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	<title>2Villepin &#187; Clearstream</title>
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	<description>Blog sur Dominique de Villepin</description>
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		<title>Dominique de Villepin sur Clearstream : «J&#039;ai pardonné» à Nicolas Sarkozy</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 12:03:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 29 octobre, Dominique de Villepin passe discrètement les grilles de la Lanterne, à Versailles, où l&#8217;attend Nicolas Sarkozy. Il connaît bien cette résidence, qu&#8217;il a occupée quand il était à Matignon. L&#8217;ancien premier ministre est venu parler de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 29 octobre, Dominique de Villepin passe discrètement les grilles de la Lanterne, à Versailles, où l&#8217;attend Nicolas Sarkozy. Il connaît bien cette résidence, qu&#8217;il a occupée quand il était à Matignon.</p>
<p>L&#8217;ancien premier ministre est venu parler de la crise et de la situation internationale. Il en profite pour glisser quelques conseils au président : «Il faut resserrer le système. Quarante ministres, c&#8217;est trop. Ils n&#8217;incarnent rien. Pour faire face à la crise, il faut un gouvernement d&#8217;union nationale, resserré.»</p>
<p><span id="more-8568"></span></p>
<p>Les deux ex-rivaux n&#8217;ont jamais cessé de se voir. Mais depuis le jugement en appel de l&#8217;affaire Clearstream, épilogue de cinq ans de bataille judiciaire pour Villepin, ils font mine de se rapprocher.</p>
<p>Relaxé le 14 septembre par la cour d&#8217;appel de Paris, l&#8217;ancien premier ministre a toujours dit vouloir «tourner la page». Deux mois plus tard, il va plus loin : «J&#8217;ai pardonné», lâche-t-il. Villepin, qui avait déclaré avoir été traîné devant la justice «par l&#8217;acharnement» de Sarkozy, s&#8217;honore d&#8217;avoir «fait le premier pas».</p>
<p>«J&#8217;ai voulu vider la querelle», confie-t-il, tout en regrettant que le chef de l&#8217;État &#8211; qui avait parlé de «coupables» en évoquant les prévenus &#8211; n&#8217;ait pas publiquement «marqué les choses» après la deuxième relaxe : «On s&#8217;est arrangé pour qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de vainqueur, déplore-t-il. Oh, je ne le demandais pas. J&#8217;avais tourné la page avant. Mais j&#8217;y aurais été sensible…»</p>
<p>À l&#8217;Élysée, l&#8217;heure est à l&#8217;apaisement, aussi. Même si Nicolas Sarkozy reste persuadé que «Villepin a voulu (l)&#8217;assassiner politiquement». «Le temps a fait son œuvre», jure un proche du président.</p>
<p>Libéré de Clearstream, Villepin dira «entre le 15 décembre et le 15 janvier» s&#8217;il est candidat à la présidentielle. Sa décision semble prise : «in vitro mais pas un vivo», sourit-il. Peu de chances que l&#8217;ex-premier ministre, qui a quitté la présidence de République solidaire, soit candidat.</p>
<p>Avant l&#8217;été, il confiait à ses proches qu&#8217;il attendait d&#8217;être à 10 % dans les sondages. Les dernières enquêtes le créditent de 2 %. À l&#8217;Élysée, l&#8217;affaire est entendue : «Il ne sera pas candidat», jurent les conseillers du président.</p>
<p><strong>Un «nouveau tour de manège ne l&#8217;intéresse pas»</strong></p>
<p>Alors, quoi ? L&#8217;ancien premier ministre se défend de vouloir un poste.</p>
<p>Contrairement à Alain Juppé, qui a accepté de revenir, quinze ans après avoir quitté Matignon, Villepin jure qu&#8217;un «nouveau tour de manège ne l&#8217;intéresse pas». «Je n&#8217;aurais pas pu faire ça. Je n&#8217;aspire pas à faire ce que j&#8217;ai déjà fait. J&#8217;ai passé l&#8217;âge», argue-t-il. Et d&#8217;ajouter, avec un brin de morgue : «Je suis viscéralement indépendant.»</p>
<p>Reste qu&#8217;il rêve de revenir dans le jeu. Par la grande porte. Et dans une configuration inédite. «On verra la situation de la France, élude-t-il. Je me situe dans une logique d&#8217;union nationale.»</p>
<p>À l&#8217;Élysée, on se veut conciliant : «La majorité a besoin de toutes les bonnes volontés. Le président veut rassembler», dit Brice Hortefeux. «Villepin veut sortir de l&#8217;ornière, ajoute un proche du président. Si on lui donne le Quai d&#8217;Orsay, il signe tout de suite.» Villepin confie qu&#8217;on lui a «tout proposé», qu&#8217;il n&#8217;a rien accepté.</p>
<p>Dernière hypothèse, poussée par Hortefeux : une circonscription des Français de l&#8217;étranger : «J&#8217;ai clairement fait savoir que je prendrais très mal qu&#8217;on m&#8217;en parle !» tacle Villepin.</p>
<p>Reste que la violence de ses critiques s&#8217;est atténuée. Il ne renie rien des premières attaques, mais juge que Sarkozy «s&#8217;est bonifié». Il loue son action en Libye, sa gestion de la crise. Même la réforme des retraites, qu&#8217;il a combattue, «a le mérite d&#8217;exister».</p>
<p>Signe supplémentaire que sa propre campagne ne paraît pas d&#8217;actualité, Villepin est intarissable sur celle de Sarkozy. «La seule chance pour un président sortant d&#8217;être reconduit, c&#8217;est d&#8217;apparaître suffisamment absent dans les mois qui précèdent, pour apparaître comme neuf.</p>
<p>Sarkozy applique la stratégie d&#8217;Obama. Il laisse la scène politique à ses concurrents. Il est comme la mouette en haut de la vague, tandis que les autres sont ensevelis. Mais il part de loin. L&#8217;élection est loin d&#8217;être gagnée.»</p>
<p>Source: Solenn de Royer (Le Figaro)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Présidentielle 2012 : Villepin-Sarkozy, le grand pardon</ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin a assuré dimanche avoir « tourné la page » de l&#8217;affaire Clearstream, qui a empoisonné ses relations avec Nicolas Sarkozy. Des relations désormais « républicaines et apaisées ».</p>
<p>Dominique de Villepin aurait-il tourné sarkophile ? Le tomahawk était déjà à moitié enterré entre l&#8217;ex-Premier ministre et le président de la République, le voilà qui remet une pelletée de terre. « Ce sont des relations républicaines, apaisées », a-t-il commenté dimanche à propos de ses rapports avec Nicolas Sarkozy, lequel souhaita en son temps le « pendre à un croc de boucher » à cause du dossier Clearstream.</p>
<p>« J&#8217;ai tourné la page de ce qui a été pour moi et pour ma famille un calvaire de six années », a-t-il déclaré sur BFMTV/Le Point/RMC, tout en regrettant que le chef de l&#8217;Etat ne l&#8217;ait pas fait lui aussi publiquement depuis sa relaxe par la justice.</p>
<p>Vantant son franc-parler et une « relation d&#8217;égalité » avec Nicolas Sarkozy, l&#8217;ancien dauphin de Jacques Chirac a néanmoins démenti tout marchandage politique lors de leur récente entrevue à la résidence présidentielle de La Lanterne : « Je n&#8217;ai jamais dealé avec personne et je ne dealerai jamais avec personne ».</p>
<p><strong>Candidat&#8230; mais à quoi ?</strong></p>
<p>Leur sujet de conversation ? « L&#8217;international » essentiellement. Et « l&#8217;union nationale », cette équipe gouvernementale de crise que Dominique de Villepin appelle de ses vœux depuis plusieurs semaines maintenant.</p>
<p>« Je ne dis pas ça pour moi, je ne suis pas candidat, ni n&#8217;aurais accepté aucune responsabilité dans un gouvernement quelconque dans cette mandature », a-t-il jugé bon de préciser.</p>
<p>Et pour le prochain quinquennat ? Le fondateur de République solidaire semble soucieux de ne pas se fermer de fenêtres, comme il l&#8217;avait laissé entendre en ces termes il y a dix jours sur Europe 1 : « Je suis prêt à contribuer (à un un gouvernement d&#8217;unité nationale, NDLR). Mais il faut que les conditions soient créées pour cela, la sérénité est nécessaire et il faut que cela se fasse sans arrières pensées politiciennes ».</p>
<p>Interrogé dimanche sur cet état-major resserré d&#8217;une dizaine de talents qu&#8217;il admet avoir suggéré au président, il a cité Jean-François Copé, François Baroin, Thierry Breton ou Jean-Louis Borloo. Côté socialistes, son cœur penche vers Gérard Collomb et François Rebsamen.</p>
<p>Pourrait-il être le chef d&#8217;orchestre de cette « équipe de France des meilleurs » ? Jean-Pierre Grand, un des rares fidèles à n&#8217;avoir pas quitté le navire Villepin et qui l&#8217;a remplacé à la tête de République solidaire, le pousse toujours à sauter le pas. Lui s&#8217;est dit prêt dimanche à se frotter au suffrage universel, pour la toute première fois de sa vie politique. « Je souhaite vivement pouvoir aller vers les électeurs et pouvoir franchir ce cap », a-t-il déclaré, sans préciser s&#8217;il parlait de l&#8217;élection reine.</p>
<p>Comme il l&#8217;avait déjà fait savoir, l&#8217;ancien secrétaire général de l&#8217;Elysée a répété sur BFMTV qu&#8217;il « annoncerait (sa) décision à la mi-décembre ». Et de prévenir que son choix était d&#8217;ores et déjà arrêté.</p>
<p>Source: France Soir</p>
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		<item>
		<title>Le parquet ne fait pas appel de la relaxe de Dominique de Villepin dans l&#039;affaire Clearstream</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2011 16:35:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le parquet général a annoncé lundi qu&#8217;il ne formait pas de pourvoi contre l&#8217;arrêt de la cour d&#8217;appel de Paris dans l&#8217;affaire Clearstream, rendant ainsi définitive la relaxe de Dominique de Villepin. &#171;&#160;Le parquet général de la cour d&#8217;appel de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le parquet général a annoncé lundi qu&#8217;il ne formait pas de pourvoi contre l&#8217;arrêt de la cour d&#8217;appel de Paris dans l&#8217;affaire Clearstream, rendant ainsi définitive la relaxe de Dominique de Villepin.</p>
<p><span id="more-7579"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Le parquet général de la cour d&#8217;appel de Paris ne formera pas de pourvoi auprès de la Cour de cassation contre la décision rendue le 14 septembre 2011 par la cour d&#8217;appel de Paris dans le dossier Clearstream&nbsp;&raquo;, informe le ministère public dans un communiqué, sans guère plus d&#8217;explication.</p>
<p>A l&#8217;audience, le parquet général avait requis 15 mois de prison avec sursis contre l&#8217;ancien Premier ministre pour &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo;. Il lui reprochait d&#8217;avoir eu connaissance de la fausseté des listings et de ne pas avoir stoppé la calomnie.</p>
<p>Mais mercredi dernier, la cour d&#8217;appel de Paris n&#8217;a pas suivi cette analyse, jugeant que ce délit n&#8217;était &laquo;&nbsp;pas établi&nbsp;&raquo; dans cette vaste manipulation au cours de laquelle des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés à des listings bancaires afin de faire croire qu&#8217;ils détenaient des comptes occultes à l&#8217;étranger.</p>
<p>La cour d&#8217;appel a notamment considéré que &laquo;&nbsp;d&#8217;autres autorités de l&#8217;Etat détenaient en juillet (2004, ndlr) des informations permettant de conclure à la fausseté des listings et n&#8217;ont pas agi pour empêcher que la calomnie continue&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Si, après sept années de procédure, l&#8217;horizon Clearstream se dégage pour Dominique de Villepin, le fondateur de République solidaire risque d&#8217;avoir à se battre sur un autre front judiciaire.</p>
<p>La semaine dernière, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour entendre l&#8217;avocat Robert Bourgi, homme de l&#8217;ombre de la Françafrique, qui a accusé M. de Villepin et Jacques Chirac d&#8217;avoir reçu des fonds occultes de chefs d&#8217;Etat africains.</p>
<p>A l&#8217;issue du délibéré Clearstream, mercredi, Dominique de Villepin en avait profité pour lancer un avertissement à peine déguisé, espérant que sa relaxe &laquo;&nbsp;puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012!&nbsp;&raquo;</p>
<p>Si Dominique de Villepin est sorti d&#8217;affaire, la Cour de cassation sera tout de même saisie du dossier, car le mathématicien Imad Lahoud, qui a été condamné à 18 mois ferme et 40.000 euros d&#8217;amende pour avoir falsifié les fichiers, a formé un pourvoi.</p>
<p>L&#8217;ancien haut responsable d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin, condamné à 6 mois ferme et 40.000 euros d&#8217;amende, avait de son côté dit réfléchir à cette éventualité. Il avait jusqu&#8217;à lundi soir pour se décider. Son avocat, Me Paul-Albert Iweins, n&#8217;était pas immédiatement joignable pour faire part de sa décision.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
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		<item>
		<title>La relaxe de Dominique de Villepin décryptée</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2011/09/14/7490-la-relaxe-de-villepin-decryptee/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 13:01:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;affaire a défrayé la chronique. Son épilogue judiciaire tient en une centaine de pages. Voici les points clés de l&#8217;arrêt rendu mercredi par la cour d&#8217;appel de Paris. Comment les magistrats motivent cette relaxe ? Leur raisonnement tient en deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;affaire a défrayé la chronique. Son épilogue judiciaire tient en une centaine de pages. Voici les points clés de l&#8217;arrêt rendu mercredi par la cour d&#8217;appel de Paris.</p>
<p><span id="more-7490"></span></p>
<p><strong>Comment les magistrats motivent cette relaxe ? </strong></p>
<p>Leur raisonnement tient en deux points. Tout d&#8217;abord, Dominique de Villepin ne peut être tenu pour l&#8217;instigateur de la machination Clearstream visant à faire croire que des personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient des comptes à l&#8217;étranger. Pour les juges, l&#8217;ancien premier ministre ne pouvait pas être certain que les listings de ces prétendus comptes étaient des faux pendant la majeure partie de l&#8217;année 2004, période durant laquelle le «corbeau» Gergorin s&#8217;employa, lui, à dénoncer ces faits imaginaires.</p>
<p>Et les juges n&#8217;adhèrent pas non plus à la théorie de l&#8217;accusation d&#8217;une «complicité passive par abstention» où Dominique de Villepin n&#8217;aurait rien fait pour empêcher la calomnie de se répandre à partir de juillet 2004. Au passage, ils égratignent «d&#8217;autres autorités de l&#8217;État (qui) détenaient en juillet (2004) des informations leur permettant de conclure à la fausseté des listings et (qui) n&#8217;ont pas agi pour empêcher que la calomnie continue». Par exemple, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense.</p>
<p><strong>Quelles suites judiciaires pour ce dossier ? </strong></p>
<p>Il est peu probable que le parquet général de la cour d&#8217;appel de Paris forme un pourvoi en cassation contre la relaxe de Dominique de Villepin. Une telle démarche, venant de magistrats soumis à l&#8217;autorité du Garde des Sceaux, serait aussitôt dénoncée comme une preuve de «l&#8217;acharnement» de l&#8217;exécutif sur un éventuel concurrent pour la présidentielle. En revanche, Imad Lahoud, le plus lourdement condamné &#8211; 18 mois de prison ferme &#8211; a déjà annoncé un pourvoi. L&#8217;exécution de sa peine &#8211; inférieure à deux ans et donc «aménageable» &#8211; serait alors suspendue. Par la suite, l&#8217;Éducation nationale à laquelle appartient l&#8217;agrégé de mathématiques qui enseigne dans plusieurs «prépas» parisiennes pourrait engager une procédure disciplinaire. Le numéro trois d&#8217;EADS à l&#8217;époque, Jean-Louis Gergorin, sanctionné par six mois de prison ferme, a indiqué hier «réfléchir» à l&#8217;éventualité d&#8217;un pourvoi. Ils ont un maximum de cinq jours pour le faire.</p>
<p><strong>Quelles conséquences aura cette décision ? </strong></p>
<p>La «vérité» judiciaire cantonne le dossier Clearstream à une manipulation limitée à deux hommes. Imad Lahoud, «personnalité complexe aux nombreuses facettes et possédant de multiples et influentes relations tant dans l&#8217;appareil d&#8217;État que dans le milieu du renseignement» est à l&#8217;origine des faux listings. Dans quel but ? «Appâter» Jean-Louis Gergorin, esprit brillant mais prompt à plonger dans un complot, en pleine paranoïa chez EADS après la mort de Jean-Luc Lagardère, son mentor. En revanche, Gergorin n&#8217;aurait pas dû transmettre ces listings au juge Renaud Van Ruymbeke à partir de mai 2004 alors qu&#8217;il les savait falsifiés. C&#8217;est donc la version la moins explosive du dossier Clearstream qui est retenue, loin du scénario d&#8217;une machination politique orchestrée pour nuire à Nicolas Sarkozy.</p>
<p>La thèse de l&#8217;accusation sur Dominique de Villepin est, elle, balayée. Elle avait été soutenue par le procureur Jean-Claude Marin et parfois qualifiée d&#8217;équilibrisme juridique. Jean-Claude Marin est installé demain comme procureur général de la Cour de cassation, poste où il aura sans doute à examiner de nouveau l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>Source: Le Figaro.fr</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Clearstream: les phrases fortes d&#8217;un arrêt d&#8217;appel de 103 pages</ins></strong></p>
<p>Voici quelques phrases fortes, sélectionnées parmi les 103 pages de l&#8217;arrêt Clearstream rendu mercredi par la cour d&#8217;appel de Paris qui a relaxé Dominique de Villepin:</p>
<p><strong>1/ Concernant Dominique de Villepin</strong>:</p>
