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	<title>2Villepin &#187; Culture</title>
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	<description>Blog sur Dominique de Villepin</description>
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		<title>Quai d&#039;Orsay 2: la suite de la BD dont Dominique de Villepin est le héros</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 22:02:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Le tome 2 de la Bande Dessinée &#171;&#160;Quai d’Orsay&#160;&#187; est sorti vendredi en librairie. On y retrouve un Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères sous le patronyme d’Alexandre Taillard de Worms, lors du discours de l&#8217;ONU. Irrésistible&#8230; ***** Abel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="540" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/JSeK4i__39E?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><a href="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2011/12/Quai-dOrsay-2.jpg"><img src="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2011/12/Quai-dOrsay-2.jpg" alt="" title="Quai d&#039;Orsay 2" width="540" height="360" class="alignnone size-full wp-image-8765" /></a><br />
Le tome 2 de la Bande Dessinée &laquo;&nbsp;Quai d’Orsay&nbsp;&raquo; est sorti vendredi en librairie.</p>
<p>On y retrouve un Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères sous le patronyme d’Alexandre Taillard de Worms, lors du discours de l&#8217;ONU. Irrésistible&#8230;</p>
<p><span id="more-8763"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Abel Lanzac: &laquo;&nbsp;La diplomatie, c&#8217;est d&#8217;abord l&#8217;art de parler à ses ennemis&nbsp;&raquo;</ins></strong></p>
<p>A l&#8217;occasion du second tome de Quai d&#8217;Orsay, le scénariste Abel Lanzac, diplomate anonyme et très informé, sort du silence&#8230; mais pas de l&#8217;anonymat. Entretien.</p>
<p>C&#8217;est un pseudonyme sorti de la piste aux étoiles. Celle des diplomates. Avec Christophe Blain aux crayons, Abel Lanzac a écrit Quai d&#8217;Orsay, plongée en bande dessinée sous les tapis du ministère des Affaires étrangères, alors piloté par Dominique de Villepin.</p>
<p>Le succès de cette BD fut clair et net: 110 000 exemplaires vendus. Pour le second volume, Abel Lanzac, diplomate facétieux et anonyme, a accepté de se desserrer la cravate et d&#8217;en raconter les coulisses à L&#8217;Express. Une interview réalisée&#8230; par courriels.</p>
<p><strong>L&#8217;Express: Comment m&#8217;assurer que vous êtes bien Abel Lanzac?</strong></p>
<p>Abel Lanzac: Et comment m&#8217;assurer, moi, que c&#8217;est bien L&#8217;Express qui me pose cette question espiègle? Nous n&#8217;avons d&#8217;autre choix que la confiance.</p>
<p><strong>Qui est Abel Lanzac?</strong></p>
<p>Un passionné de jeux de société, de musique et de bandes dessinées. Je suis entré en politique par hasard, j&#8217;ai aimé ce monde et essayé de le comprendre à travers mes trois passions: j&#8217;en ai fait un jeu de société, qui sortira dans quelques mois, une chanson et une bande dessinée. A part ça, j&#8217;ai deux parents, dont un mort, deux enfants bien vivants, et une femme qui est la réincarnation d&#8217;une princesse égyptienne. Et j&#8217;ai horreur des endives cuites.</p>
<p><strong>Est-ce pour ses lectures d&#8217;Héraclite et de Démocrite que vous avez choisi Dominique de Villepin pour héros?</strong></p>
<p>Héraclite et Démocrite occupent, à eux deux, toute ma vie: l&#8217;un pleure sans cesse, l&#8217;autre rit face au monde. Autrement dit, tout ce qui ne me fait pas rire me fait pleurer; c&#8217;est un problème pour lequel je me soigne en écrivant des bandes dessinées. Je ne pouvais pas écrire Quai d&#8217;Orsay sans rendre hommage à mes deux muses. Mais cela n&#8217;a aucune importance, car tout ce que touche, lit ou regarde Alexandre Taillard de Vorms [inspiré de Villepin] devient instantanément du pur Taillard de Vorms. Là se situe la vérité de ce personnage.</p>
<p><strong>Vorms est le contraire d&#8217;un diplomate. Vous le présentez en Minotaure&#8230;</strong></p>
<p>Il y des diplomates fonceurs! La diplomatie, c&#8217;est d&#8217;abord l&#8217;art de parler à ses ennemis. Dans une équipe, mieux vaut un chef fonceur entouré de conseillers prudents et expérimentés, plutôt que l&#8217;inverse. Leur rôle, c&#8217;est celui d&#8217;un élastique: ramener le chef dans une position stable quand il s&#8217;éloigne trop de la base. Si les diplomates n&#8217;étaient pas là pour analyser et rappeler les risques, notre pays serait, sur la scène du monde, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.</p>
<p><strong>C&#8217;est aussi une satire de la vie de cabinet&#8230;</strong></p>
<p>La vie de cabinet, c&#8217;est une vie de bateau. On vit les uns sur les autres, on dort peu, on se casse la figure dans le vomi du voisin, on se prend les meubles dans les dents quand le bateau penche, on se pique les couvertures sèches et on se refile les mouillées. Mais on est prêt à sortir sur le pont à toute heure en cas de tempête &#8211; au ministère des Affaires étrangères, elles sont fréquentes. Ça secoue, mais, dans le fond, on s&#8217;aime. D&#8217;autant que les enjeux sont lourds: incidents diplomatiques qui dégénèrent; négociations multilatérales pour la paix ou la guerre; lutte contre la prolifération des armes de destruction massive, etc. J&#8217;ai une affection infinie pour chacun de mes personnages, que je vois à travers les yeux de Démocrite. Et de la satire.</p>
<p><strong>Vous dévoilez les coulisses du discours de Dominique de Villepin en 2003 à l&#8217;ONU. Tout est-il réel?</strong></p>
<p>L&#8217;enjeu n&#8217;est pas d&#8217;écrire l&#8217;histoire de la crise irakienne, mais de montrer comment fonctionne une grande négociation diplomatique: les administrations qui rédigent les textes, les ambassades qui les négocient, les ministres qui discutent les points anguleux. Montrer cela dans une bande dessinée est un défi. Si le premier tome était facile à écrire (il suffisait de se faire plaisir), le second nous a parfois empêchés de dormir, Christophe et moi.</p>
<p><strong>Arthur Vlaminck, le conseiller en charge des &laquo;&nbsp;langages&nbsp;&raquo; du ministre, est-il Bruno Le Maire?</strong></p>
<p>Le cabinet de Dominique de Villepin m&#8217;a servi d&#8217;inspiration. Ce n&#8217;est un mystère pour personne: au Quai, Bruno Le Maire n&#8217;était pas la plume, il était la superplume, celui qui supervisait le processus chaotique conduisant à l&#8217;élaboration des discours. Or tous les membres du cabinet ont progressivement été obligés par le ministre de rédiger des discours, des langages ou des tribunes. Bruno est une personne à part et un ami intime. Traiter cette relation aurait nécessité un album entier, qui n&#8217;aurait pas pu être une satire. Nous avons failli mourir ensemble quand nous avions 20 ans: à la dérive dans une petite chaloupe qui prenait l&#8217;eau, totalement perdus, en pleine nuit, au nord du cercle polaire. Depuis, nous entretenons une amitié très forte, qui n&#8217;a rien à voir avec la politique. Dans cette bande dessinée, Bruno n&#8217;est pas incarné par un personnage, mais sa présence irradie tout l&#8217;album.</p>
<p><strong>Comment avez-vous travaillé avec Christophe Blain?</strong></p>
<p>Dans une atmosphère fusionnelle intense. C&#8217;était une odyssée comparable à celle du cabinet. Christophe est un grand artiste, insurpassable, selon moi, sur deux points fondamentaux: le mouvement et la représentation de l&#8217;intériorité des personnages. Il se positionne en auteur, jamais en simple dessinateur. L&#8217;histoire était dans ma tête mais nous l&#8217;avons écrite ensemble.</p>
<p><strong>A quoi attribuez-vous le succès du premier ouvrage?</strong></p>
<p>En premier lieu, au génie de Christophe. En second lieu, à la situation du narrateur, qui découvre le Quai d&#8217;Orsay sous les yeux du lecteur. Nous avons simplement raconté la vérité. J&#8217;étais arrivé dans ce monde par hasard: c&#8217;est notre chance et notre étoile. &laquo;&nbsp;Tourbillon est roi&nbsp;&raquo;, dit Aristophane, un cousin d&#8217;Héraclite.</p>
<p>Source: Romain Rosso (L&#8217;Express)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Les confessions du haut fonctionnaire qui se cache derrière &laquo;&nbsp;Quai d&#8217;Orsay&nbsp;&raquo;</ins></strong></p>
<p>Le réalisateur Bertrand Tavernier va adapter à l&#8217;écran Quai d&#8217;Orsay, BD à succès du dessinateur Christophe Blain et du scénariste au pseudonyme d&#8217;Abel Lanzac. Les deux auteurs signeront le scénario du film, dont le financement est en cours.</p>
<p>Quai d&#8217;Orsay est une plongée cocasse (et documentée) au sein du ministère des affaires étrangères, quand celui-ci était dirigé par Dominique de Villepin (Alexandre Taillard de Vorms dans l&#8217;album). Tout comme le premier volume, le deuxième tome, qui sort ces jours-ci &#8211; consacré aux tractations de 2003 visant à empêcher les Etats-Unis d&#8217;intervenir en Irak (ici appelé Lousdem) -, semble reposer sur un fond de vérité. Jusque, il faut bien le dire, aux anecdotes les plus pittoresques. On y voit le ministre des affaires étrangères donner des cours de relations internationales à des touristes au Club Med. Un communiqué sur la Corée du Nord est rédigé à quatre pattes dans un couloir. La préférence pour l&#8217;Airbus présidentiel, plutôt qu&#8217;un Falcon exigu, tourne à l&#8217;hystérie&#8230;</p>
<p>C&#8217;est qu&#8217;autant Christophe Blain (Isaac le pirate, Gus&#8230;) est un auteur majeur et reconnu de la bande dessinée contemporaine, autant son alter ego, Abel Lanzac, cultive le mystère derrière son pseudonyme et son passé d&#8217;ancien collaborateur de Dominique de Villepin. Si l&#8217;homme a accepté pour la première fois de sortir ici de son silence, il persiste à garder l&#8217;anonymat. Raison pour laquelle cette interview a été réalisée par courrier électronique.</p>
<p><strong>Le Monde: Qui êtes-vous, Abel Lanzac ?</strong></p>
<p>Abel Lanzac: J&#8217;ai fait des études sur la résistance des matériaux et j&#8217;ai travaillé dans plusieurs cabinets ministériels. Aujourd&#8217;hui, je suis un inventeur de jeux (de société). J&#8217;ai une conception large du jeu : la vie en est un par exemple, quand elle n&#8217;est pas tragique. C&#8217;est pour cette raison que j&#8217;ai écrit Quai d&#8217;Orsay.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui est &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; dans Quai d&#8217;Orsay ?</strong></p>
<p>Ce qui m&#8217;intéresse, c&#8217;est le fonctionnement des choses. La négociation à plusieurs niveaux d&#8217;une résolution des Nations unies, la vie de bateau que représente, avec sa splendeur et sa misère, un cabinet ministériel, les relations étonnantes qu&#8217;entretiennent les conseillers entre eux. C&#8217;est cette vérité-là que nous avons essayé de restituer, à travers les histoires que nous racontons. Or, la vérité, plus on la raconte, plus on l&#8217;invente : c&#8217;est le principe de la synthèse. Quai d&#8217;Orsay est une synthèse, non pas un document historiographique.</p>
<p><strong>L&#8217;effet de réel est amplifié par la justesse des dialogues. Il est impossible que vous ayez tout inventé&#8230;</strong></p>
<p>Quand on a vécu dans un milieu, on entend encore parler les personnages. Face à une situation, on sait ce qu&#8217;ils auraient pu dire. On peut les faire parler, bouger à perte de vue. Cela ne veut pas dire que les paroles prêtées soient exactes : nos personnages vivent leur propre vie, indépendamment de ceux qui les ont inspirés. Christophe Blain est au dessin ce qu&#8217;Horowitz est au piano : il interprète la partition de la façon la plus juste, parce qu&#8217;il la joue à l&#8217;intérieur de lui-même.</p>
<p><strong>La ressemblance entre Taillard et Villepin est tellement criante qu&#8217;on se demande pourquoi vous avez choisi d&#8217;incarner ce dernier avec un avatar&#8230;</strong></p>
<p>C&#8217;est très amusant : si vous regardez bien, Taillard de Vorms ne ressemble absolument pas à Villepin. Voyez son nez long, droit et étroit, sa houppette à trois branches, ses épaules concaves. Mais Christophe en a saisi dans son trait quelque chose de plus profond que la ressemblance. C&#8217;est vrai aussi pour son caractère. Il y a un effet de ressemblance qui provient paradoxalement de la liberté que nous nous sommes donnée pour façonner le personnage de Taillard.</p>
<p><strong>En refermant le livre, votre Taillard/Villepin laisse une impression plutôt sympathique au lecteur. Etait-ce le but ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai de l&#8217;affection pour tous nos personnages. Ça ne m&#8217;empêche pas de pouvoir en rire.</p>
<p><strong>On suppose que de nombreux collaborateurs du ministre se sont reconnus dans Quai d&#8217;Orsay. Cela vous a-t-il causé des problèmes ?</strong></p>
<p>C&#8217;est plutôt marrant de devenir un héros de bande dessinée, non ? Cela dit, si je fais le compte, les douze personnages de Quai d&#8217;Orsay sont des synthèses d&#8217;une trentaine de personnes. Aucun n&#8217;est chimiquement pur. Et non, je n&#8217;ai eu aucun problème &#8211; au contraire.</p>
<p><strong>Vous décrivez un envers du décor peu favorable à la diplomatie française. Si l&#8217;on rit beaucoup de la grandiloquence du ministre et de sa cour de conseillers, la vacuité de ce monde laisse sceptique. Avez-vous un compte à régler avec ce milieu ?</strong></p>
<p>L&#8217;album montre au contraire la diplomatie au travail, loin des clichés habituels : une administration en mouvement, des équipes engagées dans une négociation complexe, des moments où il faut prendre des positions difficiles et les tenir. Comme tout univers, celui que nous avons dépeint a ses aspects étranges, drôles et parfois pittoresques. N&#8217;est-ce pas le cas aussi à la rédaction du Monde ?</p>
<p>Source: Le Monde (Propos recueillis par Frédéric Potet)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Nouvelles chroniques diplomatiques</ins></strong></p>
<p>C&#8217;est un télescopage de l&#8217;actualité qui ne manque pas de sel. D&#8217;un côté la sortie du deuxième volet de Quai d&#8217;Orsay, chroniques diplomatiques, suite de l&#8217;album qui raconte de manière plutôt drôle et flatteuse les heures glorieuses de Dominique de Villepin, alias le minotaure Alexandre Taillard de Worms, l&#8217;annonce d&#8217;une adaptation cinématographique de cette série par pas moins que Bertrand Tavernier, et le très probable renoncement de l&#8217;ancien Premier Ministre à se présenter face aux français aux Présidentielles, en alternative de la droite traditionnelle à Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Quai d&#8217;Orsay peut de fait être lu comme une manière de saluer dans ce deuxième volet ce pourquoi on se souvient de M. De Villepin aujourd&#8217;hui, son intervention contre l&#8217;invasion de l&#8217;Irak à l&#8217;ONU en qualité de Ministre des Affaires Etrangères, résistant de fait à la position va-t-en-guerre de l&#8217;administration Bush et le gros bazar qui s&#8217;en est suivi. L&#8217;histoire lui donna raison. Même s&#8217;il n&#8217;a pas encore soixante ans, on a du mal à se figurer un avenir de M. De Villepin dans les hautes sphères politiques, sauf à le voir sortir du cadre français et oeuvrer pour une organisation internationale.</p>
<p>Ce second volet, s&#8217;il n&#8217;a évidemment pas le même impact ni la même fraîcheur que le premier, permet d&#8217;entrer en profondeur dans les arcanes de la diplomatie française, avec ses codes, ses jeux de cour, ses figures et, oui, sa trivialité.</p>
<p>On peut être surpris de la connivence et de la camaraderie des élites polyglottes qui entourent le Ministre, tout autant que l&#8217;étonnante absence des autres corps ministériels dans le tableau, comme si le navire des Affaires Etrangères naviguait alors (c&#8217;est peut-être encore le cas ?) suivant son propre cap, à l&#8217;exception notable (et le soutien évident) du Président Chirac avec qui, c&#8217;est connu, Alexandre/Dominique entretient un rapport de confiance profond et solide. On peut trouver coquasse la familiarité entre un dirigeant russe avec lequel Alexandre échange en espagnol, perdant ses collaborateurs qui ne sont pas forcément à l&#8217;aise ou entre Alexandre et Jeffrey Cole (Colin Powell) qui se promettent de faire leur jogging ensemble&#8230;</p>
