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	<title>2Villepin &#187; Exclusivité Blog 2villepin</title>
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	<description>Blog sur Dominique de Villepin</description>
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		<title>« Villepin, le cauchemar de Sarkozy » – Thierry Desjardins (Fayard): Le discours de l&#039;ONU</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 10:20:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

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		<description><![CDATA[Après La statue du commandeur et Diplomate et militant, voici un troisième extrait du dernier livre de Thierry Desjardins (Fayard), « Villepin, le cauchemar de Sarkozy »: Le discours de l&#8217;ONU. ***** Le discours de l&#8217;ONU C’est l’affaire irakienne qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2012/01/02/9267-villepin-le-cauchemar-de-sarkozy-thierry-desjardins-fayard-la-statue-du-commandeur/">La statue du commandeur</a> et <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2012/01/03/9295-%C2%AB-villepin-le-cauchemar-de-sarkozy-%C2%BB-%E2%80%93-thierry-desjardins-fayard-diplomate-et-militant/">Diplomate et militant</a>, voici un troisième extrait du dernier livre de Thierry Desjardins (Fayard), « Villepin, le cauchemar de Sarkozy »: <strong>Le discours de l&#8217;ONU</strong>.</p>
<p><span id="more-9621"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Le discours de l&#8217;ONU</ins></strong></p>
<p>C’est l’affaire irakienne qui sera le « plat de résistance » de Villepin pendant les vingt-deux mois qu’il passera à la tête de la diplomatie française. C’est l’Irak qui va lui permettre de faire « renaître » la France sur la scène internationale en l’opposant aux<br />
États-Unis et, aussi, de changer sa propre image d’homme de l’ombre (et des mauvais coups) et de se muer en homme d’État aux yeux des Français. L’Irak était inespéré pour Villepin.</p>
<p>Dès le début de la nouvelle crise irakienne, Villepin a compris que Bush avait décidé de faire la guerre à l’Irak et d’« avoir la peau » de Saddam Hussein, quoi qu’il arrive et quelles que soient les négociations en cours sur le désarmement du pays et les concessions que semble prêt à faire Saddam Hussein devant les exigences des inspecteurs de l’ONU.</p>
<p>Le ministre français a tout de suite su que Bush mentait effrontément au monde entier en affirmant que Saddam Hussein ne respectait pas les engagements qu’il avait dû prendre au lendemain de sa défaite dans la guerre du Koweït et, pis, qu’il possédait des « armes de destruction massive ».</p>
<p>Il a deviné le jeu de Bush. L’Amérique n’est toujours pas « guérie » du 11-Septembre et les Américains s’aperçoivent que, si les troupes alliées ont réussi à chasser les talibans du pouvoir à Kaboul, elles ne parviennent pas à capturer Ben Laden et ses terroristes dans leurs montagnes. Bush veut donc donner « quelque chose » à son opinion publique.</p>
<p>Saddam Hussein, depuis sa maladroite invasion du Koweït et sa défaite, est ce « quelque chose » à donner en pâture aux Américains. Il suffit de le diaboliser un peu plus, de rappeler qu’il est un dictateur sanguinaire – ce qui est vrai –, mais de forcer encore le trait et surtout d’en faire un allié des talibans et de Ben Laden – ce qui est totalement<br />
faux –, et une menace pour Israël avec ses armes à longue portée – ce qui n’est pas prouvé. Et ce même s’il est déjà soumis à un embargo drastique, même si certaines de ses positions continuent à être bombardées régulièrement par les aviations américaine et britannique, même s’il semble bien souvent prêt à céder devant les nouvelles exigences des vainqueurs de la guerre du Golfe.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Villepin, qui a lu tous les rapports de tous nos services secrets, est convaincu, contrairement à ce qu’affirment la Maison-Blanche, le Département d’État et Downing Street, où Tony Blair trottine derrière le grand frère américain, que Saddam Hussein ne possède ni ne met au point un arsenal nucléaire et qu’il n’a pas amassé d’armes de destruction massive.</p>
<p>Ayant étudié la région depuis longtemps, il sait parfaitement que Saddam Hussein, baasiste convaincu, c’est-à-dire laïc militant, n’a jamais apporté la moindre aide ni aux talibans ni à Oussama Ben Laden et ses terroristes, même s’il n’a jamais hésité à soutenir financièrement d’autres terroristes, palestiniens notamment. Ce sont les Iraniens – les ennemis mortels de Saddam Hussein, contre lesquels il a été en guerre pendant des années – qui, au nom de la révolution islamiste, soutiennent les talibans (ils l’ont prouvé pendant toute l’occupation de l’Afghanistan par les Soviétiques) et tous les terroristes qui se réclament de l’islam fondamentaliste.</p>
<p>Il sait aussi que, au-delà de toutes ses fanfaronnades, Saddam Hussein ne représente aucun danger pour Israël, quoi qu’en dise le gouvernement israélien.</p>
<p>D’autre part, il connaît l’histoire de l’Irak et se souvient de la fameuse phrase de Churchill : « L’Irak, cette folie des Britanniques qui, pour réunir deux champs de pétrole, Kirkouk et Bassorah, ont réuni trois peuples qui se haïssaient, les Kurdes, les sunnites et les chiites. » Il sait donc que, en touchant à ce fragile équilibre d’un pays artificiel, on risque fort de le faire éclater, et qu’en abattant Saddam Hussein, le patron de la minorité sunnite, on va inévitablement donner le pouvoir à la majorité chiite, c’est-à-dire précisément aux coreligionnaires des Iraniens de l’ayatollah Khamenei.</p>
<p>Enfin, il sait qu’une opération militaire menée par les Américains en terre arabe, qui risque fort de se prolonger indéfiniment, ne pourra qu’aviver la haine des foules arabes – voire de toutes les foules musulmanes – contre l’Occident.</p>
<p>Il considère d’ailleurs comme totalement absurde l’idée de Bush selon laquelle, en imposant par la force la démocratie en Irak, on pourrait métamorphoser toute la région du Proche et du Moyen-Orient et y instaurer partout des régimes démocratiques. Villepin est convaincu depuis toujours qu’« aucune solution ne pourra être trouvée pour ce Proche-Orient “compliqué” tant qu’on n’aura pas réglé le problème des Palestiniens ». Pour lui, la clé de la paix n’est pas à Bagdad mais à Jérusalem.</p>
<p>Cette accumulation d’erreurs de l’administration Bush offre donc à Villepin une chance extraordinaire. Celle de pouvoir dire « non » aux États-Unis, à la face du monde, et ainsi de remettre la France à une place d’honneur dans le concert des Nations, celle que lui avait donnée de Gaulle, notamment lors du discours de Phnom Penh. Plus jamais les Français n’accepteront d’être les supplétifs des Américains, comme ils l’ont été pendant la première guerre du Golfe, comme ils le sont encore en Afghanistan, et a fortiori comme ils le seraient dans une expédition fondée sur des mensonges.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Pendant dix mois, de mai 2002 au 20 mars 2003, on assiste à une crise diplomatique sans précédent orchestrée par trois personnages : Bush, Saddam Hussein et, en vedette-surprise, un certain Dominique de Villepin.</p>
<p>Pour des raisons de politique intérieure, Bush veut sa guerre et sait qu’il l’aura. Mais il lui faut un prétexte pour déclencher les hostilités. Il est donc obligé de faire semblant d’exiger de Saddam Hussein des preuves démontrant qu’il n’a pas d’« armes de destruction massive ». La CIA étant aussi bien informée que les services secrets français, le président américain sait parfaitement que Saddam Hussein ne possède pas ces armes. Mais qu’importe. D’ailleurs, Saddam Hussein met de la mauvaise volonté à laisser les inspecteurs de l’ONU travailler en Irak, ce qui suffit amplement au président américain pour affirmer que le dictateur de Bagdad possède bien des armes redoutables pour la sécurité de la planète.</p>
<p>Bush est par ailleurs certain que tous les alliés des États-Unis le suivront comme un seul homme dans cette expédition « préventive », si ce n’est punitive.</p>
<p>Saddam Hussein, qui vient de subir une défaite épouvantable après son agression contre le Koweït, est convaincu que jamais les Américains ne lanceront contre lui une nouvelle attaque. Il pense avoir suffisamment payé ses provocations. Il ne veut donc pas avoir l’air de capituler une nouvelle fois en ouvrant tout grands ses sites (où il n’y a rien) aux inspecteurs de l’ONU. Il fait traîner les choses pour tenter de sauver le peu de prestige qui lui reste.</p>
<p>Villepin ne se fait aucune illusion. Ce n’est pas lui qui pourra convaincre Bush que cette guerre est absurde. Il a d’ailleurs remarqué que l’administration américaine n’imaginait pas une seule seconde que la France puisse oser s’opposer à cette guerre.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Dans Le Requin et la Mouette, Villepin écrit : « La vision et les convictions développées par Jacques Chirac depuis tant d’années sur la scène internationale ont trouvé là leur meilleure illustration. Il avait eu la force de réagir en Bosnie, en Afghanistan ou au Proche-Orient, de s’engager inlassablement au service des peuples opprimés et des plus pauvres, de défendre le dialogue des cultures et l’exigence d’un développement durable, d’avancer en première ligne dans la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et le terrorisme. Là encore, il a montré le chemin. Jour après jour, je l’ai observé, lucide, exigeant. Fort de cette sérénité qui ne peut être le fruit que de la réflexion et de l’expérience […]. Dans l’action, sa détermination était entière, ouverte à l’échange, mais balayait la peur et la faiblesse, chassait tout esprit de compromission. »</p>
<p>Le 14 mai 2002, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 1409 qui assouplit le régime de sanctions imposé à l’Irak depuis la guerre du Golfe de 1990 et lui permet d’importer plus facilement des produits « à usage civil ». On va plutôt vers la détente. Mais le 1er juin, devant l’Académie militaire de West Point, George Bush annonce que les États-Unis doivent se préparer à « une action préventive contre les pays de l’axe du mal » pour répondre aux menaces terroristes.</p>
<p>Le 1er août, Saddam Hussein « invite » les inspecteurs de l’ONU à revenir à Bagdad. Mais, le 26, Dick Cheney, le vice-président américain, affirme que la « doctrine de prévention » va être appliquée « afin d’empêcher Saddam Hussein d’acquérir des armes de destruction massive » et que, d’ailleurs, « l’objectif des États-Unis est un changement de régime à Bagdad ».</p>
<p>Trois jours plus tard, le 29, Chirac, devant la Conférence des ambassadeurs de France, condamne « la tentation américaine d’une action unilatérale et préventive en Irak » et réaffirme qu’« aucune intervention militaire ne peut se concevoir sans un mandat de<br />
l’ONU ».</p>
<p>Les choses s’accélèrent au fil des mois.</p>
<p>En septembre, Bush et Tony Blair (qui s’est immédiatement rallié aux Américains) affirment dans un communiqué commun qu’« une politique d’inaction envers Bagdad serait irresponsable » ; devant l’Assemblée générale des Nations unies, Bush exige que l’Irak « désarme immédiatement et sans condition » et demande au Conseil de sécurité d’adopter « une résolution permettant une action militaire immédiate », ajoutant que, « en absence d’une telle résolution, les États-Unis conduiront seuls une offensive militaire » ; Chirac redit l’opposition totale de la France « à toute action unilatérale ».</p>