<p>- &laquo;&nbsp;En raison de la duplicité dont Jean-Louis Gergorin a fait preuve jusqu&#8217;en mai 2006, même envers ses relations personnelles, il ne peut être affirmé que Dominique de Villepin savait, en juillet 2004, que Jean-Louis Gergorin était l&#8217;auteur des dénonciations.&nbsp;&raquo;</p>
<p>- C&#8217;est à la date du 15 octobre 2004 &laquo;&nbsp;que peut être tenue pour établie la connaissance de la fausseté des listings par Dominique de Villepin&nbsp;&raquo;.</p>
<p>- Une note du 12 juillet 2004 &laquo;&nbsp;montre que la DGSE connaissait la fausseté des données communiquées au juge&nbsp;&raquo; Renaud van Ruymbeke. Par conséquent, juge la cour, &laquo;&nbsp;d&#8217;autres autorités de l&#8217;Etat détenaient en juillet des informations leur permettant de conclure à la fausseté des listings et n&#8217;ont pas agi pour empêcher que la calomnie continue.&nbsp;&raquo;</p>
<p>- &laquo;&nbsp;En l&#8217;état de ces constatations, et alors qu&#8217;il n&#8217;a pas été démontré d&#8217;implication de Dominique de Villepin dans le processus délictueux en amont, le délit de complicité par abstention reproché à celui-ci pour la période de juillet à octobre 2004 n&#8217;est pas établi. (&#8230;) La cour, dès lors, confirmera la relaxe prononcée par les premiers juges.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>2/ Concernant Jean-Louis Gergorin</strong>:</p>
<p>- Pour la cour d&#8217;appel, M. Gergorin n&#8217;est plus le &laquo;&nbsp;cerveau&nbsp;&raquo; que décrivaient les juges de première instance, qui évoquaient &laquo;&nbsp;une personnalité particulièrement nuisible et inquiétante en raison d’une duplicité exceptionnelle&nbsp;&raquo;.</p>
<p>- Selon l&#8217;arrêt d&#8217;appel, &laquo;&nbsp;il apparaît plutôt (&#8230;) que Imad Lahoud, dans le but d&#8217;+appâter+ Jean-Louis Gergorin et de s&#8217;assurer sa protection, a pris l&#8217;initiative de confectionner les faux listings en y incluant ces noms, parmi beaucoup d&#8217;autres, dessinant ainsi un système de blanchiment d&#8217;argent sale&nbsp;&raquo;.</p>
<p>- &laquo;&nbsp;Il ne peut être tenu pour établi que le prévenu, qui n&#8217;est pas impliqué dans la confection des faux et qui s&#8217;est adressé au général Rondot dans le cadre d&#8217;une démarche de vérification&nbsp;&raquo; des listings Clearstream &laquo;&nbsp;et non avec la volonté de nuire aux personnes citées, ait eu conscience, au mois de novembre 2003 (&#8230;), de la falsification des documents&nbsp;&raquo;.</p>
<p>- &laquo;&nbsp;Si le bénéfice de la bonne foi peut être accordé à Jean-Louis Gergorin pour la remise des documents au mois de novembre 2003 au général Rondot, il ne peut l&#8217;être pour les envois, six mois plus tard, au juge Renaud van Ruymbeke.&nbsp;&raquo; Pour la cour, Jean-Louis Gergorin a &laquo;&nbsp;délibérément dénoncé à l&#8217;autorité judiciaire des faits dont il ne pouvait ignorer qu&#8217;ils n&#8217;avaient aucune réalité.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>3/ Concernant Imad Lahoud</strong>:</p>
<p>- Les déclarations d&#8217;Imad Lahoud &laquo;&nbsp;paraissent s&#8217;inscrire (&#8230;) dans une longue suite de mensonges distillés par le prévenu, tout au long des sept années de procédure, pour tenter de brouiller les pistes, et ainsi d&#8217;atténuer sa responsabilité.&nbsp;&raquo;</p>
<p>- &laquo;&nbsp;Les différentes postures d&#8217;Imad Lahoud, fluctuantes et souvent contradictoires entre elles, montrent que sa stratégie évolue; alors qu&#8217;au cours de l&#8217;instruction il avait plutôt +chargé+ le général Rondot, il a, devant les premiers juges, surtout mis en cause Jean-Louis Gergorin, avant, en instance d&#8217;appel, de diriger ses accusations contre Dominique de Villepin.&nbsp;&raquo;</p>
<p>- &laquo;&nbsp;Il apparaît donc que Imad Lahoud avait un intérêt propre (&#8230;) de récupérer des fichiers Clearstream. (&#8230;) Il s&#8217;ensuit que Jean-Louis Gergorin ne peut être considéré comme étant à l&#8217;origine de la récupération des premières données Clearstream qui serviront aux falsifications.&nbsp;&raquo;</p>
<p>- &laquo;&nbsp;Imad Lahoud, personnalité complexe aux nombreuses facettes et possédant de multiples et influentes relations tant dans l&#8217;appareil d&#8217;Etat que dans le milieu du renseignement, pouvait se procurer des informations pour la confection des faux listings, voire se faire influencer.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Clearstream : la justice sauve l&#8217;honneur</ins></strong></p>
<p>Elle avait commencé, il y a six ans, comme une tragédie shakespearienne, dans le fracas des haines et un parfum de meurtres politiques. Après le jugement, mercredi 14 septembre, de la cour d&#8217;appel de Paris, l&#8217;affaire Clearstream se termine &#8211; presque &#8211; comme un drame bourgeois. Cela n&#8217;empêche pas d&#8217;en tirer quelques enseignements.</p>
<p>En 2005 et 2006, en effet, lorsque commence à filtrer cette histoire de listings de la société luxembourgeoise Clearstream établissant que près de 300 personnalités françaises détiendraient des comptes bancaires dissimulés à l&#8217;étranger &#8211; et plus encore, évidemment, lorsque Nicolas Sarkozy apparaît comme l&#8217;un de ces détenteurs -, l&#8217;affaire a tourné au scandale d&#8217;Etat.</p>
<p>Et pour cause. Dès lors que ces fameux listings sont apparus rapidement comme de médiocres faux, Nicolas Sarkozy a fait figure de victime d&#8217;une machination. Et qui pouvait avoir intérêt à abattre celui qui était alors ministre de l&#8217;intérieur et ne cachait nullement ses ambitions présidentielles, sinon celui qui entendait contrecarrer à tout prix sa marche en avant ? Dominique de Villepin.</p>
<p>Alors ministre des affaires étrangères et bientôt premier ministre, celui-ci n&#8217;avait-il pas été informé de l&#8217;existence des listings par l&#8217;un de ses proches, Jean-Louis Gergorin, dirigeant d&#8217;EADS, lui-même informé par un personnage pourtant peu fiable, l&#8217;informaticien Imad Lahoud ? N&#8217;avait-il pas, sciemment, laissé courir la rumeur assassine ?</p>
<p>La justice vient de trancher en appel, comme elle l&#8217;avait déjà fait en première instance : elle a innocenté Dominique de Villepin. Et fait porter la responsabilité essentielle sur M. Lahoud, animé par de petits intérêts personnels.</p>
<p>Deux institutions ne sortent pas grandies de cette ténébreuse affaire. La justice, tout d&#8217;abord. Dominique de Villepin a salué, hier, le fait qu&#8217;elle ait su, au bout du compte,&nbsp;&raquo;résister aux pressions politiques&nbsp;&raquo;. Certes. Mais au préalable, pendant cinq ans, le parquet &#8211; peu ou prou aux ordres du pouvoir exécutif &#8211; a constamment été l&#8217;accusateur de l&#8217;ancien premier ministre, dont il faisait l&#8217;instigateur de ce complot. Et c&#8217;est encore le parquet qui, en janvier 2010, avait décidé de faire appel du jugement en première instance. Saluer l&#8217;indépendance du jugement en appel n&#8217;interdit pas de souligner, une nouvelle fois, cette anomalie française que constitue la sujétion du parquet au pouvoir politique.</p>
<p>Quant à l&#8217;actuel chef de l&#8217;Etat, il ne sort pas grandi de cette affaire. En maintenant sa plainte après son élection en mai 2007, en poursuivant publiquement de sa vindicte jusqu&#8217;à l&#8217;automne 2009 le prévenu Villepin (qualifié d&#8217;&nbsp;&raquo;accusé&nbsp;&raquo;), puis en restant à la manoeuvre, via le parquet, après le retrait de sa plainte, Nicolas Sarkozy a entraîné la justice dans ses chemins de traverse personnels.</p>
<p>Le président de la République est, en principe, la garant de l&#8217;indépendance de la justice. Durant son mandat, il est lui-même inattaquable. Il aurait dû mettre un point d&#8217;honneur à s&#8217;en tenir, depuis quatre ans, à un strict devoir de réserve judiciaire.</p>
<p>Source: Le Monde</p>
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		<title>Dominique de Villepin relaxé en appel du procès Clearstream</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 11:16:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La cour d&#8217;appel de Paris a confirmé mercredi la relaxe de l&#8217;ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui était poursuivi pour &#171;&#160;complicité de dénonciation calomnieuse&#160;&#187; dans l&#8217;affaire Clearstream. «Après six années d&#8217;un acharnement sans précédent, après six années d&#8217;épreuves pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="560" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/AidKdNllMbk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>La cour d&#8217;appel de Paris a confirmé mercredi la relaxe de l&#8217;ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui était poursuivi pour &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; dans l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>«Après six années d&#8217;un acharnement sans précédent, après six années d&#8217;épreuves pour ma famille, la justice a reconnu pour la deuxième fois mon innocence. Je veux saluer l&#8217;indépendance de notre justice, qui a su résister aux pressions politiques. Je veux croire que cette décision contribuera à rendre notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et à la calomnie, qui ne méritent que le mépris.</p>
<p>Rappelons que cette affaire a été initiée en 2005/2006 à la veille de l&#8217;élection présidentielle de 2007. Comme j&#8217;aimerais que cela puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012 ! Pour ce qui me concerne, je sors renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les Français», a déclaré Dominique de Villepin</p>
<p><span id="more-7475"></span></p>
<p><strong><ins>Affaire Clearstream : Villepin relaxé contre-attaque</ins></strong></p>
<p>Relaxé. Un mot, un seul. Dominique de Villepin n&#8217;aura pas eu à attendre longtemps ce mercredi matin. « Dominique de Villepin, relaxé », annonce la présidente de la cour d&#8217;appel, Christiane Beauquis. L&#8217;ancien Premier ministre a la victoire modeste. Il se garde bien de toute manifestation de satisfaction et conserve un air de dignité grave. Juste un léger sourire affleure. Derrière lui ses avocats ont l&#8217;air tranquille de ceux qui s&#8217;y attendaient.</p>
<p>Voilà, la cour vient de confirmer la relaxe de celui qui s&#8217;était dit « calomnié », « poursuivi par la volonté d&#8217;un homme » car soupçonné d&#8217;avoir conspiré en 2004 contre Nicolas Sarkozy avec de fausses listes de comptes bancaires de la société Clearstream donnant lieu a une bataille sourde d&#8217;une rare violence entre l&#8217;ex-Premier ministre et l&#8217;actuel président de la République. La cour a confirmé le jugement rendu en première instance en 2010, malgré le parquet qui demandait 15 mois de prison avec sursis pour complicité de dénonciation calomnieuse. L&#8217;ex-Premier ministre avait dénoncé « l&#8217;acharnement du parquet » contre lui.</p>
<p><strong>« Rendre notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et à la calomnie »</strong></p>
<p>Des badauds applaudissent comme au spectacle en voyant sortir Dominique de Villepin. Celui-ci avance lentement. Il prend son temps. La forêt de caméra et de micro l&#8217;attend. Lui aussi a préparé sa sentence.</p>
<p>Pour l&#8217;homme politique la victoire est modeste mais elle est éclatante. Il la veut cinglante comme pour mieux faire oublier cette autre histoire qui se profile déjà : «Après six années d&#8217;un acharnement sans précédent, après six années d&#8217;épreuves pour ma famille, la justice a reconnu pour la deuxième fois mon innocence. Je veux saluer l&#8217;indépendance de notre justice, qui a su résister aux pressions politiques. Je veux croire que cette décision contribuera à rendre notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et à la calomnie, qui ne méritent que le mépris. Rappelons que cette affaire a été initiée en 2005/2006 à la veille de l&#8217;élection présidentielle de 2007. Comme j&#8217;aimerais que cela puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012 ! Pour ce qui me concerne, je sors renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les Français».</p>
<p>Une allusion à peine voilée aux dénonciations de l&#8217;avocat Robert Bourgi. L&#8217;homme de l&#8217;ombre de la Françafrique et conseiller officieux du président de la République, l&#8217;accuse en effet d&#8217;avoir perçu avec Jacques Chirac des fonds occultes, évalués à 20 millions de dollars, de chefs d&#8217;Etat africains entre 1997 et 2005.</p>
<p><strong>Une nouvelle interprétation de la manipulation</strong></p>
<p>Mais si la cour relaxe, comme le tribunal, Dominique de Villepin, elle donne en revanche une interprétation tout autre de la manipulation. Pour elle, en effet, les rôles sont inversés, ce n&#8217;est plus Jean-Louis Gergorin le « cerveau » de l&#8217;affaire comme l&#8217;avait pensé le tribunal en première instance et Imad Lahoud un simple « menteur » pathologique, c&#8217;est l&#8217;informaticien qui, pour la cour est à l&#8217;initiative de la manipulation.</p>
<p>Suivant cette logique, la cour relaxe Jean-Louis Gergorin des chefs de faux et usage. Mais il reste « le corbeau », celui qui a transmis les documents au juge Renaud Van Ruymbeke. La cour le condamne donc pour dénonciation calomnieuse et usage de faux à trois ans de prison dont 30 mois avec sursis. Une peine plus légère qu&#8217;en première instance et qui a toute les chances de ne pas être mise à exécution pour un « primo délinquant ». Lassé, l&#8217;ex-numéro trois d&#8217;EADS ne se pourvoira sans doute pas en cassation. A moins que le livre de Pierre Péan ne recèle de nouvelles surprises.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas le cas d&#8217;Imad Lahoud. Dès la sortie de l&#8217;audience, son avocat, Olivier Pardo a annoncé son intention de se pourvoir en cassation. Pour la cour, c&#8217;est l&#8217;informaticien Imad Lahoud qui cette fois porte la responsabilité principale. Outre la dénonciation calomnieuse celui-ci est reconnu coupable de faux et usage, d&#8217;abus de confiance et de recel d&#8217;abus de confiance. Il est condamné à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis. Une peine équivalente à celle prononcée par le tribunal de grande instance.</p>
<p>Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud devront en outre s&#8217;acquitter de 40.000 euros d&#8217;amende chacun et sont condamnés solidairement à rembourser les parties civiles.</p>
<p>Source: Les Echos</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Clearstream: Villepin espère que sa relaxe servira de &laquo;&nbsp;leçon&nbsp;&raquo; pour 2012</ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin a vu mercredi sa relaxe confirmée par la cour d&#8217;appel de Paris dans l&#8217;affaire Clearstream, une décision dont il espère qu&#8217;elle servira de &laquo;&nbsp;leçon&nbsp;&raquo; pour la présidentielle de 2012, à l&#8217;heure où il est attaqué sur le front de la Françafrique.</p>
<p>Pour la cour d&#8217;appel de Paris, le délit de complicité par abstention qui était reproché à l&#8217;ancien Premier ministre Dominique de Villepin &laquo;&nbsp;n&#8217;est pas établi&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le parquet général, qui avait requis contre lui 15 mois avec sursis, lui reprochait d&#8217;avoir eu connaissance de la fausseté des listings et de ne pas avoir stoppé la calomnie.</p>
<p>La Cour d&#8217;appel a notamment considéré que &laquo;&nbsp;d&#8217;autres autorités de l&#8217;Etat détenaient en juillet (2004, ndlr) des informations permettant de conclure à la fausseté des listings et n&#8217;ont pas agi pour empêcher que la calomnie continue&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Après avoir &laquo;&nbsp;salu(é) l&#8217;indépendance de notre justice, qui a su résister aux pressions politiques&nbsp;&raquo;, Dominique de Villepin a immédiatement embrayé sur le nouveau front judiciaire qui pourrait s&#8217;ouvrir devant lui.</p>
<p>Mardi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour entendre l&#8217;avocat Robert Bourgi, homme de l&#8217;ombre de la Françafrique, qui a accusé M. de Villepin et Jacques Chirac d&#8217;avoir reçu des fonds occultes de chefs d&#8217;Etat africains.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je veux croire que cette décision (de mercredi) contribuera à rendre notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et à la calomnie (&#8230;). Rappelons-nous que cette affaire a été initiée en 2005/2006, à la veille de l&#8217;élection présidentielle de 2007. Comme j&#8217;aimerais que cela puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012!&nbsp;&raquo;, a mis en garde le rival de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Si la cour d&#8217;appel a confirmé le jugement de 2010 concernant Dominique de Villepin, elle a revanche adopté une position bien différente concernant le mathématicien Imad Lahoud et l&#8217;ancien haut responsable d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Jean-Louis Gergorin n&#8217;est plus le &laquo;&nbsp;cerveau&nbsp;&raquo; que décrivaient les juges de première instance, qui évoquaient &laquo;&nbsp;une personnalité particulièrement nuisible et inquiétante en raison d?une duplicité exceptionnelle&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Selon l&#8217;arrêt d&#8217;appel, &laquo;&nbsp;il apparaît plutôt (&#8230;) que Imad Lahoud, dans le but d&#8217;+appâter+ Jean-Louis Gergorin et de s&#8217;assurer sa protection, a pris l&#8217;initiative de confectionner les faux listings en y incluant ces noms, parmi beaucoup d&#8217;autres, dessinant ainsi un système de blanchiment d&#8217;argent sale&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pour la cour, c&#8217;est Imad Lahoud seul qui est à l&#8217;origine de la falsification des listings Clearstream, sur lesquels ont été ajoutés des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, afin de faire croire qu&#8217;ils détenaient des comptes occultes à l&#8217;étranger.</p>