<p>Il y a quelque chose de rassurant et d&#8217;attachant dans Quai d&#8217;Orsay, ce compagnonnage entre hauts fonctionnaires (qui n&#8217;empêche pas les blagues ou les coups vaches), la galerie de fortes personnalités, humaines, efficaces, où les techniciens côtoient les plumes, où l&#8217;on rédige des &laquo;&nbsp;langages&nbsp;&raquo;, où on voit passer les responsables du chiffre (les spécialistes du cryptage des messages diplomatiques, si j&#8217;ai bien compris), où les personnages jouent des coudes dans un jet trop étroit et mal chauffé&#8230;</p>
<p>Le dessin de Christophe Blain tournoie, toujours dynamique, et les séquences scénarisées par Abel Lanzac fleurent bon les souvenirs et le clin d&#8217;oeil amical à d&#8217;anciens camarades aux premières Loges de l&#8217;actualité belliciste en marche, au travers des manigances pour mettre au pas le Lousdem (l&#8217;Irak) et accessoirement s&#8217;emparer de ses richesses. Ca donnerait presque envie de préparer les concours et se retrouver détaché dans une ambassade quelconque. Presque !</p>
<p>Source: Sébastien Naeco (Le Monde)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Quai d&#8217;Orsay, de Christophe Blain et Abel Lanzac</ins></strong></p>
<p>Arthur Vlaminck, le conseiller du ministre des Affaires étrangères en charge du langage, doit préparer les nouveaux discours du ministre. La crise du Lousdem est au coeur des préoccupations : les Américains menacent de déclencher une guerre à laquelle s&#8217;opposerait le gouvernement français. Le ministre, Taillard de Worms, s&#8217;apprête justement à prendre la parole à ce sujet au siège de l&#8217;ONU, à New York. Mais toute cette agitation ne semble guère perturber un nouvel hôte du Quai d&#8217;Orsay : un chat qui s&#8217;est pris d&#8217;affection pour le directeur de cabinet !</p>
<p>Dans un temps pas si lointain, les États-Unis n&#8217;ont qu&#8217;une idée en tête : convaincre l&#8217;ONU d&#8217;intervenir au Lousdem, un pays du Moyen-Orient qu&#8217;ils accusent d&#8217;être un foyer du terrorisme international. Tout le monde semble vouloir les laisser faire. Tout le monde ? Non. Car Alexandre Taillard de Vorms, ministre français des Affaires étrangères, entend bien sauver la paix en convainquant la majorité du Conseil de sécurité de privilégier une issue pacifique à la crise.</p>
<p>Dans ce second volet de Quai d&#8217;Orsay, Arthur Vlaminck, jeune fonctionnaire responsable des « langages » est de nouveau propulsé dans la tourmente, avec ce devoir impérieux de trouver les mots justes pour exprimer les idées et intuitions de son ministre.</p>
<p>Le premier tome du diptyque était déjà brillant, érudit, se lisant de la première à la dernière case sans interruption autre que sourires et éclats de rire. Avec ce second tome, Christophe Blain (dessin) et Abel Lanzac (scénario) ont réussi le pari de réaliser une suite au moins aussi piquante que le tome 1. Le scénario est d&#8217;autant plus prenant qu&#8217;il s&#8217;inspire de l&#8217;expérience bien réelle d&#8217;Abel Lanzac, haut fonctionnaire, longtemps immergé dans l&#8217;entourage de Dominique de Villepin alors à la tête du Quai d&#8217;Orsay.</p>
<p>« Nous n&#8217;avons pas appelé le personnage du ministre “Dominique de Villepin” pour ne pas avoir à faire une chronique exacte », nous a expliqué Christophe Blain. « Tout ce qui est raconté est vrai, au détail près qu&#8217;il y a toujours dans la réalité beaucoup plus de conseillers, avec des ramifications plus complexes au sein des services. Certains personnages de la BD sont ainsi la synthèse de plusieurs personnes bien réelles ».</p>
<p>Et parmi les personnages « chimiquement pures », selon le dessinateur, Alexandre Taillard de Vorms alias Dominique de Villepin, ou encore le responsable du Moyen-Orient. L&#8217;ancien Premier ministre assume d&#8217;ailleurs parfaitement l&#8217;adaptation de sa personne en bande dessinée.</p>
<p>« Il dédicace parfois le livre », explique Christophe Blain. « Et lorsque Abel Lanzac lui a parlé du projet de la BD, de Villepin a répondu, ‘faites ce que vous voulez, je suis solide&#8217; ». Les deux auteurs ont cependant toujours refusé une interview croisée avec l&#8217;ancien conseiller de Jacques Chirac pour ne pas « tout mélanger, la BD étant avant tout libre et apolitique ».</p>
<p>Et le résultat est là, d&#8217;une oeuvre qui plonge son lecteur dans les coulisses de la fabrication de la politique étrangère française avec brio, faisant du temps de la lecture des deux tomes un moment purement jubilatoire. « L&#8217;écriture est tendue, remaniée, explorée dans les moindres détails sans que l&#8217;album soit didactique », a encore expliqué Christophe Blain.</p>
<p>« La difficulté a été de faire que l&#8217;album ne soit pas explicatif, pour dépeindre un univers complexe avec une impression permanente de fluidité ».</p>
<p>Le tome 2, qui sort vendredi en librairie, est d&#8217;ores et déjà le dernier de la série. Après s&#8217;être consacré pendant deux années presque exclusivement à Quai d&#8217;Orsay, Christophe Blain devrait enchaîner avec le quatrième album de Gus, avant de lancer son Isaac le Pirate dans de nouvelles aventures. Abel Lanzac travaille quant à lui sur un nouveau jeu de société tout en continuant sa carrière de haut fonctionnaire.</p>
<p>La fin de Quai d&#8217;Orsay ? Pas vraiment. Les deux auteurs, en parallèle de leurs nouvelles activités, travaillent activement sur le scénario de l&#8217;adaptation cinématographique de la BD, avec Bertrand Tavernier à la réalisation et à la production. Aucune date n&#8217;est cependant encore fixée pour le début du tournage, ni aucun nom arrêté pour le casting.</p>
<p>Source: ActuaLitté</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Villepin à l’ONU, côté coulisses</ins></strong></p>
<p>Le deuxième tome de Quai d’Orsay est dans les bacs, et pour tout fan de BD, c’est sûrement l’une des meilleures nouvelles de cette fin d’année. La sortie du premier opus, en 2010, avait été accueillie de manière très enthousiaste par le public et la critique. J’y avais d’ailleurs consacré un billet. Christophe Blain au dessin et Abel Lanzac, ancien collaborateur du Quai d’Orsay, au scénario arrivaient à retranscrire de manière surprenante l’atmosphère enfiévrée d’un cabinet politique. En l’occurrence celui de Dominique de Villepin, lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères.</p>
<p>Si le premier tome était composé de diverses saynètes du Quai d’Orsay, ce nouvel opus se concentre sur les coulisses d’un des discours les plus célèbres de la dernière décennie. Mais si, souvenez-vous, c’était avant le CPE et Clearstream, quand Dominique de Villepin était le phare du rayonnement de la France, et que la grande tige se faisait applaudir à tout rompre, le 14 février 2003, aux Nations Unies à New-York. C’était autre chose que Douste-Blazy.</p>
<p>Même si l’effet de surprise n’est plus là, le second tome reste dans la lignée du précédent, toujours aussi efficace. Rien d’étonnant car, comme le confie Christophe Blain, «l’album a été écrit dans la continuité du premier. On a achevé les planches du premier avant l’été 2009, et en septembre on attaquait le second. Ca s’est fait bien avant la sortie même du premier album. Le succès du premier ne nous a donc pas mis la pression». Car le premier album, distribué initialement à 15.000 exemplaires en librairies, s’est est fait vendu à plus de 110.000 copies. Du coup, c’est un tirage aussi important qui est prévu pour le second.</p>
<p>Quelques différences, tout-de-même, entre les deux volumes. Avec cette suite, on est moins dans la découverte, en suivant le héros principal, dans les petites scènes d’exposition, mais dans le sérieux avec les négociations qui s’enchaînent. Pourtant, malgré la complexité de certaines thématiques, la BD n’est jamais pesante.</p>
<p>«L’écriture est très tendue, très remaniée, pour qu’il y ait toujours de la fluidité, explique Christophe Blain. Il ne fallait pas être explicatif, il ne faut pas que le lecteur doive retourner à chaque fois dix pages en arrière pour comprendre de quoi on parle». Du coup, quelques artifices sont déployés pour faciliter la lecture: «Il y a beaucoup plus de conseillers et de directeurs en réalité, et le fonctionnement d’un cabinet est bien plus complexe, confesse Blain. Mais on a du réduire le nombre de personnages, sinon ça aurait été imbitable. Certains personnages sont chimiquement purs, comme le directeur de cabinet (ndlr: Pierre Vimont, qui est maintenant à la tête de la diplomatie européenne) ou le conseiller Moyen-Orient, d’autres sont des synthèses de plusieurs personnes».</p>
<p>«Quand on a vécu dans un milieu, on entend encore parler les personnages, explique ainsi Lanzac au Monde.fr – qui après avoir arpenté les cabinets ministériels est aujourd’hui inventeur de jeux de société! – «Face à une situation, on sait ce qu’ils auraient pu dire. On peut les faire parler, bouger à perte de vue.»</p>
<p><strong>Dark Vador, X-Or, Minotaure</strong></p>
<p>Hormis ces quelques arrangements, tout ce que raconte le diptyque des Quai d’Orsay est véridique et c’est pour cela que c’est aussi drôle. La scène d’anthologie où Taillard de Vorms (l’avatar de De Villepin dans la BD) ne peut s’empêcher de donner un cours de géopolitique quand il est en vacances au Club Med, pour le plus grand bonheur des touristes, est forcément vraie. Tout comme le désopilant passage où tout le cabinet ministériel s’entasse dans un avion Falcon étriqué et très bruyant.</p>
<p>«J’ai l’habitude de dessiner des trucs épiques, en décalage par rapport à la réalité, analyse Blain. Là je voulais rentrer dans la réalité, je me suis pris à contre-pied. Mais parler de politique, j’en ai rien à faire. Si je m’y suis intéressé, c’est grâce à Abel et aux histoires qu’il m’a racontées. C’était déjà de la BD».</p>
<p>Dans ma précédente chronique, j’avais eu l’occasion de développer tout ce qui faisait que Villepin était un parfait héros de BD. Une des grandes qualités de Quai d’Orsay, c’est que ses auteurs ne collent pas absolument à la personne de Dominique de Villepin («De toutes façons, les biopic, c’est toujours très chiant», tranche Blain) mais se l’approprient, et la réinterprètent.</p>
<p>Dans le premier opus, le ministre était parfois représenté en Dark Vador ou en X-Or. Dans ce second album, il se métamorphose en Minotaure errant dans le dédale de la diplomatie.</p>
<p>A l’instar de films comme la Conquête ou l’Exercice de l’Etat, Quai d’Orsay fait de l’homme politique une figure mythologique des temps modernes.</p>
<p>Source: Laureline Karaboudjan (Blog Slate)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>&laquo;&nbsp;Quai d&#8217;Orsay&nbsp;&raquo;: un 2e mandat pour la BD best-seller et bientôt un film</ins></strong></p>
<p>La BD à succès &laquo;&nbsp;Quai d&#8217;Orsay&nbsp;&raquo; (Dargaud), plongée décapante dans l&#8217;hystérie d&#8217;un cabinet ministériel dont le dernier volet sort vendredi, va être adaptée au cinéma par Bertrand Tavernier, ce qui remplira d&#8217;aise le sémillant Alexandre Taillard de Vorms, héros de l&#8217;album.</p>
<p>Le premier tome de &laquo;&nbsp;Quai d&#8217;Orsay, chroniques diplomatiques&nbsp;&raquo;, sorti au printemps 2010, s&#8217;est vendu à quelque 120.000 exemplaires, selon l&#8217;éditeur.</p>
<p>C&#8217;est le réalisateur français Bertrand Tavernier qui adaptera &laquo;&nbsp;Quai d&#8217;Orsay&nbsp;&raquo; au cinéma.</p>
<p>Les deux auteurs, le dessinateur Christophe Blain et le scénariste au pseudonyme d&#8217;Abel Lanzac, venu lui-même du Quai d&#8217;Orsay, signeront le scénario du film dont le<br />
financement est en cours, précise Dargaud.</p>
<p>Dans le tome 2, l&#8217;inoubliable ministre est emporté dans le tourbillon diplomatique<br />
précédant l&#8217;invasion de l&#8217;Irak, de Paris à la tribune de l&#8217;ONU à New York, en passant par&#8230; le Club Med. Opposé à l&#8217;intervention américaine, le virevoltant Taillard de Vorms s&#8217;évertue à rallier à sa position les autres membres du Conseil de sécurité. Epaules larges, allure altière, chevelure ondoyante, verbe épique et parole qui claque, le ministre est sur la brèche jour et nuit et rend fou son cabinet.</p>
<p>Impossible de ne pas retrouver en lui Dominique de Villepin qui fut en 2003 à l&#8217;ONU<br />
l&#8217;incarnation de l&#8217;opposition de la France à la guerre en Irak&#8230; Mais, dans la BD, côté<br />
coulisses déjantées.</p>
<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;exercice du pouvoir procure l&#8217;effet d&#8217;une drogue dure&nbsp;&raquo;, admet le scénariste, ancien collaborateur de Villepin et aujourd&#8217;hui inventeur de jeux de société.</p>
<p><strong>Crédibilité</strong></p>
<p>Les scènes truculentes se succèdent. On voit le ministre, en short et portable vissé à l&#8217;oreille, pérorer sur la politique internationale devant des touristes, martyriser son<br />
conseiller en &laquo;&nbsp;langages&nbsp;&raquo;, Arthur Vlaminck&#8230; Sous pression, son équipe rédige un communiqué sur la Corée du Nord à quatre pattes dans un couloir.</p>
<p>Taillard de Vorms cite Démocrite en rentrant de son jogging quotidien, plus survolté que jamais. Il exige de son conseiller une &laquo;&nbsp;tribune, et pas une sauce qui coule entre les doigts&nbsp;&raquo; ou s&#8217;imagine soudain en réincarnation du Minotaure&#8230;</p>
<p>Les épisodes vachards s&#8217;enchaînent au fil des pages et de l&#8217;actualité internationale. &laquo;&nbsp;Seul un auteur qui a fréquenté les couloirs du Quai d&#8217;Orsay pouvait rendre avec autant de vérité son fonctionnement&nbsp;&raquo;, analyse l&#8217;éditeur François Le Bescond, sans révéler l&#8217;identité de Lanzac.</p>
<p>Cette crédibilité, alliée au talent de Blain au dessin, est l&#8217;une des forces de l&#8217;album, même si dialogues et situations rocambolesques sont outrés. &laquo;&nbsp;Les albums ont été élaborés dans une atmosphère de folie comparable à celle que nous décrivons&nbsp;&raquo;, racontent les auteurs, cités par l&#8217;éditeur.</p>
<p>Après s&#8217;être consacré à &laquo;&nbsp;Quai d&#8217;Orsay&nbsp;&raquo; pendant deux ans, Christophe Blain doit enchaîner avec le 4e album de &laquo;&nbsp;Gus&nbsp;&raquo;, avant d&#8217;autres aventures de &laquo;&nbsp;Isaac le Pirate&nbsp;&raquo;, prix du meilleur album 2002 à Angoulême.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Villepin cartonne en BD</ins></strong></p>
<p>Revoilà Alexandre Taillard de Worms : son costume jamais trop grand pour ses épaules, sa façon de faire trembler les murs quand il surgit dans une pièce, son cynisme à deux balles, son inépuisable capacité à lessiver son entourage et ses formules inspirées&#8230;</p>
<p><em>A suivre&#8230;</em></p>
<p>Source: Le Parisien</p>
<p>*****</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Quai d&#8217;Orsay, chroniques diplomatiques&nbsp;&raquo;, tome 2 &#8211; scénario Abel Lanzac, dessin Christophe Blain &#8211; 104 p. 16,95 euros</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prix Goncourt pour &quot;L&#039;Art français de la guerre&quot; d&#039;Alexis Jenni, coup de coeur littéraire de Dominique de Villepin</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2011/11/05/8290-prix-goncourt-pour-lart-francais-de-la-guerre-dalexis-jenni-coup-de-coeur-litteraire-de-dominique-de-villepin/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Nov 2011 17:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français, a été attribué mercredi à Alexis Jenni pour son premier roman &#171;&#160;L&#8217;Art français de la guerre&#160;&#187; (Gallimard), une fresque entre Indochine et Algérie qui questionne l&#8217;héritage des guerres coloniales. Dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français, a été attribué mercredi à Alexis Jenni pour son premier roman &laquo;&nbsp;L&#8217;Art français de la guerre&nbsp;&raquo; (Gallimard), une fresque entre Indochine et Algérie qui questionne l&#8217;héritage des guerres coloniales.</p>
<p><a href="http://www.dominiquedevillepin.fr/2011/09/27/etrange-pays-langue/">Dans un billet publié fin septembre sur son blog officiel</a>, Dominique de Villepin qualifiait Alexis Jenni d&#8217; &laquo;&nbsp;incontestable révélation de cet automne littéraire&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Dans ce livre qui m’a saisi plus qu’aucun autre roman depuis longtemps, j’ai trouvé de profondes résonances avec des questions que je me suis toujours posées, des questions qui ont accompagné tout mon parcours. J’ai la conviction que beaucoup de Français y trouveraient formulées enfin les interrogations dont ils ne savent pas encore qu’ils se les posent depuis longtemps déjà&nbsp;&raquo;, écrivait l&#8217;ancien Premier Ministre.</p>