<p>En octobre, Saddam Hussein répète qu’il accepte le retour des inspecteurs de l’ONU. Bush s’y oppose et présente un inventaire (très vague) des armes que posséderait Saddam Hussein ; le Congrès américain autorise Bush à lancer une action militaire contre l’Irak ; Chirac, en visite officielle en Égypte, déclare : « La région n’a pas besoin d’une guerre de plus. La France prendra ses responsabilités. »</p>
<p>En novembre, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1441 qui demande le désarmement de l’Irak et le retour des inspecteurs de l’ONU. Aussitôt, la Maison-Blanche fait savoir que « cette résolution autorise le recours à la force », mais Paris, Moscou et Pékin répondent que « cette résolution exclut toute automaticité du recours à la force ». Chirac ajoute que « cette résolution est une chance ultime ». Le 21, Chirac et Bush se retrouvent au sommet exceptionnel de l’OTAN, à Prague. Le Français déclare à l’Américain : « Avec votre guerre, vous allez créer des bataillons de petits Ben Laden. »</p>
<p>En décembre, Bagdad, qui a accepté sans condition la résolution 1441, remet aux inspecteurs de l’ONU et conformément à ladite résolution un inventaire de ses armements. Un texte de 12 000 pages, un peu confus. Le secrétaire d’État américain, Colin Powell, qui semble gêné par le bellicisme de son président, relève « un certain nombre d’omissions et d’imprécisions » dans ces pages.</p>
<p>En janvier 2003, les responsables des missions d’inspection, Hans Blix et Mohammed el Baradei, sont à Bagdad et affirment que leurs conversations avec les autorités irakiennes « permettent d’espérer de rapides progrès ». Mais Donald Rumsfeld, le secrétaire d’État américain à la Défense, et Colin Powell exigent soudain que Saddam Hussein parte en exil « pour éviter la guerre ».</p>
<p>Le 20 janvier, au Conseil de sécurité, Villepin brandit la menace d’un veto de la France contre cette guerre, dénonce « l’impatience de Washington » et déclare : « Aujourd’hui, rien ne justifie d’envisager une action militaire. » Le 28, dans son discours sur l’état de<br />
l’Union, Bush annonce que Colin Powell va « très bientôt présenter des preuves irréfutables que l’Irak possède des armes de destruction massive et qu’il entretient des relations étroites avec Al-Qaida ».</p>
<p>Chaque capitale prend alors position. L’Allemagne, la Russie et la Chine ont rejoint la France dans son opposition à cette guerre « préventive », puisqu’il semble que les inspecteurs du désarmement puissent de nouveau poursuivre leur mission en Irak. Mais<br />
Washington a réussi à entraîner, derrière la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie, la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, le Portugal et le Danemark, qui publient un communiqué commun demandant « que la crise irakienne ne remette pas en cause les rapports transatlantiques ». C’est, en termes diplomatiques, une attaque en règle contre Paris et Berlin.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Le 5 février, Colin Powell présente au Conseil de sécurité des photos aériennes de sites militaires irakiens qui ne convainquent personne et accuse Saddam Hussein de tromper les inspecteurs de l’ONU et d’avoir des liens avec Ben Laden ; neuf membres du Conseil de sécurité (dont la France, l’Allemagne et la Russie) demandent la poursuite des inspections sur place ; le 6, Bush déclare devant toutes les télévisions du monde : « La partie est finie » ; le 8, à la conférence internationale sur la sécurité de Vienne, Villepin et Donald Rumsfeld sont sur le point d’en venir aux mains ; le 9, les inspecteurs envoient, de Bagdad, une note au Conseil de sécurité affirmant que « de bons progrès sont observés » ; le 10, Paris, Berlin et Moscou publient un texte commun demandant un renforcement des inspections ; Bush se déclare « très déçu par l’attitude de certains alliés », et la presse américaine se déchaîne contre la France, certains journaux demandant même à leurs lecteurs de boycotter tous les produits français.</p>
<p>Le 14 février 2003, Villepin prononce son célèbre discours devant le Conseil de sécurité. Tout le monde le connaît, mais rares sont ceux qui l’ont lu in extenso. <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2011/02/14/1794-onu-14-fevrier-2003-dominique-de-villepin-la-france/">Le voici donc</a> (&#8230;)</p>
<p>Villepin sera longuement applaudi par le Conseil de sécurité, ce qui est rarissime dans cette enceinte. C’est indiscutablement un beau texte. Villepin y a longuement travaillé, Chirac l’a lu, relu et corrigé. « Non, précise aujourd’hui Villepin, Chirac n’a pas corrigé<br />
un seul mot. »</p>
<p>De tous les récits de cette fameuse séance du 14 février 2003, le meilleur est sans conteste celui de Bruno Le Maire, alors conseiller de Villepin et qui tenait un journal personnel qu’il publia, en 2004, sous le titre Le Ministre.</p>
<p>Le Maire raconte, d’abord, que dans le Concorde qui, le matin même, les conduit à New York, Villepin, relisant une énième fois son discours, lui demande : « Est-ce que je garde l’histoire du vieux pays ? » et que, dans la voiture qui les mène au siège de l’ONU, il repose la même question à La Sablière : « Le vieux pays, Jean-Marc, tu en penses quoi ? On le supprime ? » Ce à quoi notre ambassadeur auprès des Nations unies répond : « Non, c’est très bien. C’est un passage fort. Ils comprendront. »</p>
<p>Puis Le Maire raconte la séance : « Kofi Annan a donné la parole au ministre. Il a commencé à parler d’une voix grave, qui n’était pas exactement la sienne, plus rugueuse qu’à l’ordinaire et il parlait lentement. Il articulait chaque mot, laissant aux interprètes<br />
le temps de traduire. Powell gardait la mâchoire serrée, les yeux mi-clos derrière ses lunettes rectangulaires. Sa cicatrice dans le cou palpitait doucement. […] Il n’y avait pas un bruit dans la salle du Conseil. […] Et cela montait. Le silence montait. Il est arrivé à ces mots : “Et c’est un vieux pays…” Des rires ont parcouru les gradins. Mais c’était de la nervosité, du soulagement aussi, de pouvoir rire un instant, et de l’étonnement. Je crois<br />
qu’ils ont dû se dire, à ce moment : “Ce type est fou.” Powell a dû se dire : “Ce type est fou.” Les autres membres du Conseil : “Ce type est fou.” Kofi Annan avec ses longs doigts de prince africain : “Ce type est fou.”</p>
<p>« Et la salle a éclaté en applaudissements. Moi, sur mon siège, avec la fatigue, l’émotion, je pleurais presque. Il y avait de la prophétie dans ce discours, autant que d’amour déçu pour l’Amérique, d’orgueil et d’utopie. […] Le ministre est sorti à son tour pour répondre au Président. Il n’avait pas l’air de réaliser ce qui venait de se passer. Il prenait un air détaché. Des journalistes s’approchaient de lui. Il ne leur a pas répondu, simplement le sourire du gamin qui a réussi son coup. »</p>
<p>Villepin conteste aujourd’hui deux détails : « Je n’ai jamais demandé à personne s’il fallait garder “le vieux pays”. Le Maire raconte n’importe quoi dans son bouquin. Vous m’imaginez avec le sourire d’un gamin qui a réussi son coup ? Absurde ! »</p>
<p>Quelques heures plus tard, douze des quinze membres du Conseil de sécurité déclarent qu’ils sont, comme le demande la France, favorables à la poursuite des inspections pour savoir si, oui ou non, l’Irak possède ces fameuses armes de destruction massive auxquelles plus personne ne croit. Seuls les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Espagne affirment qu’il est temps de déclencher les opérations militaires.</p>
<p>Le 1er mars, les inspecteurs de l’ONU, qui ont repris leur travail en Irak, envoient à New York un rapport dans lequel ils précisent que l’Irak, a commencé à détruire ses missiles Al-Samoud 2, dont la portée contrevenait aux conditions édictées par les Nations unies. Le 4, on apprend que 230 000 GI sont positionnés aux frontières de l’Irak, essentiellement au Koweït, et Colin Powell déclare que « les États-Unis sont prêts à déclencher une guerre avec ou sans mandat de l’ONU ». Le 7, Villepin répète que « la France dit non à la logique de la guerre ». Le 10, Chirac déclare à la télévision : « Quelles que soient les circonstances, la France votera non à la résolution que veulent présenter les États-Unis et la Grande-Bretagne, car la guerre peut encore être évitée. »</p>
<p>Le 20 mars 2003, Bush annonce que la guerre a commencé. Les événements vont, tragiquement et très rapidement, donner raison à Villepin (et à Chirac, qu’on oublie trop souvent dans cette histoire). Les Américains ne trouveront jamais la moindre arme de destruction massive ni la moindre preuve d’une quelconque collaboration entre l’Irak de Saddam Hussein et les terroristes d’Al-Qaida. L’invasion de l’Irak ne sera pas la réponse aux attentats du 11-Septembre.</p>
<p>L’opération militaire, qui ne devait durer que quelques jours, au pire quelques semaines, selon Colin Powell, va se transformer en véritable guerre et durer des années ; les « libérateurs » acclamés (du bout des lèvres) lors de leur arrivée vont très rapidement devenir des « occupants » détestés ; les Américains et les Britanniques subiront de nombreuses pertes et l’Irak va devenir le théâtre d’une véritable guerre civile entre chiites et sunnites, alors que les Kurdes prendront leur autonomie dans le nord du pays.</p>
<p>Mais les Américains finiront par capturer Saddam Hussein, par le faire juger et par le faire exécuter ; la production du pétrole reprendra très vite et beaucoup d’entreprises américaines – notamment l’entreprise Halliburton, présidée jusqu’en 2000 par Dick Cheney, le vice-président américain – obtiendront des contrats mirifiques pour reconstruire tout ce que l’aviation américaine avait détruit.</p>
<p>Chirac et Villepin avaient raison, mais ils ont perdu la partie : ils n’ont pas pu empêcher la guerre. Ils ne se faisaient d’ailleurs aucune illusion. Mais, et c’était là l’essentiel aussi bien pour Chirac que pour Villepin, ils ont réussi à redonner à la France l’image d’une grande puissance qui a osé prendre la tête d’une « mutinerie » contre l’hégémonie américaine, en entraînant derrière elle l’Allemagne, la Russie et un bon nombre d’autres pays, notamment du tiers-monde, même si cette audace a brisé en deux l’Europe, la Grande-Bretagne, l’Espagne et la plupart des pays de l’Est restant soumis et respectueux devant Washington.</p>
<p>Mais Villepin est devenu, en vingt minutes de discours, un héros national. (&#8230;)</p>
<p>Source: « Villepin, le cauchemar de Sarkozy » – Thierry Desjardins (Fayard)</p>
<p><strong>Reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur et de l’éditeur</strong></p>
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		<title>« Villepin, le cauchemar de Sarkozy » – Thierry Desjardins (Fayard): Diplomate et militant</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2012/01/03/9295-villepin-le-cauchemar-de-sarkozy-thierry-desjardins-fayard-diplomate-et-militant/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 06:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

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		<description><![CDATA[Deuxième extrait du livre de Thierry Desjardins qui sort cette semaine chez Fayard : « Villepin, le cauchemar de Sarkozy ». Aujourd&#8217;hui, nous publions avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur: Diplomate et militant. ***** Diplomate et militant En juin 1980, Dominique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deuxième extrait du livre de Thierry Desjardins qui sort cette semaine chez Fayard : « Villepin, le cauchemar de Sarkozy ».</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, nous publions avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur: <strong>Diplomate et militant</strong>.</p>
<p><span id="more-9295"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Diplomate et militant</ins></strong></p>