<p>Jean-Louis Gergorin lui, n&#8217;aurait &laquo;&nbsp;pas eu de volonté de nuire&nbsp;&raquo;. La cour l&#8217;a relaxé pour toute une série de faits s&#8217;étant déroulés jusqu&#8217;en novembre 2003.</p>
<p>En revanche, elle estime qu&#8217;en envoyant de façon anonyme des fichiers falsifiés au juge van Ruymbeke en 2004, il a &laquo;&nbsp;délibérément dénoncé à l&#8217;autorité judiciaire des faits dont il ne pouvait ignorer qu&#8217;ils n&#8217;avaient aucune réalité.&nbsp;&raquo; En résumé, pour la cour, Jean-Louis Gergorin est bien le corbeau, mais pas le cerveau.</p>
<p>Pour ces délits d&#8217;usage de faux et de dénonciation calomnieuse, il a vu sa peine allégée: celle-ci est passée de trois ans de prison dont 18 mois ferme, à trois ans dont 6 mois ferme. L&#8217;amende de 40.000 euros prononcée en première instance a été maintenue.</p>
<p>Imad Lahoud, auquel la cour reproche &laquo;&nbsp;une longue suite de mensonges (&#8230;) pour tenter de brouiller les pistes, et ainsi d&#8217;atténuer sa responsabilité&nbsp;&raquo;, a vu sa condamnation confirmée: trois ans de prison, dont 18 mois ferme, et 40.000 euros d&#8217;amende.</p>
<p>Son avocat, Me Olivier Pardo, a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, tandis que le conseil de Jean-Louis Gergorin, Me Paul-Albert Iweins a dit y &laquo;&nbsp;réfléchir&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il faudra attendre cinq jours pour savoir si le parquet général se pourvoit ou non contre Dominique de Villepin. Sinon, sa relaxe sera définitive.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Dominique de Villepin relaxé en appel dans l&#8217;affaire Clearstream</ins></strong></p>
<p>La cour d&#8217;appel de Paris a confirmé mercredi la relaxe de l&#8217;ex-Premier ministre Dominique de Villepin, soupçonné d&#8217;avoir conspiré en 2004 contre Nicolas Sarkozy avec de fausses listes de comptes bancaires de la société Clearstream.</p>
<p>La cour a confirmé le jugement rendu en première instance en 2010, malgré le parquet qui demandait 15 mois de prison avec sursis pour complicité de dénonciation calomnieuse.</p>
<p>L&#8217;ancien chef de gouvernement pourrait trouver dans cette décision un encouragement pour la candidature à l&#8217;élection présidentielle de 2012 qu&#8217;il envisage.</p>
<p>Dominique de Villepin était accusé d&#8217;avoir été l&#8217;instigateur d&#8217;une manipulation menée avec les fausses listes Clearstream, qui laissaient penser que des centaines de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, possédaient des comptes à l&#8217;étranger.</p>
<p>La cour condamne en outre pour dénonciation calomnieuse les deux autres protagonistes de l&#8217;affaire, l&#8217;ex-vice-président d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin à trois ans de prison dont 30 mois avec sursis et l&#8217;informaticien Imad Lahoud à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis.</p>
<p>Cette décision de justice a été précédée par des accusations contre Dominique de Villepin de l&#8217;avocat Robert Bourgi, un proche de Nicolas Sarkozy qui a assuré dans plusieurs médias que l&#8217;ancien Premier ministre et Jacques Chirac avaient l&#8217;habitude, entre 1995 et 2005, de recevoir de fortes sommes en espèces de dirigeants africains.</p>
<p>Dominique de Villepin a dit voir dans ces accusations un moyen de maintenir une pression sur lui.</p>
<p><strong>Fausse listes</strong></p>
<p>Le procès portait sur la fabrication en 2003 de fausses listes de comptes bancaires à partir de vrais documents de la société luxembourgeoise Clearstream, une chambre de compensation financière.</p>
<p>Ces fausses listes, transmises à la justice courant 2004, semblaient montrer que des centaines de personnalités détenaient des comptes occultes à l&#8217;étranger. Parmi celles-ci, Nicolas Sarkozy, qui se préparait alors à prendre le contrôle de l&#8217;UMP et se lançait à la conquête de l&#8217;Elysée.</p>
<p>Au procès en appel en mai dernier, une peine de 15 mois de prison avec sursis avait été requise par le parquet général contre Dominique de Villepin. Le parquet demandait par ailleurs 30 mois de prison dont un an ferme et 45.000 euros d&#8217;amende contre Jean-Louis Gergorin, ainsi que 30 mois de prison dont 15 mois fermes contre Imad Lahoud.</p>
<p>Ces deux autres protagonistes de l&#8217;affaire, présentés comme les auteurs principaux de ma manipulation, étaient poursuivis pour &laquo;&nbsp;dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dominique de Villepin, soupçonné d&#8217;en avoir tiré profit en connaissance de cause, était poursuivi pour &laquo;&nbsp;complicité&nbsp;&raquo; de ce délit.</p>
<p>Ce dossier a donné lieu à un affrontement sans précédent au plus haut niveau de l&#8217;Etat. Nicolas Sarkozy promettant en privé pendant l&#8217;enquête, à en croire Dominique de Villepin, de pendre les responsables à un &laquo;&nbsp;croc de boucher&nbsp;&raquo;. Le président avait ensuite qualifié publiquement les prévenus de &laquo;&nbsp;coupables&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le chef de l&#8217;Etat a retiré sa constitution de partie civile après le premier jugement mais Dominique de Villepin l&#8217;accuse de toujours tirer les ficelles de l&#8217;accusation via le parquet général, placé hiérarchiquement sous les ordres du pouvoir exécutif.</p>
<p>Source: Reuters</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>La déclaration de Me Metzner</ins></strong></p>
<div><object width="560" height="345" id="wat_6973203"><param name="movie" value="http://www.wat.tv/swf2/285489nIc0K116973203"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.wat.tv/swf2/285489nIc0K116973203" type="application/x-shockwave-flash"  allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="345"></embed></object></div>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Affaire Clearstream : relaxe confirmée pour Villepin</ins></strong></p>
<p><iframe frameborder="0" width="560" height="345" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xl35yc"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xl35yc_affaire-clearstream-relaxe-confirmee-pour-villepin_news" target="_blank">Affaire Clearstream : relaxe confirm&eacute;e pour&#8230;</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" target="_blank">BFMTV</a></i></p>
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		<item>
		<title>Epilogue de l&#039;affaire Clearstream pour Dominique de Villepin ?</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 22:16:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La décision que la cour d&#8217;appel de Paris doit rendre ce mercredi dans l&#8217;affaire Clearstream, déjà largement attendue, va focaliser l&#8217;attention. Car, à la veille de l&#8217;audience, les magistrats ont reçu une lettre des avocats du «corbeau» présumé, Jean-Louis Gergorin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La décision que la cour d&#8217;appel de Paris doit rendre ce mercredi dans l&#8217;affaire Clearstream, déjà largement attendue, va focaliser l&#8217;attention. Car, à la veille de l&#8217;audience, les magistrats ont reçu une lettre des avocats du «corbeau» présumé, Jean-Louis Gergorin, leur soumettant «des éléments nouveaux».</p>
<p>Face à ce énième rebondissement, la cour d&#8217;appel a le choix entre deux options: ignorer cette note et rendre son arrêt ou reporter sa décision et prendre le temps d&#8217;étudier la question. Or, dans ce dossier hautement sensible, tout soubresaut judiciaire est susceptible de déclencher un séisme politique.</p>
<p><span id="more-7462"></span></p>
<p>Quels sont ces éléments soumis hier aux magistrats? Ils proviennent du livre La République des mallettes de Pierre Péan et évoquent le rôle qu&#8217;aurait pu jouer l&#8217;homme d&#8217;affaires Alexandre Djouhri dans le dossier. Selon les écrits de Péan, Nicolas Sarkozy, en 2008, estimait qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;«un complot fomenté par l&#8217;Élysée (sous Jacques Chirac, NDLR) mais mis à exécution par un certain Alexandre Djouhri qui a bien failli avoir sa peau». «Ainsi sont à nouveau mises en lumière les innombrables zones d&#8217;ombre de cette affaire», indiquent Mes Paul-Albert Iweins, Hervé Temime et Thierry Dalmasso, qui estiment qu&#8217;une telle implication serait de nature à disculper leur client, Jean-Louis Gergorin, alors numéro trois d&#8217;EADS et présenté par l&#8217;accusation comme le «seul instigateur» de la conspiration.</p>
<p>Outre ce nouvel épisode, l&#8217;enjeu est bien, pour le principal prévenu, Dominique de Villepin, de savoir si sa relaxe de première instance est confirmée ou si une condamnation -le parquet général a requis quinze mois de prison avec sursis contre lui- vient sévèrement obstruer son horizon politique. En appel, les audiences avaient été moins électriques que lors du premier procès où l&#8217;affrontement entre l&#8217;ancien premier ministre et Nicolas Sarkozy, alors partie civile représentée par Me Thierry Herzog, avait souvent été violent.</p>
<p><strong>«Complicité par abstention»  </strong></p>
<p>L&#8217;accusation, elle, soutenait une thèse à la fois difficile à prouver par des faits et fragile sur le terrain juridique: «complicité par abstention» de Dominique de Villepin. Selon cette version, alors qu&#8217;il aurait tout su de la fausseté des listings Clearstream en juillet 2004, le ministre de Jacques Chirac n&#8217;aurait pas stoppé la manipulation afin de barrer la route de l&#8217;Élysée à son rival, Nicolas Sarkozy.</p>
<p>À quelques mois d&#8217;une nouvelle présidentielle, la donne politique a changé. Les relations entre les deux hommes, sinon apaisées, sont moins glaciales mais le président de République solidaire n&#8217;est crédité que d&#8217;un score de 2 à 4% s&#8217;il se présentait au scrutin. Et Dominique de Villepin doit aussi faire face aux récentes accusations de l&#8217;avocat Robert Bourgi qui l&#8217;implique dans les «valises de billets» que ce dernier affirme avoir apportées à Jacques Chirac de la part de chefs d&#8217;État africains entre 1997 et 2005. En première instance, Jean-Louis Gergorin avait été condamné à 15 mois de prison ferme et le mathématicien Imad Lahoud, soupçonné d&#8217;avoir trafiqué les listings, à 18 mois ferme.</p>
<p>Source: Le Figaro (mardi 13 septembre)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Quel avenir politique pour Villepin ?</ins> </strong></p>
<p>L’ancien Premier ministre sera fixé sur son sort judiciaire mercredi dans l’affaire Clearstream.</p>
<p>Dominique de Villepin va connaître, sauf coup de théâtre, son sort judiciaire avec l&#8217;énoncé du verdict dans l&#8217;affaire Clearstream mercredi matin. Une fois cette échéance passée, l&#8217;ancien Premier ministre pourra décider s&#8217;il se lance, ou non, dans la bataille pour l&#8217;élection présidentielle. Pour le moment, rien ne semble l&#8217;indiquer.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Je ne sais pas ce qui se passe après Clearstream&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Car, s’il affiche sa détermination à poursuivre coûte que coûte son combat politique , Dominique de Villepin reste au plus bas dans les sondages. De plus, son agenda ne ressemble pas à un emploi du temps de futur candidat : aucun déplacement de terrain n&#8217;est prévu, pas plus que d&#8217;université de rentrée.</p>
<p>Dans l&#8217;entourage de l&#8217;ancien Premier ministre, le flou prédomine : &laquo;&nbsp;Je ne sais pas ce qui se passe après Clearstream &laquo;&nbsp;, lâche un de ses proches. Du côté de la base aussi, le doute s&#8217;est installé. &laquo;&nbsp;Ce qui m&#8217;a fait prendre du champ, c&#8217;est une certaine lassitude de ne pas savoir où nous allons. J&#8217;ai envie, moi, qu&#8217;il soit candidat. Je ne sais pas si lui la partage&nbsp;&raquo;, témoigne au micro d&#8217;Europe 1 une militante de la première heure qui a fini par jeter l&#8217;éponge.</p>
<p><strong>Des troupes clairsemées</strong></p>
<p>D&#8217;autant que les troupes de Dominique de Villepin se sont clairsemées au fil du temps. En raison notamment de quelques propositions qui n&#8217;ont eu l&#8217;effet désiré. Au premier rang de celles-ci, la dépénalisation du cannabis ou le revenu citoyen qui lui ont valu l&#8217;éloignement de plusieurs parlementaires. &laquo;&nbsp;Ça n&#8217;a même pas pris dans l&#8217;opinion&nbsp;&raquo;, juge un ancien fidèle, pour qui une candidature avec 3% dans les sondages n&#8217;a pas de sens.</p>
<p>Autre problème pour Dominique de Villepin, les parrainages d&#8217;élus. Ceux-ci ne sont pas encore réunis. Ce qui n&#8217;effraie pas outre mesure le député Jean-Pierre Grand. &laquo;&nbsp;S&#8217;il annonce sa candidature, elles viendront mécaniquement&nbsp;&raquo;, estime-t-il. &laquo;&nbsp;Je ne peux pas imaginer que sur les 50.000 signatures potentielles, il n&#8217;en ait pas 500&#8243;, précise le député villepiniste.</p>
<p>Source: Europe 1 (mardi 13 septembre)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Clearstream : l&#8217;épilogue pour Villepin ?</ins> </strong></p>
<p>Sauf coup de théâtre, la cour d&#8217;appel de Paris doit rendre mercredi matin sa décision dans l&#8217;affaire de manipulation des fichiers Clearstream. Dominique de Villepin avait été relaxé en première instance.</p>
<p>L&#8217;ambiance s&#8217;annonce d&#8217;ores et déjà électrique. Ce mercredi, à 9 heures, Christiane Beauquis, la présidente de la première chambre de la Cour d&#8217;appel de Paris, doit rendre devant une salle comble sa décision dans l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>Le procès en appel, qui s&#8217;était déroulé du 2 au 26 mai, avait gagné en sérénité, Nicolas Sarkozy ayant renoncé à être partie civile. L&#8217;affaire portait sur la fabrication en 2003 de fausses listes de comptes bancaires à partir de vrais documents de la société luxembourgeoise Clearstream, une chambre de compensation financière. Ces fausses listes, transmises à la justice courant 2004, semblaient montrer que des centaines de personnalités détenaient des comptes occultes à l&#8217;étranger. Parmi celles-ci, Nicolas Sarkozy, qui se préparait alors à prendre le contrôle de l&#8217;UMP et se lançait à la conquête de l&#8217;Elysée. Après trois semaines de débats, le parquet avait demandé 30 mois de prison dont un an ferme et 45.000 euros d&#8217;amende contre l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin, ainsi que 30 mois de prison dont 15 mois ferme contre l&#8217;informaticien Imad Lahoud. Présentés comme les auteurs principaux de la manipulation, ils étaient poursuivis pour &laquo;&nbsp;dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Une peine de 15 mois de prison avec sursis a également été requise par le parquet général contre Dominique de Villepin, soupçonné d&#8217;en avoir tiré profit en connaissance de cause et poursuivi pour &laquo;&nbsp;complicité&nbsp;&raquo; de ce délit. Une complicité très difficile à démontrer juridiquement et qui avait conduit à sa relaxe en première instance.</p>
<p><strong>Pourquoi la cour pourrait reporter sa décision ?</strong></p>
<p>Les trois protagonistes ne sont toutefois pas à l&#8217;abri d&#8217;un coup de théâtre : mardi, un courrier adressé à la Cour par les avocats de Jean-Louis Gergorin a encore un peu plus troublé le jeu. Les conseils relèvent que la publication de certaines informations, mettant en cause l&#8217;homme d&#8217;affaires Alexandre Djourhi, pourraient conduire la cour à reporter son délibéré. Dans cette note, dont l&#8217;AFP a eu connaissance, Me Paul-Albert Iweins, indique que son &laquo;&nbsp;attention a été attirée dans les tous derniers jours (&#8230;) par plusieurs articles de presse à l&#8217;occasion de la sortie d&#8217;un nouvel ouvrage de M. Pierre Péan, &#8216;La république des mallettes&#8217; qui sortira en librairie&nbsp;&raquo; mercredi. Or, souligne l&#8217;avocat, &laquo;&nbsp;ces articles (&#8230;) mettent en lumière le rôle qu&#8217;Alexandre Djourhi aurait tenu dans l&#8217;affaire Clearstream alors même que cela n&#8217;avait jamais été évoqué au cours de l&#8217;instruction et des audiences&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Selon M. Péan, le président de la République, M. Nicolas Sarkozy, partie  civile à l&#8217;instruction et en première instance, considérait lui-même en 2008  que M. Djourhi était au coeur de l&#8217;affaire Clearstream&nbsp;&raquo;, écrit Me Iweins. Pour l&#8217;ancien bâtonnier, &laquo;&nbsp;ces éléments renforcent encore davantage la bonne foi de M. Gergorin, qui ne connaît pas M. Djourhi, et qui a toujours affirmé qu&#8217;il avait lui-même été victime d&#8217;une manipulation de M. Lahoud&nbsp;&raquo;, qui lui a &laquo;&nbsp;confirmé à l&#8217;audience avoir rencontré&nbsp;&raquo; l&#8217;homme d&#8217;affaires. La cour d&#8217;appel a désormais deux possibilités : soit elle considère qu&#8217;il n&#8217;y a aucun élément nouveau et elle écarte les pièces, soit elle proroge sa décision et demande un supplément d&#8217;information ou une réouverture des débats.</p>
<p><strong>2012 : un parcours encore semé d&#8217;embûches pour Villepin</strong></p>