<p><span id="more-8290"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>&laquo;&nbsp;En cet étrange pays qu’est la langue&nbsp;&raquo;, le billet écrit par Dominique de Villepin fin septembre</strong></strong></p>
<p>Nous habitons la langue française. Ses souvenirs. Ses accents. Ses non-dits. C’est la leçon du livre d’Alexis Jenni, l’Art français de la guerre, incontestable révélation de cet automne littéraire. « La langue est la nature dans laquelle nous grandissons ; elle est le sang que l’on transmet et qui nous nourrit. Nous baignons dans la langue et quelqu’un a chié dedans. Nous n’osons plus ouvrir la bouche de peur d’avaler un de ces étrons du verbe. Nous nous taisons. Nous ne vivons plus. »</p>
<p>Dans ce livre qui m’a saisi plus qu’aucun autre roman depuis longtemps, j’ai trouvé de profondes résonances avec des questions que je me suis toujours posées, des questions qui ont accompagné tout mon parcours. J’ai la conviction que beaucoup de Français y trouveraient formulées enfin les interrogations dont ils ne savent pas encore qu’ils se les posent depuis longtemps déjà. (&#8230;)</p>
<p>Ce narrateur, avec sa parole circulaire, remâchée, changeante dresse le portrait en miroir d’une France subjective et fiévreuse. « La France est une façon d’expirer. » Ce mystère français, nous l’avons devant les yeux chaque jour et notre incompréhension nous a réduits à l’impuissance.</p>
<p>On sent que c’est un livre à déclenchement. Un livre qui a mûri et qui est soudain apparu nécessaire face aux implosions sourdes de notre pays, face aux émeutes des banlieues, face aux non-dits coloniaux qui aujourd’hui encore hantent la France, toute la France, y compris celle à laquelle appartient le Narrateur lui-même, cette « classe moyenne volontairement aveugle aux différences » qui croit avoir tourné la page coloniale et en est en fait le refoulement même. (&#8230;)</p>
<p>A bien des égards il s’agit d’un roman hors-norme dans un temps où la littérature française peine à trouver du souffle.</p>
<p>C’est un roman de l’histoire, parce  qu’il prend à bras le corps, sans complaisance et sans repentance plaquée, cinquante années d’événements qui ont façonné la France d’aujourd’hui, de la débâcle à l’indépendance algérienne.</p>
<p>C’est en même temps un roman de la nation qui va fouiller dans les chairs, dans les âmes et dans les mots, avec humilité et sincérité, par exemple lorsqu’il s’agit de ce mot France qu’on n’ose plus prononcer avec un grand F ou lorsqu’il s’agit d’évoquer de quelques phrases la figure tutélaire de notre temps, ce général de Gaulle appelé « le Romancier ».</p>
<p>(&#8230;) C’est l’inverse d’un manuel de solutions simples et définitives:  un recueil d’interrogations. C’est l’inverse de cette galerie de Héros de la France que la Maison de l’Histoire de France doit nous proposer : une histoire d’hommes et de femmes face à des choix. Et au cœur de tout cela avance un effort de réconciliation, de désenfouissement des mémoires, au scalpel de la langue.</p>
<p>C’est, surtout, un roman de la langue – et après tout le roman des origines n’est rien d’autre qu’une langue, en rupture, défense et illustration d’une autre, langue romane contre langue latine. Alexis Jenni accomplit un acte de foi qui enracine d’emblée ce livre dans une longue histoire littéraire française. (&#8230;)</p>
<p>La langue est partout. Elle se démultiplie en autant de portes d’entrées dans ce livre, ou plutôt de tentacules. Le sens des paysages qui tout à coup vous explosent à la figure et qui ont cela d’absolu qu’ils ne sont pas nécessaires. L’interrogation sur ce qu’est le récit, ce qu’est la peinture, ce que peut en un mot l’art. Parce que l’auteur sent que la langue ne peut se mettre en scène sans s’interroger en même temps sur ses propres artifices. (&#8230;)</p>
<p>Car voilà bien le malheur que nous vivons, la langue politique s’est appauvrie, diluée comme une soupe famélique. Un bouillon clair, quelques grumeaux d’idées toutes faites, des filaments d’attaques personnelles, d’injures, de petites phrases qui surnagent. La politique nous parle une langue désertée par le cœur et par l’esprit, à tel point qu’elle est devenue incompréhensible aux Français, alors qu’elle a vocation à incarner et à devenir. Elle est tout à la fois héritage et art de vivre, singularité et universalisme, rencontre et échange. Nous ne nous en sortirons qu’en y remettant des sentiments, des émotions, de la générosité, de la hauteur, en un mot et quoi qu’on en dise, de l’amour de la France et des Français. Des majuscules, des accents divers et une inspiration collective.</p>
<p>Source: <a href="http://www.dominiquedevillepin.fr/2011/09/27/etrange-pays-langue/">Blog officiel de Dominique de Villepin</a></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Alexis Jenni remporte le Goncourt</ins></strong></p>
<p>Le Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français, a été attribué mercredi à Alexis Jenni pour son premier roman, L&#8217;art français de la guerre (Gallimard), fascinante fresque entre Indochine et Algérie qui questionne l&#8217;héritage des guerres coloniales.</p>
<p>Grand favori de ce prix convoité, ce professeur lyonnais de biologie de 48 ans a été choisi «au premier tour par 5 voix contre 3 à Carole Martinez», a annoncé chez Drouant l&#8217;un des membres du jury Didier Decoin.</p>
<p>Deux autres prétendants étaient en lice, Sorj Chalandon, déjà lauréat du Grand prix du roman de l&#8217;Académie française jeudi, Carole Martinez et l&#8217;écrivain haïtien Lyonel Trouillot.</p>
<p>Alexis Jenni l&#8217;avoue humblement, il se considérait jusqu&#8217;ici comme «un écrivain du dimanche». Cet agrégé de biologie n&#8217;a pourtant jamais cessé d&#8217;écrire depuis vingt ans, mais «de petites choses» restées dans ses tiroirs ou qui n&#8217;ont pas marché.</p>
<p>Il s&#8217;attelle voici cinq ans à ce livre, récit d&#8217;aventure et réflexion sur l&#8217;héritage des conflits coloniaux. Son épopée entre Indochine et Algérie achevée, il envoie son manuscrit de près de 700 pages, par la poste, à un seul éditeur, Gallimard, dont c&#8217;est le centenaire et qui flaire aussitôt la révélation de la rentrée.</p>
<p>La plupart des critiques sont aussi conquis et les éloges pleuvent depuis la sortie du livre sur cet amoureux du cinéma, de bandes dessinées et de la botanique, <a href="http://jalexis2.blogspot.com/">qui tient un blog dessiné, Voyages pas très loin</a>.</p>
<p>Loin des premiers romans souvent nombrilistes, L&#8217;art français de la guerre, au style classique, épique, parfois un peu grandiloquent, est un chant inspiré, baigné de sang et de combats, une méditation sur l&#8217;identité nationale et ces vingt ans de guerres coloniales qui marquent encore les esprits aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Le roman, très lisible mais exigeant, a déjà été vendu à plus de 56 000 exemplaires. Il devrait bientôt faire beaucoup mieux : un Goncourt se vend en moyenne à 400 000 exemplaires.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Alexis Jenni, prix Goncourt : « J’espère bien reprendre le cours de ma vie »</ins></strong></p>
<p>« Je ne le vois pas, il est où notre prix Goncourt ? » Adossée aux rayonnages, Odile se balance de gauche à droite. Sur un pied, puis l’autre. Il fallait parfois se contorsionner, hier à la librairie Decitre, place Bellecour, pour apercevoir Alexis Jenni. L’auteur lyonnais, tout juste auréolé du prestigieux prix littéraire, y donnait, en fin d’après-midi, une séance de dédicaces attendue.</p>
<p>La salle s’est rapidement révélée trop étroite pour accueillir plus d’une centaine de lecteurs, venus les bras chargés d’un ou plusieurs exemplaires du livre primé « L’Art français de la guerre ». Même sans l’iconique bandeau rouge. Assise patiemment au premier rang, Annie a les genoux occupés par trois exemplaires. « C’est pour offrir à des proches et partager avec eux un agréable moment de littérature. » Le bouquin, elle l’a lu, dévoré, en « quinze jours à peine ».</p>
<p>C’est, par le couloir, où les retardataires tentent, cahin caha, de se frayer un chemin qu’Alexis Jenni fait son entrée. Standing ovation et première salve d’applaudissements. Chemise blanche entrouverte et pantalon beige, l’auteur de 48 ans traverse la salle le pas léger, malgré le poids médiatique des derniers jours. Affable, il confie, aux micros qui se tendent à lui, ne « pas avoir été préparé à cet emballement. J’improvise de jour en jour ».</p>
<p>Aujourd’hui, les habitudes sont revenues. À la ville, à savoir quand il n’écrit pas, il est professeur de biologie au lycée Saint-Marc, à deux pas. D’ailleurs, il sort de cours. Une rentrée qu’il a voulue sans médias. « Je suis entré discrètement par une porte dérobée pour manifester ma présence auprès de mes Terminales. C’est un moyen de revenir sur terre. J’espère bien reprendre le cours de ma vie », explique, l e visage barré d’un sourire, celui qui se décrivait jusque-là comme « un écrivain du dimanche ». Et sur quoi portait la leçon du jour ? « L’Évolution. Et j’espère ne pas avoir trop changé ».</p>
<p>Après une conférence d’avant-dédicaces, durant laquelle l’auteur s’est prêté au jeu des questions-réponses, une file d’attente a pris forme. Au bout, la signature convoitée de celui qui fait une entrée distinguée dans la cour des grands. Pour un auteur, une séance de dédicaces sur ses terres, est l’occasion de retrouvailles, d’anecdotes et de petites histoires dans la grande. Qui plus est quand il est professeur. Quand Claire tend son bouquin à « M. Jenni », on comprend rapidement qu’elle a été son élève. Assidue, elle a presque terminé l’ouvrage : « C’est drôle, quand je le lis, je retrouve des expressions qui rappellent ses cours. C’est un professeur peu ordinaire. Il m’a transmis plus que des compétences ».</p>
<p>Derrière, Dominique se tient visiblement émue. Celui qu’elle appelle « Alexis », elle ne l’a pas oublié. Elle était son professeur de lettres en Seconde. Aujourd’hui le « gamin » devenu grand et un Goncourt après, elle confesse : « Quand j’avais une pile de copies, je mettais la sienne en dernière. C’était mon réconfort. »</p>
<p>Source: Le Progrès de Lyon (édition du 5 novembre 2011)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>L&#8217;Art français de la guerre, d&#8217;Alexis Jenni</ins></strong></p>
<p>Le premier roman d&#8217;un professeur de biologie, L&#8217;Art français de la guerre d&#8217;Alexis Jenni, est un coup de maître.</p>
<p>«Qu’est-ce qu’un héros ? Ni un vivant ni un mort, un être qui pénètre dans l’autre monde et qui en revient.» À la lumière de cette citation de Pascal Quignard, on mesure mieux la personnalité du capitaine Victorien Salagnon, personnage central et ambigu de ce gros roman, et le dialogue qu’il noue avec un jeune homme désoeuvré, reclus dans la banlieue lyonnaise, qui passe son temps à trafiquer ses arrêts de travail, à faire l’amour, à boire et à regarder des films de guerre. L’ex-parachutiste raconte avec un mélange d’horreur et de pudeur, à son cadet fasciné, les conflits où il a servi. En échange, il l’initie au maniement de l’encre.</p>
<p>L’Art français de la guerre : un titre bien rébarbatif, où Alexis Jenni, né en 1963, et dont c’est le premier ouvrage, parcourt vingt-neuf ans de colonisation française. L’Indochine, le Viêtnam, l’Algérie. On pourrait croire à une réflexion sur l’absurdité des conquêtes, si l’auteur ne portait son récit à des hauteurs spirituelles, avec un style parfait d’équilibre. Il va plus loin que Camus, lequel n’envisageait pas une Algérie non française.</p>
<p>Les guerres de colonisation ont fait couler autant d’encre que de sang. C’est à l’encre que s’attache l’ex-officier. Celle dont il tirait, sur le papier, entre deux coups de canon, la pureté que la confusion générale interdisait. Celle qui noircit les Mémoires du général de Gaulle, baptisé «le Romancier», champion du mentir-vrai,  quand il travestit ce qui gêne et passe sous silence ce qui dérange. De Gaulle est le plus grand menteur de tous les temps, mais il l’était comme mentent les romanciers. Il construisit par son verbe, pièce à pièce, la légende dont nous avions besoin pour habiter le XXe siècle». De Gaulle menteur ? Avant mai 1968, il avait écrit que l’Algérie française était une utopie ; quand il a constaté à Alger l’immense ferveur des pieds-noirs et la possibilité d’une amitié franco-musulmane, il a cru un moment que la chose était possible. Il a très vite déchanté. Son « Je vous ai compris » était-il sincère, avant sa volte-face, ou bien voulait-il faire avaler progressivement la couleuvre ? Les avis ont toujours divergé. Mais Alexis Jenni tient à la thèse de l’anagogie. Dans la jungle des partis pris, avoir un ennemi simplifie et rassure. Dans les livres, on en triomphe toujours. Ni Bodard ni Kessel, Jenni condamne l’héroïsme. Les guerres de colonisation sont de sales guerres, suivies de parfaits exemples de décolonisation ratée.</p>
<p>Le maître et l’élève trouvent la source de la sauvagerie coloniale dans l’exacerbation des différences et de l’identité nationale, dans l’obsession de la race et de la « ressemblance héréditaire », d’où découle le sectarisme. L’amour, le désir sexuel, l’art leur paraissent de saines alternatives, capables de transfigurer la haine aveugle : « Comment supporterais-je cet encombrement qu’est l’autre, si le désir que j’ai de lui ne me fait pas tout lui pardonner ? » Et sans désir de l’autre, que reste-il, sinon l’envie de le voir disparaître ? L’identité selon Alexis Jenni est à trouver dans le langage et le sexe, sous un ciel de neige peint à l’encre noire.</p>
<p>Mais tout est guerre, selon lui ; « la taupe cannibale » de la furia francese rampe et gronde partout, même en temps de paix. Dans le couple ; lors des émeutes ; dans les files d’attente devant une pharmacie de nuit où l’on cherche à grappiller une place ; dans l’acte de consommer (le narrateur lit le mot « enfant » sur une barquette de viande, à côté d’abats étiquetés « animaux »). Violence partout tapie, partout à l’oeuvre. L’État lui-même « veut que l’autre se taise ; il faut le réduire à quia, trancher sa gorge parlante ».</p>
<p>La torture est au coeur du débat, jamais décrite, non plus que le compagnon du narrateur ne s’englue dans la poliorcétique des combats (l’art d’assiéger les villes). Il rappelle que «le français est la langue internationale de l’interrogatoire». L’impossible situation des pieds-noirs installe la perfide question de la race, « l’idée visible qui permet le contrôle. La ressemblance physique, confondue avec l’identité, permet le maintien de l’ordre ». Quand le narrateur demande au vétéran s’il a torturé, l’autre répond qu’il a fait pis : «Nous avons manqué à l’humanité.» Tout ce livre tient au creux d’une phrase : «On n’apprend pas impunément la liberté, l’égalité et la fraternité à des gens à qui on les refuse».</p>
<p>Inconnu dans le milieu de l’édition, Alexis Jenni ne le restera pas longtemps. Ce premier roman, chef-d’oeuvre de mesure, que rehaussent l’art et le désir salvateurs, est un coup de maître.</p>
<p>Source: Vincent Landel (Le Magazine Littéraire &#8211; 31 août 2011)</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Disparition de Jorge Semprun, co-auteur avec Dominique de Villepin de L&#039;Homme européen (Plon)</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2011/06/08/6907-disparition-de-jorge-semprun-coauteur-avec-dominique-de-villepin-de-lhomme-europeen/</link>
		<comments>https://www.2villepin.fr/index.php/2011/06/08/6907-disparition-de-jorge-semprun-coauteur-avec-dominique-de-villepin-de-lhomme-europeen/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 00:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://2villepin.free.fr/blog/?p=6907</guid>
		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Semprun.jpg" alt="" /></p> <p>L'écrivain et homme politique espagnol Jorge Semprun s'est éteint mardi à 87 ans, à Paris.</p> <p>Jorge Semprun avait co-signé avec Dominique de Villepin L'Homme Européen, paru chez Plon en avril 2005.</p> <p>L'ancien Premier Ministre lui a rendu hommage dans un communiqué publié mercredi.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Semprun.jpg" alt="" /></p>
<p>L&#8217;écrivain et homme politique espagnol Jorge Semprun s&#8217;est éteint mardi à 87 ans, à Paris.</p>
<p>Jorge Semprun avait co-signé avec Dominique de Villepin L&#8217;Homme Européen, paru chez Plon en avril 2005.</p>
<p>L&#8217;ancien Premier Ministre lui a rendu hommage dans un communiqué publié mercredi.</p>
<p><span id="more-6907"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Le communiqué de Dominique de Villepin</ins></strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;La disparition de Jorge Semprun laisse un vide immense.</p>