<p>En juin 1980, Dominique de Villepin devient donc fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, comme « secrétaire des Affaires étrangères ». Le voici diplomate, comme il en rêvait. Jean François-Poncet est son ministre de tutelle.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Villepin est affecté, à sa demande, à la direction des Affaires africaines et malgaches, dont le directeur est alors le très brillant, « époustouflant », disent ceux qui l’ont bien connu, Guy Georgy. Georgy lui confie la Corne de l’Afrique. Peut-être parce que le<br />
Clemenceau avait fait des ronds dans l’eau au large de Djibouti.</p>
<p>Villepin partage le bureau de Brigitte Girardin, qui, vingt-cinq ans plus tard, sera « sa » ministre déléguée à la Coopération, avant de devenir son bras droit le plus fidèle au sein de République solidaire. Brigitte Girardin se souvient : « C’est Dominique qui avait choisi<br />
l’Afrique parce qu’il adore tout ce qui est africain, l’art, la musique. Il était ravi d’avoir la Corne parce que cette région était en pleine crise et qu’il a toujours adoré les crises. Surtout quand il a l’impression que la France peut y jouer un rôle. Déjà, à l’époque, on voyait qu’il avait une ambition énorme. Pas pour lui, pour la France. On voyait que ce grand type n’était motivé que par une seule chose : le service de la France. D’ailleurs, s’il avait été aussi ambitieux pour lui-même qu’on le raconte, il n’aurait pas choisi le Quai d’Orsay, pas accepté l’Afrique, pas accepté la Corne de l’Afrique. »</p>
<p>Brigitte Girardin et Villepin sont sous les ordres directs de Marie-Claude Cabana, brillante énarque, mais surtout femme de Camille Cabana. Brigitte Girardin répète aujourd’hui encore : « Dominique et moi, nous sommes des enfants des Cabana. » En effet, Cabana présentera Villepin à Chirac et prendra Brigitte Girardin comme chef de cabinet en 1986, quand il sera nommé ministre délégué aux Privatisations.</p>
<p>La Corne de l’Afrique, ce n’est pas seulement le souvenir, cher à Villepin, de Rimbaud, le caravanier de Tadjourah partant à la recherche d’« un nouvel itinéraire entre le royaume de Choa et la côte, en passant par le haut plateau de Harar ». C’est aussi l’un des verrous essentiels de l’économie mondiale, la sortie de la mer Rouge et l’entrée du Golfe, la route du pétrole.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Villepin, grand dévoreur de dossiers, se passionne pour ce coin du monde qu’on lui a attribué et où s’affrontent à la fois les intérêts de toutes les grandes puissances et les haines ancestrales de tribus aux pieds nus, fidèles des trois monothéismes. Mais le modeste secrétaire des Affaires étrangères entend aussi participer à la grande bataille qui se prépare en France avec la présidentielle de 1981. Il sait que Giscard sera battu et que François Mitterrand risque fort de l’emporter. Or il déteste Mitterrand.</p>
<p>Dans Le Cri de la gargouille, il trace le portrait des « trois figures libres plus qu’imposées qui ont jalonné notre histoire » : le charismatique, le technocrate et le Florentin. Il est sans pitié. Aucun portrait n’a probablement jamais été si cruel : « Le Florentin, véritable hypnotiseur, subtil mélange de Gracian, Machiavel, Médicis et Borgia, tout l’art des rivalités, des vanités, jeux de cour et médiocrités. Une figure adonnée au culte du<br />
calcul, de l’esquive, de la machination, de l’illusion, de la représentation, qui déploie comme une seconde nature le goût et la pratique de la séduction. Divisant pour régner, ce caméléon joue de tous les registres, manipule tous les claviers, tour à tour affectueux ou menaçant, détaché ou pressant, raffiné ou brutal, fidèle ou cynique, toujours ambigu, mystérieux, paradoxal, singulier et multiple, féminin et masculin, chat et souris, hyène ou brebis : terrible dictature de l’humain sous le règne animal. » Villepin a déjà sa conception de ce que doit être un chef d’État.</p>
<p>Il veut participer au combat politique. Marie-Claude Cabana le présente à son mari. Le futur ministre délégué chargé des Privatisations puis – la cohabitation avec Balladur, son ministre de tutelle, étant trop insupportable – des Rapatriés, futur sénateur de Paris (1991-1995) et futur adjoint au maire de Paris chargé des finances, est encore totalement inconnu du grand public, mais il fait partie de l’entourage immédiat de Chirac, en tant que secrétaire général de la Ville de Paris.</p>
<p>Camille Cabana, énarque lui-même (mais par le concours réservé aux fonctionnaires), est séduit par ce brillant sujet « à l’allure très chiraquienne ». Un jour, il présente donc Villepin à Chirac.</p>
<p>Villepin raconte : « Chirac m’a accueilli à bras ouverts et m’a dit tout de suite : je me passionne pour la vie internationale et vous êtes diplomate, ça tombe bien. J’ai besoin de gens comme vous pour me faire des notes. Il faudrait aussi que vous participiez à la préparation de mes discours. »</p>
<p>Dès leur première rencontre, les deux hommes sympathisent. Au-delà de l’inévitable solidarité d’énarques, chacun apprécie chez l’autre sa puissance de travail, sa connaissance des dossiers et, peut-être plus encore, sa familiarité avec certains auteurs un peu difficiles. Cette rencontre sera déterminante pour Villepin.</p>
<p>Un jour, Juppé donne à Villepin le brouillon d’un discours que Chirac doit prononcer sur l’Allemagne. Le jeune diplomate trouve ce texte particulièrement médiocre et écrit en marge : « Si le maire de Paris prononce ce discours, il risque de devenir un zozo de la<br />
politique internationale. » Chirac tombe malencontreusement sur l’annotation, éclate de rire et invite le jeune impertinent dans son bureau de l’Hôtel de Ville.</p>
<p>Chirac s’écrie : « J’apprécie ceux qui ont le courage de me dire ce qu’ils pensent. Ils sont trop rares. J’ai trop de courtisans autour de moi. La vie politique française est pervertie par la cour. De Gaulle avait ses compagnons, Pompidou avait ses camarades de la<br />
rue d’Ulm, mais Giscard n’a plus personne. Moi non plus. Nous n’avons que des courtisans » ; et il ajoute : « Je peux vous dire que nous travaillerons ensemble un jour. »</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>En 1981, Villepin croit (un peu) que la victoire de Chirac est possible, espérant que les Français qui ne supportent plus Giscard et qui lui reprochent un bilan assez médiocre ne vont pas oser, pour autant, s’élancer dans l’aventure derrière le « Florentin ». Il va de<br />
plus en plus souvent au RPR, commence à faire partie de ceux que Juppé écoute avec le plus d’attention et travaille, avec quelques autres, à l’élaboration du programme de politique étrangère du candidat Chirac.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>La campagne présidentielle de 1981 marquera sans doute à tout jamais Villepin. Et il ne fait guère de doute qu’il y pense encore aujourd’hui. Au départ, personne ne donne la moindre chance à Chirac, un ancien Premier ministre qui ose se porter candidat contre<br />
le président sortant, de son propre camp. Ça ne se fait pas ! Pis, la droite accuse l’ancien Premier ministre de faire le jeu de la gauche pour assouvir une rancune personnelle. (&#8230;)</p>
<p>Il y a fort à parier que, depuis quelques mois, il est arrivé bien souvent à Villepin de relire le texte de Chirac annonçant, le 3 février 1981, sa candidature : « La France est riche d’histoire et de culture. Elle a les moyens de la grandeur et du progrès et pourtant<br />
elle s’affaiblit. Son économie vacille, ses positions dans le monde s’effritent, la lassitude et le doute s’insinuent au coeur des Français. Il faut arrêter ce processus de dégradation. Aucune fatalité ne condamne notre pays au repliement. […] J’appelle tous ceux qui veulent rester fiers d’être français à se rassembler pour relever les défis du monde qui vient. Je les appelle à l’ardeur de l’espérance et au sursaut de la volonté. »</p>
<p>Vingt-neuf ans plus tard, presque jour pour jour, Villepin déclarait: « Nous sommes dans un temps d’incertitude, de difficulté, mais c’est aussi un temps d’espoir. Nous sommes dans un temps de faiblesse du pouvoir, de faiblesse de l’Europe, mais c’est aussi le<br />
temps du sursaut. C’est dans cet esprit que je propose à tous les républicains un engagement solidaire pour la France qui pourrait rassembler une large majorité de Français pour redresser l’État, pour raffermir la République, pour relever la Nation. »</p>
<p>Sachant Giscard condamné, Chirac voulait sauver la droite en offrant aux électeurs un autre choix que la gauche. Il se disait lui-même « candidat de l’alternance au sein de la majorité » et souhaitait offrir aux Français « autre chose que le choix entre l’aventure<br />
de l’incertain et la certitude de l’aventure ».</p>
<p>Un ancien Premier ministre (de droite) qui se présente contre le président de la République sortant (de droite) parce qu’il est convaincu que ce président sortant sera battu, et qui veut croire que, malgré la popularité du candidat de gauche, il a, lui, une chance de faire gagner son camp… 1981, 2012, à croire que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement.</p>
<p>Quelques années après 1981, quand on interrogeait Chirac sur sa candidature et qu’on lui demandait s’il avait eu raison de se présenter contre Giscard – et Villepin le lui a demandé bien souvent–, il répondait invariablement : « Je n’avais pas le choix. Des tas de commentateurs ont expliqué que ça m’a coûté très cher. C’est sûrement vrai. Mais personne n’a jamais imaginé ce qu’on aurait dit si le chef du mouvement gaulliste, celui qui pendant des mois avait protesté contre la mauvaise politique menée par le gouvernement (et qui donnait les résultats qu’on voyait) n’avait pas fait acte de candidature, n’avait pas présenté un programme gaulliste, n’avait pas donné aux Français un moyen de rejeter cette politique sans pour autant voter pour les socialo-communistes. C’est en ne me présentant pas que j’aurais fait le jeu de Mitterrand. Les Français alors n’auraient plus eu le choix. J’étais tout à fait convaincu que Giscard ne pouvait que perdre l’élection. Le gouvernement avait fait beaucoup trop d’erreurs<br />
pour qu’il ait la moindre chance. Pour Mitterrand, c’était l’heure de la victoire. »</p>
<p>Trente ans plus tard, convaincu que Sarkozy ne peut que perdre l’élection, le gouvernement ayant fait beaucoup trop d’erreurs, et que, pour la gauche, c’est l’heure de la victoire, Villepin a-t-il le « choix », lui qui pendant des mois a protesté contre la mauvaise politique menée ? « Non, je n’ai pas le choix », nous répète-t-il.</p>
<p>Mais Chirac est battu le dimanche 26 avril 1981, n’obtenant que 17,99 % des voix, loin derrière Giscard, 28,31 %, et Mitterrand, 25,84 %, mais devant Marchais, 15,34 %, et Michel Debré 1,66 %.</p>
<p>Source: « Villepin, le cauchemar de Sarkozy » – Thierry Desjardins (Fayard)</p>
<p><strong>Reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur et de l’éditeur</strong></p>
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		<title>&quot;Villepin, le cauchemar de Sarkozy&quot; &#8211; Thierry Desjardins (Fayard): La statue du commandeur</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 08:16:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

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		<description><![CDATA[Ancien rédacteur en chef du Figaro, prix Albert-Londres, prix Louis-Pauwels, lauréat de l’Académie française, Thierry Desjardins publie cette semaine chez Fayard un nouvel ouvrage politique: &#171;&#160;Villepin, le cauchemar de Sarkozy&#160;&#187;. Nous publions avec son aimable autorisation un premier extrait: La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://2villepin.free.fr/blog/wp-content/uploads/Desjardins.jpg"><img src="http://2villepin.free.fr/blog/wp-content/uploads/Desjardins.jpg" alt="" title="Desjardins" width="340" height="522" class="aligncenter size-full wp-image-9273" /></a></p>