<p>Si Dominique de Villepin obtenait à nouveau la relaxe mercredi, il pourrait ressortir la tête haute et y trouver un nouvel encouragement à sa candidature à la présidentielle de 2012 qu&#8217;il jugeait encore &laquo;&nbsp;très vraisemblable&nbsp;&raquo; il y a peu. Le candidat gaulliste, qui a créé son propre parti, &laquo;&nbsp;République solidaire&nbsp;&raquo; le 19 juin 2010, est à la peine dans les sondages qui le créditent de 2 à 4% d&#8217;intention de vote. Son positionnement très virulent vis-à-vis du chef de l&#8217;Etat, l&#8217;a également progressivement coupé d&#8217;une partie de ses soutiens, comme Hervé Mariton, Bruno Le Maire, Marie-Anne Montchamp ou Georges Tron. Plus récemment, le porte-parole de RS, le député Daniel Garrigue a démissionné de ses fonctions, dénonçant un manque de concertation sur le projet politique du parti et notamment sur sa mesure phare : &laquo;&nbsp;un revenu citoyen&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Les accusations portées depuis dimanche à l&#8217;encontre de Dominique de Villepin par Robert Bourgi vont aussi l&#8217;obliger à devoir se battre sur d&#8217;autres fronts. L&#8217;avocat, homme de l&#8217;ombre de la Françafrique et conseiller officieux du président de la République, l&#8217;accuse en effet d&#8217;avoir perçu avec Jacques Chirac des fonds occultes, évalués à 20 millions de dollars, de chefs d&#8217;Etat africains entre 1997 et 2005. &laquo;&nbsp;On voit ce lapin sortir du chapeau à un moment très particulier&nbsp;&raquo;, pendant le procès de Jacques Chirac et avant la décision de la cour d&#8217;appel sur Clearstream, a constaté Dominique de Villepin, en début de semaine, annonçant son intention de porter plainte à la suite d&#8217;accusations &laquo;&nbsp;indignes&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;mensongères&nbsp;&raquo;. L&#8217;ex Premier ministre voit dans ces accusations un moyen de maintenir une pression sur lui alors qu&#8217;il est sur le point, à ses yeux, d&#8217;être définitivement sorti d&#8217;affaire.</p>
<p>Source: TF1 (mardi 13 septembre)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Epilogue Clearstream mercredi pour Villepin, attaqué sur le front de la Françafrique</ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin, accusé depuis dimanche par l&#8217;homme de l&#8217;ombre de la Françafrique Robert Bourgi, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, d&#8217;avoir reçu des fonds occultes, saura mercredi si la cour d&#8217;appel de Paris confirme sa relaxe dans l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre, qui espère sortir la tête haute après sa relaxe en première instance pour se consacrer à sa candidature présidentielle, sait qu&#8217;il devra désormais quoi qu&#8217;il advienne se battre sur un nouveau front, celui des réseaux de la Françafrique</p>
<p>L&#8217;avocat Robert Bourgi, conseiller officieux du président de la République, l&#8217;accuse en effet d&#8217;avoir perçu avec Jacques Chirac des fonds occultes, évalués à 20 millions de dollars, de chefs d&#8217;Etat africains entre 1997 et 2005.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On voit ce lapin sortir du chapeau à un moment très particulier&nbsp;&raquo;, pendant le procès de Jacques Chirac et avant la décision de la cour d&#8217;appel sur Clearstream, constate M. de Villepin. Il a annoncé son intention de porter plainte, qualifiant les accusations &laquo;&nbsp;d&#8217;indignes&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;mensongères&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Moins médiatisés que le fondateur de République solidaire, le mathématicien Imad Lahoud et l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin, condamnés à respectivement 18 et 15 mois ferme ainsi qu&#8217;à 40.000 euros d&#8217;amende en première instance dans le dossier Clearstream, attendent aussi avec impatience la décision de la cour d&#8217;appel.</p>
<p>Ils ne sont toutefois pas à l&#8217;abri d&#8217;un coup de théâtre: mardi, un courrier adressé à la cour par un des avocats de M. Gergorin, Me Paul-Albert Iweins, relève que la publication de certaines informations, mettant en cause l&#8217;homme d&#8217;affaires Alexandre Djourhi, pourraient conduire la cour à reporter son délibéré prévu mercredi à 09H00.</p>
<p>Dans son ouvrage &laquo;&nbsp;La République des malettes&nbsp;&raquo; à paraître également mercredi, et dont un extrait est cité par Me Iweins, Pierre Péan écrit que pour Nicolas Sarkozy, il s&#8217;agit d&#8217;un &laquo;&nbsp;complot (&#8230;) fomenté depuis l&#8217;Elysée, mais mis à exécution par un certain Alexandre Djourhi, qui a bien failli avoir sa peau&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le procès en appel Clearstream, du 2 au 26 mai, avait gagné en sérénité. Il faut dire que le désistement du chef de l&#8217;Etat Nicolas Sarkozy, partie civile au premier procès, et l&#8217;absence de son avocat, Me Thierry Herzog, avaient considérablement apaisé les débats.</p>
<p>La vérité ne semble pas avoir profité du temps écoulé.</p>
<p>A l&#8217;issue du procès, de nombreuses zones d&#8217;ombre subsistaient: est-ce Imad Lahoud qui a falsifié les &laquo;&nbsp;listings&nbsp;&raquo; et manipulé Jean-Louis Gergorin, aveuglé par son obsession du complot? Ou est-ce l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS qui a berné tout le monde et tyrannisé le pauvre mathématicien?</p>
<p>Quant à Dominique de Villepin, aurait-il pu stopper la calomnie qui a consisté à ajouter des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires afin de les discréditer?</p>
<p>Pour le parquet général, qui lui reproche &laquo;&nbsp;une complicité par abstention&nbsp;&raquo;, la réponse est clairement oui.</p>
<p>Toutefois, la condamnation de Dominique de Villepin est loin d&#8217;être acquise car la &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo; n&#8217;est qu&#8217;un concept juridique que la cour d&#8217;appel a toute liberté d&#8217;ignorer. Pour ses avocats, il est impossible de condamner un homme pour n&#8217;avoir &laquo;&nbsp;pas fait&nbsp;&raquo; quelque chose.</p>
<p>Nicolas Sarkozy lui-même, a fait remarquer la défense, aurait pu freiner la machine, car il était le mieux placé pour savoir que les listings étaient faux, puisqu&#8217;il n&#8217;avait pas de compte occulte en Italie.</p>
<p>Absent du banc des parties civiles, le chef de l&#8217;Etat fut omniprésent, Dominique de Villepin accusant régulièrement son rival d&#8217;être la seule cause de ses tourments judiciaires.</p>
<p>Le parquet général a requis contre Imad Lahoud 15 mois ferme, soit plus que les 12 mois ferme demandés contre Jean-Louis Gergorin qui aurait pourtant été &laquo;&nbsp;le seul instigateur&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dominique de Villepin n&#8217;a pas échappé à la vindicte du ministère public, qui a requis contre lui 15 mois avec sursis, soit un peu moins que les 18 mois avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende sollicités en première instance.</p>
<p>Source: Agence France Presse (mardi 13 septembre)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Affaibli et isolé, Dominique de Villepin attend le verdict Clearstream</ins></strong></p>
<p>Tout semblait avoir été parfaitement planifié. La publication d’un essai à la fin de l’été, une présence médiatique accrue, puis la décision de la cour d’appel dans l’affaire Clearstream, dont il espérait sortir blanchi, devaient permettre à Dominique de Villepin de relancer ses ambitions présidentielles.</p>
<p>Les accusations lancées par l’avocat Robert Bourgi, selon lesquelles l’ancien premier ministre aurait reçu avec Jacques Chirac des fonds occultes des chefs d’État africains entre 1997 et 2005 pour un montant de 20 millions de dollars, et la mise en lumière dans le livre de Pierre Péan – La République des mallettes, qui sort mercredi chez Fayard – de ses liens supposés avec un étrange intermédiaire, Alexandre Djouhri, sont venues contrarier ces plans.</p>
<p>« Fariboles et écrans de fumée », a répliqué l’ancien premier ministre, qui s’emploie depuis plusieurs jours à démentir toutes ces informations jugées « graves et scandaleuses ». Pour sa défense, il a souligné l’opportunité de leur publication à quelques jours du délibéré sur Clearstream, se gardant toutefois d’accuser directement Nicolas Sarkozy.</p>
<p>« Aujourd’hui c’est simple, tout est mis en œuvre pour qu’il ne soit pas candidat », affirme de son côté l’un de ses partisans, le député de l’Hérault Jean-Pierre Grand, qui n’hésite pas à dénoncer « un acharnement incroyable de l’Élysée » contre Dominique de Villepin.<br />
Il pouvait espérer une seconde relaxe dans l’affaire Clearstream</p>
<p>Ce dernier, il est vrai, pouvait légitimement espérer une seconde relaxe dans l’affaire Clearstream. Le procès en appel qui s’est déroulé du 2 au 26 mai dans un climat apaisé – le chef de l’État ayant renoncé à se porter partie civile – n’a pas permis d’apporter d’éléments nouveaux sur son implication dans cette rocambolesque affaire de listings bancaires manipulés sur fond de rivalités politiques entre les deux hommes.</p>
<p>L’avocat général a bien requis une condamnation à quinze mois de prison avec sursis pour « dénonciation calomnieuse par abstention ». Mais ce chef d’accusation n’avait pas été retenu en première instance par le tribunal correctionnel, faute d’éléments probants.</p>
<p>Toutefois, même dans le cas d’une relaxe, l’hypothèse d’une candidature à l’élection présidentielle du président de République solidaire, qui plafonne autour de 3 % dans les derniers sondages d’intentions de vote, ne semblait plus officiellement inquiéter l’entourage du chef de l’État. Si Dominique de Villepin continue à entretenir le doute sur ses intentions, ils sont bien peu nombreux aujourd’hui dans son entourage à y croire encore.</p>
<p><strong>« Les 500 signatures seront très difficiles à obtenir »</strong></p>
<p>Question de contexte politique tout d’abord. « La crise qui s’amplifie provoque dans l’électorat de droite un réflexe de rassemblement qui ne laisse pas de place à un projet alternatif », analyse le député et maire de Vannes et ancien ministre François Goulard, qui a pris ses distances avec l’ancien premier ministre tout en affirmant « lui rester fidèle ».</p>
<p>« Tout autre candidature que celle de Nicolas Sarkozy entraîne un risque majeur d’avoir le FN au second tour », affirme pour sa part le député du Finistère Jacques Le Guen, toujours membre du bureau politique, mais qui déclare « ne plus se retrouver » dans le mouvement.</p>
<p>Question de moyens financiers ensuite. République solidaire ne dispose pas d’argent, et les mauvais sondages rendent difficile l’obtention de financements. « Les 500 signatures seront très difficiles à obtenir », résume François Goulard.</p>
<p><strong>La présentation de son projet considérée comme « un échec »</strong></p>
<p>La présentation du projet de Dominique de Villepin a été considérée comme « un échec » par ses anciens soutiens. Et nombreux sont ceux qui lui reprochent de travailler en solo en se reposant sur une toute petite équipe de fidèles et sur ses réseaux personnels.</p>
<p>« On y croyait au début, mais beaucoup d’entre nous ont pris conscience qu’on allait dans le mur », explique un ancien proche. Isolé politiquement, sans moyens financiers, obligé de continuer à ferrailler sur le front politico-judiciaire, Dominique de Villepin semble aujourd’hui en mauvaise posture.</p>
<p>Et pourrait chercher, selon certains, une porte de sortie sur le plan international. Ils voient à l’appui de cette thèse sa récente médiation en Libye et ses contacts fréquents avec le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé.</p>
<p>Source: La Croix (mardi 13 septembre)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Clearstream : l&#8217;avocat de Gergorin tente le tout pour le tout</ins></strong></p>
<p>A la veille du verdict, le défenseur de Jean-Louis Gergorin a adressé à la cour d&#8217;appel de Paris un courrier à propos du possible rôle de Alexandre Djourhi, évoqué dans le livre de Pierre Péan.</p>
<p>Société Aujourd&#8217;hui à 15h36 (Mis à jour à 16:20)<br />
Clearstream : l&#8217;avocat de Gergorin tente le tout pour le tout</p>
<p>A la veille du verdict, le défenseur de Jean-Louis Gergorin a adressé à la cour d&#8217;appel de Paris un courrier à propos du possible rôle de Alexandre Djourhi, évoqué dans le livre de Pierre Péan.<br />
12 commentaires</p>
<p>Jean-Louis Gergorin et son avocat Paul-Albert Iweins. (REUTERS)</p>
<p>L&#8217;avocat de Jean-Louis Gergorin a adressé mardi à la cour d&#8217;appel de Paris un courrier faisant état d&#8217;informations de presse mettant en cause Alexandre Djourhi dans l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>Ce qui pourrait conduire la cour à reporter son délibéré prévu mercredi, a-t-on appris de source judiciaire. Et donc tout changer pour Dominique de Villepin.</p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre, également accusé depuis dimanche par un conseiller officieux de Nicolas Sarkozy d&#8217;avoir reçu des fonds occultes, saura mercredi si la cour d&#8217;appel de Paris confirme ou non sa relaxe dans l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>Dans cette note, Me Paul-Albert Iweins écrit que son «attention a été attirée dans les tout derniers jours (&#8230;) par plusieurs articles de presse à l&#8217;occasion de la sortie d&#8217;un nouvel ouvrage de M. Pierre Péan, La République des mallettes qui sortira en librairie» mercredi, jour du délibéré.</p>
<p>Or, souligne l&#8217;avocat dans sa note, «ces articles (&#8230;) mettent en lumière le rôle que M. Alexandre Djourhi aurait tenu dans l&#8217;affaire Clearstream alors même que cela n&#8217;avait jamais été évoqué au cours de l&#8217;instruction et des audiences».</p>
<p><strong>Zones d&#8217;ombre</strong></p>
<p>«Selon M. Péan, le président de la République, M. Nicolas Sarkozy, partie civile à l&#8217;instruction et en première instance, considérait lui-même en 2008 que M. Djourhi était au coeur de l&#8217;affaire Clearstream», écrit Me Iweins.</p>
<p>Dans son ouvrage, cité par l&#8217;hebdomadaire Marianne, lui-même cité par Me Iweins, Pierre Péan écrit que pour Nicolas Sarkozy, il s&#8217;agit d&#8217;un «complot (&#8230;) fomenté depuis l&#8217;Elysée, mais mis à exécution par un certain Alexandre Djourhi, qui a bien failli avoir sa peau».</p>
<p>Pour l&#8217;avocat, cette révélation et d&#8217;autres contenues dans le livre de Pierre Péan mettent à nouveau «en lumière les innombrables zones d&#8217;ombre de cette affaire».</p>
<p>Surtout, pour l&#8217;ancien bâtonnier, «ces éléments renforcent encore davantage la bonne foi de M. Gergorin, qui ne connaît pas M. Djourhi, et qui a toujours affirmé qu&#8217;il avait lui-même été victime d&#8217;une manipulation de M. Lahoud», qui lui a «confirmé à l&#8217;audience avoir rencontré» l&#8217;homme d&#8217;affaires.</p>
<p>La cour d&#8217;appel a désormais deux possibilités: soit elle considère qu&#8217;il n&#8217;y a là aucun élément nouveau et elle écarte les pièces, soit elle proroge sa décision et demande un supplément d&#8217;information ou une réouverture des débats.</p>
<p>Dans ce dossier, Dominique de Villepin est poursuivi pour complicité de dénonciation calomnieuse. Il a été relaxé en première instance.</p>
<p>L&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin et le mathématicien Imad Lahoud ont été condamnés à respectivement 18 et 15 mois de prison avec sursis, assorti pour chacun d&#8217;une amende de 40.000 euros.</p>
<p>Source: Agence France Presse (mardi 13 septembre)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Clearstream : l&#8217;arrêt qui pourrait tout changer pour Villepin</ins></strong></p>
<p>Le parquet général laisse entendre que la Cour d&#8217;appel pourrait s&#8217;appuyer sur un arrêt du Conseil d&#8217;Etat pour faire condamner Villepin pour &laquo;&nbsp;complicité d&#8217;abstention&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Une condamnation de Dominique de Villepin, mercredi 14 septembre, dans l’affaire Clearstream, ne serait pas pour déplaire à son ennemi intime Nicolas Sarkozy. Relaxé en correctionnelle, l’ancien Premier ministre est-il à même de bénéficier de la clémence de la Cour d’appel ? Rien n’est moins sûr à en croire le parquet général. Le représentant de l’accusation, aux ordres du pouvoir politique, lui reproche d’avoir laissé prospérer l’affaire des listings truqués de Clearstream dans lesquels figurait le nom de Sarkozy. La dénonciation calomnieuse n’ayant pu être retenue contre lui, le parquet a considéré que pour avoir laissé faire, il devait répondre du chef de &laquo;&nbsp;complicité d’abstention&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Au parquet général de la Cour d’appel de Paris, on souligne que cette notion juridique est désormais admise par le Conseil d’Etat, laissant entendre que la cour pourrait s’appuyer sur un arrêt du 26 janvier 2011de la plus haute juridiction administrative pour faire condamner Villepin.</p>
<p>Le Conseil d’Etat avait à examiner la demande d’un ressortissant rwandais, qui soupçonné de s’être rendu personnellement coupable de complicité dans le génocide commis au Rwanda en 1994, s’est vu refuser le statut de réfugié par la Commission des recours des réfugiés. Le Conseil souligne que le complice est non seulement celui qui &laquo;&nbsp;sciemment&nbsp;&raquo; a &laquo;&nbsp;par ses agissements contribué à la préparation ou à la réalisation du crime ou en a facilité la commission&nbsp;&raquo;, mais aussi celui qui a &laquo;&nbsp;assisté à son exécution sans chercher à aucun moment, eu égard à sa situation, à le prévenir ou à s’en dissocier&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Marin, expert en haute voltige juridique</strong></p>