<p>Il a été pour moi, depuis longtemps, un ami et un exemple. Il incarnait à mes yeux les combats, les engagements et le courage fortifiés dans un siècle de terreur en même temps que la volonté infatigable de transmettre au siècle suivant et aux jeunes générations une conception exigeante de l’Homme. Il restera à cet égard le symbole de l’intellectuel humaniste, capable, face à l’insupportable,  de prendre les armes pour ses idées, l’homme du combat et de l’espoir.</p>
<p>Lorsque nous avons écrit ensemble <em>L’Homme Européen</em>, j’ai découvert un homme de partage, des mots, des idées et des passions dont l’exemple ne cessera de m’accompagner.</p>
<p>Je veux saluer aujourd’hui la mémoire d’un républicain, d’un résistant et d’un européen d’exception, d’un homme qui sut être l’Armée des Ombres à lui tout seul.</p>
<p>Je pense, une fois encore, à ces phrases, placées dans <em>L’Ecriture ou la vie</em>&nbsp;: &laquo;&nbsp;Nous partagions cette mort qui s’avançait, obscurcissant leurs yeux, comme un morceau de pain&nbsp;: signe de fraternité. Comme on partage la vie qui vous reste. La mort, un morceau de pain, une sorte de fraternité&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: <a href="http://www.dominiquedevillepin.fr">Blog de Dominique de Villepin</a></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>La disparition de Jorge Semprun</ins></strong></p>
<p>L&#8217;écrivain espagnol, dont la majeure partie de l&#8217;oeuvre littéraire est rédigée en français, s&#8217;est éteint mardi à 87 ans, à Paris. Ancien résistant et homme politique influent, Jorge Semprun a été le reflet vivant d&#8217;une Europe en proie aux turbulences de l&#8217;histoire.</p>
<p>Espagnol à Paris, Français à Madrid, Jorge Semprun était l&#8217;archétype de l&#8217;Européen né entre les deux guerres. Pour ce fils d&#8217;ancien diplomate du Front populaire espagnol, issu de la bourgeoisie madrilène, les convictions européennes furent une constante familiale. Question d&#8217;éducation…</p>
<p>Car l&#8217;Espagne du début du XXe siècle, contrairement à ce que l&#8217;on peut imaginer parfois, n&#8217;était pas enfermée dans un nombrilisme péninsulaire. Au contraire, la culture française y tint toujours une large place, au même titre que la culture allemande dont l&#8217;intrusion remonte au XIXe siècle. Les grands penseurs allemands, abondamment traduits en Espagne ont certainement influencé la pensée de l&#8217;intelligentsia madrilène… Sans oublier le nec plus ultra&nbsp;: les inoubliables gouvernantes allemandes, longtemps jugées indispensables à l&#8217;éducation des petits espagnols de la haute société&nbsp;!</p>
<p>Jorge Semprun a grandi dans cette ambiance entre un père cultivé, lecteur assidu de la revue française Esprit, et une gouvernante germanique qui lui inculqua ses premières notions d&#8217;allemand, à l&#8217;heure où il commençait à peine à s&#8217;exprimer en espagnol.</p>
<p>En 1936, lorsque la guerre civile jette les Semprun sur les routes de l&#8217;exil, le petit Jorge a treize ans. Il parle aussi bien l&#8217;allemand et le français que l&#8217;espagnol&nbsp;; mais son passage au lycée Henri IV à Paris va en faire un véritable bilingue qui manie avec autant de finesse la langue de Victor Hugo que celle de Cervantès. Au point qu&#8217;il lui arrive parfois, quand il prend des notes personnelles de commencer une phrase en français et de l&#8217;achever en castillan… C&#8217;est une «&nbsp;espèce de schizophrénie du langage », ironisait Jorge Semprun qui avouait&nbsp;: «Ce qui m&#8217;intéresse le plus dans la vie, c&#8217;est la communication».</p>
<p>L&#8217;itinéraire de Jorge Semprun est le reflet vivant d&#8217;une Europe en proie aux turbulences de l&#8217;histoire. Très tôt engagé dans la Résistance française dans les rangs des communistes, il a vingt ans lorsqu&#8217;il débarque à Buchenwald. Comme la plupart des communistes enfermés dans ce camp, il est chargé de l&#8217;organisation du travail et de l&#8217;affectation de la main-d&#8217;œuvre. Il y restera jusqu&#8217;au 24 avril 1945. Deux ans qui le marqueront&nbsp;; deux ans de souvenirs, d&#8217;images, d&#8217;angoisses qu&#8217;il mettra dix-sept ans à assimiler, le temps que l&#8217;oubli panse les plaies&nbsp;; le temps que la pudeur s&#8217;efface devant le témoignage pour aboutir en 1963 à un premier livre bouleversant, Le Grand Voyage.</p>
<p>Aussitôt libéré, Jorge Semprun reprend ses activités politiques. De 1953 à 1963, il dirige le Parti communiste espagnol dans la clandestinité, changeant plusieurs fois d&#8217;identité&nbsp;; tantôt à Madrid, tantôt à Paris, on le rencontre en compagnie de Vian, de Vailland, de Desanti ou de Merleau-Ponty. Un itinéraire sans faille d&#8217;un communiste convaincu, engagé dans les croisades contre le franquisme. Puis en 1964, c&#8217;est l&#8217;exclusion du parti, prononcée par Santiago Carrillo, pour délit d&#8217;eurocommunisme.</p>
<p><strong>Homme de double culture</strong></p>
<p>Français&nbsp;? Espagnol&nbsp;? Héros et antihéros&nbsp;? Aventurier et penseur&nbsp;? Jorge Semprun a besoin de faire le point. Il entre en littérature. Il prend le temps de vivre, musarde à Saint-Germain-des-Prés, hante le marché de Buci à la recherche des odeurs et des couleurs. Ses livres sont autobiographiques, directement écrits en Français. L&#8217;un d&#8217;eux, La Deuxième Mort de Ramon Mercader lui vaudra en 1969, le prix Fémina.</p>
<p>Mais c&#8217;est l&#8217;aventure cinématographique qui lui permet d&#8217;assurer sans heurts la transition entre le militant et l&#8217;écrivain. En lui commandant le scénario de La guerre est finie, Alain Resnais l&#8217;aide à changer de peau. «&nbsp;Cela m&#8217;a permis de gagner trois ans », avoue Semprun qui considère cette expérience comme son purgatoire. De cette époque date sa rencontre avec Yves Montand. Une profonde amitié va naître à travers leur communisme sceptique et leurs illusions perdues. Une étroite collaboration va aboutir aux trois grands films de Costa-Gavras&nbsp;: L&#8217;Aveu , Z et État de siège.</p>
<p>Avec la mort de Franco en 1975 et le vent de liberté qui souffle sur l&#8217;Espagne, Semprun se sent délié de tout serment. Le Parti communiste espagnol étant légalisé, plus rien ne pouvait empêcher en 1977 la publication de L&#8217;Autobiographie de Federico Sanchez (un des pseudonymes de Semprun dans la clandestinité). Ce livre écrit en castillan qui évoque son itinéraire communiste n&#8217;a guère été apprécié par ses anciens compagnons. Peu importe, Semprun devait l&#8217;écrire pour en finir une fois pour toutes avec cette vieille obsession qui l&#8217;empêchait de reconquérir son identité.</p>
<p>Taxé par la gauche espagnole d&#8217;anticommunisme viscéral, accusé d&#8217;avoir viré à droite, Jorge Semprun a fait pendant trois ans l&#8217;expérience du pouvoir comme ministre de la Culture dans le gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez. Homme de double culture, il était peut-être le plus à même de veiller à la bonne place de l&#8217;Espagne dans le concert européen. Homme d&#8217;ouverture, il considérait ainsi son rôle de ministre&nbsp;: «&nbsp;être à l&#8217;écoute de la société et répondre d&#8217;une façon positive ou négative à ses demandes.»</p>
<p>Mais les opinions tranchées de Semprun, ses diatribes contre le conservatisme idéologique et le sectarisme aveugle de certains compagnons de Felipe Gonzalez lui ont attiré des inimitiés. Alors, le 12 mars 1991, Jorge Semprun est retourné à sa vie de simple citoyen partagée entre la France et l&#8217;Espagne. En 1996, il est élu à l&#8217;Académie Goncourt&nbsp;; il n&#8217;a pas pu entrer à l&#8217;Académie française car il a conservé la nationalité espagnole. En 2004, il a reçu le Prix Ulysse pour l&#8217;ensemble de son œuvre. Le 30 novembre 2007, il a reçu les insignes de docteur honoris causa de l&#8217;Université Rennes 2 Haute Bretagne.</p>
<p>Source: Le Figaro</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Décès de l&#8217;écrivain et homme politique espagnol Jorge Semprun</ins></strong></p>
<p>L&#8217;écrivain et homme politique espagnol Jorge Semprun est décédé à Paris à l&#8217;âge de 87 ans.</p>
<p>Né en 1923 à Madrid, Semprun a quitté l&#8217;Espagne en 1936, sa famille s&#8217;exilant au début de la guer<br />
re civile espagnole. Pendant la guerre, il s&#8217;engage dans la résistance française et adhère au Parti communiste espagnol.</p>
<p>Arrêté par les Allemands, il est envoyé au camp de Buchenwald où il survit jusqu&#8217;à sa libération par les troupes américaines.</p>
<p>Après la guerre, Jorge Semprun milite contre le régime de Franco, en tant que militant communiste, mais il est exclu du parti dans les années 60.</p>
<p>S&#8217;il se consacre par la suite en grande partie à l&#8217;écriture, il ne renonce pas pour autant à la politique et accepte d&#8217;être ministre de la Culture de 1988 à 1991, dans le cabinet du président du gouvernement socialiste Felipe Gonzalez.</p>
<p>Couronné en France pour son oeuvre écrite en grande partie en français, il a reçu le prix Fémina en 1969 pour La deuxième mort de Ramon Mercader. Il avait rejoint l&#8217;Académie Goncourt en 1996.</p>
<p>Source: Reuters</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>L&#8217;Homme européen (Plon, avril 2005)</ins></strong></p>
<p>Deux personnalités qu&#8217;apparemment tout oppose s&#8217;accordent pour défendre le parti de l&#8217;Europe. Parmi les nombreux essais et réflexions suscités par la question européenne, ce livre se distingue par l&#8217;originalité de son concept&nbsp;: la réunion de deux personnalités aussi connues et aussi différentes apporte au débat une dimension et une richesse toutes particulières.</p>
<p>Pourquoi un écrivain et un ministre, un Français et un Espagnol, un militant républicain et un gaulliste fervent se retrouvent-ils dans le désir de défendre le même rêve européen&nbsp;?</p>
<p>Pourquoi deux hommes de langues différentes, engagés dans des chemins différents, nourris de mémoires différentes, d’images différentes, rassemblent-ils leurs énergies pour soutenir un même projet, celui d’une Europe de paix et de démocratie&nbsp;?</p>
<p>En neuf chapitres définissant les divers aspects de la construction européenne, Dominique de Villepin et Jorge Semprun confrontent leurs expériences, leurs sensibilités, leurs analyses, pour une conclusion commune.</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Des images de l&#8217;hommage rendu à Jorge Semprun le samedi 11 juin, dans la cour du lycée Henri-IV à Paris</ins></strong></p>
<p> <img src="/images/Villepin 110611_1.jpg" alt="" /></p>
<p> <img src="/images/Villepin 110611_2.jpg" alt="" /></p>
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		<title>Communiqué de Dominique de Villepin: &quot;Edouard Glissant, un citoyen de l&#039;universel&quot;</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2011/02/03/1784-communique-dominique-de-villepin-edouard-glissant-un-citoyen-de-l-universel/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img src="http://www.africultures.com/tables/artistes/images/edouard_glissant.jpg" alt="" /></p> <p>Dans ce billet, le communiqué de Dominique de Villepin jeudi, ainsi que le verbatim de son intervention sur France Culture lors de l'hommage rendu à Edouard Glissant vendredi.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.africultures.com/tables/artistes/images/edouard_glissant.jpg" alt="" /></p>
<p>Dans ce billet, le communiqué de Dominique de Villepin jeudi, ainsi que le verbatim de son intervention sur France Culture lors de l&#8217;hommage rendu à Edouard Glissant vendredi.</p>
<p><span id="more-1784"></span></p>
<p><strong><ins>Le Communiqué de Dominique de Villepin (Jeudi 3 février)</ins></strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Edouard Glissant nous a quittés. Je perds avec lui un ami cher. Nous perdons tous avec lui un citoyen de l’universel à la vision et au verbe prophétiques et un inventeur de langues et d’images enraciné dans les mots du pays natal, la Martinique.</p>
<p>Il a œuvré avec acharnement, avec toute la révolte qui l’habitait, à la réconciliation d’un monde déchiré. A partir de l’expérience de son île et au moyen d’une culture prodigieuse capable de s’approprier le monde, Edouard Glissant s’est fait le passeur charnel d’un monde en archipel, dans lequel le métissage devenait la loi du changement et de la réparation. Sa poésie accueillait la créolité sans s’y réfugier mais pour en faire l’une des expériences intimes de l’humanité commune et préparer dans le secret de la page la créolisation du monde.</p>
<p>Enseignant sublime, il a passionné des générations d’étudiants et a su leur insuffler le goût de l’absolu, la rigueur de la pensée et de son application aux choses concrètes du monde, parce qu’il avait la conviction que tous les combats justes se construisent par la pensée, depuis sa réflexion sur la décolonisation et son travail sur la mémoire de l’esclavage jusqu’à ses prises de position sur le racisme et sur la question noire aux Etats-Unis, où il a longtemps enseigné. L’Institut du Tout-Monde qu’il a créé en 2007 incarne cet engagement et saura prolonger son œuvre au-delà de sa disparition.</p>
<p>Son exigence était celle d’unir toujours les mots aux actes, de ne jamais renoncer au présent et à l’urgence des engagements, de ne jamais renier les souffrances et les luttes, mais d’aller de l’avant.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dominique de Villepin<br />
Président de République Solidaire </p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Dominique de Villepin sur France Culture (Vendredi 4 février)</ins></strong></p>
<p>Vous pouvez réécouter l&#8217;intervention de Dominique de Villepin <a href="http://www.franceculture.com/player?p=reecoute-3781821#">en cliquant ici</a>, en toute fin d&#8217;émission.</p>
<p><strong>Dominique de Villepin, quel est l&#8217;art que pratiquait Edouard Glissant? La poésie, la politique ou la poétique?</strong></p>
<p>C&#8217;est d&#8217;abord pour moi un art de l&#8217;humanité, de la fraternité ou plutôt des humanités. On voit en l&#8217;écoutant, et c&#8217;est pour moi très émouvant, à quel point le tremblement de sa voix met en branle à la fois les mots et le monde.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;abord une conscience, une très grande conscience, qui nous a quittés et qui nous lègue cette conviction que la solitude de notre culture, la solitude de notre identité, la solitude de notre monde est immense, si nous ne sommes pas capables de nous ouvrir à l&#8217;autre, à d&#8217;autres cultures, à d&#8217;autres mondes.</p>
<p>C&#8217;est donc d&#8217;abord un message d&#8217;espoir et c&#8217;est pour ça que je rejoins Edwy Plenel quand il affirme, dans un magnifique hommage qu&#8217;il a rendu à Edouard Glissant, il affirme que c&#8217;est un penseur pour ce nouveau siècle, c&#8217;est un penseur pour demain. C&#8217;est quelqu&#8217;un qui nous ouvre les chemins, c&#8217;est quelqu&#8217;un qui nous rend plus forts, plus grands, c&#8217;est quelqu&#8217;un qui nous arme de cette idée qu&#8217;entre les empires, qu&#8217;entre les puissants, il y a des poussières fécondes qui agrandissent notre regard.</p>
<p><strong>Alors, une anecdote, Dominique de Villepin, pour mieux comprendre l&#8217;homme Edouard Glissant. Vous êtes Ministre de l&#8217;Intérieur, donc au milieu des années 2000, et il vient vous rendre visite au ministère. Et il paraît qu&#8217;il vous a demandé de le raccompagner jusqu&#8217;aux grilles du ministère. Pourquoi?</strong></p>
<p>C&#8217;est Edouard, c&#8217;est un homme qui ne s&#8217;enferme jamais et qui, pour plus de sécurité, éprouve le besoin d&#8217;un compagnon pour être sûr. (&#8230;) Il avait de très mauvais souvenirs et son inquiétude de l&#8217;enfermement, du repli sur soi, cette menace qui guette faisait qu&#8217;il se sentait plus en sécurité avec une main amie le conduisant jusqu&#8217;aux grilles.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p><strong>C&#8217;est quoi cette expression, ce terme de créolisation qui revenait si souvent dans la bouche et sous la plume d&#8217;Edouard Glissant?</strong></p>