<p>Ancien rédacteur en chef du Figaro, prix Albert-Londres, prix Louis-Pauwels, lauréat de l’Académie française, Thierry Desjardins publie cette semaine chez Fayard un nouvel ouvrage politique: &laquo;&nbsp;Villepin, le cauchemar de Sarkozy&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Nous publions avec son aimable autorisation un premier extrait: <strong>La statue du commandeur</strong>.</p>
<p><span id="more-9267"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>La statue du commandeur</ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin est-il un fou furieux prêt à faire perdre son camp pour assouvir des rancunes personnelles ou un simple illuminé convaincu qu’il peut devenir le sauveur de la patrie ? Après avoir pendant cinq ans fustigé sans pitié Nicolas Sarkozy, il a annoncé sa candidature à la présidence de la République.</p>
<p>Personne ne croyait qu’il aurait cette audace. Abandonné de tous, croupissant dans les bas-fonds des sondages, poursuivi avec « acharnement » dans un certain nombre d’affaires, tout le monde annonçait qu’il jetterait l’éponge avant d’oser monter sur le ring.</p>
<p>Les meilleurs experts affirmaient même qu’il allait se rallier, pieds nus et la corde au cou, à Sarkozy. N’avait-il pas rencontré à plusieurs reprises le président, lequel lui aurait fait miroiter des placards dorés en échange de sa capitulation ?</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Aujourd’hui et pour la première fois, Villepin voudrait séduire les Français. En leur annonçant des catastrophes, en leur promettant du sang et des larmes mais aussi en les faisant rêver.</p>
<p>Un homme seul, sans guère d’amis ni de moyens, peu populaire mais doté d’une farouche détermination et de quelques idées bien arrêtées, peut-il soudain débouler dans l’arène politique et jouer brutalement les éléphants dans un magasin de porcelaine en chamboulant tous les scénarios imaginés pour une élection présidentielle?</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>À tout cela, on doit ajouter que jamais, depuis 1958, la France n’avait connu une telle crise, à la fois économique et sociale. Le chômage, la précarité, l’effondrement des revenus frappent désormais toutes les classes dites « moyennes », et des pans entiers de notre société ont basculé dans la pauvreté. Plus de quatre millions de Français sont au chômage, si l’on tient compte de toutes les catégories de chômeurs répertoriées par l’Insee, et huit millions de nos compatriotes survivent désormais sous le seuil de pauvreté.</p>
<p>Pis encore, la France est foudroyée par une redoutable crise morale. Une mondialisation inexorable, une Europe vacillante, une immigration mal gérée, une jeunesse sans espoir parce que sans avenir effrayent l’opinion au point que le pouvoir en a été réduit à<br />
organiser de vastes enquêtes pour savoir… ce que c’est encore que d’être français.</p>
<p>Pour la première fois aussi, et c’est sans doute le plus nouveau et le plus grave, ce qu’on appelle la « conjoncture internationale » dominera le traditionnel face-à-face franco-français. Les fameuses agences de notation, les cours de la Bourse et de Wall Street, la situation de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, s’inviteront dans le débat. La crise – de l’euro, de l’Europe, du monde – sera au coeur même de la campagne avec des électeurs de plus en plus affolés et des candidats qui apparaîtront bien souvent dépassés par les événements. Surtout ceux qui ne sembleront pas maîtriser les dossiers planétaires.</p>
<p>Dans une telle situation, qui discrédite l’ensemble de notre personnel politique, tout devient possible. Jamais aucune élection présidentielle n’a donc été aussi imprévisible. Personne n’ose guère formuler le moindre pronostic.</p>
<p> (&#8230;)</p>
<p>De plus en plus de Français semblent d’ailleurs fatigués des jeux de cette alternance qui, depuis des décennies, fait se succéder au pouvoir, à tour de rôle, les mêmes ou leurs héritiers, avec les mêmes promesses et les mêmes échecs. Ayant vu les uns et les autres échouer avec la régularité d’un métronome, bien des Français sont sans doute à la recherche d’une troisième voie qui serait incarnée par un visage relativement nouveau.</p>
<p>Que ces hommes (plus ou moins) nouveaux n’aient pas derrière eux la puissante machine électorale d’un grand parti n’a strictement plus aucune importance. En 1974, Giscard n’avait avec lui que son tout petit parti des Républicains indépendants. Il lui a suffi de recevoir l’aide des quarante-trois « Saxons » amenés par Chirac pour l’emporter. Et depuis, tout a encore changé avec une télévision omniprésente et l’Internet. Les affiches immenses, les tracts par millions, les meetings gigantesques, les réseaux de notables, les foules de militants n’ont plus guère d’intérêt. La campagne présidentielle,<br />
« cette rencontre entre un homme et un peuple », comme disait de Gaulle, se fait désormais à l’heure du dîner, entre la poire et le fromage, dans le salon de quarante millions d’électeurs-téléspectateurs, quand ce n’est pas devant l’écran d’un ordinateur.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Et Villepin ? Jusqu’à présent, il a obtenu de bien mauvais chiffres dans les sondages. Il y a un an, s’il lui arrivait de plafonner à 10 %, aujourd’hui ce n’est guère plus de 5 %, quand ce n’est pas 2 %, voire 1 % ! (&#8230;) Quoi qu’il en soit, Sarkozy, qui ne semble pas vouloir comprendre qu’il a irrémédiablement perdu tout l’électorat centriste, au sens très large du terme, les 16 % ou 18 % qui lui manqueront au soir du premier tour, est convaincu que Bayrou fera un score dérisoire.</p>
<p>Aujourd’hui, c’est Villepin et lui seul qui le préoccupe. Quels que soient ses mauvais chiffres dans les sondages. Villepin est devenu son cauchemar. Cela fait des années qu’il rêve de « l’accrocher à un croc de boucher ». Il a tout essayé, les menaces, le tribunal, le chantage, le charme, les propositions, rien n’y a fait. Sarkozy a tous les pouvoirs – l’appareil de l’État, l’argent de ses amis, la presse qui appartient aussi à ses amis –, Villepin est seul dans son pauvre petit bureau (en fait, un superbe hôtel particulier de la plaine Monceau). Mais le banni, le proscrit, l’exclu défie en permanence le souverain, le nargue tous les jours en jouant les donneurs de leçons, les arbitres de toutes les élégances, les moralistes, les professeurs de diplomatie. Villepin, seul et grandiloquent, c’est la statue du commandeur qui montre à Sarkozy le chemin de l’enfer tout en se payant parfois le luxe de lui faire des sourires.</p>
<p>On comprend que Sarkozy en piétine de rage. Villepin est évidemment redoutable, car, sans même le vouloir (mais il lui arrive de plus en plus souvent de souligner le trait), il est « l’anti-Sarkozy » par définition et jusqu’à la caricature. Physiquement, intellectuellement, moralement, politiquement. Ce dont rêvent précisément beaucoup de Français.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Alors que le verdict du procès en appel de l’affaire Clearstream n’avait pas encore été prononcé et qu’il était toujours persuadé que son ennemi serait condamné, Sarkozy a tenté de le désarmer en l’invitant à plusieurs reprises à l’Élysée, en évoquant des retrouvailles et en lui faisant miroiter des propositions plus dérisoires qu’alléchantes, comme un siège de député représentant les Français de l’étranger. Voire, pourquoi pas, un retour à la table du conseil des ministres. Villepin en rigole encore.</p>
<p>« Il va finir par me manger dans la main », pensait naïvement le président, sûr de lui. Tout sourire, Villepin s’est offert, à chaque fois, le plaisir sadique d’aller le narguer, en lui donnant même des leçons de savoir-vivre. Sortant de l’Élysée, le proscrit répétait à<br />
chaque fois : « Moi, je ne suis pas négociable », une phrase que visiblement Sarkozy, familier de tous les négoces, ne pouvait pas comprendre.</p>
<p>Plus récemment, en le recevant à La Lanterne, Sarkozy lui a fait de nouvelles et « honnêtes propositions », lui rappelant qu’en prenant le risque de faire perdre son camp, il se ridiculiserait. Mieux encore, l’Élysée a fait répandre, à travers la presse, la rumeur que Villepin avait renoncé à se présenter.</p>
<p>Si Sarkozy est prêt à tout, aujourd’hui encore, pour désarmer le commandeur, Villepin ne prendra jamais place devant le festin que l’autre lui propose : il n’est pas homme à s’asseoir à la table du « tout petit bonhomme » qui, à ses yeux, a « sali d’une tache de<br />
honte le drapeau français ».</p>
<p>Sarkozy déteste Villepin, il peut donc lui faire des concessions, des appels du pied, des promesses. Mais Villepin méprise Sarkozy. C’est bien pire. Et d’autant plus que Villepin n’a rien à perdre. Il a tout perdu, « fors l’honneur ».</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Au-delà de toutes les « lois » qu’on peut déduire des expériences passées et au-delà de la confrontation des programmes (que les électeurs, si souvent déçus, ne lisent plus), quelques Français rêvent aujourd’hui d’un président qui aurait l’« envergure » nécessaire pour faire face à toutes les conjonctures, l’« étoffe » suffisante pour représenter dignement la France dans toutes les tempêtes internationales et la « détermination » indispensable pour mener à bien les réformes qui permettraient de résoudre un certain nombre de problèmes – le chômage, la dette, la fracture sociale –, tout en sauvegardant l’« exception française », qui évite aux plus défavorisés de sombrer. Les villepinistes – qui ne sont guère nombreux, il est vrai, pour l’instant – sont convaincus que leur grand homme est le seul aujourd’hui à avoir cette envergure, cette étoffe et cette détermination.</p>
<p>Et Villepin partage leur conviction.</p>
<p>En jouant à la fois la droite – grandeur de la France, indépendance nationale, etc. – et la gauche – un revenu citoyen, une attention particulière pour les « cités », le mariage homosexuel, une dépénalisation partielle de la drogue, etc. –, Villepin s’est déjà « positionné ». Au centre, sans doute, mais aussi « au-dessus de la mêlée ». Son rêve fou<br />
a pris forme.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p>Certes, pour l’instant, la « mayonnaise » qui permet à une candidature de décoller et à un candidat d’entamer une escalade dans les sondages n’a toujours pas pris. Villepin n’est pas « sur orbite ». La plupart des Français le considère encore comme un « farfelu rancunier», voire un « hurluberlu délirant ». Mais, devant un Sarkozy exsangue, un Hollande donné déjà vainqueur mais peu enthousiasmant avec sa « normalité » bonasse, une Marine Le Pen aussi infréquentable que son père, un Bayrou qui ressort de sa boîte pour la troisième fois, une Eva Joly à l’accent aussi incompréhensible que son programme de « khmère verte » et un Mélenchon qui veut faire la révolution, l’image de Villepin pourrait se métamorphoser au fil de la campagne.</p>
<p>Cette campagne se déroule dans la plus grande crise économique et financière qu’aura connue la planète depuis la fin de la guerre. L’euro, l’Europe et même l’Occident dans son ensemble vacillent. Nous assistons à la fin d’un monde, le nôtre, qui, après avoir dominé l’univers pendant quelques siècles, va devoir se soumettre aux volontés des nouveaux empires qui ont émergé.</p>