<p> Or c’est précisément le rôle que le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, expert en haute voltige juridique, promu depuis à la tête du parquet de la cour de cassation, prête à Dominique de Villepin. Les deux affaires ne sont certes pas de même nature mais la notion juridique pourrait néanmoins être retenue, en droit, tout étant possible.</p>
<p>Olivier Metzner, avocat de l’ancien Premier ministre, s’érige contre l’interprétation de ce texte qui n’a du reste pas été évoqué lors des audiences en appel en mai dernier, et se veut confiant. &laquo;&nbsp;Une décision administrative n’est pas applicable en droit pénal, lequel implique un acte positif &laquo;&nbsp;, fait-il valoir.</p>
<p>Quelle que soit la décision de la Cour d’appel, les autorités judiciaires n’auront pas ménagé leurs efforts pour maintenir Villepin dans les rets de la justice. Avant l’audience en appel, le président de la Cour Jacques Degrandi avait tenté de modifier, impromptu, la composition de la cour. Mais devant les protestations des syndicats de magistrats qui avaient dénoncé le risque de &laquo;&nbsp;partialité &nbsp;&raquo; et la réaction de Villepin lui-même, il avait dû se raviser.</p>
<p>C’est demain à 9h que l’ancien Premier ministre sera fixé sur son sort.</p>
<p>Source: Le Nouvel Observateur (mardi 13 septembre)</p>
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		</item>
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		<title>Notre procès Clearstream: onzième journée</title>
		<link>https://www.2villepin.fr/index.php/2011/05/26/6893-notre-proces-clearstream-onzieme-journee/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 May 2011 23:59:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clearstream]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dernière journée du procès en appel de l'affaire Clearstream.</p> <p>Le jugement a été mis en délibéré au mercredi 14 septembre 9 heures.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dernière journée du procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>Le jugement a été mis en délibéré au mercredi 14 septembre 9 heures.</p>
<p><span id="more-6893"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Jeudi 20 heures 30: Arrêt le 14 septembre au procès en appel de Villepin</ins></strong></p>
<p>Le procès en appel de Dominique de Villepin, poursuivi pour une manipulation menée en 2004 avec de faux fichiers bancaires de la société Clearstream, s&#8217;est achevé jeudi et l&#8217;arrêt a été mis en délibéré au 14 septembre.</p>
<p>L&#8217;accusation a demandé lundi dernier 15 mois de prison avec sursis contre l&#8217;ex-Premier ministre, 30 mois de prison dont un an ferme et 45.000 euros d&#8217;amende contre l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin, ainsi que 30 mois de prison dont 15 mois fermes contre l&#8217;informaticien Imad Lahoud.</p>
<p>Les prévenus sont poursuivis pour &laquo;&nbsp;dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; ou complicité dans le cas de Dominique de Villepin. La défense a plaidé la relaxe pour Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin, et une responsabilité atténuée pour Imad Lahoud.</p>
<p>Blanchi en première instance en 2010, Dominique de Villepin, âgé de 57 ans, accusé d&#8217;avoir conspiré contre Nicolas Sarkozy, dont le nom figurait sur les fausses listes, joue une partie de son avenir politique dans ce dossier.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a retiré sa constitution de partie civile après le premier procès mais Dominique de Villepin a souligné lundi qu&#8217;il gardait autorité indirecte sur le parquet.</p>
<p>Selon l&#8217;accusation, cette manipulation doit être imputée au duo Gergorin-Lahoud, mais Dominique de Villepin en est &laquo;&nbsp;complice par abstention&nbsp;&raquo;, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il l&#8217;aurait favorisée en ne faisant rien pour y mettre fin.</p>
<p>Les fausses listes de comptes bancaires, remises à la justice en 2004, semblaient montrer que des centaines de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient des comptes occultes à l&#8217;étranger.</p>
<p>Source: Reuters</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Jeudi 19 heures: Clearstream&nbsp;: Villepin fixé le 14 septembre</ins></strong></p>
<p>Après, quatre semaines de procès, voici ce qu&#8217;il faut retenir de Clearstream II.</p>
<p>Les trois hommes dans le box des accusés &#8211; Dominique de Villepin, Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin &#8211; devront attendre le 14 septembre pour être fixés sur leur sort judiciaire, a annoncé jeudi la Cour d&#8217;appel de Paris, avant de clore les débats. Ils comparaissaient depuis le 2 mai pour l&#8217;affaire des faux listings Clearstream.</p>
<p><strong>Villepin joue son avenir politique</strong></p>
<p>Les peines requises &#8211; Le parquet a requis 15 mois de prison avec sursis contre Dominique de Villepin, poursuivi pour complicité de dénonciation calomnieuse dans cette affaire, une vaste machination qui a consisté à ajouter des noms de personnalités, dont celui du président Nicolas Sarkozy, sur des &laquo;&nbsp;listings&nbsp;&raquo; bancaires afin de les discréditer. Si la peine requise a été plus clémente qu&#8217;en première instance &#8211; en 2009, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, avait requis 18 mois avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende -, l&#8217;analyse du ministère public n&#8217;a pas bougé d&#8217;un iota. Pour l&#8217;avocat général Jean-Louis Perol, Dominique de Villepin est &laquo;&nbsp;complice par abstention&nbsp;&raquo;&nbsp;: il aurait dû dès juillet 2004 stopper Jean-Louis Gergorin, l&#8217;instigateur de la machination qui a consisté à ajouter des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires afin de les discréditer.</p>
<p>Par ailleurs, 30 mois de prison, dont 15 mois ferme, et 40.000 euros d&#8217;amende ont été requis contre le mathématicien Imad Lahoud, tandis que 30 mois de prison, dont un an ferme et 40.000 euros d&#8217;amende, ont été demandés par le parquet général contre l&#8217;ancien dirigeant d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Une affaire d&#8217;Etat&nbsp;&raquo; ?</strong></p>
<p>La défense de Villepin &#8211; Pour les avocats de Dominique de Villepin, il est impossible de condamner un homme pour n&#8217;avoir &laquo;&nbsp;pas fait&nbsp;&raquo; quelque chose. D&#8217;autant que l&#8217;ex-Premier ministre n&#8217;était pas le seul qui aurait pu stopper les rumeurs et la calomnie. Selon eux, les débats ont démontré la passivité de l&#8217;ex-ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie. Nicolas Sarkozy lui-même, a fait remarquer la défense, aurait pu freiner la machine, car il était le mieux placé pour savoir que les listings étaient faux, puisqu&#8217;il n&#8217;avait pas de compte en Italie.</p>
<p>Les avocats de Dominique de Villepin ont également mis en cause le parquet, subordonné à l&#8217;Exécutif, et qui aurait tenté de torpiller leur client. &laquo;&nbsp;Je rends hommage à l&#8217;inventivité remarquable du parquet&nbsp;&raquo;, a ainsi plaidé Me Olivier D&#8217;Antin, en évoquant le délit pour lequel est poursuivi son client, &laquo;&nbsp;une complicité de dénonciation calomnieuse par abstention&nbsp;&raquo;. En 2008, &laquo;&nbsp;on était dans une impasse totale&nbsp;&raquo;, et puis soudainement, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a opéré un &laquo;&nbsp;renversement radical&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;su trouver cette idée&nbsp;&raquo;: &laquo;&nbsp;On était sur un péché par action, en avril 2004, et on bascule, à 180 degrés, sur un péché par omission, en juillet 2004 !&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Gergorin et Lahoud se renvoient la balle</strong></p>
<p>La défense de Gergorin &#8211; Les avocats de Jean-Louis Gergorin ont tenté mercredi après-midi de convaincre la cour d&#8217;appel de Paris que l&#8217;ancien haut responsable d&#8217;EADS &laquo;&nbsp;n&#8217;est pas le cerveau de la machination&nbsp;&raquo; Clearstream, mais qu&#8217;il a été manipulé par son co-prévenu Imad Lahoud. &laquo;&nbsp;Toute la falsification est mise en place, construite, conçue&nbsp;&raquo; durant les premiers mois de 2003, lorsqu&#8217;Imad Lahoud travaillait pour la DGSE, une période durant laquelle &laquo;&nbsp;Jean-Louis Gergorin n&#8217;intervient d&#8217;aucune façon&nbsp;&raquo;, a plaidé Me Thierry Dalmasso.</p>
<p>La défense de Lahoud &#8211; Me Olivier Pardo, le conseil d&#8217;Imad Lahoud, a reconnu jeudi devant la cour que son client avait une part de responsabilité dans l&#8217;affaire Clearstream mais a assuré que le professeur de mathématiques n&#8217;était pas &laquo;&nbsp;le chef d&#8217;orchestre&nbsp;&raquo; de la manipulation. &laquo;&nbsp;Imad Lahoud a reconnu être le détenteur des fichiers falsifiés, avoir ajouté le nom de Nicolas Sarkozy, (&#8230;) mais il n&#8217;a jamais, jamais reconnu être le falsificateur, le manipulateur du dossier Clearstream&nbsp;&raquo;, a plaidé Me Pardo. Tandis que sa collègue, Me Boulanger insistait&nbsp;: Imad Lahoud &laquo;&nbsp;a changé&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a pas de déterminisme au mensonge&nbsp;&raquo;, a-t-elle plaidé rappelant que son client était retourné sur les bancs de l&#8217;école pour devenir agrégé de mathématiques, &laquo;&nbsp;une discipline où l&#8217;on ne peut pas mentir&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le 28 janvier 2010, Dominique de Villepin avait été relaxé, tandis Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud avaient été condamnés à respectivement 15 et 18 mois de prison ferme, assortis pour chacun d&#8217;une amende de 40.000 euros.</p>
<p>Source: Europe 1</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Jeudi 17 heures 30: Clearstream&nbsp;: un procès pour rien ?</ins></strong></p>
<p>Fin du second round. L&#8217;audience en appel de l&#8217;affaire Clearstream vient de se terminer. Dominique de Villepin y comparaissait depuis le 2 mai pour sa complicité présumée dans cette sombre affaire de dénonciation calomnieuse sur la base de fichier truqués. L&#8217;ex-Premier ministre devra maintenant attendre le 14 septembre à 9 heures pour savoir si la cour d&#8217;appel confirme sa relaxe dans l&#8217;affaire Clearstream. L&#8217;arrêt sera crucial pour son avenir politique.</p>
<p>Au final à quoi aura servi ce second procès&nbsp;? Bien que les juges aient eu à coeur de remettre de l&#8217;ordre dans l&#8217;enchaînement délirant des faits, la vérité, pas plus qu&#8217;en première instance, n&#8217;aura réussi à émerger de ces quatre semaines d&#8217;audience. Les mêmes questions, les mêmes délires présumés, les même suspicions de manipulation à tous les niveaux subsistent donc. Est-ce Imad Lahoud qui a falsifié les listings et manipulé Jean-Louis Gergorin, aveuglé par son obsession du complot? Ou est-ce, au contraire, l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin qui a berné tout le monde et tyrannisé le pauvre mathématicien?</p>
<p><strong>«&nbsp;Complicité par abstention »</strong></p>
<p>Quant au prévenu-vedette, Dominique de Villepin, aurait-il pu stopper la calomnie qui a consisté à ajouter des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires afin de<br />
 les discréditer&nbsp;? Pour le parquet général, qui lui reproche «&nbsp;une complicité par abstention », la réponse est clairement oui. L&#8217;accusation a bénéficié de l&#8217;attitude déterminée du général Philippe Rondot, qui a enquêté sur l&#8217;affaire en 2003 et 2004. Vacillant en première instance, le militaire a gagné en assurance, faisant savoir à la cour qu&#8217;il n&#8217;avait guère goûté d&#8217;être ridiculisé. On ne plaisante pas avec l&#8217;honneur d&#8217;un général. Cet aplomb retrouvé pourrait peser lourd bien que le général n&#8217;ait jamais voulu attaquer directement Dominique de Villepin.</p>
<p>Toutefois, la condamnation de Dominique de Villepin est loin d&#8217;être acquise car la «&nbsp;complicité par abstention » n&#8217;est qu&#8217;un concept juridique que la cour d&#8217;appel a toute liberté de retoquer. Pour ses avocats, il est impossible de condamner un homme pour n&#8217;avoir «&nbsp;pas fait » quelque chose. D&#8217;autant que Dominique de Villepin n&#8217;était pas le seul qui aurait pu stopper le train fou de la calomnie. Les débats ont de nouveau démontré la passivité de l&#8217;ex-ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie. Nicolas Sarkozy lui-même, a fait remarquer la défense, aurait pu freiner la machine, car il était le mieux placé pour savoir que les listings étaient faux, puisqu&#8217;il n&#8217;avait pas de compte en Italie.</p>
<p><strong>Villepin et Gergorin alliés contre Lahoud</strong></p>
<p>Absent du banc des parties civiles, le chef de l&#8217;Etat fut omniprésent, Dominique de Villepin accusant régulièrement son rival d&#8217;être la seule cause de ses tourments judiciaires. Les audiences n&#8217;ont toutefois pas apporté de grande révélation, si ce n&#8217;est peut-être la formation d&#8217;une alliance contre Imad Lahoud entre Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin. Si Jean-Louis Gergorin était de bonne foi, cela impliquerait que Dominique de Villepin, son ami depuis plus de vingt ans, a lui aussi pu croire à la véracité des listings. La relaxe de l&#8217;un entraîne automatiquement celle de l&#8217;autre. Reste Imad Lahoud qui, sous ses airs d&#8217;enfant sage, a continué à égrener les versions contradictoires les unes avec les autres. «&nbsp;Certes, il a une part de responsabilité, mais ce n&#8217;est certainement pas le chef d&#8217;orchestre, l&#8217;organisateur de la manipulation », a plaidé jeudi après-midi son avocat, en rejetant la responsabilité sur l&#8217;ancien dirigeant d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Le parquet général a requis contre celui qu&#8217;il a qualifié de «&nbsp;menteur » 15 mois ferme, soit plus que les 12 mois ferme demandés contre Jean-Louis Gergorin, qui aurait pourtant été «&nbsp;le seul instigateur ». Dominique de Villepin n&#8217;a pas échappé à la vindicte du ministère public, qui a requis contre lui 15 mois avec sursis, soit un peu moins que les 18 mois avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende sollicités en première instance. Quelle qu&#8217;elle soit, une peine serait insupportable pour le fondateur de République solidaire, qui ne cache plus ses ambitions présidentielles face à celui qui un jour a menacé de pendre à «&nbsp;un croc de boucher » les auteurs du complot le visant.</p>
<p>Source: Les Echos</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Jeudi 16 heures 45: Clearstream/appel: décision le 14/9</strong></ins></p>
<p>L&#8217;ancien premier ministre Dominique de Villepin, qui comparaissait depuis le 2 mai pour sa complicité présumée dans l&#8217;affaire Clearstream, sera fixé sur son sort judiciaire le 14 septembre à 9 heures, annonce la cour d&#8217;appel de Paris, avant de clore les débats.</p>
<p>Les trois prévenus, Dominique de Villepin, Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, n&#8217;ont pas souhaité s&#8217;exprimer lorsque la présidente Christiane Beauquis leur a donné une dernière fois la parole. &laquo;&nbsp;Non, merci !&nbsp;&raquo;, ont-ils répondu l&#8217;un après l&#8217;autre.</p>
<p>Lundi, 15 mois de prison avec sursis ont été requis contre Dominique de Villepin, poursuivi pour complicité de dénonciation calomnieuse dans l&#8217;affaire Clearstream, une vaste machination qui a consisté à ajouter des noms de personnalités, dont celui du président Nicolas Sarkozy, sur des &laquo;&nbsp;listings&nbsp;&raquo; bancaires afin de les discréditer. Si la peine requise a été plus clémente qu&#8217;en première instance, en 2009, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, avait requis 18 mois avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende, l&#8217;analyse du ministère public n&#8217;a pas bougé d&#8217;un iota.</p>
<p>Pour l&#8217;avocat général Jean-Louis Perol, Dominique de Villepin est &laquo;&nbsp;complice par abstention&nbsp;&raquo;: il aurait dû dès juillet 2004 stopper Jean-Louis Gergorin, l&#8217;instigateur de la machination qui a consisté à ajouter des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires afin de les discréditer. En effet, pour le parquet général, le ministre savait alors que les listings étaient faux et auraient dû les dénoncer. Une thèse que dément vigoureusement Dominique de Villepin.</p>
<p>Par ailleurs, 30 mois de prison, dont 15 mois ferme, et 40.000 euros d&#8217;amende ont été requis contre le mathématicien Imad Lahoud, tandis que 30 mois de prison, dont un an ferme et 40.000 euros d&#8217;amende, ont été demandés par le parquet général contre l&#8217;ancien dirigeant d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Ces peines sont très légèrement inférieures à celles requises en première instance. Si dans son réquisitoire, le ministère public a estimé que le cerveau de la manipulation était indéniablement Jean-Louis Gergorin, il a décrit les deux hommes comme &laquo;&nbsp;un duo infernal&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Sans l&#8217;un et sans l&#8217;autre, pas de dossier Clearstream&nbsp;&raquo;, a-t-il résumé, en s&#8217;employant à réduire l&#8217;écart des peines requises contre les deux prévenus.</p>