<p>C&#8217;est le formidable hommage qu&#8217;il rend à cet univers caraïbe. Tous ces hommes, toutes ces femmes qui, souffrant de la traite, sont venus jusque dans ces îles, du ventre des galions jusqu&#8217;au ventre des plantations et qui ont connu cette peur terrible dans les cales des ces bateaux, de cette nuit noire, de cette nuit sans lumière, mais qui, à travers des mots, des mots qui s&#8217;ignoraient les uns les autres, à travers des expériences, à travers des imaginaires ont réussi à reconstruire une langue, un imaginaire, une vie commune et partagée.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;idée que, entre les uns et les autres, ce partage peut féconder un regard, féconder une culture, féconder un avenir. Il est d&#8217;abord pour moi le penseur de la réconciliation entre toutes les identités, entre toutes les humanités et c&#8217;est en cela qu&#8217;il est un homme de l&#8217;avenir.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p><strong>Alors autre engagement et autre magnifique texte, co-signé par Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, le texte &laquo;&nbsp;L&#8217;intraitable beauté du monde, Adresse à Barack Obama&nbsp;&raquo;, publié aux éditions Galadde. Un texte magnifique, j&#8217;imagine, pour un politique, Dominique de Villepin?</strong></p>
<p>Oui, magnifique, mais surtout exemplaire, parce qu&#8217;Edouard Glissant est un homme visionnaire, mais c&#8217;est aussi un homme de la vigilance. Il ne laisse pas les choses se faire. Il part de la conviction que nous sommes tous des consciences en marche et que nous avons tous la responsabilité de faire en sorte qu&#8217;une expérience historique comme celle de Barack Obama réussisse.</p>
<p>Et donc il s&#8217;adresse au Chef de l&#8217;Etat le plus puissant du monde pour le rappeler à un devoir d&#8217;humanité, à un devoir du monde et en cela oui, il est vraiment la vigie, la conscience en mouvement, la conscience en marche dont notre monde a besoin.</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Edouard Glissant</ins></strong></p>
<p>Né le 21 septembre 1928 à Sainte-Marie en Martinique et mort à Paris le 3 février 2011 est un écrivain, poète et essayiste français.</p>
<p>Fondateur des concepts d&#8217;«&nbsp;antillanité », de «&nbsp;créolisation » et de «&nbsp;tout-monde », il était «&nbsp;Distinguished Professor » en littérature française, à l&#8217;université de la Ville de New York et président de la mission de préfiguration d&#8217;un Centre français consacré à la traite, à l&#8217;esclavage et à leurs abolitions.</p>
<p>Source: Wikipédia</p>
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		<title>Dominique de Villepin, invité de Franz-Olivier Giesbert dans Semaine Critique</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2010/11/20/1704-dominique-de-villepin-invite-de-franz-olivier-giesbert-dans-semaine-critique/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Nov 2010 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dominique de Villepin était, vendredi soir, l'invité de Franz-Olivier Giesbert dans l'émission Semaine Critique diffusée sur France 2. Vous pouvez <a href="http://www.pluzz.fr/semaine-critique-2010-11-19-23h00.html">revoir l'émission en cliquant ici</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique de Villepin était, vendredi soir, l&#8217;invité de Franz-Olivier Giesbert dans l&#8217;émission Semaine Critique diffusée sur France 2. Vous pouvez <a href="http://www.pluzz.fr/semaine-critique-2010-11-19-23h00.html">revoir l&#8217;émission en cliquant ici</a>.</p>
<p><span id="more-1704"></span></p>
<p>Depuis début septembre, France 2 diffuse, en 2ème partie de soirée, la nouvelle émission culturelle de Franz-Olivier Giesbert&nbsp;: &laquo;&nbsp;Semaine critique !&nbsp;&raquo;. Ce nouveau rendez-vous est consacré aux débats d’idées et à l’actualité culturelle.</p>
<p>Franz-Olivier Giesbert est entouré d’intervenants du monde de la culture. David Abiker, Fabrice d’Almeida, Caroline Fourest, Elisabeth Lévy, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Marion Ruggieri alternent chaque vendredi. Ces agitateurs font débat en compagnie d’invités.</p>
<p>Et Nicolas Bedos les rejoint pour sa &laquo;&nbsp;Semaine mythomane&nbsp;&raquo;. Une chronique hebdomadaire drôle, acide et selon les semaines loin d&#8217;être politiquement correcte.</p>
<p>Voici le billet d&#8217;hier, aux côtés de Dominique de Villepin, venu présenter son dernier livre &laquo;&nbsp;De l’esprit de cour&nbsp;&raquo; (Perrin).</p>
<p><ins>NB</ins>: C&#8217;est de l&#8217;humour&#8230; à prendre au 4ème degré&nbsp;! Du Bedos, quoi&nbsp;!</p>
<p> <object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfp8qp?additionalInfos=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfp8qp?additionalInfos=0" width="500" height="400" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xfp8qp_nicolas-bedos-la-semaine-mytho-villepin-lang-11_fun">Nicolas Bedos: la semaine mythomane de Villepin</a></b></p>
<p>Source: Le Blog TV News</p>
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		<item>
		<title>&quot;De l&#039;esprit de cour, la malédiction française&quot;, par Dominique de Villepin (éditions Perrin)</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2010/11/04/1670-de-l-esprit-de-cour-la-malediction-francaise-par-dominique-de-villepin-editions-perrin/</link>
		<comments>https://www.2villepin.fr/index.php/2010/11/04/1670-de-l-esprit-de-cour-la-malediction-francaise-par-dominique-de-villepin-editions-perrin/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Nov 2010 12:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/L\&#039;esprit de cour.jpg" alt="" /></p> <p>Nous vivons dans un système de Cour et nous ne le savons pas. Un essai incisif qui démontre historiquement le détournement de la Révolution et les faux-semblants de la démocratie française.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/L\&#039;esprit de cour.jpg" alt="" /></p>
<p>Nous vivons dans un système de Cour et nous ne le savons pas. Un essai incisif qui démontre historiquement le détournement de la Révolution et les faux-semblants de la démocratie française.</p>
<p><span id="more-1670"></span></p>
<p>Nous vivons dans un système de cour et nous ne le savons pas.</p>
<p>En apparence, nous évoluons dans une démocratie exemplaire, assise sur le suffrage universel et la récompense du mérite. En réalité, il n&#8217;en est rien, nous démontre Dominique de Villepin dans cet essai historique qui retrace l&#8217;histoire de la cour depuis sa fondation jusqu&#8217;à nos jours.</p>
<p>A la fois instrument pour parvenir et foire aux vanités, la cour est indissociable du pouvoir, qui n&#8217;a cessé de croître, et d&#8217;élites, qui n&#8217;ont cessé de se déchirer pour le conquérir puis le conserver.</p>
<p>Conjuguant la démarche de l&#8217;historien et le regard du témoin, l&#8217;ancien Premier ministre nous retrace une autre histoire de France vue à travers le prisme du pouvoir et de ses élites. A l&#8217;exception des moments où une figure de proue parvient à dominer la cour et imposer un grand dessein &#8211; Louis XIV, Napoléon, de Gaulle -, l&#8217;esprit de cour domine la scène&nbsp;; avec d&#8217;autant plus d&#8217;efficacité qu&#8217;il avance dans l&#8217;ombre, sous couvert de principes dont il se réclame pour mieux les contourner. C&#8217;est ainsi que la Révolution puis la République se sont détournées de leur essence au profit de &laquo;&nbsp;l&#8217;éternel retour&nbsp;&raquo; de la courtisanerie avec son cortège de complots et de cabales.</p>
<p>Dans le dernier chapitre intitulé &laquo;&nbsp;Le déclin présidentiel&nbsp;&raquo;, l&#8217;auteur &#8211; pour la première fois &#8211; raconte son expérience et nous livre des confidences inédites, notamment sur sa relation avec Jacques Chirac, et les raisons de sa &laquo;&nbsp;rupture&nbsp;&raquo; avec Nicolas Sarkozy.</p>
<p><strong>De l&#8217;esprit de Cour</strong><br />
<strong>La malédiction française</strong><br />
Dominique de VILLEPIN</p>
<p>Parution&nbsp;: novembre 2010<br />
Pages&nbsp;: 224<br />
Prix&nbsp;: 18€</p>
<p><strong><ins>Villepin kärchérise Sarkozy et la courtisanerie</ins></strong></p>
<p>Dans son dernier livre, De l&#8217;esprit de cour, dont L&#8217;Express publie des extraits ce mercredi, Dominique de Villepin se livre à une critique féroce de Nicolas Sarkozy et de l&#8217;esprit de courtisanerie, cette &laquo;&nbsp;malédiction française&nbsp;&raquo;</p>
<p>Les mots sont durs, le constat terrible et la charge contre Nicolas Sarkozy menée à vive allure. Dans son dernier livre, De l’Esprit de cour, dont les bonnes feuilles sont à lire dans L’Express , l’ancien Premier ministre, Dominique de Villepin dénonce cette &laquo;&nbsp;malédiction française&nbsp;&raquo; que serait la courtisanerie. Egratignant Valéry Giscard d&#8217;Estaing – &laquo;&nbsp;un président <a href="qui">qui</a> ne manque pas d’étonner quand il n’irrite pas en confondant le fait d’être hautain avec la hauteur et la prestance avec le snobisme&nbsp;&raquo; – épargnant Jacques Chirac à qui il doit sa carrière politique, Dominique De Villepin garde ses attaques les plus acerbes pour son meilleur ennemi: le président actuel.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image. Elle a la peur comme moyen, l&#8217;argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique. La politique n&#8217;y est pas perçu comme un levier, encore moins comme un idéal, mais comme un marché où l&#8217;on achète et brade les hommes comme les idées en fonction de l&#8217;intérêt du moment&nbsp;&raquo;, écrit-il.</p>
<p><strong>Perroquets apeurés et flatteurs impénitents</strong></p>
<p>Abus du pouvoir de nomination, division comme méthode, abaissement de la présidence avec des dérapages verbaux, dénonciation des &laquo;&nbsp;perroquets apeurés distillant en boucle les mêmes éléments de langage&nbsp;&raquo;, des &laquo;&nbsp;flatteurs impénitents&nbsp;&raquo;, des &laquo;&nbsp;roseaux plus penchés que pensants&nbsp;&raquo;, la liste des attaques contre le système Sarkozy est fournie. Sous sa plume, Nicolas Sarkozy devient le premier des courtisans, celui qui &laquo;&nbsp;s&#8217;épuise dans l&#8217;art de séduire l&#8217;opinion.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Pour dépeindre ce président qui, dit-il, aurait voulu le &laquo;&nbsp;pendre à un croc de boucher&nbsp;&raquo;, Villepin raille un homme qui &laquo;&nbsp;s&#8217;est forgé une vision de la France qui lui ressemble, c&#8217;est-à-dire individualiste, avide de réussite sociale et personnelle, obsédée par les biens matériels et indifférente à l&#8217;Histoire.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le procès Clearstream avait déjà avivé la guerre entre les deux hommes. Après la relaxe prononcée en janvier dernier en faveur de Dominique de Villepin, l&#8217;appel fait par le parquet doit aboutir à un nouveau procès dont la date devrait être connue ce mercredi. Le livre de cette lutte est donc loin d&#8217;être refermé.</p>
<p>Source: JDD.fr</p>
<p><strong><ins>Quand de Villepin tance le système Sarkozy</ins></strong></p>
<p>Dans son livre à paraître, De l&#8217;esprit de cour, la malédiction française, Dominique de Villepin analyse sans complaisance l&#8217;hyperprésidence de Nicolas Sarkozy, où «&nbsp;pour la première fois, le pouvoir se confond avec la cour ».</p>
<p>C&#8217;est une nouvelle bombe que s&#8217;apprête à lâcher l&#8217;ancien Premier ministre Dominique de Villepin. Un livre en forme de scud à même de raviver les tensions entre sarkozystes et villepinistes dans une majorité divisée. Avec De l&#8217;esprit de cour, la malédiction française, l&#8217;ancien chef de cabinet de Jacques Chirac n&#8217;épargne pas la première partie du mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, son meilleur ennemi et possible rival en 2012. Si certains élus UMP, comme Hervé Mariton, espèrent une réconciliation, la parution de ce livre ne va pas dans ce sens. Sarkozy, «&nbsp;les perroquets apeurés » et les «&nbsp;flatteurs impénitents »</p>
<p>Dans cet ouvrage, dont les bonnes feuilles ont été publiées par l&#8217;Express, le fondateur de République Solidaire estime que «&nbsp;le sarkozysme représente la France vue d&#8217;en haut, du point de vue des élites qui voudraient refaire la nation à leur image, ou plutôt à l&#8217;image de leurs intérêts. » Le ton est donné, le verbe fort, l&#8217;attaque calculée. «&nbsp;Aux antipodes de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a d&#8217;abord dévalorisé la présidence en la surexposant médiatiquement », tacle le chiraquien pour qui «&nbsp;l&#8217;homme n&#8217;a pas de surmoi, et veut être aimé pour ce qu&#8217;il est. Il s&#8217;est forgé une vision de la France qui lui ressemble, c&#8217;est à dire individualiste ».  Et de Villepin d&#8217;ajouter, à propos du locataire de l&#8217;Elysée&nbsp;: «&nbsp;C&#8217;est ainsi qu&#8217;il apparaît dans la campagne de 2007, brillamment orchestrée, en condottière néoconservateur. »</p>
<p>«&nbsp;Pour la première fois, le pouvoir se confond avec la cour. Mieux, le pouvoir se fait cour. Voilà le paradoxe », stigmatise celui qui se présente comme le rival de Nicolas Sarkozy pour 2012. «&nbsp;Enfin, l&#8217;hyperprésidence a poussé au paroxysme les pratiques de cour », juge de Villepin, abordant là le thème central de son ouvrage. Et c&#8217;est l&#8217;ensemble de la majorité et de l&#8217;entourage du président qui en prend sérieusement pour son grade. «&nbsp;Il a fait prospérer une cour invraisemblable de perroquets apeurés distillant en boucle les mêmes éléments de langage, de flatteurs impénitents, de roseaux plus penchés que pensants qui ne vivent qu&#8217;à travers le regard du prince. »</p>
<p>Mais de Villepin passe aussi de la pommade à ces égratignures qu&#8217;il balance en rafales. A propos de la création du ministère de l&#8217;Immigration et de l&#8217;Identité nationale, que le chef de l&#8217;Etat aurait hésité à créer une fois élu, «&nbsp;DDV » salue «&nbsp;un comportement qui traduit une sincérité certaine. » Pas sûr que cette nuance atténue la portée et la violence des attaques formulées dans son livre.</p>
<p>Source: France Soir</p>
<p><strong><ins>Dans un livre, Villepin attaque Sarkozy et ses «pratiques de cour»</ins></strong></p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre y accuse notamment le chef de l&#8217;Etat d’avoir «dévalorisé la fonction présidentielle».</p>
<p>Attaque du modèle social et républicain français, instrumentalisation des peurs, pratique de cour&#8230; Dominique de Villepin pourfend, dans un livre, la présidence de Nicolas Sarkozy qu’il accuse notamment d’avoir «dévalorisé la fonction présidentielle».</p>
<p>«La rupture», promise par le candidat Sarkozy en 2007, «est une revanche personnelle, mais aussi une revanche contre l’histoire de France, contre tout ce qu’elle porte», écrit son ennemi juré, dans un livre intitulé «L’esprit de cour» (éditions Perrin), dont l’Express publie, ce mercredi, les bonnes feuilles. «Rien n’est épargné par ses attaques: le modèle social né de la Libération, l’Etat, qui a construit la nation, les principes républicains», dénonce l’ex-Premier ministre pour qui «le sarkozysme représente la France vue d’en haut, du point de vue d’élites qui voudraient refaire la nation à leur image, ou plutôt à l’image de leurs intérêts».</p>
<p>Pour le président du parti République solidaire, qui garde toutefois sa carte à l’UMP, le chef de l’Etat privilégie «l’instrumentalisation des peurs et érige la division en méthode à travers l’activation des clivages idéologiques, la stigmatisation des immigrés ou de l’islam et la recherche de boucs émissaires». «Approche utilitaire et opportuniste de la politique»</p>
<p>«Cette vindicte masque une approche utilitaire et opportuniste de la politique, qui, conformément à l’esprit de cour, juge d’une action en fonction de son intérêt immédiat et de son apport tactique», dénonce-t-il encore. Dépeignant un Sarkozy qui «s’est forgé une vision de la France qui lui ressemble, c’est-à-dire individualiste, avide de réussite sociale et personnelle, obsédée par les biens matériels et indifférente à l’Histoire».</p>
<p>L’ex-secrétaire général de l’Elysée en rajoute une louche, accusant Sarkozy d’avoir «dévalorisé la présidence en la surexposant médiatiquement» mais aussi «par ses dérapages verbaux». Enfin Villepin met en cause «les pratiques de cour» de «l’hyperprésidence» en évoquant un entourage de «perroquets apeurés distillant en<br />
 boucle les mêmes éléments de langage, de flatteurs impénitents, de roseaux plus penchés que pensants qui ne vivent qu’à travers le regard du prince».</p>
<p>«Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image, enfonce Villepin. Elle a la peur comme moyen, l’argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique. La politique n’y est pas perçue comme un levier, encore moins comme un idéal, mais comme un marché où l’on achète et brade les hommes comme les idées en fonction de l’intérêt du moment.»</p>