<p>Nicolas Sarkozy pourra difficilement se vanter d’avoir, en tant que président de l’Union européenne, puis du G8 et du G20, sauvé la situation. En face de Marine Le Pen, Bayrou, Hollande, Eva Joly et Mélenchon, Villepin est le seul à avoir une expérience, si ce n’est une envergure internationale. Le seul à avoir su faire retentir – et de quelle façon ! – la voix de la France aux Nations unies. Certains Français pourraient trouver aujourd’hui qu’il est l’homme de la situation.</p>
<p>C’est évident. Au-delà de son physique, le gaullisme social qu’il entend incarner semble aujourd’hui répondre aux aspirations d’un certain nombre d’électeurs qui seraient alors suffisants pour lui permettre de jouer si ce n’est les Chirac de 1981, du moins les Chevènement de 2002. Un rôle certes décevant, mais dont il pourrait se satisfaire aujourd’hui et qui lui permettrait de prendre date. Il n’aura que 63 ans en 2017.</p>
<p>Tout le monde reconnaît que « si Villepin n’était pas Villepin, il aurait un boulevard devant lui ». Oui, mais Villepin est Villepin. Reste alors à essayer de savoir qui est vraiment Villepin. Car cet homme est tout de même un mystère.</p>
<p>Source: &laquo;&nbsp;Villepin, le cauchemar de Sarkozy&nbsp;&raquo; &#8211; Thierry Desjardins (Fayard)</p>
<p><strong><em>Reproduit avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur et de l&#8217;éditeur</em></strong></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>La 4ème de couverture</ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin est sans conteste l’un des personnages les plus étranges de notre faune politique. Pour les uns – qui se souviennent de son fameux discours à l’ONU –, il est devenu une sorte d’homme recours, si ce n’est providentiel, dont le pays pourrait avoir besoin. Pour les autres, plus nombreux, qui n’ont oublié ni la dissolution de 1997 ni le CPE, il n’est qu’un fantôme ridicule avec ses allures hautaines et son goût pour la poésie obscure.</p>
<p>Aujourd’hui plus isolé que jamais et semblant y prendre plaisir, l’ancien Premier ministre fustige avec gourmandise les errements du quinquennat qui s’achève tout en ironisant sans pitié sur la démagogie du candidat PS. En évoquant la grandeur de la France, en prônant l’union nationale au-dessus des partis et la justice sociale, il peut mieux que d’autres séduire les déçus de Sarkozy et ceux qui, face à la crise, ne souhaitent pas une nouvelle expérience socialiste. Tout le monde affirme que « si Villepin n’était pas Villepin, il aurait un boulevard devant lui ».</p>
<p>Ce livre sans concession mais aux nombreuses révélations brosse le portrait d’un homme aux multiples facettes : le faux aristocrate immigré, le diplomate amateur de coups fourrés, le ministre des Affaires étrangères flamboyant, la cible de l’affaire Clearstream, le d’Artagnan à mi-chemin entre Fouché et Talleyrand mais surtout l’anti-Sarkozy poussé jusqu’à la caricature.</p>
<p><strong><em>Reproduit avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur et de l&#8217;éditeur</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jean-Pierre Grand: &quot;Impensable que les Français soient privés de la vision et de l&#039;expérience&quot; de Dominique de Villepin</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2011/12/05/8839-jean-pierre-grand-impensable-que-les-francais-soient-prives-de-la-vision-et-de-lexperience-dominique-de-villepin/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 23:25:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président de République Solidaire, le député Jean-Pierre Grand, a accepté de répondre aux questions du blog 2villepin, suite au sondage paru ce dimanche dans Le Journal du Dimanche. ***** Blog 2villepin: Jean-Pierre Grand, selon un sondage publié dimanche matin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le président de République Solidaire, le député Jean-Pierre Grand, a accepté de répondre aux questions du blog 2villepin, suite au sondage paru ce dimanche dans Le Journal du Dimanche.</p>
<p><span id="more-8839"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong>Blog 2villepin: Jean-Pierre Grand, selon un sondage publié dimanche matin dans le Journal du Dimanche, Dominique de Villepin est le premier ministre de droite préféré des Français depuis 30 ans. Pourquoi une telle reconnaissance dans le contexte de crise que traverse actuellement notre pays ?</strong></p>
<p>Jean-Pierre Grand: Il faut tout d’abord souligner que Dominique de Villepin a sans doute été le dernier Premier Ministre de plein exercice de la Vème République, à une époque où les décisions de politique intérieure ne se prenaient pas toutes à l’Elysée.</p>
<p>Ce n’est sans doute pas totalement un hasard si dans ce sondage il fait pratiquement jeu égal avec Jacques Chirac, lequel avait su démissionner de ses fonctions de Premier Ministre parce que le Président Giscard d’Estaing ne lui laissait pas l’entière maîtrise de la politique intérieure comme le prévoit la Constitution et qui avait su résister à François Mitterrand durant une première cohabitation.</p>
<p>Dominique de Villepin n’a cessé depuis 2007 de marquer sa différence avec la politique conduite lorsque cela était nécessaire, se condamnant à une traversée du désert au nom de ses convictions.</p>
<p>J’imagine que les Français reconnaissent avant tout sa solidité d’Homme d’Etat. C’est loin d’être négligeable en période de crise.</p>
<p><strong>Blog 2villepin: Dans le sondage du Journal du Dimanche, Dominique de Villepin arrive en tête des Premiers Ministres de droite, alors qu&#8217;on attendait peut-être plus encore un plébiscite de son passage au Quai d&#8217;Orsay. Les Français privilégieraient-ils l&#8217;homme qui a réduit les déficits publics et le chômage à l&#8217;homme qui a dit Non à la guerre en Irak dans son discours de l&#8217;ONU ?</strong></p>
<p>Jean-Pierre Grand: C’est un tout. Dominique de Villepin est non seulement le Ministre des affaires étrangères qui a su dire non à la guerre devant l’ONU le 14 février 2003, mais également, comme vous le dites très justement, le Premier Ministre qui a réduit le déficit et le chômage. J’ajouterai qu’il est aussi pour bon nombre de nos concitoyens celui qui a ramené le calme et pacifié les banlieues après les émeutes de l’automne 2005.</p>
<p>Enfin, on le souligne trop rarement alors que le sujet est d’une actualité brûlante, Dominique de Villepin est le Premier Ministre qui a considérablement ralenti la progression de la dette du pays. Entre 2005 et 2006, seule année durant laquelle il a eu la totale maitrise du budget, la dette n’a progressé que de 0.4%. L’année précédente, l’augmentation avait été de 6.3%. Les années suivantes, elle sera de 5.15% (après l’adoption de la loi TEPA), puis 8.83%, 13.20%&#8230;</p>
<p>Les Français reconnaissent en lui un homme solide, expérimenté et de conviction, qui, en moins de deux ans (avouez que le temps est court), a fait ses preuves et démontré sa capacité à agir.</p>
<p><strong>Blog 2villepin: Avant sa conférence de presse du 13 décembre où il annoncera ses intentions pour l&#8217;élection présidentielle du printemps prochain, Dominique de Villepin est en déplacement en Chine. Dans un Monde où s&#8217;affirment de nouvelles puissances et où les équilibres du siècle passé basculent à vitesse grand V, la France peut-elle se passer encore longtemps de l&#8217;expérience et de la vision de Dominique de Villepin ?</strong></p>
<p>Jean-Pierre Grand: Dominique de Villepin a longtemps vécu à l’étranger. Avant de servir la France au plus haut niveau, à l’Elysée puis au Gouvernement, il a exercé à Washington et à New Delhi. Comme vous le soulignez en évoquant son déplacement en Chine, il n’a cessé depuis 2007 de continuer à parcourir la planète.</p>
<p>Autant vous dire que de part son éducation et son expérience professionnelle, Dominique de Villepin a une parfaite connaissance de la France et du monde. Sa vision de la mondialisation est très éloignée de ceux qui ne proposent souvent que renoncement ou repli sur soi.</p>
<p>Dans ce débat présidentiel, il est impensable que les Français soient privés de sa vision et de son expérience.</p>
<p>En cette période de crise, son programme doit être connu et débattu devant les Français. La situation de l’Europe et de la France l’exige.</p>
<p>Je souhaite vivement qu’il soit candidat à l’élection présidentielle pour porter son projet d’union nationale.</p>
<p><em>Tous nos remerciements à Jean-Pierre Grand pour cette interview&#8230;</em></p>
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		<title>&quot;David Cameron: le test de crédibilité&quot;, par Hervé Mariton</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 11:10:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Cameron_1.jpg" alt="" /></p> <p><em>Alors que la Grande-Bretagne vient d'entrer dans une nouvelle ère politique avec l'arrivée au 10 Downing Street du Conservateur David Cameron, Hervé Mariton (qui a suivi de près les élections législatives britanniques, en se rendant sur place pendant la campagne) nous livre, en exclusivité, son sentiment sur les défis qui attendent le nouveau Premier Ministre britannique, pour son pays et pour l'Europe.</em></p> <p>"Le défi de tout nouveau gouvernement est de ne pas décevoir. David Cameron devra ne pas décevoir ses électeurs, ne pas décevoir ses alliés, ne pas décevoir son pays. Ce sera un test de solidité et de crédibilité.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Cameron_1.jpg" alt="" /></p>
<p><em>Alors que la Grande-Bretagne vient d&#8217;entrer dans une nouvelle ère politique avec l&#8217;arrivée au 10 Downing Street du Conservateur David Cameron, Hervé Mariton (qui a suivi de près les élections législatives britanniques, en se rendant sur place pendant la campagne) nous livre, en exclusivité, son sentiment sur les défis qui attendent le nouveau Premier Ministre britannique, pour son pays et pour l&#8217;Europe.</em></p>
<p>&laquo;&nbsp;Le défi de tout nouveau gouvernement est de ne pas décevoir. David Cameron devra ne pas décevoir ses électeurs, ne pas décevoir ses alliés, ne pas décevoir son pays. Ce sera un test de solidité et de crédibilité.</p>
<p><span id="more-1496"></span></p>
<p>Les électeurs conservateurs que j&#8217;ai rencontrés pendant la campagne me sont apparus avec des idées simples et claires. L&#8217;assainissement de la situation des finances publiques est attendue. Ce point est tellement évident que l&#8217;on n&#8217;attend pas que la coalition conservateurs/libéraux puisse s&#8217;abîmer sur ce point. Les conservateurs ont eu l&#8217;honnêteté d&#8217;un discours très courageux sur la baisse des dépenses publiques pendant la campagne. L&#8217;intensité de ce courage contre-balance la justesse de leur victoire.  Le pacte populaire est alors, sur ce point, solide. Les électeurs ont envie de faire la chasse aux abus, fraudes en toute sorte. Demande populiste? Non, exigence raisonnable dans une démocratie. Il ne faut pas alors que l&#8217;alliance provoque de la mollesse. La question de l&#8217;immigration est un sujet de divergence entre libéraux et conservateurs. C&#8217;est un vrai défi de définir alors une politique et le pire serait que le Royaume Uni n&#8217;en ait pas. S&#8217;agissant de la défense, les conservateurs ont déjà gagné et les libéraux ont mis de côté leurs doutes sur la dissuasion. C&#8217;est une belle victoire.</p>
