes.</p>
<p>Pendant la campagne qui s’ouvre, je ne vous parlerai pas de politique. Je vous parlerai des valeurs forgées par ces convictions.</p>
<p>Par ma candidature, j’espère libérer le débat parce que l’avenir ne peut avoir pour tremplin des disciplines étouffantes.</p>
<p>Je souhaite servir chaque famille de notre nation dans ce qu’elle a de plus précieux dans le coeur de chacune d’elles&nbsp;: nous rassembler pour réussir dans notre diversité.</p>
<p>Pour cette annonce de candidature, j’ai choisi cette Commune de montagne. Mais, tant d’autres Communes auraient pu être choisies également parce qu’elle partagent des qualités identiques.</p>
<p>Dans des villages souvent confrontés aux dures épreuves des rythmes naturels de vie, au lieu de se montrer du doigt, on se serre la main. Au lieu de se diviser, on partage joies et douleurs parce qu’on se tourne si souvent l’un vers l’autre et non pas l’un contre l’autre.</p>
<p>Voilà des réflexes d’avenir.</p>
<p>Voilà les valeurs que nous allons promouvoir.</p>
<p>Ce sont ces valeurs qui construisent mon engagement&nbsp;: la certitude que tous les talents de notre pays sont des chances que nous devons faire vivre pour améliorer ce qui a pu être réalisé.</p>
<p>Ceux qui se contentent du passé sont condamnés à le répéter.</p>
<p>Quant à moi, ce qui m’intéresse c’est le temps à venir.</p>
<p>Il suppose des ambitions collectives nouvelles. Des idées nouvelles. Des personnalités nouvelles.</p>
<p>En mai, ensemble, nous allons construire les jours meilleurs que chaque Français mérite. »</p>
<p>En quelques minutes, ce qui était attendu depuis tant de mois venait de prendre corps.</p>
<p>La présidentielle 2012 avait pris d’autres couleurs.</p>
<p><em>Auteur: Denis Bonzy du blog <a href="http://www.exprimeo.fr">Exprimeo</a></em></p>
<p><em>En exclusivité sur le blog 2villepin, dimanche 19 juillet, deuxième épisode: Chances pour la France</em></p>
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