<p>Source: Libération</p>
<p><strong><ins>Villepin stigmatise Sarkozy et sa «&nbsp;cour »</ins></strong></p>
<p>L&#8217;ex-Premier ministre publie «&nbsp;De l&#8217;esprit de cour », dans lequel il pourfend le chef de l&#8217;Etat. Près de cinq mois après avoir créé son parti, il se cherche un nouveau souffle.</p>
<p>Rien de mieux qu&#8217;un nouveau livre pour s&#8217;inviter sur les ondes et les plateaux de télévision. Et tenter de donner un nouveau souffle à sa campagne. Dominique de Villepin était jeudi sur RTL, sera l&#8217;invité du «&nbsp;Grand rendez-vous » d&#8217;Europe 1 dimanche, celui de Canal+ le lendemain, avant d&#8217;être sur France Info mardi. Son dernier ouvrage, intitulé «&nbsp;De l&#8217;esprit de cour » et édité par Perrin, sort ce lundi en librairie. L&#8217;ancien Premier ministre le qualifie lui-même d&#8217;«&nbsp;appel au sursaut ». Contre ce système de «&nbsp;courtisans » et de «&nbsp;privilèges » qui «&nbsp;corrode notre jugement et notre liberté ». Contre Nicolas Sarkozy, surtout, accusé de dévoyer le modèle social et l&#8217;Etat.</p>
<p>Dominique de Villepin ne consacre au chef de l&#8217;Etat que 13 pages mais elles sont écrites au vitriol. Pour lui, Nicolas Sarkozy, «&nbsp;le premier des courtisans », «&nbsp;s&#8217;épuise dans l&#8217;art de séduire l&#8217;opinion », «&nbsp;achète et brade les hommes comme les idées en fonction de l&#8217;intérêt du moment ». A l&#8217;opposé de «&nbsp;l&#8217;anticour » de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy «&nbsp;a innové en inventant une cour à son image&nbsp;: elle a la peur comme moyen, l&#8217;argent comme fin, et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique », écrit-il, raillant ces «&nbsp;perroquets apeurés distillant en boucle les mêmes éléments de langage », ces «&nbsp;flatteurs impénitents » et ces «&nbsp;roseaux plus penchés que pensants qui ne vivent qu&#8217;à travers le regard du Prince ». «&nbsp;Pour la première fois, fustige-t-il, le pouvoir se confond avec la cour. Mieux, le pouvoir se fait cour. »</p>
<p><strong>Ouvrir une nouvelle page de la campagne</strong></p>
<p>Reste à voir si cette nouvelle charge, qui n&#8217;est pas sans rappeler celle de François Bayrou dans «&nbsp;Abus de pouvoir », suffira à faire gagner à son auteur quelques points dans les sondages et créer une dynamique. C&#8217;est pourtant là, selon un de ses proches, «&nbsp;le grand défi du moment ». Malgré ses efforts, le leader de République solidaire fait du surplace à 7 % dans les intentions de vote au premier tour de la présidentielle. «&nbsp;Etre à ce niveau quand on est parti depuis moins d&#8217;un an, ce n&#8217;est pas de l&#8217;ordre de la banalité », rétorque Marie-Anne Montchamp, la porte-parole du mouvement.</p>
<p>Mercredi soir, lors d&#8217;une réunion de l&#8217;état-major du parti, le dernier Premier ministre de Jacques Chirac et ses lieutenants se sont toutefois montrés soucieux d&#8217;ouvrir une nouvelle page de la campagne, tout en s&#8217;interrogeant sur l&#8217;orientation à lui donner. Certains prônent une «&nbsp;séquence de la responsabilité » pour tenter d&#8217;attirer des élus de la majorité. D&#8217;autres défendent une ligne plus dure, qui «&nbsp;clive » avec l&#8217;UMP.</p>
<p>Le vote de la réforme des retraites a illustré, fin octobre, ces divergences de vue sur la stratégie à suivre. Cinq députés villepinistes ont approuvé le texte&nbsp;; les quatre autres se sont abstenus. «&nbsp;De l&#8217;esprit de cour » fait également débat. Un proche de Dominique de Villepin avoue craindre que le livre n&#8217;enferme un peu plus son auteur dans l&#8217;anti-sarkozysme…</p>
<p>Source: Pierre-Alain Furbury (Les Echos)</p>
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		<title>Inauguration des vitraux de Zao Wou Ki au Prieuré Saint Côme, en présence de Dominique de Villepin</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 20:32:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/aO8QH8LAo3c&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/aO8QH8LAo3c&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="400"></embed></object></p>
<p> Quatorze des encres de Chine de Zao Wou Ki ont été utilisées pour la réalisation des vitraux du Prieuré St Côme. </p>
<p> L&#8217;inauguration a eu lieu début juillet, en présence de Dominique de Villepin. <br />
<span id="more-1570"></span><br />
<br />
 De très nombreuses personnalités du monde politique mais aussi culturel et économique se sont retrouvées samedi 3 juillet dans les jardins du Prieuré de St Côme, à l’occasion de l’inauguration des quatorze vitraux de l’ancien réfectoire des moines créés par Zao Wou-Ki, peintre franco-chinois, à la renommée mondiale.</p>
<p> Lors de son discours, Claude Roiron, présidente socialiste du Conseil général d&#8217;Indre et Loire, a accueilli l&#8217;assemblée avec un large sourire: en effet, le Prieuré de St Côme est propriété du Conseil Général qui travaille, depuis deux ans, &laquo;&nbsp;à préserver le caractère exceptionnel de ce site et l’ouvrir résolument sur la modernité et l’universalité&nbsp;&raquo;.  </p>
<p> S&#8217;adressant à Dominique de Villepin et son épouse, qui ont fait le déplacement en Touraine pour rendre hommage à Zao Wou Ki et à son œuvre, elle déclare: &laquo;&nbsp;Je tenais à vous dire ma gratitude pour votre présence, en tant qu’homme de lettres, en tant qu’homme politique amoureux de la culture et qui en a toujours fait son étendard et le sens même du vivre ensemble, ce qui vous distingue, il faut le dire, d’un certain nombre de nos dirigeants….&nbsp;&raquo;</p>
<p> Souriant, élégant, Dominique de Villepin, a tenu un discours (sans notes&#8230;) rempli d’humanisme et mettant en valeur la symbolique du moment et du lieu. &laquo;&nbsp;Le prince des poètes uni au prince de la peinture&nbsp;&raquo;: c’est ainsi qu’il a rendu un vibrant hommage à Pierre de Ronsard et à son ami Zao Wou-Ki. &laquo;&nbsp;Leurs œuvres traversent les siècles et sont partagées par tous les peuples de tous les temps. C’est ainsi que ce lieu devient le symbole, au IIIème millénaire, de l’union des cultures occidentales et orientales&nbsp;&raquo;. </p>
<p> C’est en parlant des œuvres de Zao Wou-Ki &laquo;&nbsp;qui témoignent  des drames et des joies qui ont jalonné son chemin de vie&nbsp;&raquo; qu’il en vient à évoquer la lumière et notamment sur la Loire &laquo;&nbsp;source d’inspiration pour les artistes depuis toujours car elle n’est jamais tout à fait la même selon qu’on la regarde sous différentes luminosités, elle se métamorphose…..&nbsp;&raquo; L&#8217;ancien Premier Ministre termine en évoquant ce lieu qui, &laquo;&nbsp;pour toujours, gardera un sens spirituel de l’œuvre du peintre et de l’écrivain&nbsp;&raquo;.</p>
<p> Interrogé par le site Madame37.fr, Dominique de Villepin a accepté de s&#8217;exprimer sur &laquo;&nbsp;la place des femmes dans notre société&nbsp;&raquo;: &laquo;&nbsp;Une place essentielle&nbsp;&raquo;, répond-il. &laquo;&nbsp;Mais il reste beaucoup à faire. Notamment, dans le milieu professionnel concernant l’égalité des postes et des salaires pour lesquels il faudrait mettre en place un cadre législatif sous forme d’incitation fiscale afin que les entreprises respectent mieux la loi.&nbsp;&raquo;</p>
<p> Dans le grand débat actuel sur la réforme des retraites, Dominique de Villepin estime &laquo;&nbsp;que les femmes souffrent doublement durant leur carrière professionnelle de par les interruptions dues aux congés de maternité et congés parentaux  mais aussi les temps partiels qui leur sont imposés. De ce fait, elles arrivent à la retraite avec des temps de cotisation qui ne leur permettent pas de toucher une pension complète.&nbsp;&raquo;</p>
<p> Répondant enfin à une question sur les mentalités de la société actuelle, il est très clair: &laquo;&nbsp;Les mentalités n’ont pas beaucoup changé depuis ces dernières décennies, malheureusement…. les discours, oui….mais le passage aux actes est très en retard. C’est au monde politique d’influencer les mentalités et de renforcer les actions ! Les femmes ont toute leur place à prendre. Elles sont plus pragmatiques, plus travailleuses (dans une grande majorité) et elles ont beaucoup moins d’égo que les hommes….. elles jouent un jeu collectif. Il suffit de regarder les entreprises gérées par des femmes, il n’y a pour ainsi dire pas de conflit interne. Elles négocient en douceur sans jamais pousser la partie adverse dans ses retranchements. Et c’est dans le respect de chacun qu’elles arrivent le plus souvent à dédramatiser une situation.&nbsp;&raquo; <br />
 Et de conclure: &laquo;&nbsp;Les pays du Nord de l’Europe sont beaucoup plus avancés que nous et on doit s’inspirer de leur société pour intégrer chez nous de nouvelles valeurs quant à la place des femmes françaises en ce début de IIIème millénaire.&nbsp;&raquo;</p>
<p> Sources: TV Tours et Madame37.fr</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sortie cette semaine de &quot;Quai d&#039;Orsay&quot; chez Dargaud: Interview de Dominique de Villepin au magazine Casemate (3/3)</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2010/05/08/1488-sortie-cette-semaine-de-quai-d-orsay-chez-dargaud-interview-de-dominique-de-villepin-au-magazine-casemate-3-3/</link>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 17:10:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>La rédaction du magazine Casemate, magazine consacré à la BD, nous autorise à reproduire des extraits de l'interview que lui a accordée Dominique de Villepin, à l'occasion de la sortie cette semaine de Quai d'Orsay chez Dargaud. Pour lire l'interview dans son intégralité, le numéro 26 du magazine Casemate est en vente dans les kiosques jusqu'au 28 mai.</em></p> <p>Dernière partie de l'interview de Dominique de Vilepin: "On essaye avec beaucoup d'humilité. Et puis quelqu'un, à un moment donné, retient ce geste. C'est la force des artistes de retenir ce geste, et c'est magique. Oui, j'ai essayé. J'ai essayé différemment et quelqu'un s'en est rendu compte. Ca me touche, comme un geste de tendresse nous touche."</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>La rédaction du magazine Casemate, magazine consacré à la BD, nous autorise à reproduire des extraits de l&#8217;interview que lui a accordée Dominique de Villepin, à l&#8217;occasion de la sortie cette semaine de Quai d&#8217;Orsay chez Dargaud. Pour lire l&#8217;interview dans son intégralité, le numéro 26 du magazine Casemate est en vente dans les kiosques jusqu&#8217;au 28 mai.</em></p>
<p>Dernière partie de l&#8217;interview de Dominique de Vilepin: &laquo;&nbsp;On essaye avec beaucoup d&#8217;humilité. Et puis quelqu&#8217;un, à un moment donné, retient ce geste. C&#8217;est la force des artistes de retenir ce geste, et c&#8217;est magique. Oui, j&#8217;ai essayé. J&#8217;ai essayé différemment et quelqu&#8217;un s&#8217;en est rendu compte. Ca me touche, comme un geste de tendresse nous touche.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span id="more-1488"></span></p>
<p><strong>Casemate: En effet, on les sent inquiets, tels que Blain les dépeint.</strong></p>
<p>Dominique de Villepin: Au bout du chemin, ils portaient cette exigence que je leur ai inculquée pendant des mois et des années. Mais c&#8217;est compliqué de défendre l&#8217;intérêt général, c&#8217;est compliqué de sortir de soi, de se remettre en cause, de faire la part des égoïsmes pour trouver ce qui, à un moment donné, peut étonner, peut faire bouger. L&#8217;alchimie des hommes joue un rôle très important. J&#8217;ai attaché énormément d&#8217;importance à avoir des gens d&#8217;horizons totalement différents, j&#8217;avais besoin de cet atypisme, de personnalités contrastées, mais très affirmées apportant des regards très différents. On ne peut pas avoir des hommes qui se ressemblent les uns à côté des autres, mais la difficulté est de marier tout ça. C&#8217;est souvent douloureux parce qu&#8217;il y a des susceptibilités, des amours propres blessés, des gens qui ont le sentiment qu&#8217;on n&#8217;a pas arbitré en leur faveur, mais au bout du chemin tout le monde trouve sa place. Très vite, on a le sentiment que l&#8217;on poursuit la même chose et que ça n&#8217;a pas grand-chose à voir avec l&#8217;ambition personnelle. (&#8230;)</p>
<p><strong>Les gens des cabinets ministériels sont-ils tous des gens exceptionnels?</strong></p>
<p>Oui. Enfin&#8230; Dans le mien, oui. Pas dans tous. Je n&#8217;avais que les meilleurs et je les avais choisis sans prendre en compte leurs opinions politiques. Mon directeur de cabinet avait été le directeur de cabinet d&#8217;Elisabeth Guigou, ce qui n&#8217;est pas banal&nbsp;! Pour moi, seul l&#8217;intérêt de la France comptait et ça allait d&#8217;autant mieux qu&#8217;ils étaient différents.</p>
<p><strong>Est-ce la destinée de l&#8217;homme public de devenir un personnage de fiction?</strong></p>
<p>Je pense qu&#8217;il y a des façons d&#8217;être, des styles &#8211; pour prendre un mot qui est fort en politique &#8211; qui, à un moment donné, peuvent correspondre à un vrai besoin. Entre 2002 et 2004, il y a eu la possibilité pour un ministre des Affaires étrangères de mettre en mouvement une maison comme le Quai d&#8217;Orsay, qui peut être prompte au conservatisme, mais qui en même temps rêve de se réveiller. Quand on a cette chance-là, avec un président de la République qui connaît très bien les relations internationales et qui fait confiance à une équipe pour défricher des territoires nouveaux ou trouver des solutions nouvelles, c&#8217;est forcément un moment un peu magique. Alors, que ce style ait correspondu à une époque, et qu&#8217;on ait eu quelques succès au milieu des difficultés et de quelques échecs, ça reste emblématique. C&#8217;est une période dont tout le monde se souvient au Quai d&#8217;Orsay parce que cette diplomatie est possible. Qu&#8217;on puisse, à partir de là, la caricaturer -au sens noble du terme, c&#8217;est-à-dire mettre en avant ses particularités et ses aspérités-, ça me paraît normal.</p>
<p><strong>Et, personnellement, comment prenez-vous d&#8217;être un héros de bande dessinée?</strong></p>
<p>C&#8217;est quelque chose qui vous échappe. Ca m&#8217;a toujours frappé, tout au long de ma vie: quand quelqu&#8217;un retient quelque chose de vous, c&#8217;est qu&#8217;il y avait une particularité dans ce que vous avez dit, dans ce que vous avez fait, dans ce que vous êtes. Qu&#8217;est-ce que ça fait de sentir que l&#8217;on a pu exercer une influence ou marquer les esprits de telle ou telle façon? Ca vous échappe, surtout pour un ministre des Affaires étrangères qui, par définition, se coltine avec beaucoup plus grand que lui, avec des forces qui le dépassent de très loin. C&#8217;est symbolique du combat qu&#8217;on mène contre le chaos pour recréer un tout petit peu l&#8217;ordre du monde. On essaye avec beaucoup d&#8217;humilité. Et puis quelqu&#8217;un, à un moment donné, retient ce geste. C&#8217;est la force des artistes de retenir ce geste, et c&#8217;est magique. Oui, j&#8217;ai essayé. J&#8217;ai essayé différemment et quelqu&#8217;un s&#8217;en est rendu compte. Ca me touche, comme un geste de tendresse nous touche. Oui, quelqu&#8217;un a retenu quelque chose. Ce n&#8217;est pas plus, ce n&#8217;est pas moins. C&#8217;est un signal.</p>
<p>Source: Casemate &#8211; Numéro 26 &#8211; Propos recueillis par Bertrand Dicale</p>
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		<title>Sortie cette semaine de &quot;Quai d&#039;Orsay&quot; chez Dargaud: Interview de Dominique de Villepin au magazine Casemate (2/3)</title>
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		<pubDate>Fri, 07 May 2010 22:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p><em>La rédaction du magazine Casemate, magazine consacré à la BD, nous autorise à reproduire des extraits de l'interview que lui a accordée Dominique de Villepin, à l'occasion de la sortie cette semaine de Quai d'Orsay chez Dargaud. Pour lire l'interview dans son intégralité, le numéro 26 du magazine Casemate est en vente dans les kiosques jusqu'au 28 mai.</em></p> <p>Deuxième partie de l'interview de Dominique de Villepin: "Au moment où a le sentiment qu'on n'y arrivera plus, au quarante-cinquième projet d'un discours, on trouve tout à coup. Et ce n'est qu'une étape du combat !"</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>La rédaction du magazine Casemate, magazine consacré à la BD, nous autorise à reproduire des extraits de l&#8217;interview que lui a accordée Dominique de Villepin, à l&#8217;occasion de la sortie cette semaine de Quai d&#8217;Orsay chez Dargaud. Pour lire l&#8217;interview dans son intégralité, le numéro 26 du magazine Casemate est en vente dans les kiosques jusqu&#8217;au 28 mai.</em></p>