<p>Pour ne pas décevoir ses alliés, le danger serait que Cameron se concentre sur le style. Si cela ne devait rien enlever à la solidité de l&#8217;action, ce ne serait pas grave. Est-ce possible? Bien sûr, Nick Clegg ressemble beaucoup à David Cameron (physiquement, même si la cravate est nécessairement de couleur différente), mais Cameron ressemble si peu aux électeurs libéraux et surtout ses propres électeurs leur ressemblent si peu. Je pense qu&#8217;il faut assumer ces différences. Dit autrement, l&#8217;enjeu, pour la solidité du vote conservateur, n&#8217;est pas de courir après les libéraux, mais d&#8217;être soi-même, loyal dans l&#8217;alliance, fidèle à ses convictions.</p>
<p>Ne pas décevoir son pays, c&#8217;est déjà se faire entendre au delà du jardin électoral de l&#8217;Angleterre. Les conservateurs n&#8217;ont qu&#8217;un député en Ecosse et sont très minoritaires au Pays de Galles; ils vont devoir asseoir leur légitimité, celle de la responsabilité du pouvoir, dans des contrées où ils ne sont pas élus. Ne pas décevoir, c&#8217;est aussi porter une relation féconde avec l&#8217;Europe. David Cameron, comme souvent les Britanniques, privilégie le bilatéral au multilatéral. Nous devons, sur le continent, assumer de convaincre en bilatéral pour construire du multilatéral et nos amis britanniques doivent concevoir, très «&nbsp;matter of fact », qu&#8217;il leur faut tenir leur rôle à Bruxelles. On doit pouvoir avancer et progresser, dans l&#8217;intérêt de tous.</p>
<p>On est sans doute sorti de la passion vouée à Tony Blair et du mystère accordé à Gordon Brown. Une relation plus objective n&#8217;est pas nécessairement moins féconde.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Hervé Mariton, ancien ministre, député-maire de Crest (Drôme), président du Club Réforme et Modernité</p>
<p><img src="/images/Cameron_2.jpg" alt="" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Exclusivité Internet: &quot;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#039;humanité?&quot;, par Jacques Le Guen</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2009 00:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://2villepin.free.fr/blog/?p=1196</guid>
		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Le Guen.jpg" alt="" /></p> <p><em>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/20/1190-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand">Jean-Pierre Grand lundi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/21/1191-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-dominique-de-villepin">Dominique de Villepin mardi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/22/1192-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-francois-goulard">François Goulard mercredi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/23/1193-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-herve-mariton">Hervé Mariton jeudi</a> et <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/24/1194-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-guy-geoffroy">Guy Geoffroy vendredi</a>, c'est le Député du Finistère <a href="http://www.jacquesleguen.typepad.fr/">Jacques Le Guen</a> qui signe aujourd'hui, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, un texte sur le thème: "40 ans après la Lune, quel défi pour l'humanité?".</em></p> <p>Le pari lancé en 1961 par John Fitzgerald Kennedy dans le cadre de la mise en place du programme spatial «&#160;Apollo » s’est concrétisé le 21 juillet 1969 lorsque des hommes ont marché pour la première fois sur la Lune. Le plus grand défi du XXème siècle a alors été relevé.</p> <p>De nouveaux défis s’ouvrent à nous à l’aube du XXIème siècle, en particulier celui de l’avenir alimentaire du monde.</p> <p>Près d’un milliard de personnes dans le monde souffrent aujourd’hui de sous-nutrition. Cette donnée alarmante souligne les enjeux pressants de la sécurité alimentaire mondiale.</p> <p>Est-ce que l’agriculture sera toujours capable de nourrir la planète en 2050, c’est-à-dire dans quarante ans, quand notre planète portera 9 milliards d’habitants&#160;?</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Le Guen.jpg" alt="" /></p>
<p><em>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/20/1190-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand">Jean-Pierre Grand lundi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/21/1191-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-dominique-de-villepin">Dominique de Villepin mardi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/22/1192-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-francois-goulard">François Goulard mercredi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/23/1193-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-herve-mariton">Hervé Mariton jeudi</a> et <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/24/1194-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-guy-geoffroy">Guy Geoffroy vendredi</a>, c&#8217;est le Député du Finistère <a href="http://www.jacquesleguen.typepad.fr/">Jacques Le Guen</a> qui signe aujourd&#8217;hui, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, un texte sur le thème: &laquo;&nbsp;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#8217;humanité?&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Le pari lancé en 1961 par John Fitzgerald Kennedy dans le cadre de la mise en place du programme spatial «&nbsp;Apollo » s’est concrétisé le 21 juillet 1969 lorsque des hommes ont marché pour la première fois sur la Lune. Le plus grand défi du XXème siècle a alors été relevé.</p>
<p>De nouveaux défis s’ouvrent à nous à l’aube du XXIème siècle, en particulier celui de l’avenir alimentaire du monde.</p>
<p>Près d’un milliard de personnes dans le monde souffrent aujourd’hui de sous-nutrition. Cette donnée alarmante souligne les enjeux pressants de la sécurité alimentaire mondiale.</p>
<p>Est-ce que l’agriculture sera toujours capable de nourrir la planète en 2050, c’est-à-dire dans quarante ans, quand notre planète portera 9 milliards d’habitants&nbsp;?</p>
<p><span id="more-1196"></span></p>
<p>C’est une question que beaucoup se posent à l’heure actuelle.</p>
<p>Dans un monde qui se peuple, qui s’urbanise, qui se réchauffe, à une vitesse incroyable, la sécurité alimentaire est au premier rang des défis à relever. Elle figure désormais en tête des débats politiques dans les instances internationales.</p>
<p>Le nouvel échec des négociations finales du «&nbsp;Doha Round », également appelé «&nbsp;Cycle du Développement », en juillet 2008 à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), faute d’accord sur le volet agricole, suscite de véritables inquiétudes et interrogations sur la capacité de ces instances à répondre au défi de la sécurité alimentaire.</p>
<p>Compte tenu de l’importance des enjeux, l’agriculture et l’alimentation appellent une gouvernance mondiale modernisée et plus ambitieuse, qui adopte une approche des questions agricoles plus globale que celle de l’OMC. Cela nécessiterait la mise en place d’une organisation  spécialement dédiée à toutes ces questions, qui permettrait de surcroît de coordonner les actions menées par les diverses instances internationales oeuvrant pour le développement agricole et la lutte contre la faim.</p>
<p><a href="http://www.jacquesleguen.typepad.fr/">Jacques Le Guen</a>, Député du Finistère</p>
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		<title>Exclusivité Internet: &quot;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#039;humanité?&quot;, par Guy Geoffroy</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2009/07/24/1195-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-guy-geoffroy/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Jul 2009 00:04:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Guy Geoffroy 1.JPG" alt="" /></p> <p><em>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/20/1190-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand">Jean-Pierre Grand lundi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/21/1191-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-dominique-de-villepin">Dominique de Villepin mardi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/22/1192-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-francois-goulard">François Goulard mercredi</a> et <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/23/1193-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-herve-mariton">Hervé Mariton jeudi</a>, c'est le Député-Maire de Combs la Ville (Seine et Marne), <a href="http://www.guy-geoffroy.com/">Guy Geoffroy</a>, qui s'exprime aujourd'hui, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, sur le thème: "40 ans après la Lune, quel défi pour l'humanité?". <strong>Demain, samedi: Jacques Le Guen</strong></em></p> <p><em>Guy Geoffroy est Président de l'association des Eco-Maires de France, association qui réunit près de 700 maires de toute tendance politique qui ont fait de l'environnement et du développement durable l'une des priorités de leur mandat.</em></p> <p>En posant pour la première fois le pied sur la Lune, il y a tout juste quarante ans, l'homme réalisait en un temps record un de ses rêves les plus fous et les plus audacieux et témoignait de son immense capacité à se fixer des objectifs élevés, et à les atteindre.</p> <p>Ce dépassement de soi et de son cadre habituel était porteur d'une aptitude à penser l'avenir plus globalement et à dépasser le stade des confrontations pour maîtriser celui, inéluctable, des globalisations.</p> <p>L'aventure d'Appolo 13, qui aurait pu être tragique, n'explique pas, seule, l'arrêt de cette ambition. Mais elle éclaire la frilosité qui s'est soudainement emparée du monde durant la décennie 70, où le matérialisme et l'immédiateté ont repris le dessus pour confiner le monde dans la conflictualisation des relations internationales.</p> <p>L'évocation massive, aujourd'hui, de ce beau souvenir témoigne du besoin de l'humanité d'un changement de cap radical&#160;: il faut tourner le dos à tous les égoïsmes et trouver le chemin des nouvelles fraternités.</p> <p>C'est indispensable pour sauver la planète de tous les périls accumulés. L'émergence de l'évidence des urgences écologiques est une chance à saisir pour définir et mettre en ouvre les solutions qui s'imposent à l'échelle du globe, mais aussi en partant de tous les comportements individuels.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Guy Geoffroy 1.JPG" alt="" /></p>
<p><em>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/20/1190-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand">Jean-Pierre Grand lundi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/21/1191-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-dominique-de-villepin">Dominique de Villepin mardi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/22/1192-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-francois-goulard">François Goulard mercredi</a> et <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/23/1193-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-herve-mariton">Hervé Mariton jeudi</a>, c&#8217;est le Député-Maire de Combs la Ville (Seine et Marne), <a href="http://www.guy-geoffroy.com/">Guy Geoffroy</a>, qui s&#8217;exprime aujourd&#8217;hui, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, sur le thème: &laquo;&nbsp;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#8217;humanité?&nbsp;&raquo;. <strong>Demain, samedi: Jacques Le Guen</strong></em></p>
<p><em>Guy Geoffroy est Président de l&#8217;association des Eco-Maires de France, association qui réunit près de 700 maires de toute tendance politique qui ont fait de l&#8217;environnement et du développement durable l&#8217;une des priorités de leur mandat.</em></p>
<p>En posant pour la première fois le pied sur la Lune, il y a tout juste quarante ans, l&#8217;homme réalisait en un temps record un de ses rêves les plus fous et les plus audacieux et témoignait de son immense capacité à se fixer des objectifs élevés, et à les atteindre.</p>