<p>Le 28 janvier 2010, Dominique de Villepin avait été relaxé, tandis Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud avaient été condamnés à respectivement 15 et 18 mois de prison ferme, assortis pour chacun d&#8217;une amende de 40.000 euros.</p>
<p>Source: AFP</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Jeudi 14 heures: Le dernier jour du procès Clearstream en appel</ins></strong></p>
<p>Après quatre semaines d&#8217;un procès auquel il a assisté de bout en bout, Dominique de Villepin va devoir attendre l&#8217;automne pour savoir si la cour d&#8217;appel confirme sa relaxe dans l&#8217;affaire Clearstream, un arrêt crucial pour son avenir politique.</p>
<p>Si l&#8217;atmosphère a gagné en sérénité depuis la première instance, avec le désistement de Nicolas Sarkozy, le grand rival de Dominique de Villepin, la vérité, elle, n&#8217;a pas profité du temps écoulé.</p>
<p>Jeudi, de nombreuses zones d&#8217;ombre subsistaient: est-ce Imad Lahoud qui a falsifié les listings et manipulé Jean-Louis Gergorin, aveuglé par son obsession du complot? Ou est-ce l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin qui a berné tout le monde et tyrannisé le pauvre mathématicien?</p>
<p>Quant au prévenu-vedette, Dominique de Villepin, aurait-il pu stopper la calomnie qui a consisté à ajouter des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires afin de les discréditer?</p>
<p>Pour le parquet général, qui lui reproche &laquo;&nbsp;une complicité par abstention&nbsp;&raquo;, la réponse est clairement oui. L&#8217;accusation a bénéficié de l&#8217;attitude déterminée du général Philippe Rondot, qui a enquêté sur l&#8217;affaire en 2003 et 2004.</p>
<p>Vacillant en première instance, le militaire a gagné en assurance, faisant savoir à la cour qu&#8217;il n&#8217;avait guère goûté d&#8217;être ridiculisé. On ne plaisante pas avec l&#8217;honneur d&#8217;un général. Cet aplomb retrouvé pourrait peser lourd.</p>
<p>Toutefois, la condamnation de Dominique de Villepin est loin d&#8217;être acquise car la &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo; n&#8217;est qu&#8217;un concept juridique que la cour d&#8217;appel a toute liberté de retoquer. Pour ses avocats, il est impossible de condamner un homme pour n&#8217;avoir &laquo;&nbsp;pas fait&nbsp;&raquo; quelque chose.</p>
<p>D&#8217;autant que Dominique de Villepin n&#8217;était pas le seul qui aurait pu stopper le train fou de la calomnie. Les débats ont de nouveau démontré la passivité de l&#8217;ex-ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie.</p>
<p>Nicolas Sarkozy lui-même, a fait remarquer la défense, aurait pu freiner la machine, car il était le mieux placé pour savoir que les listings é<br />
taient faux, puisqu&#8217;il n&#8217;avait pas de compte en Italie.</p>
<p>Absent du banc des parties civiles, le chef de l&#8217;Etat fut omniprésent, Dominique de Villepin accusant régulièrement son rival d&#8217;être la seule cause de ses tourments judiciaires.</p>
<p>Les audiences n&#8217;ont toutefois pas apporté de grande révélation, si ce n&#8217;est peut-être la formation d&#8217;une alliance contre Imad Lahoud entre Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin.</p>
<p>Si Jean-Louis Gergorin était de bonne foi, cela impliquerait que Dominique de Villepin, son ami depuis plus de vingt ans, a lui aussi pu croire à la véracité des listings. La relaxe de l&#8217;un entraîne automatiquement celle de l&#8217;autre.</p>
<p>Reste Imad Lahoud qui, sous ses airs d&#8217;enfant sage, a continué à égrener les versions. Pas sûr que la cour sera aussi bon public que les élèves venus à l&#8217;audience soutenir leur prof de maths.</p>
<p>Le parquet général a requis contre celui qu&#8217;il a qualifié de &laquo;&nbsp;menteur&nbsp;&raquo; 15 mois ferme, soit plus que les 12 mois ferme demandés contre Jean-Louis Gergorin qui aurait pourtant été &laquo;&nbsp;le seul instigateur&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dominique de Villepin n&#8217;a pas échappé à la vindicte du ministère public, qui a requis contre lui 15 mois avec sursis, soit un peu moins que les 18 mois avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende sollicités en première instance.</p>
<p>Quelle qu&#8217;elle soit, une peine serait insupportable pour le fondateur de République solidaire, qui ne cache plus ses ambitions présidentielles face à celui qui un jour a menacé de pendre à &laquo;&nbsp;un croc de boucher&nbsp;&raquo; les auteurs du complot le visant.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Jeudi 9 heures: Clearstream: Villepin et l’impromptu de la place Dauphine</ins></strong></p>
<p>A l&#8217;heure du déjeuner, les restaurants de la  place Dauphine sont une réserve d&#8217;avocats. Il n&#8217;est pas rare d&#8217;y voir deux parties adverses partager le même bout de trottoir à quelques tables de distance avant de retourner s&#8217;affronter à l&#8217;audience.</p>
<p>Mercredi 25 mai, Mes Eric Dupond-Morettti et Thierry Herzog sont déjà installés en compagnie de leur confrère Patrick Maisonneuve et d&#8217;une poignée de confrères, lorsqu&#8217;ils voient arriver Dominique de Villepin. L&#8217;ancien premier ministre est accompagné de ses avocats, Mes Luc Brossolet et Olivier d&#8217;Antin qui, avec avec Me Olivier Metzner, viennent de plaider sa relaxe dans l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>Dominique de Villepin s&#8217;approche et salue Eric Dupond-Moretti, qu&#8217;il avait rencontré à Matignon après l&#8217;affaire d&#8217;Outreau, tandis que Thierry Herzog, l&#8217;avocat et ami de Nicolas Sarkozy, plonge aussitôt dans l&#8217;écoute affairée de la messagerie de son portable.</p>
<p>C&#8217;est peu dire que les deux hommes ne s&#8217;apprécient pas depuis le premier procès Clearstream où Me Herzog, qui représentait le président de la République, avait accablé Dominique de Villepin.</p>
<p>Me Dupond-Moretti, après les politesses d&#8217;usage:</p>
<p>- Vous vivez une épreuve, Monsieur le premier ministre&#8230;</p>
<p>- Non, Maître, en politique, on appelle cela un retour sur investissement.</p>
<p>Dominique de Villepin fait mine de s&#8217;éloigner puis se retourne brusquement et darde son regard sur l&#8217;avocat de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>- Je ne peux tout de même pas entrer sans saluer Me Herzog.</p>
<p>Il sourit avec dureté.</p>
<p>- Bonjour, Maître.</p>
<p>Thierry Herzog se lève.</p>
<p>- Bonjour, Monsieur le premier ministre.</p>
<p>D&#8217;une voix forte, pour que tout le monde entende, Dominique de Villepin lance alors à l&#8217;adresse de son rival:</p>
<p>- Vous ne savez pas à quel point vous m&#8217;avez rendu service. Pendant des années, Nicolas Sarkozy a raconté une histoire. Mais un jour, vous verrez&#8230;</p>
<p>L&#8217;ancien premier ministre s&#8217;interrompt, fixe encore Me Herzog et répète avant de tourner les talons&nbsp;:</p>
<p>-Vous m&#8217;avez vraiment rendu service. Bonne journée, Me Herzog.</p>
<p>Source: Blog de Pascale Robert-Diard (Le Monde)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Jeudi 8 heures: Clearstream: «relaxe franche» demandée pour Villepin</ins></strong></p>
<p>Les rôles sont inversés&nbsp;: le tribun de l&#8217;ONU écoute son avocat plaider pour lui. Quand ce dernier a la gorge sèche, Dominique de Villepin s&#8217;empresse même de remplir son gobelet d&#8217;eau. La défense de l&#8217;ancien premier ministre occupe mercredi toute la matinée de la cour d&#8217;appel de Paris. Un trio d&#8217;avocats monte au créneau contre le réquisitoire réclamant lundi quinze mois de prison avec sursis contre leur client. Parmi ces «mousquetaires», c&#8217;est Me Brossolet, mèche rebelle, lunettes à la main et verbe haut, qui décrit ce «voyage au bout de l&#8217;incohérence» de l&#8217;affaire Clearstream, cette «rencontre incroyable entre un homme obsédé du complot (Jean-Louis Gergorin) et un général (Philippe Rondot) qui n&#8217;est pas au niveau de l&#8217;enquête qu&#8217;il voudrait mener».</p>
<p>Pour engager l&#8217;œuvre de démolition de l&#8217;accusation, largement bâtie sur les carnets de l&#8217;officier, il avertit d&#8217;emblée&nbsp;: «Ces notes ne sont pas l&#8217;Évangile du dossier.» Avant de proposer une tout autre lecture de l&#8217;affaire, où un «escroc au renseignement», Imad Lahoud, avide de s&#8217;attirer les bonnes grâces des services secrets, «vend» à ses interlocuteurs quelques pseudo-renseignements sur Ben Laden et beaucoup de faux listings. Ces derniers, Gergorin &#8211; très ménagé mercredi par les conseils de son coprévenu &#8211; et Rondot, se sont laissés appâter. De l&#8217;inconscience, peut-être, des aventures de Pieds Nickelés, sans doute, mais de «complot politique fantasmé par les juges d&#8217;instruction», point. Une heure et demie de plaidoirie, avec seulement quelques brefs coups d&#8217;œil au dossier&nbsp;: dans les rangs des jeunes collaborateurs de cabinets parisiens, venus mercredi matin, on salue la performance.</p>
<p><strong>Listings truqués</strong></p>
<p>À Me Olivier d&#8217;Antin de s&#8217;attaquer à la période charnière de juillet 2004, celle où, selon l&#8217;accusation, Dominique de Villepin savait tout du complot mais n&#8217;a rien fait pour arrêter la calomnie contre Nicolas Sarkozy, dont le nom apparaissait sur les listings truqués. Il lui faut convaincre la cour, dont la présidente, attentive, prend des notes, que «Dominique de Villepin n&#8217;a pas été passif mais plutôt plus actif que les autres» et ne peut donc se voir reprocher une complicité de dénonciation calomnieuse par abstention. Or, pour la défense, un paquet de membres du gouvernement, à commencer par Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, avait entendu parler de l&#8217;affaire Clearstream mais ne s&#8217;étaient guère agités. Il est donc «temps de mettre un terme à cette affaire et de prononcer une relaxe franche et sans équivoque».</p>
<p>Voici le tour de Me Olivier Metzner. Il mord plus qu&#8217;il ne plaide, mais se ménage les magistrats dont il flatte l&#8217;indépendance, rappelant au passage que Nicolas Sarkozy les a traités de «petits pois». Selon lui, à peine la relaxe de son client obtenue en première instance, «un conciliabule s&#8217;organise à l&#8217;Élysée» le 28 janvier 2010. Et, dès le lendemain matin, le procureur Marin est envoyé sur Europe 1 expliquer que «la justice n&#8217;a pas encore été totalement rendue» et qu&#8217;il fait donc appel du jugement. «Un acte politique», tonne désormais Me Metzner. Dans l&#8217;après-midi, les avocats de Jean-Louis Gergorin ont également demandé la relaxe de celui qui «n&#8217;est pas le cerveau de la machination».</p>
<p>Source: Le Figaro</p>
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		<title>Notre procès Clearstream: dixième journée</title>
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		<pubDate>Wed, 25 May 2011 02:15:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clearstream]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Ce mercredi matin, plaidoirie des avocats de Dominique de Villepin: Mes Olivier Metzner, Luc Brossollet et Olivier D'Antin.</p> <p>Les trois avocats de Dominique de Villepin ont demandé à la cour d'appel de prononcer à l'égard de leur client, poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream, "une relaxe franche et sans équivoque".</p> <p>"Il est temps de mettre un terme à ce dossier", à "cette mascarade", a plaidé Me Olivier D'Antin. "Vous ne manquez pas de moyens, pour qu'enfin on en finisse avec cette affaire", a-t-il dit aux trois magistrates de la cour.</p> <p>"Votre rôle, c'est d'y mettre un terme, par une relaxe franche et sans équivoque". Car "votre robe, ce n'est pas le tablier de boucher", a-t-il ajouté, en faisant référence aux propos prêtés à Nicolas Sarkozy qui avait promis de pendre les coupables de la machination "à un croc de boucher".</p> <p>"Je vous demande de relaxer M. Dominique de Villepin. Je suis confiant, je sais que vous le ferez", a abondé son confrère Me Luc Brossollet.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce mercredi matin, plaidoirie des avocats de Dominique de Villepin: Mes Olivier Metzner, Luc Brossollet et Olivier D&#8217;Antin.</p>
<p>Les trois avocats de Dominique de Villepin ont demandé à la cour d&#8217;appel de prononcer à l&#8217;égard de leur client, poursuivi pour &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; dans l&#8217;affaire Clearstream, &laquo;&nbsp;une relaxe franche et sans équivoque&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il est temps de mettre un terme à ce dossier&nbsp;&raquo;, à &laquo;&nbsp;cette mascarade&nbsp;&raquo;, a plaidé Me Olivier D&#8217;Antin. &laquo;&nbsp;Vous ne manquez pas de moyens, pour qu&#8217;enfin on en finisse avec cette affaire&nbsp;&raquo;, a-t-il dit aux trois magistrates de la cour.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Votre rôle, c&#8217;est d&#8217;y mettre un terme, par une relaxe franche et sans équivoque&nbsp;&raquo;. Car &laquo;&nbsp;votre robe, ce n&#8217;est pas le tablier de boucher&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté, en faisant référence aux propos prêtés à Nicolas Sarkozy qui avait promis de pendre les coupables de la machination &laquo;&nbsp;à un croc de boucher&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je vous demande de relaxer M. Dominique de Villepin. Je suis confiant, je sais que vous le ferez&nbsp;&raquo;, a abondé son confrère Me Luc Brossollet.</p>
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<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 19 heures 30: Clearstream&nbsp;: la défense de Villepin dénonce «fantasmes» et «mascarade»</strong></ins></p>
<p>Deux jours après le réquisitoire, où l&#8217;avocat général a réclamé 15 mois avec sursis contre Dominique de Villepin poursuivi pour complicité dans l&#8217;affaire Clearstream, la défense de l&#8217;ancien Premier ministre a tenté mercredi matin de démolir une à une accusations qui pèsent contre leur client.</p>
<p>Ils sont trois. Et se sont réparti le travail. Deux jours après le réquisitoire, où l&#8217;avocat général a réclamé 15 mois avec sursis contre Dominique de Villepin poursuivi pour complicité dans l&#8217;affaire Clearstream, la défense de l&#8217;ancien Premier ministre a tenté mercredi matin de démolir les unes après les autres les accusations qui pèsent contre leur client. Luc Brossollet s&#8217;occupera des faits, Olivier d&#8217;Antin de la complicité de dénonciation calomnieuse et Olivier Metzner du droit.</p>
<p>Virevoltant, cheveux en bataille, méthodique, Luc Brossolet entame la plaidoirie. L&#8217;avocat reprend un à un les rendez-vous, les lettres et cherche à détruire le «&nbsp;dogme rondosien » en pilonnant sans scrupule la crédibilité du vieux général venu témoigner au procès en appel. Les carnets du général Rondot sont au coeur du dossier. Le militaire a enquêté en 2003-2004 sur les listings Clearstream, sur lesquels avaient été ajoutés des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy.</p>
<p><strong>Les verbatims de Rondot ne sont pas «&nbsp;l&#8217;Evangile du dossier »</strong></p>
<p>«&nbsp;Le général Rondot a-t-il de la mémoire? », s&#8217;interroge-t-il faussement naïf et de rappeler une question que l&#8217;avocat à poser au militaire âgé de 74 ans, et auquel il n&#8217;a pas su répondre car assène l&#8217;avocat&nbsp;: «&nbsp;Si le général Rondot n&#8217;a pas de support papier, il n&#8217;a pas de mémoire ». Une manière de dire que la vérité des notes rédigées par le général une fois rentré à son bureau ou chez lui peut être «&nbsp;aléatoire ». Poursuivant son oeuvre de démolition de la crédibilité du militaire, il assène «&nbsp;j&#8217;ai lu tous les rapports du général Rondot, il n&#8217;y en a pas un qui soit fiable ». Bref, il ne faut pas considérer les verbatims du général Rondot, comme «&nbsp;l&#8217;Evangile du dossier ».</p>
<p>«&nbsp;L&#8217;accusation est un art schizophrène », assène Luc Brossollet totalement habité par son dossier, s&#8217;emportant, s&#8217;exaltant sur une date, sur un mot&#8230; Selon le parquet général, «&nbsp;ses verbatims sont tous exempts de critiques et c&#8217;est au nom de ce témoignage qu&#8217;on a sollicité la condamnation de Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin ». Mais, a rappelé l&#8217;avocat, pour le général Rondot, «&nbsp;qui est le témoin cardinal », «&nbsp;il est pourtant hors de question d&#8217;envisager la culpabilité de M. de Villepin. Autrement dit, Rondot oui, mais pas Rondot jusqu&#8217;au bout&nbsp;! Mieux, c&#8217;est Rondot contre Rondot ».</p>
<p><strong>Il manque un adversaire</strong></p>
<p>De la même manière il regrette que l&#8217;accusation n&#8217;utilise les déclarations de l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS que lorsque cela l&#8217;arrange&nbsp;: «&nbsp;Quand la parole de Jean-Louis Gergorin permet de mettre en cause le Premier ministre, Jean-Louis Gergorin retrouve une crédibilité de premier communiant. On espérait un peu plus de décence, un peu plus de cohérence ».</p>
<p>Car en fait pour l&#8217;avocat le dossier n&#8217;aurait jamais dû exister, croit-il, si les juges d&#8217;instruction Jean-Marie d&#8217;Huy et Henri Pons n&#8217;avaient pas «&nbsp;vécu dans le fantasme du complot politique ». Une thèse chère à la défense qu&#8217;Olivier Metzner va continuer de filer au risque de se tromper de procès et refaire devant la cour d&#8217;appel le procès de 1er instance. Car cette fois-ci la défense est dans une impasse, il lui manque un adversaire&nbsp;: cette fois-ci, Nicolas Sarkozy n&#8217;est plus partie civile. L&#8217;audience d&#8217;appel ne peut donc être traitée comme un procès politique.</p>