<p>Deuxième partie de l&#8217;interview de Dominique de Villepin: &laquo;&nbsp;Au moment où a le sentiment qu&#8217;on n&#8217;y arrivera plus, au quarante-cinquième projet d&#8217;un discours, on trouve tout à coup. Et ce n&#8217;est qu&#8217;une étape du combat !&nbsp;&raquo;</p>
<p><span id="more-1487"></span></p>
<p><strong>Casemate: Le ministre de <em>Quai d&#8217;Orsay</em> est quand même singulièrement exigeant !</strong></p>
<p>Dominique de Villepin: Il faut constamment pousser chacun à se dépasser, mais il faut donner l&#8217;exemple. On ne peut pas tout faire tout seul quand on est ministre, il y a mille dossiers et mille rendez-vous, des échéances lourdes qui demandent du temps et de la concentration et, quand vous prenez la parole cinq fois par jour, vous ne pouvez pas vous concentrer à fond, la veille, sur cinq sujets&nbsp;! <br />
(&#8230;)<br />
Un cabinet, c&#8217;est neuf fois sur dix la répétition des habitudes et des jeux de cour. Alors, il faut bouger, car personne ne fait tout bien tout le temps. Il faut stimuler, faire valoir l&#8217;objectif, montrer que l&#8217;on sert quelque chose de plus grand que nous&#8230; Et on ne peut pas se permettre d&#8217;avoir des passages à vide. Le ministre est celui qui remet des bûches dans l&#8217;âtre pour que l&#8217;esprit circule à nouveau.</p>
<p><strong>Tous les membres du cabinet semblent à la fois habités par un feu intense et écrasés par leur tâche</strong></p>
<p>C&#8217;est en effet un balancement particulier, et pour chacun. Chacun se rend compte que la tâche est gigantesque, qu&#8217;on a face à nous des diplomaties qui sont aussi en train d&#8217;essayer de faire bouger les choses que nous devons être en avant. (&#8230;)<br />
Jeune, j&#8217;ai été confronté à une situation d&#8217;enfants qui se noyaient à marée montante devant la propriété familiale à Saint-Briac en Bretagne. Avec mon frère aîné, on a sauté à l&#8217;eau pour essayer de les sauver et j&#8217;ai cru à un moment qu&#8217;on n&#8217;arriverait pas à rejoindre ces gamins qui étaient sur un îlot de sable et que la mer emportait. Et on a nagé, nagé, nagé jusqu&#8217;à plus force et au dernier moment on a réussi à attraper ces enfants. Je me suis toujours dit que c&#8217;est une bonne image pour la vie: finalement, c&#8217;est la brasse de plus, l&#8217;effort de plus qui permet d&#8217;arriver de l&#8217;autre côté. Au moment où a le sentiment qu&#8217;on n&#8217;y arrivera plus, au quarante-cinquième projet d&#8217;un discours, on trouve tout à coup. Et ce n&#8217;est qu&#8217;une étape du combat&nbsp;!</p>
<p><strong>Justement, <em>Quai d&#8217;Orsay</em> décrit combien chaque discours du ministre est perpétuellement recommencé.</strong></p>
<p>(&#8230;) J&#8217;ai toujours pensé que la préparation d&#8217;un discours est un processus vivant et qu&#8217;il faut constamment être capable de s&#8217;adapter. D&#8217;ailleurs, la matière internationale est vivante et quand vous êtes sur le coeur des crises, ce que vous avez préparé la veille n&#8217;est souvent plus valable le lendemain &#8211; il faut rebattre. (&#8230;) C&#8217;est beaucoup de travail, beaucoup de mouvement, beaucoup d&#8217;humilité. Et aussi beaucoup d&#8217;ambition: on sert une cause qui nous dépasse et on peut changer les choses.</p>
<p><strong>Avez-vous trouvé le livre injuste avec le ministre des Affaires étrangères que vous avez été?</strong></p>
<p>Je n&#8217;ai pas lu la bande dessinée dans cet esprit-là, je l&#8217;ai prise dans son mouvement, sa gobalité. Ce qui m&#8217;a frappé, c&#8217;est sa capacité à mettre en dessin la vitesse, qui pour moi est la marque de fabrique de la diplomatie, alors que souvent on a le sentiment complètement inverse et qu&#8217;elle incarne l&#8217;immobilisme. (&#8230;)</p>
<p><strong>Vous êtes un homme politique, romancier et poète. En l&#8217;occurence, ces &laquo;&nbsp;métiers&nbsp;&raquo; se confondaient-ils dans votre action au Quai d&#8217;Orsay?</strong></p>
<p>J&#8217;ai travaillé avec beaucoup d&#8217;hommes publics et chacun a son mode de fonctionnement particulier. Chez Jacques Chirac, le temps de la préparation et de la relecture du discours est un temps, et il n&#8217;y a pas d&#8217;interférence dans ce temps-là. Moi, il m&#8217;arrivait d&#8217;appeler du bout du monde pour dire &laquo;&nbsp;j&#8217;ai entendu ça, je viens de lire ça et il y a une idée&nbsp;&raquo;&#8230; Je me vois plutôt dans la position du premier de cordée: voir le relief, donner des indications sur une topographie que je suis en position de mieux voir qu&#8217;eux, tout en comptant sur leur travail, leur sérénité et leur capacité à s&#8217;inscrire dans un temps long. Car c&#8217;est selon moi une caractéristique de la diplomatie: la nécessité de s&#8217;ancrer dans l&#8217;histoire tout en recevant des impulsions qui viennent de partout à tout moment &#8211; le mouvement perpétuel en même temps qu&#8217;une vraie réflexion qui demande du silence et de la sérénité. A la vérité, beaucoup d&#8217;hommes publics travaillent seuls et beaucoup d&#8217;autres se mettent dans la main de leur cabinet, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;ils se font écrire des discours qu&#8217;ils découvrent quelques minutes avant le prononcé. Moi, j&#8217;ai besoin d&#8217;être associé, d&#8217;avoir les mains dans la pâte, mais j&#8217;ai aussi l&#8217;angoisse que ce ne soit pas comme cela doit être. Je suis vraiment un artisan travaillant avec ses apprentis sur une oeuvre unique: j&#8217;ai besoin qu&#8217;ils partagent la même inquiétude que moi.</p>
<p>Source: Casemate &#8211; Numéro 26 &#8211; Propos recueillis par Bertrand Dicale</p>
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		<title>Sortie cette semaine de &quot;Quai d&#039;Orsay&quot; chez Dargaud: Interview de Dominique de Villepin au magazine Casemate (1/3)</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2010/05/06/1486-sortie-cette-semaine-de-quai-d-orsay-chez-dargaud-interview-de-dominique-de-villepin-au-magazine-casemate-1-3/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 23:10:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p><em>La rédaction du magazine Casemate, magazine consacré à la BD, nous autorise à reproduire des extraits de l'interview que lui a accordée Dominique de Villepin, à l'occasion de la sortie cette semaine de Quai d'Orsay chez Dargaud. Pour lire l'interview dans son intégralité, le numéro 26 du magazine Casemate est en vente dans les kiosques jusqu'au 28 mai.</em></p> <p>Dominique de Villepin connaît la bande dessinée. Il compte parmi ses amis Régis Franc et fut celui de Gérard Lauzier. Mais rien ne le préparait à devenir héros d'un roman graphique, Quai d'Orsay, dessiné par Christophe Blain, l'auteur de Gus, Isaac le pirate, Le Réducteur de vitesse... Coscénarisé par Abel Lanzac (pseudo), ex-membre du cabinet de Villepin aux Affaires Etrangère au temps de la crise irakienne, le livre a séduit le ministre qui balaie la charge comique pour retenir la vérité du mouvement, de la vitesse, véritable marque de cet homme en perpétuelle accélération. Bien vu, monsieur Blain.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>La rédaction du magazine Casemate, magazine consacré à la BD, nous autorise à reproduire des extraits de l&#8217;interview que lui a accordée Dominique de Villepin, à l&#8217;occasion de la sortie cette semaine de Quai d&#8217;Orsay chez Dargaud. Pour lire l&#8217;interview dans son intégralité, le numéro 26 du magazine Casemate est en vente dans les kiosques jusqu&#8217;au 28 mai.</em></p>
<p>Dominique de Villepin connaît la bande dessinée. Il compte parmi ses amis Régis Franc et fut celui de Gérard Lauzier. Mais rien ne le préparait à devenir héros d&#8217;un roman graphique, Quai d&#8217;Orsay, dessiné par Christophe Blain, l&#8217;auteur de Gus, Isaac le pirate, Le Réducteur de vitesse&#8230; Coscénarisé par Abel Lanzac (pseudo), ex-membre du cabinet de Villepin aux Affaires Etrangère au temps de la crise irakienne, le livre a séduit le ministre qui balaie la charge comique pour retenir la vérité du mouvement, de la vitesse, véritable marque de cet homme en perpétuelle accélération. Bien vu, monsieur Blain.</p>
<p><span id="more-1486"></span></p>
<p><strong>Casemate: Vous reconnaissez-vous dans <em>Quai d&#8217;Orsay</em>?</strong></p>
<p>Dominique de Villepin: Dans ce travail, c&#8217;est le mouvement qui m&#8217;a fasciné. Lorsque l&#8217;on parle du Quai d&#8217;Orsay, on s&#8217;attend à une vieille dame pluricentenaire, immobile, sclérosée, arthrosée. Et là, on voit une espèce de tornade, ce qui correspond bien aux deux années que j&#8217;ai passées au ministère des Affaires Etrangères, à essayer de porter secours aux quatre coins de la planète et d&#8217;apporter des réponses à d&#8217;autres crises. Il y a un double mouvement qui me paraît bien vu: un mouvement physique qui correspond bien à ce que nous avons vécu à cette période, et en même temps la quête des mots pour trouver la bonne façon de nommer et de dire, qui est le premier outil du diplomate.</p>
<p><strong>Justement, <em>Quai d&#8217;Orsay</em> montre combien le mot &#8211; ce mot qui doit mettre le monde en mouvement &#8211; est malléable, mouvant, négocié entre des influences et des exigences contradictoires&#8230;</strong></p>
<p>En effet, cette bande dessinée fait bien ressortir que le point central, c&#8217;est la quête. Cette quête est à la fois un mouvement vers les choses, vers les gens, à travers la géographie et l&#8217;Histoire et une sorte de rébellion par rapport à l&#8217;ordre établi. J&#8217;ai la conviction que dans la chose publique autant qu&#8217;en diplomatie, le mot précède l&#8217;action. Là, on rejoint la poésie. Rimbaud disait: &laquo;&nbsp;La poésie ne rythmera plus l&#8217;action, elle sera en avant.&nbsp;&raquo; Et c&#8217;est parce que j&#8217;ai voulu appliquer cet adage quand j&#8217;étais au Quai d&#8217;Orsay que, pendant ces deux années, la parole a été une vraie prise de risque, sur les concepts, sur les mots, sur les gens à qui on parlait. Il fallait constamment que la parole soit devant. C&#8217;est pourquoi j&#8217;ai passé mon temps à répondre à des interviews, à écrire des tribunes, à faire des discours, parce que j&#8217;essayais à chaque fois d&#8217;aller plus loin. Et, à chaque fois, la machine diplomatique du Quai d&#8217;Orsay était forcée d&#8217;avancer et de se remettre en cause, alors que, traditionnellement, le mot en diplomatie est le plus petit dénominateur commun. En général, on ne fait pas d&#8217;effort, on prend le mot le plus consensuel, on prononce la parole minimale. Moi, il fallait que je sois celui qui prenne le plus de risques, il fallait que je lance très loin la parole pour essayer de faire avancer tout le monde.<br />
(&#8230;) J&#8217;ai eu la chance d&#8217;avoir à travailler dans une période où tout explosait: les relations avec les Etats-Unis, le positionnement d&#8217;un certain nombre de pays émergents, la poussée d&#8217;un certain nombre de grands pays, les rapports de force, les défis de l&#8217;après-2001 comme le terrorisme et la prolifération&#8230; On ne pouvait pas rester sur notre quant-à-soi et il fallait des mots plus grands, qui débordent, qui obligent à penser autrement. Il fallait que la France soit dans l&#8217;initiative et je demandais aux diplomates de faire qu&#8217;elle soit devant. Dès lors, c&#8217;est un mouvement perpétuel pour prendre la mesure des choses et pour essayer d&#8217;éteindre les incendies. Il faut alors être capable de conjuguer la vitesse (on a souvent fait quatre pays en une journée) et les mots.</p>
<p><strong>On a l&#8217;impression que le cabinet fonctionne comme une bulle cernée par le monde, le président de la République et les autres ministres&#8230;</strong></p>
<p>Oui, mais avec, dans ce cas précis, deux caractéristiques: il faut être en avant-garde, et il faut que cette avant-garde soit en permanence remise en cause. Et moi je joue tous les jours et vingt fois par jour le rôle de trublion. Je fais reprendre les choses, je fais intervenir un autre membre du cabinet pour stimuler le premier qui travaille sur un discours&#8230; On est dans une sorte d&#8217;insatisfaction permanente, mais créatrice. Le but est que chacun soit perpétuellement dans un mouvement qui l&#8217;amène à donner le meilleur de lui-même. C&#8217;est là que le rapport au ministre devient très complexe: il faut à la fois beaucoup d&#8217;affection parce qu&#8217;on ne peut pas travailler sans une estime réciproque, il faut prendre en compte la vie personnelle de chacun, les contraintes affectives et relationnelles entre les uns et les autres&#8230; Mais quand ce mouvement s&#8217;arrête, c&#8217;est la répétition, le déjà-vu, le médiocre.</p>
<p>Source: Casemate &#8211; Numéro 26 &#8211; Propos recueillis par Bertrand Dicale</p>
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		<title>Sortie cette semaine de &quot;Quai d&#039;Orsay&quot; chez Dargaud: la BD dont le héros est un clone de Dominique de Villepin</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2010/05/05/1490-sortie-cette-semaine-de-quai-d-orsay-chez-dargaud-la-bd-dont-le-heros-est-un-clone-de-dominique-de-villepin/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 May 2010 23:40:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Quai d\&#039;Orsay_0.jpg" alt="" /></p> <p>C’est un véritable OVNI qui s’apprête à sortir ce vendredi 7 mai chez Dargaud, dessiné par Christophe Blain sur un scénario du mystérieux Abel Lanzac. Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, est une nouvelle série sur les arcanes du cabinet ministériel des Affaires étrangères. Sur 100 pages, on découvrira le quotidien et les envolées lyriques du ministre Alexandre Taillard de Vorms, doublure à peine masquée de Dominique de Villepin.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Quai d\&#039;Orsay_0.jpg" alt="" /></p>
<p>C’est un véritable OVNI qui s’apprête à sortir ce vendredi 7 mai chez Dargaud, dessiné par Christophe Blain sur un scénario du mystérieux Abel Lanzac. Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, est une nouvelle série sur les arcanes du cabinet ministériel des Affaires étrangères. Sur 100 pages, on découvrira le quotidien et les envolées lyriques du ministre Alexandre Taillard de Vorms, doublure à peine masquée de Dominique de Villepin.</p>
<p><span id="more-1490"></span></p>
<p>Et pour cause, Abel Lanzac est le pseudonyme d’un des anciens proches conseillers de Villepin à l’époque où il était locataire du Quai d’Orsay. Si l’ouvrage n’est pas un décalque du réel, l’ensemble s’inspire du vécu du scénariste, parfois exagéré, extrapolé, romancé, pour offrir un ensemble d’histoires et d’anecdotes très amusantes où secrétaires, conseillers, directeurs de cabinet ont le premier rôle autour d’un ministre titanesque, qui mesure 3 mètres de haut et file comme le vent dans les couloirs du ministère&nbsp;!</p>
<p><img src="/images/Quai d\&#039;Orsay_1.jpg" alt="" /> <img src="/images/Quai d\&#039;Orsay_2.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Quai d\&#039;Orsay_3.jpg" alt="" /></p>
<p>En s’attaquant sous couvert de fiction à la vie de l’ancien Premier ministre du temps où il était au Quai d’Orsay, Blain signe un livre exceptionnellement drôle, habile, fluide, où l’oeil du lecteur glisse de case en case comme le ministre file de pièce en pièce façon courant d’air.</p>
<p>Niveau narration, on ne peut pas faire mieux. Niveau humour, les anecdotes d’Abel Lanzac – ancien conseiller de Villepin – mêlent le vrai au faux avec délice. Rigolo et instructif pour qui a toujours voulu connaître les arcanes d’un ministère, Quai d’Orsay est un des livres essentiels de l’année.</p>
<p>Sources: Wartmag &#8211; Les images sont © Dargaud, Lanzac, Blain</p>
<p><em><strong>Quai d&#8217;Orsay, Chroniques diplomatiques #1, Christophe Blain, Abel Lanzac &#8211; Dargaud &#8211; 96 pages &#8211; 15,50€ &#8211; En vente le 7 mai</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>A Hong Kong il y a 10 jours, Dominique de Villepin exprime toute son admiration pour le peintre franco-chinois Zao Wou-Ki</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2010/03/30/1450-a-hong-kong-il-y-a-10-jours-dominique-de-villepin-exprime-toute-son-admiration-pour-le-peintre-zao-wou-ki/</link>