<p>Ce dépassement de soi et de son cadre habituel était porteur d&#8217;une aptitude à penser l&#8217;avenir plus globalement et à dépasser le stade des confrontations pour maîtriser celui, inéluctable, des globalisations.</p>
<p>L&#8217;aventure d&#8217;Appolo 13, qui aurait pu être tragique, n&#8217;explique pas, seule, l&#8217;arrêt de cette ambition. Mais elle éclaire la frilosité qui s&#8217;est soudainement emparée du monde durant la décennie 70, où le matérialisme et l&#8217;immédiateté ont repris le dessus pour confiner le monde dans la conflictualisation des relations internationales.</p>
<p>L&#8217;évocation massive, aujourd&#8217;hui, de ce beau souvenir témoigne du besoin de l&#8217;humanité d&#8217;un changement de cap radical&nbsp;: il faut tourner le dos à tous les égoïsmes et trouver le chemin des nouvelles fraternités.</p>
<p>C&#8217;est indispensable pour sauver la planète de tous les périls accumulés. L&#8217;émergence de l&#8217;évidence des urgences écologiques est une chance à saisir pour définir et mettre en ouvre les solutions qui s&#8217;imposent à l&#8217;échelle du globe, mais aussi en partant de tous les comportements individuels.</p>
<p><span id="more-1195"></span></p>
<p>C&#8217;est indispensable pour définir les nouveaux équilibres humains, sociétaux, politiques, économiques et financiers qui sont nécessaires pour une nouvelle organisation, plus respectueuse de chaque peuple, du fonctionnement des relations inter-nationales.</p>
<p>C&#8217;est indispensable pour éclairer d&#8217;espérances nouvelles l&#8217;avenir des nouvelles générations.</p>
<p>L&#8217;homme marchant sur la Lune révélait l&#8217;aspiration des peuples à l&#8217;universalité temporelle et spatiale du message de l&#8217;humanité dans sa globalité et dans sa diversité.</p>
<p>Cette aspiration n&#8217;a pas disparue. Au contraire, elle apparaît aujourd&#8217;hui encore plus crûment dans son actualité et dans sa nécessité.</p>
<p>L&#8217;humanisme politique est la réponse qui en découle, à mille lieux des idéologies tout autant que du cynisme exacerbé qui a résulté de la guerre froide et de son achèvement mais qui subsiste encore dans un monde qui peine à définir de nouvelles solidarités fondées sur de vrais valeurs universelles.</p>
<p><a href="http://www.guy-geoffroy.com/">Guy Geoffroy</a>, Député de Seine et Marne, Maire de Combs la Ville, Président de l&#8217;association des Eco-Maires de France</p>
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		<title>Exclusivité Internet: &quot;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#039;humanité?&quot;, par Hervé Mariton</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2009/07/23/1194-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-herve-mariton/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 00:31:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://2villepin.free.fr/blog/?p=1193</guid>
		<description><![CDATA[<p><img src="/images/mariton31.JPG" alt="" /></p> <p><em>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/20/1190-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand">Jean-Pierre Grand lundi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/21/1191-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-dominique-de-villepin">Dominique de Villepin mardi</a> et <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/22/1192-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-francois-goulard">François Goulard mercredi</a>, c'est aujourd'hui le Député-Maire de Crest (Drôme), <a href="http://www.herve-mariton.net/hmweblog/">Hervé Mariton</a>, qui livre, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, son point de vue sur le thème: "40 ans après la Lune, quel défi pour l'humanité?". <strong>Demain, vendredi: Guy Geoffroy.</strong></em></p> <p>La conquête de la Lune et sa célébration marquent à la fois l'accomplissement d'hommes et le succès d'une aventure collective. Cette conquête fut aussi un message de confiance, confiance dont notre époque manque si tristement.</p> <p>Le XXème siècle et le XXIème siècle débutant ont balancé entre totalitarisme et individualisme. Si l'individualisme a fait et fait heureusement bien moins de dégâts, il ne représente pas non plus une voie heureuse.</p> <p>La conquête de la Lune, c'est une part de technique et une part de poésie.</p> <p>Alors puissent les temps nouveaux nous faire réfléchir davantage à la relation de la personne et du monde.</p> <p>Quarante ans depuis la conquête de la Lune, vingt ans depuis la chute du mur de Berlin. L'aventure collective s'est transformée en quête individuelle. Nos choix politiques, dans le monde et en France, sont trop marqués par une vision consumériste de la société.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/mariton31.JPG" alt="" /></p>
<p><em>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/20/1190-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand">Jean-Pierre Grand lundi</a>, <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/21/1191-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-dominique-de-villepin">Dominique de Villepin mardi</a> et <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/22/1192-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-francois-goulard">François Goulard mercredi</a>, c&#8217;est aujourd&#8217;hui le Député-Maire de Crest (Drôme), <a href="http://www.herve-mariton.net/hmweblog/">Hervé Mariton</a>, qui livre, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, son point de vue sur le thème: &laquo;&nbsp;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#8217;humanité?&nbsp;&raquo;. <strong>Demain, vendredi: Guy Geoffroy.</strong></em></p>
<p>La conquête de la Lune et sa célébration marquent à la fois l&#8217;accomplissement d&#8217;hommes et le succès d&#8217;une aventure collective. Cette conquête fut aussi un message de confiance, confiance dont notre époque manque si tristement.</p>
<p>Le XXème siècle et le XXIème siècle débutant ont balancé entre totalitarisme et individualisme. Si l&#8217;individualisme a fait et fait heureusement bien moins de dégâts, il ne représente pas non plus une voie heureuse.</p>
<p>La conquête de la Lune, c&#8217;est une part de technique et une part de poésie.</p>
<p>Alors puissent les temps nouveaux nous faire réfléchir davantage à la relation de la personne et du monde.</p>
<p>Quarante ans depuis la conquête de la Lune, vingt ans depuis la chute du mur de Berlin. L&#8217;aventure collective s&#8217;est transformée en quête individuelle. Nos choix politiques, dans le monde et en France, sont trop marqués par une vision consumériste de la société.</p>
<p><span id="more-1194"></span></p>
<p>Le défi, aujourd&#8217;hui, c&#8217;est de proposer une vision – un projet, un rêve &#8211;  aimable à chacun et dynamique pour tous. Un destin collectif qui ne soit pas seulement la somme de trajets individuels et qui dise son estime à chaque personne.</p>
<p>Quarante ans après, c&#8217;est la crise et l&#8217;espoir d&#8217;une sortie de crise qui ne sera ni uniquement ni principalement matérialiste. La dialectique de la liberté et de l&#8217;égalité ne suffit pas. Nous voulons plus de fraternité. La société à construire sera plus riche d&#8217;un bonheur que le PIB ne suffit plus à mesurer et qu&#8217;il ne faut d&#8217;ailleurs pas toujours chercher à mesurer.</p>
<p>Aux enfants on interdisait de regarder la lune bouche bée, de peur qu&#8217;ils ne devinssent idiots. Aujourd&#8217;hui la Lune ne nous menace plus, mais toujours nous voulons la Lune, le rêve et l&#8217;espérance et nous aimerons la terre, les hommes et leurs espoirs.</p>
<p><a href="http://www.herve-mariton.net/hmweblog/">Hervé Mariton</a>, ancien Ministre de l&#8217;Outre-Mer, Député de la Drôme, Maire de Crest, Président du <a href="http://reformeetmodernite.free.fr/">Club Reforme et Modernité</a></p>
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		<title>Exclusivité Internet: &quot;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#039;humanité?&quot;, par François Goulard</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 03:15:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://2villepin.free.fr/blog/?p=1192</guid>
		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Goulard.jpg" alt="" /></p> <p><em>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/20/1190-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand">Jean-Pierre Grand lundi</a> et <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/21/1191-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-dominique-de-villepin">Dominique de Villepin hier</a>, c'est aujourd'hui l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, François Goulard, qui livre, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, son point de vue sur le thème: "40 ans après la Lune, quel défi pour l'humanité?". <strong>Demain, jeudi: la contribution d'Hervé Mariton.</strong></em></p> <p>L'homme sur la lune fut un grand défi du 20ième siècle, mais sans suite concrète. Aujourd'hui, il me parait que la question majeure pour l'humanité est celle de l'énergie.</p> <p>La solution au problème énergétique ne viendra pas des bricolages que l'on nous propose aujourd'hui mais de la mise en oeuvre d'un grand projet scientifique et technologique&#160;: la fusion nucléaire.</p> <p>Il se trouve que le grand laboratoire où s'élaborent les recherches sur la fusion nucléaire est en France, à CADARACHE et s'appelle ITER.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Goulard.jpg" alt="" /></p>
<p><em>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/20/1190-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand">Jean-Pierre Grand lundi</a> et <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/21/1191-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-dominique-de-villepin">Dominique de Villepin hier</a>, c&#8217;est aujourd&#8217;hui l&#8217;ancien ministre de l&#8217;Enseignement supérieur et de la Recherche, François Goulard, qui livre, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, son point de vue sur le thème: &laquo;&nbsp;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#8217;humanité?&nbsp;&raquo;. <strong>Demain, jeudi: la contribution d&#8217;Hervé Mariton.</strong></em></p>
<p>L&#8217;homme sur la lune fut un grand défi du 20ième siècle, mais sans suite concrète. Aujourd&#8217;hui, il me parait que la question majeure pour l&#8217;humanité est celle de l&#8217;énergie.</p>
<p>La solution au problème énergétique ne viendra pas des bricolages que l&#8217;on nous propose aujourd&#8217;hui mais de la mise en oeuvre d&#8217;un grand projet scientifique et technologique&nbsp;: la fusion nucléaire.</p>
<p>Il se trouve que le grand laboratoire où s&#8217;élaborent les recherches sur la fusion nucléaire est en France, à CADARACHE et s&#8217;appelle ITER.</p>
<p><span id="more-1193"></span></p>
<p>C&#8217;est le fruit du plus important accord international en matière de recherche, qui associe l&#8217;Europe, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Japon&#8230;.</p>
<p>Source d&#8217;énergie absolument propre,matière première à peu près inépuisable,la fusion nucléaire est réellement le grand défi des prochaines décennies par l&#8217;ampleur de l&#8217;enjeu et le niveau des recherches que requiert sa mise au point.</p>
<p>François Goulard, ancien ministre de l&#8217;Enseignement supérieur et de la Recherche, Député du Morbihan, Maire de Vannes</p>