<p><strong>Un parquet «&nbsp;aux ordres »</strong></p>
<p>Qu&#8217;importe, la défense trouve un autre chemin&nbsp;: l&#8217;affaire n&#8217;aurait jamais prospéré si Nicolas Sarkozy ne s&#8217;était pas impliqué dans le dossier. A l&#8217;origine plaide l&#8217;avocat, sans jamais citer le nom du président de la République, «&nbsp;un homme l&#8217;a présenté à la France entière comme coupable&nbsp;! » et cet homme «&nbsp;mécontent que la justice vienne dire le contraire de ce qu&#8217;il attendait (Dominique de Villepin a été relaxé en première instance, NDLR) » aurait demandé au parquet de faire appel. Et l&#8217;avocat de flatter l&#8217;indépendance des juges du siège, très remonté contre le président de la République, par rapport à la hiérarchisation du parquet «&nbsp;aux ordres »&nbsp;: l&#8217;appel, dit-il, marque «&nbsp;un mépris pour les magistrats indépendants ».</p>
<p>Lundi, a dénoncé l&#8217;avocat, le parquet général a dit parler «&nbsp;au nom des victimes », mais il voulait en fait parler «&nbsp;au nom d&#8217;une victime », Nicolas Sarkozy. Car 82% de parties civiles qui se satisfont du jugement de première instance, «&nbsp;Ca s&#8217;impose, c&#8217;est mieux que les sondages ». «&nbsp;On cherche par tout moyen à condamner Dominique de Villepin, même si c&#8217;est au mépris du droit », s&#8217;emporte Olivier Metzner qui s&#8217;est ensuite livré à son jeu favori&nbsp;: le tir à vue sur les arguments de droit développé par l&#8217;accusation.</p>
<p>Peu de temps auparavant, Olivier D&#8217;Antin avait fait preuve d&#8217;ironie devant la cour en rendant «&nbsp;hommage à l&#8217;inventivité remarquable du parquet », pour un délit qualifié par l&#8217;avocat d&#8217; «&nbsp;imaginaire ». Selon l&#8217;accusation, a résumé l&#8217;avocat, Dominique de Villepin aurait été «&nbsp;un dissimulateur passif »: il «&nbsp;se serait délibérément abstenu d&#8217;intervenir auprès de Jean-Louis Gergorin » et l&#8217;aurait «&nbsp;encouragé tacitement (&#8230;) afin de nuire à son rival, Nicolas Sarkozy ». «&nbsp;Je suis persuadé, a-t-il plaidé, que la cour ne sera pas convaincue par cette fable ».</p>
<p><strong>«&nbsp;Votre robe, ce n&#8217;est pas le tablier de boucher »</strong></p>
<p>Bref pour la défense, qui en fait son fil rouge, le complot ne serait pas là où le dossier d&#8217;instruction a voulu le voir. «&nbsp;Il est temps de mettre un terme à ce dossier », à «&nbsp;cette mascarade », a plaidé Olivier D&#8217;Antin. «&nbsp;Vous ne manquez pas de moyens, pour qu&#8217;enfin on en finisse avec cette affaire », a-t-il dit aux trois magistrates de la cour. «&nbsp;Votre rôle, c&#8217;est d&#8217;y mettre un terme, par une relaxe franche et sans équivoque ». Car «&nbsp;votre robe, ce n&#8217;est pas le tablier de boucher », a-t-il ajouté, en faisant référence aux propos prêtés à Nicolas Sarkozy qui avait promis de pendre les coupables de la machination «&nbsp;à un croc de boucher ».</p>
<p>Lundi, deux avocats généraux s&#8217;étaient relayés durant cinq heures pour convaincre la cour que Dominique de Villepin, qui a été relaxé en première instance, était coupable de «&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse » dans l&#8217;affaire Clearstream. Faisant particulièrement attention d&#8217;éviter tout suspicion de politisation de leur accusation au risque d&#8217;être laborieux dans leur démonstration, les représentants du ministère publique n&#8217;ont cependant pas varié d&#8217;un iota de l&#8217;argumentation du parquet devant le tribunal. Pour l&#8217;avocat général Jean-Louis Perol, Dominique de Villepin est «&nbsp;complice par abstention »&nbsp;: il aurait dû dès juillet 2004 stopper Jean-Louis Gergorin, l&#8217;instigateur de la machination qui a consisté à ajouter des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires afin de les discréditer.</p>
<p>Source: Les Echos</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 18 heures: Clearstream&nbsp;: &laquo;&nbsp;votre robe, ce n&#8217;est pas le tablier de boucher&nbsp;&raquo;</strong></ins></p>
<p>Les trois avocats de Dominique de Villepin ont demandé mercredi à la cour d&#8217;appel de Paris de prononcer à l&#8217;égard de leur client &laquo;&nbsp;une relaxe franche et sans équivoque&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il est temps de mettre un terme à ce dossier&nbsp;&raquo;, à &laquo;&nbsp;cette mascarade&nbsp;&raquo;, a plaidé mercred<br />
i matin Olivier d&#8217;Antin, l&#8217;un des trois avocats de Dominique de Villepin. Poursuivi en appel pour &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; dans l&#8217;affaire de falsification de fichiers appartenant à la société luxembourgeoise Clearstream, le parquet général a requis lundi à l&#8217;encontre de l&#8217;ex-Premier ministre une peine de 15 mois de prison avec sursis. &laquo;&nbsp;Vous ne manquez pas de moyens, pour qu&#8217;enfin on en finisse avec cette affaire&nbsp;&raquo;, a-t-il dit aux trois magistrates de la cour. &laquo;&nbsp;Votre rôle, c&#8217;est d&#8217;y mettre un terme, par une relaxe franche et sans équivoque&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Car &laquo;&nbsp;votre robe, ce n&#8217;est pas le tablier de boucher&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté, en faisant référence aux propos prêtés à Nicolas Sarkozy qui avait promis de pendre les coupables de la machination &laquo;&nbsp;à un croc de boucher&nbsp;&raquo;. Pour le parquet général, Dominique de Villepin était au courant de la fausseté des listings dès juillet 2004 et aurait donc pu stopper Jean-Louis Gergorin, qui répandait la calomnie. Selon l&#8217;accusation, a résumé Me D&#8217;Antin, Dominique de Villepin aurait été &laquo;&nbsp;un dissimulateur passif&nbsp;&raquo;: il &laquo;&nbsp;se serait délibérément abstenu d&#8217;intervenir auprès de Jean-Louis Gergorin&nbsp;&raquo; et l&#8217;aurait &laquo;&nbsp;encouragé tacitement (&#8230;) afin de　nuire à son rival, Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Je suis persuadé, a-t-il plaidé, que la cour ne sera pas convaincue par cette fable&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Non seulement il (Villepin) n&#8217;a pas été passif, mais il a été plutôt plus actif que les autres&nbsp;&raquo;, a dénoncé l&#8217;avocat. En juillet 2004, lorsqu&#8217;il commence à douter de la véracité des listings, Dominique de Villepin, qui est alors ministre de l&#8217;Intérieur, &laquo;&nbsp;a saisi la DST&nbsp;&raquo;, a rappelé Me D&#8217;Antin, et en averti les autres ministères concernés. &laquo;&nbsp;Vous avez un ministère qui fait quelque chose et l&#8217;autre (celui de la Défense, dirigé par Alliot-Marie ndlr) qui ne fait rien!&nbsp;&raquo;, s&#8217;est indigné l&#8217;avocat.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;82% de parties civiles satisfaites, c&#8217;est mieux que les sondages&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&laquo;&nbsp;Je vous demande de relaxer M. Dominique de Villepin. Je suis confiant, je sais que vous le ferez&nbsp;&raquo;, a abondé son confrère Me Luc Brossollet. Quant au troisième conseil de Dominique de Villepin, Me Olivier Metzner, il a rappelé à la cour que seules neuf parties civiles &#8211; dont la plupart peu crédibles &#8211; sur quarante-cinq, soit 18%, ont fait appel contre Dominique de Villepin, relaxé en première instance. Lundi, a dénoncé l&#8217;avocat, le parquet général, qui a requis 15 mois de prison avec sursis contre Dominique de Villepin, a dit parler &laquo;&nbsp;au nom des victimes&nbsp;&raquo;, mais il voulait en fait parler &laquo;&nbsp;au nom d&#8217;une victime&nbsp;&raquo;, Nicolas Sarkozy. Car 82% de parties civiles qui se satisfont du jugement de première instance, &laquo;&nbsp;ça s&#8217;impose, c&#8217;est mieux que les sondages&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&#8217;affaire Clearstream est un vaste dossier de dénonciation calomnieuse, dans lequel des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings bancaires afin de les discréditer.</p>
<p>Source: TF1.fr</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 18 heures: Clearstream&nbsp;: La défense demande la relaxe de Villepin</strong></ins></p>
<p>La défense de Dominique de Villepin a demandé la relaxe de son client mercredi durant le procès Clearstream. Ses avocats ont aussi ironisé sur «&nbsp;l&#8217;inventivité remarquable du parquet ».</p>
<p>L&#8217;ironie a été à l&#8217;ordre du jour mercredi lors du procès Clearstream. La défense de Dominique de Villepin a demandé la relaxe de son client et a souhaité rendre hommage à «&nbsp;l&#8217;inventivité remarquable du parquet », qui cherche à faire condamner l&#8217;ancien Premier ministre. Me Olivier D&#8217;Antin a qualifié le délit dont serait coupable son client «&nbsp;d&#8217;imaginaire. » Le ministère public avait requis lundi 15 mois de prison avec sursis en lui reprochant le délit de «&nbsp;complicité par abstention. »</p>
<p>«&nbsp;Durant quatre ans d&#8217;instruction, jamais, jamais, cela n&#8217;avait été évoqué », a dénoncé Me D&#8217;Antin. «&nbsp;On était dans une impasse totale », a-til expliqué et puis soudainement, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a opéré un «&nbsp;renversement radical et a su trouver cette idée de complicité par abstention ». «&nbsp;On était sur un péché par action, en avril 2004, et on bascule, à 180 degrés, sur un péché par omission, en juillet 2004! » Les trois avocats de Dominique de Villepin ont demandé à la cour d&#8217;appel de prononcer à l&#8217;égard de leur client «&nbsp;une relaxe franche et sans équivoque. »</p>
<p>Lundi, le parquet avait requis 15 mois de prison avec sursis à l&#8217;encontre du leader de République solidaire durant une séance particulièrement éprouvante. Jean-Louis Perol avait alors avancé que celui qui était à l&#8217;époque ministre des Affaires étrangères ne pouvait ignorer l&#8217;existence des fichiers Clearstream – fichiers comportant des listings bancaires falsifiés dans lesquels apparaissaient le nom de Nicolas Sarkozy &#8211; et ce depuis 2004.</p>
<p>Dominique de Villepin avait répondu au réquisitoire du parquet général de Paris en mettant en cause la liberté du parquet, instrumentalisé, selon lui, par l&#8217;Élysée. «&nbsp;Tout ceci serait incompréhensible, si on oubliait que le ministère public est le représentant du garde des Sceaux, placé lui-même sous l’autorité du président de la République », avait-il ajouté.</p>
<p>Source: France Soir</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 14 heures 30: La défense de Dominique de Villepin fait resurgir l&#8217;ombre de Nicolas Sarkozy</ins></strong></p>
<p>L&#8217;ombre de Nicolas Sarkozy a plané mercredi sur la cour d&#8217;appel de Paris, la défense de Dominique de Villepin ayant truffé ses plaidoiries d&#8217;allusions ou d&#8217;attaques visant le chef de l&#8217;Etat qui avait pourtant renoncé à faire appel de la relaxe de l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>C&#8217;est le plus souvent par la remise en cause du parquet, subordonné au président de la République, que les avocats de Dominique de Villepin ont tenté durant quatre heures de torpiller les accusations qui pèsent sur leur client, contre lequel ont été requis lundi 15 mois de prison avec sursis.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je rends hommage à l&#8217;inventivité remarquable du parquet&nbsp;&raquo;, a ainsi plaidé Me Olivier D&#8217;Antin, en évoquant le délit pour lequel est poursuivi son client: &laquo;&nbsp;une complicité de dénonciation calomnieuse par abstention&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En 2008, &laquo;&nbsp;on était dans une impasse totale&nbsp;&raquo;, et puis soudainement, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a opéré un &laquo;&nbsp;renversement radical&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;su trouver cette idée&nbsp;&raquo;: &laquo;&nbsp;On était sur un péché par action, en avril 2004, et on bascule, à 180 degrés, sur un péché par omission, en juillet 2004 !&nbsp;&raquo;</p>
<p>L&#8217;affaire Clearstream est une vaste histoire de dénonciation calomnieuse au cours de laquelle des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des &laquo;&nbsp;listings&nbsp;&raquo; bancaires afin de les discréditer.</p>
<p>Pour le parquet général, Dominique de Villepin était au courant de la fausseté des listings dès juillet 2004 et aurait donc pu stopper Jean-Louis Gergorin, qui répandait la calomnie.</p>
<p>Selon l&#8217;accusation, a résumé Me Olivier D&#8217;Antin, Dominique de Villepin &laquo;&nbsp;se serait délibérément abstenu d&#8217;intervenir auprès de Jean-Louis Gergorin&nbsp;&raquo; et l&#8217;aurait &laquo;&nbsp;encouragé tacitement (&#8230;) afin de nuire à son rival, Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je suis persuadé que la cour ne sera pas convaincue par cette fable&nbsp;&raquo;, a-t-il plaidé, avant de demander &laquo;&nbsp;une relaxe franche et sans équivoque (&#8230;) pour qu&#8217;enfin on en finisse avec cette affaire&nbsp;&raquo;, car &laquo;&nbsp;votre robe, a-t-il rappelé aux magistrates de la cour, ce n&#8217;est pas le tablier de boucher&nbsp;&raquo;. Nouvelle référence à Nicolas Sarkozy, qui avait promis de pendre les coupables &laquo;&nbsp;à un croc de boucher&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Olivier Metzner s&#8217;est ensuite acquitté de la salve politique.</p>
<p>Dans un long récit, il a raconté comment et pourquoi Nicolas Sarkozy avait décidé de ne pas faire appel, le 28 janvier 2010, de la relaxe de Dominique de Villepin: &laquo;&nbsp;Il sait que sa présence à l&#8217;audience a joué contre lui (&#8230;), alors il disparaît, comme pour dire: +Je suis élégant+&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mais dès le lendemain, le<br />
procureur de la République Jean-Claude Marin, &laquo;&nbsp;plutôt que de faire un acte judiciaire, va faire un acte politique&nbsp;&raquo;. Au lieu de déposer son appel au greffe, &laquo;&nbsp;il va s&#8217;exprimer sur une radio privée, Europe 1, qui appartient à Arnaud Lagardère&nbsp;&raquo;, autrement dit au &laquo;&nbsp;petit frère du président de la République&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Me Olivier Metzner a également convoqué les chiffres pour démontrer l&#8217;acharnement du parquet: seules neuf parties civiles sur 45, soit 18%, ont fait appel contre son client. Cela signifie que le parquet général, qui dit parler &laquo;&nbsp;au nom des victimes&nbsp;&raquo;, parle en fait &laquo;&nbsp;au nom d&#8217;une victime&nbsp;&raquo;, Nicolas Sarkozy. Car 82% de satisfaits du jugement de première instance, &laquo;&nbsp;ça s&#8217;impose, c&#8217;est mieux que les sondages&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Nicolas Sarkozy n&#8217;a pas été la seule cible des trois avocats. Ils ont tour à tour égratigné l&#8217;ancienne ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, qui elle non plus n&#8217;a &laquo;&nbsp;rien fait&nbsp;&raquo; pour stopper la calomnie, et surtout le général Philippe Rondot dont les verbatims, a jugé Me Luc Brossollet, ne doivent pas être considérés comme &laquo;&nbsp;l&#8217;évangile du dossier&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La fin des plaidoiries est attendue jeudi soir et la décision à l&#8217;automne.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 13 heures 30: Les plaidoiries des avocats de Dominique de Villepin</ins></strong></p>
<p><strong>La plaidoirie de Me Olivier Metzner</strong></p>
<p>13h17&nbsp;: L&#8217;audience est suspendue jusqu&#8217;à 14h30.</p>
<p>13h14&nbsp;: Villepin n&#8217;a jamais été candidat à la présidence de l&#8217;UMP. D&#8217;après le parquet, Dominique de Villepin se serait rendu complice et aurait dissimulé la dénonciation calomnieuse en voulant battre Nicolas Sarkozy dans la course à la présidence de l&#8217;UMP. Mais Me Metzner y voit un problème&nbsp;: &laquo;&nbsp;M. Villepin n&#8217;a jamais brigué la tête de l&#8217;UMP&nbsp;&raquo;, affirme-t-il.</p>
<p>13h09&nbsp;: C&#8217;est cela dissimuler&nbsp;? Me Metzner rappelle que quand Dominique de Villepin, ministre de l&#8217;intérieur, a eu des doutes, &laquo;&nbsp;il a appelé la DST et prévenu Michèle Alliot-Marie&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;C&#8217;est cela dissimuler ?&nbsp;&raquo;, s&#8217;interroge-t-il.</p>
<p>12h58&nbsp;: Michèle Alliot-Marie à nouveau citée. Metzner démonte l&#8217;accusation d&#8217;&nbsp;&raquo;abstention&nbsp;&raquo; contre son client. &laquo;&nbsp;Si le parquet avait cru devoir requérir pour instruire sur cette abstention, il ne l&#8217;a pas fait parce qu&#8217;il aurait fallu entendre plus de personnes pour savoir pourquoi ils s&#8217;étaient abstenus&nbsp;&raquo;, affirme l&#8217;avocat, citant notamment Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, Pierre Brochand, l&#8217;ancien patron de la DGSE &#8211; dépendant du ministère de la Défense &#8211; et Philippe Marland, l&#8217;ancien directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie.</p>
<p>12h44&nbsp;: Petit incident entre Me Olivier Metzner et Me Paul-Albert Iweins. Alors que l&#8217;avocat de Jean-Louis Gergorin le reprend sur un mot, Me Metzner lui répond qu&#8217;&nbsp;&raquo;il peut encore conserver le choix ses de ses mots&nbsp;&raquo;. Villepin esquisse un sourire.</p>