		<comments>https://www.2villepin.fr/index.php/2010/03/30/1450-a-hong-kong-il-y-a-10-jours-dominique-de-villepin-exprime-toute-son-admiration-pour-le-peintre-zao-wou-ki/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 00:32:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[<object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Rnxj46UVc1Y&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Rnxj46UVc1Y&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="400"></embed></object><br /> <br /> Terminant par Hong Kong son séjour en Chine, Dominique de Villepin était, il y a 10 jours, l'invité d'honneur du vernissage de l'exposition "Hommage à Zao Wou-Ki", organisée par la galerie d'art Kwai Fung Hin, dans le quartier d'affaires de Central à Hong Kong.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Rnxj46UVc1Y&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Rnxj46UVc1Y&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="400"></embed></object></p>
<p> Terminant par Hong Kong son séjour en Chine, Dominique de Villepin était, il y a 10 jours, l&#8217;invité d&#8217;honneur du vernissage de l&#8217;exposition &laquo;&nbsp;Hommage à Zao Wou-Ki&nbsp;&raquo;, organisée par la galerie d&#8217;art Kwai Fung Hin, dans le quartier d&#8217;affaires de Central à Hong Kong.<br />
<span id="more-1450"></span><br />
<br />
 <img src="/images/Villepin 300310_1.jpg" alt="" /></p>
<p> <img src="/images/Villepin 300310_2.jpg" alt="" /></p>
<p> <img src="/images/Villepin 300310_3.jpg" alt="" /> </p>
<p> <img src="/images/Villepin 300310_4.jpg" alt="" /></p>
<p> <img src="/images/Villepin 300310.jpg" alt="" /><br />
 <em>L&#8217;édition anglaise et l&#8217;édition chinoise de l&#8217;ouvrage signé par Dominique de Villepin</em></p>
<p> <a href="http://www.kwaifunghin.com/exhibitions/2010/Zao_Wou_Ki/eng/">La galerie d&#8217;art Kwai Fung Hin</a>, située dans le quartier d&#8217;affaires de Central à Hong Kong, accueille du 20 mars au 20 avril une exposition intitulée &laquo;&nbsp;Hommage à Zao Wou-Ki&nbsp;&raquo; et met en vente à cette occasion, de façon exclusive, une version chinoise et une version anglaise du recueil des tableaux de Zao Wou-Ki signé par Dominique de Villepin.</p>
<p> Le Consul Général de France à Hong Kong et Macao, Marc Fonbaustier, et Dominique de Villepin ont inauguré cette exposition, le vendredi 19 mars.</p>
<p> Lors de cette soirée à laquelle participaient l’épouse et le fils de Zao Wou-Ki, ainsi que la fondatrice de la galerie Ms Catherine Kwai, Dominique de Villepin, fin connaisseur de l’art asiatique et qui est l’auteur de la biographie de Zao Wou-Ki, publiée par Kwai Fung Art Publishing House, a délivré un discours personnel et vibrant à un ami de longue date. </p>
<p> Le Consul général, Marc Fonbaustier, a tenu à rendre un long hommage au travail de Zao Wou-Ki, grand peintre franco-chinois de la nouvelle École de Paris. Rappelant ainsi la beauté des œuvres de Zao Wou-Ki qui a su combiner avec succès l’art de la calligraphie chinoise et l’art occidental, M. Marc Fonbaustier a également fait mention de la place toute particulière de la France dans le cœur du peintre qui, depuis son installation en France dans les années 50, a pu exprimer tout son talent, aujourd’hui tellement admiré et toujours inégalé. </p>
<p> Dominique de Villepin a volontiers dédicacé son ouvrage et a rencontré de nombreux représentants de la communauté française et hongkongaise. </p>
<p> Le recueil signé par Dominique de Villepin présente et réunit pour la première fois suivant un ordre chronologique l&#8217;ensemble de l&#8217;oeuvre de Zao Wou-Ki; soit plus de 300 reproductions, dont plus de 100 tableaux reproduits pour la première fois, des œuvres de jeunesse aux toutes dernières aquarelles, ainsi que tous les arts appliqués : céramiques, tapis, estampes etc&#8230;</p>
<p> Zao Wou Ki, qui vient d&#8217;avoir 90 ans, s&#8217;est installé à Paris en 1948, il y a 62 ans. Il a su combiner à travers ses oeuvres l&#8217;essence des cultures chinoises et occidentales.</p>
<p> &laquo;&nbsp;On ne peut pas aimer la peinture de Zao Wou-Ki si l&#8217;on n&#8217;aime pas l&#8217;humanité&nbsp;&raquo;, écrit Dominique de Villepin dans l&#8217;introduction du recueil. </p>
<p> &laquo;&nbsp;Sa peinture ne peut pas mentir. Elle redessine les limites de ce que l&#8217;art représente, une technique sans trucage de style, une image exempte de toute illusion. Dans une certaine mesure, Zao Wou-Ki fait partie des peintres iconiques, ceux qui vivent dans un échange permanent entre leur création et leur existence en tant que créatures humaines.&nbsp;&raquo; </p>
<p> <em>La vidéo et la première photo de Dominique de Villepin sont des exclusivités du magazine hongkongais Asia Tatler.</em></p>
<p> Sources: Asia Tatler, Kwai Fung Hin Art Gallery et Consulat général de France à Hong Kong et Macao</p>
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		<title>Dominique de Villepin à Casablanca: &quot;La culture donne sens à la vie&quot;</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 00:40:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[<object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="500" height="400" id="viddler_60cbb15e"><param name="movie" value="http://www.viddler.com/player/60cbb15e/" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><embed src="http://www.viddler.com/player/60cbb15e/" width="500" height="400" type="application/x-shockwave-flash" allowScriptAccess="always" allowFullScreen="true" name="viddler_60cbb15e"></embed></object><br /> <br /> <img src="/images/Villepin 130210.jpg" alt="" /><br /> <br /> "La culture sollicite en nous un partage, un échange, elle suppose une action, celle de vivre ensemble au sein d'une nation, une communauté (...). Ce qui donne sens à la vie c'est la culture", a indiqué Dominique de Villepin, qui animait vendredi la conférence inaugurale du 16ème Salon International de l'Edition et du Livre de Casablanca (SIEL), sur le thème "La culture pour vivre dans un monde d'aujourd'hui".<br />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="500" height="400" id="viddler_60cbb15e"><param name="movie" value="http://www.viddler.com/player/60cbb15e/" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><embed src="http://www.viddler.com/player/60cbb15e/" width="500" height="400" type="application/x-shockwave-flash" allowScriptAccess="always" allowFullScreen="true" name="viddler_60cbb15e"></embed></object></p>
<p> <img src="/images/Villepin 130210.jpg" alt="" /></p>
<p> &laquo;&nbsp;La culture sollicite en nous un partage, un échange, elle suppose une action, celle de vivre ensemble au sein d&#8217;une nation, une communauté (&#8230;). Ce qui donne sens à la vie c&#8217;est la culture&nbsp;&raquo;, a indiqué Dominique de Villepin, qui animait vendredi la conférence inaugurale du 16ème Salon International de l&#8217;Edition et du Livre de Casablanca (SIEL), sur le thème &laquo;&nbsp;La culture pour vivre dans un monde d&#8217;aujourd&#8217;hui&nbsp;&raquo;.<br />
<span id="more-1406"></span><br />
<br />
 La culture, notamment la poésie est essentielle en temps de détresse puisqu&#8217;elle devient alors résistance face à la fatalité et à la peur, a fait remarquer l&#8217;auteur du &laquo;&nbsp;Dernier témoin&nbsp;&raquo;, soulignant que la culture est le moyen idoine pour s&#8217;approprier son espace, conquérir la nature et changer la vie mais également l&#8217;Homme.</p>
<p> L&#8217;ancien Premier ministre français a relevé que c&#8217;est la capacité de poser des questions, d&#8217;avoir envie d&#8217;apprendre et de découvrir l&#8217;inconnu qui fait la culture et &laquo;&nbsp;non pas de lire mille livres, regarder mille films ou voir mille tableaux mais de les apprécier et de les vivre&nbsp;&raquo;.</p>
<p> Dans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui marqué par les crises, la culture devient essentielle, a-t-il ajouté, relevant que &laquo;&nbsp;nous ne pouvons pas faire abstraction des cycles des hyper productions, hyper spéculations et hyper consommations, et du désir matériel qui sont autant d&#8217;éléments dans ce piège de la modernisation&nbsp;&raquo;.</p>
<p> Longuement applaudi par une salle comble et comblée, de Villepin a souligné que &laquo;&nbsp;nous devons travailler à nous libérer et à choisir parce que nous avons mille vies possibles&nbsp;&raquo;.</p>
<p> La culture, qui est, pour lui, un souffle et la poésie une respiration, révèle la capacité de forger l&#8217;unique contre toute fatalité, soulignant que tout homme qui se referme dans les certitudes s&#8217;enferme dans une prison d&#8217;idées.</p>
<p> Lors de cette rencontre, qui s&#8217;est déroulée en présence du ministre de la culture, M. Bensalem Himmich, Dominique de Villepin a également abordé la standardisation de la culture et l&#8217;hégémonie des grandes puissances, appelant à la facilité d&#8217;accès à la culture, à la recherche ainsi qu&#8217;à la production créative.</p>
<p> Né à Rabat en 1953, Dominique de Villepin, à la fois homme politique, diplomate et écrivain, a été secrétaire général de l&#8217;Elysée, ministre de l&#8217;Intérieur puis des Affaires étrangères. Il compte à son actif plusieurs ouvrages, essais et recueils de poèmes notamment &laquo;&nbsp;Le requin et la mouette&nbsp;&raquo; (Plon/Albin Michel, 2004), &laquo;&nbsp;Hôtel de l&#8217;Insomnie&nbsp;&raquo; (Plon, 2008), &laquo;&nbsp;La cité des hommes&nbsp;&raquo; (Plon, 2009).</p>
<p> Le 14 février 2003, il prononce au Conseil de sécurité des Nations unies un discours contre la guerre en Irak. Ce qui lui vaut d&#8217;être applaudi, chose rare en cette enceinte.</p>
<p> Organisée du 12 au 21 février sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, la 16ème édition du SIEL sera l&#8217;occasion de débattre plusieurs sujets notamment &laquo;&nbsp;Revues en immigration, &laquo;&nbsp;l&#8217;immigration en revues&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Ecrire au féminin&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Présence et absence du Maroc dans leur oeuvre romanesque&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;les publications on line&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Les écrivains immigrés et la langue italienne&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Comment donner le goût de la lecture à nos enfants?&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Le livre numérique&nbsp;&raquo;.</p>
<p> Placée sous le signe &laquo;&nbsp;La lecture: une clef pour la société du savoir&nbsp;&raquo;, cette 16ème édition est organisée par le ministère de la Culture et le Conseil de la communauté marocaine à l&#8217;étranger (CCME) en partenariat avec le ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l&#8217;étranger. </p>
<p> Source: Fadwa El Ghazi (Agence Maghreb Arabe Presse)</p>
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		<title>Dominique de Villepin à la FNAC des Ternes: quelques photos</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 00:36:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Ternes/Ternes 1.jpg" alt="" /></p> <p><img src="/images/Ternes/Ternes 2.jpg" alt="" /></p> <p><img src="/images/Ternes/Ternes 13.jpg" alt="" /></p> <p>Dominique de Villepin était, ce samedi, à la FNAC des Ternes (Paris 17ème) pour une Conférence-Dédicace consacré à son roman, Le dernier témoin (Plon).</p> <p>Il a ainsi pu échanger avec un public nombreux: plus de 200 personnes s'étaient massées dans l'auditorium pour l'écouter et lui poser des questions, avant une longue séance de dédicaces.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Ternes/Ternes 1.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 2.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 13.jpg" alt="" /></p>
<p>Dominique de Villepin était, ce samedi, à la FNAC des Ternes (Paris 17ème) pour une Conférence-Dédicace consacré à son roman, Le dernier témoin (Plon).</p>
<p>Il a ainsi pu échanger avec un public nombreux: plus de 200 personnes s&#8217;étaient massées dans l&#8217;auditorium pour l&#8217;écouter et lui poser des questions, avant une longue séance de dédicaces.</p>
<p><span id="more-1385"></span></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 4.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 5.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 6.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 7.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 8.jpg" alt="" /></p>
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<p><img src="/images/Ternes/Ternes 3.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 11.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 13.JPG" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 12.JPG" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 14.JPG" alt="" /></p>
<p><img src="/images/Ternes/Ternes 15.JPG" alt="" /></p>
<p>Remerciements à Nathalie et Nash pour ces photos&#8230;</p>
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		<title>A Doha, Dominique de Villepin livre un plaidoyer pour la Culture, clé de la Démocratie</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2010/01/10/1370-a-doha-dominique-de-villepin-livre-un-plaidoyer-pour-la-culture-cle-de-la-democratie/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Jan 2010 00:43:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Villepin 100110.jpg" alt="" /></p> <p>Clôturant le 20ème Salon International du Livre de Doha ce samedi, en présence notamment du Ministre de la Culture du Qatar et de l'Ambassadeur de France au Qatar, Dominique de Villepin a livré un plaidoyer pour la Culture, clé de la Démocratie.</p> <p>"La culture est synonyme de responsabilité et de respect. Elle est au coeur de nos choix les plus importants. Ce qui est en jeu, c'est notre capacité à transformer le monde et à nous transformer nous-mêmes en restant fidèle à notre nature et à nos croyances", a-t-il souligné.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Villepin 100110.jpg" alt="" /></p>
<p>Clôturant le 20ème Salon International du Livre de Doha ce samedi, en présence notamment du Ministre de la Culture du Qatar et de l&#8217;Ambassadeur de France au Qatar, Dominique de Villepin a livré un plaidoyer pour la Culture, clé de la Démocratie.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La culture est synonyme de responsabilité et de respect. Elle est au coeur de nos choix les plus importants. Ce qui est en jeu, c&#8217;est notre capacité à transformer le monde et à nous transformer nous-mêmes en restant fidèle à notre nature et à nos croyances&nbsp;&raquo;, a-t-il souligné.</p>
<p><span id="more-1370"></span></p>
<p>Pour Dominique de Villepin, bien davantage qu&#8217;une préoccupation propre aux riches, la culture constitue une obligation morale dans un monde rempli de pauvreté, de guerres et d&#8217;injustice.</p>
<p>L&#8217;ancien Premier Ministre a insisté sur le fait que la culture peut changer le monde, car elle embrasse plusieurs concepts tels que la paix, la liberté, la modernisation et la démocratisation.</p>
<p>Dominique de Villepin a cité le poète palestinien Mahmoud Darwich, selon lequel la poésie ne pouvait pas faire abstraction de la politique: &laquo;&nbsp;La poésie est au service du peuple&nbsp;&raquo;, a-t-il déclaré.</p>
<p>L&#8217;ancien Premier Ministre a loué les efforts de Darwich en faveur de la paix, notamment à travers des échanges réguliers avec des intellectuels israéliens, et a également cité l&#8217;un des poèmes de Darwich consacré au conflit israélo-palestinien: &laquo;&nbsp;S&#8217;ils démantèlent leurs colonies, nous démantèlerons nos poèmes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La culture attire l&#8217;attention du monde sur des cités comme Doha dont le modèle de développement repose sur le respect de la culture et l&#8217;amour de l&#8217;art&nbsp;&raquo;, a également souligné Dominique de Villepin.</p>
<p>Pour Dominique de Villepin, parier sur la culture, c&#8217;est parier sur la victoire de la paix.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La culture est une clé pour une mondialisation positive. Dans la longue histoire de l&#8217;humanité, jamais les hommes n&#8217;ont-ils autant voyagé, jamais n&#8217;ont-ils connu autant de choses les uns des autres qu&#8217;aujourd&#8217;hui, dans un monde globalisé. Au-delà des différences, il y a un désir commun de partager les joies et les peines, d&#8217;apprendre les uns des autres et de bâtir des passerelles de compréhension et de culture commune&nbsp;&raquo;, a-t-il conclu.</p>
<p>Source: Maya Mansour (Qatar Tribune)</p>
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