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		<title>Exclusivité Internet: &quot;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#039;humanité?&quot;, par Dominique de Villepin</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 02:41:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Villepin 141107.jpg" alt="" /></p> <p><em>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/20/1190-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand">Jean-Pierre Grand hier</a>, c'est aujourd'hui Dominique de Villepin qui livre, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, son point de vue sur le thème:"40 ans après la Lune, quel défi pour l'humanité?". <strong>Demain, mercredi: François Goulard.</strong></em></p> <p>Le temps des grandes aventures collectives est-il fini&#160;? Je ne le crois pas, car c’est l’antienne qui revient au lendemain de toutes les grandes conquêtes. Le dépassement des limites autant que l’esprit d’invention s’ancrent au plus profond de la destinée humaine. Nous ne pouvons faire autrement&#160;: nos racines plongent dans notre avenir.</p> <p>Mais je crois cependant que nous avons changé d’époque. Le sens de la conquête s’est modifié. Il ne s’agit plus de partir à l’assaut de nouveaux territoires. Cinq siècles de grandes découvertes, de mondialisation hémiplégique exclusivement occidentale et d’épuisement d’un monde infini sont en train de s’achever. Nous entrons dans le temps de la maturité. L’enjeu c’est désormais moins la conquête que la responsabilité et la maîtrise de nos forces.</p> <p>Responsabilité envers nous-mêmes tout d’abord car il reste un continent presque inconnu, c’est celui de l’humanité, de sa capacité à dépasser ses passions et ses haines pour trouver en elle-même les ressorts de l’édification d’une authentique cité des hommes. Il nous faut apprendre à préserver ou à établir les grands équilibres, à assumer la responsabilité attachée à la maturité. C’est une chose que l’humanité ait conquis le monde, c’en est une autre de le gouverner, en s’appuyant sur une légitimité réelle fondée sur des principes enfin universels.</p> <p>Responsabilité envers notre monde également. De nouvelles relations à notre environnement doivent être inventées, tout le monde s’en rend désormais compte, de nouvelles limites technologiques peuvent être dépassées pour dompter les énergies de la fusion nucléaire par exemple.</p> <p>Responsabilité les uns envers les autres, car rien n’est plus urgent aujourd’hui que d’établir un nouvel esprit de partage et de faire progresser la justice, au sein de nos sociétés développées comme entre pays du nord et du sud. L’accès aux biens primordiaux et l’égalité des chances sont les principales conditions de l’avenir de notre destinée commune.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Villepin 141107.jpg" alt="" /></p>
<p><em>Après <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2009/07/20/1190-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand">Jean-Pierre Grand hier</a>, c&#8217;est aujourd&#8217;hui Dominique de Villepin qui livre, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, son point de vue sur le thème:&nbsp;&raquo;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#8217;humanité?&nbsp;&raquo;. <strong>Demain, mercredi: François Goulard.</strong></em></p>
<p>Le temps des grandes aventures collectives est-il fini&nbsp;? Je ne le crois pas, car c’est l’antienne qui revient au lendemain de toutes les grandes conquêtes. Le dépassement des limites autant que l’esprit d’invention s’ancrent au plus profond de la destinée humaine. Nous ne pouvons faire autrement&nbsp;: nos racines plongent dans notre avenir.</p>
<p>Mais je crois cependant que nous avons changé d’époque. Le sens de la conquête s’est modifié. Il ne s’agit plus de partir à l’assaut de nouveaux territoires. Cinq siècles de grandes découvertes, de mondialisation hémiplégique exclusivement occidentale et d’épuisement d’un monde infini sont en train de s’achever. Nous entrons dans le temps de la maturité. L’enjeu c’est désormais moins la conquête que la responsabilité et la maîtrise de nos forces.</p>
<p>Responsabilité envers nous-mêmes tout d’abord car il reste un continent presque inconnu, c’est celui de l’humanité, de sa capacité à dépasser ses passions et ses haines pour trouver en elle-même les ressorts de l’édification d’une authentique cité des hommes. Il nous faut apprendre à préserver ou à établir les grands équilibres, à assumer la responsabilité attachée à la maturité. C’est une chose que l’humanité ait conquis le monde, c’en est une autre de le gouverner, en s’appuyant sur une légitimité réelle fondée sur des principes enfin universels.</p>
<p>Responsabilité envers notre monde également. De nouvelles relations à notre environnement doivent être inventées, tout le monde s’en rend désormais compte, de nouvelles limites technologiques peuvent être dépassées pour dompter les énergies de la fusion nucléaire par exemple.</p>
<p>Responsabilité les uns envers les autres, car rien n’est plus urgent aujourd’hui que d’établir un nouvel esprit de partage et de faire progresser la justice, au sein de nos sociétés développées comme entre pays du nord et du sud. L’accès aux biens primordiaux et l’égalité des chances sont les principales conditions de l’avenir de notre destinée commune.</p>
<p><span id="more-1192"></span></p>
<p>Est-ce si différent d’un départ pour la lune&nbsp;? C’est aussi une aventure collective, c’est aussi un puissant appel aux capacités d’imagination, de connaissance, d’organisation collective. Cette fois, pourtant, l’aventure ne concerne pas seulement trois ou quatre champions nationaux, mais l’ensemble des pays du monde, sans séparer de façon définitive acteurs et spectateurs de l’exploit.</p>
<p>Quelle pourrait-être la réalisation collective symbolique d’une telle énergie née de la diversité, de la coopération, d’un nouvel et authentique universalisme&nbsp;? Pourquoi ne pas accomplir un pas emblématique à l’échelle mondiale pour déclarer l’eau bien public mondial et en réguler les usages. Offrant ainsi l’accès à tous du bien le plus essentiel et mettant en œuvre concrètement les règles d’un partage durable.</p>
<p>Dominique de Villepin</p>
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		<title>Exclusivité Internet: &quot;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#039;humanité?&quot;, par Jean-Pierre Grand</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2009/07/20/1191-exclusivite-internet-40-ans-apres-la-lune-quel-defi-pour-l-humanite-par-jean-pierre-grand/</link>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 03:16:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exclusivité Blog 2villepin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://2villepin.free.fr/blog/?p=1190</guid>
		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Grand 051207.jpg" alt="" /></p> <p><em>Le Député de l'Hérault <a href="http://www.jeanpierregrand.fr/">Jean-Pierre Grand</a> nous fait l'amitié d'inaugurer, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, une série de contributions de personnalités sur le thème:"40 ans après la Lune, quel défi pour l'humanité?". <strong>Demain, mardi: c'est Dominique de Villepin qui nous livrera en exclusivité son point de vue.</strong></em></p> <p>Quarante ans après avoir foulé le sol lunaire, l’Homme, dans de multiples domaines, marche aujourd’hui sur la tête. Les défis sont nombreux, le premier d’entre eux étant de remettre l’humain au cœur de la société.</p> <p>"En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme. C'est l'homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer", déclarait le général de Gaulle le 25 mars 1959 au cours d’une conférence de presse, soit un peu plus de dix ans avant la mission Apollo 11.</p> <p>La crise que nous traversons est le cruel révélateur de l’échec d’un système dans lequel l’individuel prime sur le collectif, la somme des intérêts particuliers sur l’intérêt général, et le marché détermine l’équilibre social. Par ailleurs, la mondialisation impose une adaptation en profondeur de notre modèle occidental pour mieux le préserver, et fait que les grands sujets devront être traités à l’échelle de la planète.</p> <p>L’environnement et le développement durable seront inévitablement au cœur de tous les choix que nous devrons faire pour laisser un monde meilleur aux générations futures. La récente réunion du G8 a montré que le chemin à parcourir dans ce domaine est encore long et sinueux, que nous sommes très loin d’un consensus sur ce sujet essentiel.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Grand 051207.jpg" alt="" /></p>
<p><em>Le Député de l&#8217;Hérault <a href="http://www.jeanpierregrand.fr/">Jean-Pierre Grand</a> nous fait l&#8217;amitié d&#8217;inaugurer, en exclusivité pour 2villepin et les autres blogs villepinistes, une série de contributions de personnalités sur le thème:&nbsp;&raquo;40 ans après la Lune, quel défi pour l&#8217;humanité?&nbsp;&raquo;. <strong>Demain, mardi: c&#8217;est Dominique de Villepin qui nous livrera en exclusivité son point de vue.</strong></em></p>
<p>Quarante ans après avoir foulé le sol lunaire, l’Homme, dans de multiples domaines, marche aujourd’hui sur la tête. Les défis sont nombreux, le premier d’entre eux étant de remettre l’humain au cœur de la société.</p>
<p>&laquo;&nbsp;En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l&#8217;homme. C&#8217;est l&#8217;homme qu&#8217;il s&#8217;agit de sauver, de faire vivre et de développer&nbsp;&raquo;, déclarait le général de Gaulle le 25 mars 1959 au cours d’une conférence de presse, soit un peu plus de dix ans avant la mission Apollo 11.</p>
<p>La crise que nous traversons est le cruel révélateur de l’échec d’un système dans lequel l’individuel prime sur le collectif, la somme des intérêts particuliers sur l’intérêt général, et le marché détermine l’équilibre social. Par ailleurs, la mondialisation impose une adaptation en profondeur de notre modèle occidental pour mieux le préserver, et fait que les grands sujets devront être traités à l’échelle de la planète.</p>
<p>L’environnement et le développement durable seront inévitablement au cœur de tous les choix que nous devrons faire pour laisser un monde meilleur aux générations futures. La récente réunion du G8 a montré que le chemin à parcourir dans ce domaine est encore long et sinueux, que nous sommes très loin d’un consensus sur ce sujet essentiel.</p>
<p><span id="more-1191"></span></p>
<p>Autre enseignement du sommet de l’Aquila, l’urgente nécessité de créer un ensemble européen &#8211; ou paneuropéen comme le propose Dominique de Villepin &#8211; fort, capable de rivaliser avec les hyper-consommateurs américains et les ultra-épargnants chinois qui tentent, après l’affrontement Est-Ouest qui était à son apogée lorsqu’Armstrong et Aldrin sont sortis du module Eagle, d’imposer une nouvelle bipolarisation.</p>
<p>Le monde est désormais multipolaire, il le restera. C’est pourquoi le dialogue entre les civilisations est aussi un défi à relever d’urgence. Comprendre l’autre plutôt que de l’affronter a priori, c’est déjà trouver une amorce de solution aux nombreux conflits qui perdurent encore ici ou là, et qui pourraient devenir de véritables poudrières si l’on persistait à croire que tout est soit blanc, soit noir.</p>
<p>Environnement, développement durable, Europe, dialogue entre les peuples, voici quelques défis à relever pour construire le monde du XXIème siècle, et peut-être décrocher la lune…</p>
<p><a href="http://www.jeanpierregrand.fr/">Jean-Pierre Grand</a>, Député de l&#8217;Hérault, Maire de Castelnau-le-Lez</p>
]]></content:encoded>
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