<p>12h31&nbsp;: Complicité par abstention&nbsp;? Me Metzner démontre de façon précise en quoi la complicité &laquo;&nbsp;par abstention&nbsp;&raquo; ne peut pas être retenue contre Villepin, car ça n&#8217;est pas sur ce point que le tribunal a été saisi. D&#8217;abord accusé de complicité &laquo;&nbsp;par instruction&nbsp;&raquo; concernait des faits datant de début 2004, le parquet parle désormais de complicité &laquo;&nbsp;par abstention&nbsp;&raquo; en juillet 2004. &laquo;&nbsp;On passe d&#8217;un acte positif à un acte négatif, d&#8217;un acte de janvier 2004 à un acte de juillet&nbsp;&raquo;, insiste l&#8217;avocat, avant d&#8217;ajouter que &laquo;&nbsp;les juges ne doivent statuer que sur des faits dont ils sont saisis&nbsp;&raquo;.&nbsp;&raquo;On cherche par tous les moyens à condamner Dominique de Villepin même si c&#8217;est en dépit du droit, en dépit des mots et de leur sens&nbsp;&raquo;, affirme-t-il. Dominique de Villepin regarde Metzner et écoute, sans réagir.</p>
<p>12h15&nbsp;: Quand Villepin a-t-il su&nbsp;? A quelle époque Dominique de Villepin aurait-il su avec certitude que les listings étaient faux&nbsp;? Le parquet a fait citer le général Rondot et Bousquet. L&#8217;un et &#8216;autre ont contredit la thèse du parquet&nbsp;&raquo;, affirme Me Metzner. &laquo;&nbsp;Rien ne prouve que Villepin était au courant dès juillet 2004 du caractère fallacieux des listings&nbsp;&raquo;, insiste-t-il.</p>
<p>12h07&nbsp;: Nicolas Sarkozy &laquo;&nbsp;a accepté le jugement !&nbsp;&raquo; Me Metzner s&#8217;amuse du fait que l&#8217;Elysée n&#8217;ait pas fait appel du jugement. S&#8217;adressant à Dominique de Villepin, il lui lance&nbsp;: &laquo;&nbsp;vous savez M. le Premier ministre, il y a un homme qui a accepté votre relaxe, c&#8217;est le président de la République !&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Post-it&nbsp;: C&#8217;est le procureur Jean-Claude Marin qui a fait appel de la relaxe de Dominique de Villepin, le 29 janvier 2010, après l&#8217;avoir annoncé en direct sur Europe 1.</p>
<p>11h57&nbsp;: Nicolas Sarkozy, l&#8217;homme-clé. Me Olivier Metzner s&#8217;en prend à Nicolas Sarkozy, sur un ton très cérémonieux, sans jamais citer son nom. &laquo;&nbsp;Cette affaire n&#8217;existerait pas sans un homme, cet homme qui s&#8217;est porté partie civile (ndlr Nicolas Srakozy s&#8217;est porté partie civile en janvier 2006)&nbsp;&raquo;, affirme-t-il, s&#8217;étonnant du fait que &laquo;&nbsp;dès lors, on a nommé un deuxième juge&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Cet homme mécontent le 28 janvier dernier (ndlr date de la relaxe de Dominique de Villepin), et on connaît son courroux&nbsp;&raquo;, ajoute-t-il. L&#8217;avocat évoque &laquo;&nbsp;un conciliabule à l&#8217;Elysée&nbsp;&raquo; ce jour-là, entre les parties civiles, ironisant sur le fait qu&nbsp;&raquo;un président n&#8217;a que ça à faire, gérer la relaxe de Dominique de Villepin&nbsp;&raquo;. Durant cette entrevue, Nicolas Sarkozy aurait déclaré &laquo;&nbsp;je croyais que la justice était mieux tenue&nbsp;&raquo;, affirme l&#8217;avocat, regrettant le &laquo;&nbsp;mépris du politique envers la justice&nbsp;&raquo;.</p>
<p>11h50&nbsp;: Me Olivier Metzner prend la parole pour la défense de Dominique de Villepin.</p>
<p><strong>La démonstration de Me Olivier d&#8217;Antin</strong></p>
<p>11h44&nbsp;: Le &laquo;&nbsp;fantasme&nbsp;&raquo; Sarkozy. Selon Me Olivier d&#8217;Antin, le parquet s&#8217;est laissé influencer par le &laquo;&nbsp;fantasme&nbsp;&raquo; selon lequel Dominique de Villepin aurait voulu nuire à son rival Nicolas Sarkozy. Il termine sa démonstration en demandant &laquo;&nbsp;une relaxe franche et sans équivoque&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Il est temps de mettre un terme à ce dossier&nbsp;&raquo;, à &laquo;&nbsp;cette mascarade&nbsp;&raquo;, a-t-il plaidé. Car &laquo;&nbsp;votre robe, ce n&#8217;est pas le tablier de boucher&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté, en faisant référence aux propos prêtés à Nicolas Sarkozy qui avait promis de pendre les coupables de la machination &laquo;&nbsp;à un croc de boucher&nbsp;&raquo;.</p>
<p>11h41&nbsp;: Quel pouvoir sur Gergorin&nbsp;? La défense de Dominique de Villepin discute &laquo;&nbsp;le pouvoir, l&#8217;influence&nbsp;&raquo; qu&#8217;on prête à Dominique de Villepin sur Jean-Louis Grergorin. D&#8217;après le parquet, cetet influence aurait pu lui permettre d&#8217;&nbsp;&raquo;arrêter Gergorin dans sa course folle&nbsp;&raquo;. Or, selon Me d&#8217;Antin, &laquo;&nbsp;Jean-Louis Gergorin était obsédé par ses fantasmes, dans un autre monde&nbsp;&raquo;, à cette époque, &laquo;&nbsp;et &laquo;&nbsp;plus on exerçait une autorité sur lui, plus il s&#8217;en affranchissait&nbsp;&raquo;. Et pour l&#8217;arrêter, il aurait également fallu être au courant de toute l&#8217;affaire. &laquo;&nbsp;M. Villepin n&#8217;a pas le don de prémonition !&nbsp;&raquo;, lance son avocat. &laquo;&nbsp;C&#8217;est une accusation à la légère, sur des bases jurisprudentielles fragiles&nbsp;&raquo;, ajoute-t-il.</p>
<p>11h30&nbsp;: Absurde. Me Olivier d&#8217;Antin compare le comportement de Dominique de Villepin et celui des autres ministres. Avec le même niveau d&#8217;information, lui a saisi la DST et demandé au général Rondot qu&#8217;il partage ses informations, là où d&#8217;autres n&#8217;ont rien fait&nbsp;&raquo;, affirme-t-il. &laquo;&nbsp;Le parquet de peut pas ne pas voir cela&nbsp;&raquo;, ajoute-t-il, &laquo;&nbsp;nous sommes dans l&#8217;absurde&nbsp;&raquo; (&#8230;) &laquo;&nbsp;on ne peut pas être complice de dénonciation calomnieuse dans une affaire qu&#8217;on ne connaît pas, sur ce point le ministère public est plus que défaillant&nbsp;&raquo;.</p>
<p>11h23&nbsp;: Le ministère de la Défense savait. Si le général Rondot était au courant de la falsification des fichiers en juillet 2004, alors Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, et donc sa ministre de tutelle, était également au courant, assure Me Olivier d&#8217;Antin. De son côté, la DST, service de renseignement du ministère de l&#8217;Intérieur, est restée prudente, et n&#8217;a pas confirmé en juillet 2004 qu&#8217;il y avait un montage, ou une manipulation.</p>
<p>11h10&nbsp;: Villepin, tout sauf inactif. Me Olivier d&#8217;Antin s&#8217;attache<br />
 à prouver que Dominique de Villepin n&#8217;est pas coupable d&#8217;inaction. En juillet 2004, lorsque l&#8217;affaire est révélée par un article du Point, &laquo;&nbsp;il convoque la DST&nbsp;&raquo;, affirme l&#8217;avocat, &laquo;&nbsp;ce qui est bien la marque d&#8217;une personne inactive&nbsp;&raquo;, ironise-t-il. Il assure ensuite qu&#8217;il a demandé à rencontrer le général Rondot, le 19 juillet. &laquo;&nbsp;Cet homme est si passif qu&#8217;il demande à Rondot de faire en sorte que Gergorin se calme&nbsp;&raquo;, continue-t-il à ironiser. Il affirme ensuite que celui qui était alors ministre de l&#8217;Intérieur aurait demandé au général Rondot de prévenir la DST. &laquo;&nbsp;Une directive que le général n&#8217;a pas suivie&nbsp;&raquo;, affirme-t-il, avant d&#8217;enfoncer le clou&nbsp;: &laquo;&nbsp;la rétention d&#8217;information n&#8217;est donc pas le fait de M. Villepin&nbsp;&raquo;.</p>
<p>11h03&nbsp;: &laquo;&nbsp;On est tout à fait à côté des faits&nbsp;&raquo;. L&#8217;avocat de Dominique de Villepin s&#8217;étonne de ce qu&#8217;on accuse son client d&#8217;avoir été &laquo;&nbsp;un dissimulateur passif&nbsp;&raquo; du fait que ces fichiers étaient falsifiés. &laquo;&nbsp;L&#8217;idée de la complicité par abstention a été trouvée par M. Marin, c&#8217;est une transformation radicale des indications qu&#8217;on avait jusque-là&nbsp;&raquo;, affirme-t-il. &laquo;&nbsp;On était sur une action, un délit par action, en janvier 2004, et on bascule sur un péché par ommission en juillet 2004, Deux délits radicalement opposés&nbsp;&raquo;, assure-t-il, avant d&#8217;évoquer&nbsp;: &laquo;&nbsp;un lien filial entre le parquet et le président de la République, quelque part l&#8217;image du père&nbsp;&raquo;, et d&#8217;ironiser sur &laquo;&nbsp;l&#8217;inventivité remarquable du parquet&nbsp;&raquo;.</p>
<p>10h59&nbsp;: Me Olivier d&#8217;Antin prend la parole. Il discute l&#8217;idée de la &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse par abstention&nbsp;&raquo;, ce qui est reproché par le parquet à l&#8217;ancien Premier ministre, contre qui 15 mois de prison avec sursis ont été requis.</p>
<p><strong>Les arguments de Me Luc Brossollet</strong></p>
<p>10h44&nbsp;: L&#8217;audience est suspendue pendant dix minutes.</p>
<p>10h43&nbsp;: &laquo;&nbsp;Clearstream, du cinéma !&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Cette affaire dans un siècle de com&#8217;, dans un pays dirigé par un spécialiste de la com&#8217;, est déjà devenue du cinéma&nbsp;&raquo;, lance Me Luc Brossollet, haussant le ton. &laquo;&nbsp;C&#8217;est un film, il s&#8217;appelle &#8216;le bal des menteurs&#8217; (&#8230;) M. Marin (ndlr Jean-Claude Marin, le procureur qui a fait appel de la relaxe de Dominique de Villepin) s&#8217;est montré comme un véritable acteur de cinéma&nbsp;&raquo;, estime-t-il. Me Luc Brossollet termine son monologue en demandant la relaxe de Dominique de Villepin. &laquo;&nbsp;Je suis confiant, je sais que vous le ferez&nbsp;&raquo;, lance-t-il enfin.</p>
<p>10h36&nbsp;: Pourquoi attendre pour soupçonner Lahoud&nbsp;? L&#8217;avocat de Dominique de Villepin affirme l&#8217;existence d&#8217;un article de L&#8217;Express, daté 16 novembre 2004, qui révèle qu&#8217;Imad Lahoud pourrait être à l&#8217;origine des fichiers. &laquo;&nbsp;Je ne comprends pas pourquoi on doit attendre le printems 2006, et les perquisitions, pour que M. Lahoud soit inquiété&nbsp;&raquo;, s&#8217;étonne Luc Brossollet, lors d&#8217;une plaidoirie passionnée.</p>
<p>10h23&nbsp;: &laquo;&nbsp;Lahoud est l&#8217;homme qui invente Clearstream&nbsp;&raquo;.Selon la défense de Dominique de Villepin, Lahoud &laquo;&nbsp;invente Clearstream&nbsp;&raquo;, c&#8217;est &laquo;&nbsp;une escroquerie aux renseignements&nbsp;&raquo;, affirme-t-il. Selon lui, on n&#8217;a pas voulu voir cela, car &laquo;&nbsp;si Jean-Louis Gergorin est innocent, il n&#8217;y a pas de ministre en cause&nbsp;&raquo;. Et si on accuse Jean-Louis Gergorin, alors &laquo;&nbsp;la chasse au gros est ouverte&nbsp;&raquo;.</p>
<p>10h13&nbsp;: Le général Rondot &laquo;&nbsp;pas au niveau&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Cette affaire est la rencontre incroyable entre un homme obsédé par le complot (ndlr Jean-Louis Gergorin) et un général qui n&#8217;est pas au niveau de l&#8217;enquête. Comment Jean-Louis Gergorin aurait-il pu deviner qu&#8217;on ne l&#8217;empêcherait pas de continuer ?&nbsp;&raquo;, s&#8217;interroge-t-il&nbsp;?</p>
<p>10h06&nbsp;: La défense charge Imad Lahoud. Me Brossollet évoque le fait que, dans les envois au juge van Ruymbeke, il est indiqué que 895 comptes ont été fermés le 12 mai 2004. D&#8217;après l&#8217;avocat, c&#8217;est Imad Lahoud qui a &laquo;&nbsp;intoxiqué&nbsp;&raquo;, et &laquo;&nbsp;enfumé&nbsp;&raquo; tout le monde, voulant mettre fin à l&#8217;affaire.</p>
<p>9h54&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le général Rondot n&#8217;a rien fait&nbsp;&raquo;. Me Luc Brossollet revient sur l&#8217;envoi des listings Clearstream au juge Van Ruymbeke, par Jean-Louis Gergorin. Selon lui, l&#8217;ancien numéro 2 d&#8217;EADS &laquo;&nbsp;s&#8217;adresse au juge van Ruymbeke parce qu&#8217;il est déçu du manque de vérification du général Rondot&nbsp;&raquo;. Avant d&#8217;ajouter&nbsp;: &laquo;&nbsp;on doit admettre que le général Rondot n&#8217;a rien fait ou presque, il est juste allé dans un guichet pour voir si un compte au Crédit lyonnais étiat bon&nbsp;&raquo;.</p>
<p>9h38&nbsp;: Le rapport du 25 mars, pas fiable. L&#8217;avocat de Dominique de Villepin revient sur le 25 mars 2004, date de la garde à vue d&#8217;Imad lahoud dans une escroquerie présumée. Alors que le général Rondot affirme que Dominique de Villepin l&#8217;a appelé pour lui demander de faire le nécessaire pour qu&#8217;il soit libéré, l&#8217;ancien Premier ministre dément avoir donné cette instruction. &laquo;&nbsp;On pourrait continuer de croire q&#8217;un ministre de la République continue de demander au général Rondot de faire quelque chose qu&#8217;il ne peut pas faire, il sait qu&#8217;un général ne peut pas faire sortir une personne de garde à vue&nbsp;&raquo;, lance Me Brossollet, avant d&#8217;ajouter&nbsp;: &laquo;&nbsp;j&#8217;ai lu tous les rapports du général Rondot, et il n y en a pas un qui soit fiable&nbsp;&raquo;.</p>
<p>9h27&nbsp;: Villepin taxé de mauvaise intention. Me Luc Brossollet fait référence à l&#8217;entrevue entre Dominique de Villepin, le général Rondot et Jean-Louis Gergorin le 9 janvier 2004, lors de laquelle Dominique de Villepin aurait demandé au militaire de continuer son enquête sur les listings Clearstream. D&#8217;après Me Luc Brossollet, l&#8217;accusation prête à Dominique de Villepin d&#8217;être &laquo;&nbsp;tellement mal intentionné&nbsp;&raquo; qu&#8217;il aurait voulu monter un coup.</p>
<p>9h17&nbsp;: La mémoire du général Rondot mise en cause. &laquo;&nbsp;Il ne pas faire des notes du général Rondot ce qu&#8217;elles ne sont pas. Ce n&#8217;est pas l&#8217;évangile du dossier&nbsp;&raquo;, affirme Luc Brossollet. D&#8217;après l&#8217;avocat, le militaire assure lui même qu&#8217;elles &laquo;&nbsp;sont impressionnistes et sommaires, puisque réécrites après un entretien&nbsp;&raquo;. Il pose alors cette question&nbsp;: &laquo;&nbsp;le général Rondot a-t-il de la mémoire ?&nbsp;&raquo;. L&#8217;avocat donne des exemples prouvant &laquo;&nbsp;l&#8217;absence de mémoire du général&nbsp;&raquo;, qui &laquo;&nbsp;n&#8217;a pu pendant toute l&#8217;instruction que paraphraser les verbatims qu&#8217;on lui mettait en main&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Halte à la schizophrénie judiciaire&nbsp;&raquo;, ajoute-t-il encore, avant de demander que ces notes soient &laquo;&nbsp;maniées avec la prudence d&#8217;un juge&nbsp;&raquo;.</p>
<p>9h11&nbsp;: Villepin &laquo;&nbsp;ne savait pas&nbsp;&raquo;. D&#8217;après l&#8217;avocat de l&#8217;ancien premier ministre, le parquet n&#8217;a pas réussi à prouver que Dominique de Villepin savait que Jean-Louis Gergorin avait sciemment envoyé des fichiers qu&#8217;il savaient falsifiés au juge Van Ruymbeke, en 2004. &laquo;&nbsp;Il faudrait qu&#8217;il ait su que quand Jean-Louis Gergorin envoyait ces fichiers au juge alors qu&#8217;il savait qu&#8217;ils étaient faux, vous n&#8217;êtes pas allés jusque-là&nbsp;&raquo;, assure-t-il, avant de demander&nbsp;: &laquo;&nbsp;en quoi en juillet, en août, en septembre, en octobre, le ministre aurait pu deviner qu&#8217;il y aurait d&#8217;autres envois et qu&#8217;il fallait les empêcher ?&nbsp;&raquo; Un argument qui, selon la défense, va à l&#8217;encontre de l&#8217;accusation de complicité de dénonciation calomnieuse par abstention.</p>
<p>9h05&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&#8217;accusation, art schizophrène&nbsp;&raquo;. Me Luc Brossollet prend la parole pour la défense de Dominique de Villepin. &laquo;&nbsp;L&#8217;accusation est un art schizophrène&nbsp;&raquo;, lance-t-il, faisant référence au réquisitoire de l&#8217;avocat général contre Dominique de Villepin lundi. L&#8217;accusation &laquo;&nbsp;dit tout et son contraire&nbsp;&raquo;, ajoute l&#8217;avocat. &laquo;&nbsp;J&#8217;avais cru comprendre que selon le témoin, le général Rondot (ndlr qui avait été chargé en 2003 d&#8217;enquêter sur les listings Clearstream), avait jugé inenvisageable de condamner Dominique de Villepin&nbsp;&raquo;, affirme-t-il, avant de demander &laquo;&nbsp;un peu de décence, un peu de tolérance&nbsp;&raquo;.</p>
<p>9h02&nbsp;: Ouverture de l&#8217;audience.</p>
<p>Post-it&nbsp;: Dominique de Villepin est représenté par Me Olivier Meztner, avocat pénaliste spécialiste des affaires politico-financières, Me Olivier d&#8217;Antin et Me Luc Brossollet. Me Hervé Temime, Me Paul-Albert Iweins et Me Thierry Dalmasso sont les conseils de Jean-Louis Gergorin. Olivier Pardo est l&#8217;avocat d&#8217;Imad Lahoud.</p>
<p>Source: Europe<br />
 1</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 11 heures 30: Clearstream: la défense de Villepin salue &laquo;&nbsp;l&#8217;inventivité remarquable du parquet</ins></strong></p>
<p>Me Olivier D&#8217;Antin a fait preuve d&#8217;ironie mercredi devant la cour d&#8217;appel de Paris en rendant &laquo;&nbsp;hommage à l&#8217;inventivité remarquable du parquet&nbsp;&raquo;, qui cherche à faire condamner son client, Dominique de Villepin, dans l&#8217;affaire Clearstream, pour un délit qualifié par l&#8217;avocat d&#8217;&nbsp;&raquo;imaginaire&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je rends hommage à l&#8217;inventivité remarquable du parquet&nbsp;&raquo;, a plaidé l&#8217;avocat, qui succédait à Luc Brossollet et précédait Olivier Metzner, pour défendre l&#8217;ancien Premier ministre, contre lequel le ministère public a requis lundi 15 mois de prison avec sursis en lui reprochant le délit de &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Durant quatre ans d&#8217;instruction, jamais, jamais, cela n&#8217;avait été évoqué&nbsp;&raquo;, a-t-il dénoncé.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On était dans une impasse totale&nbsp;&raquo;, et puis soudainement, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a opéré un &laquo;&nbsp;renversement radical&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;a su trouver cette idée de complicité par abstention&nbsp;&raquo;: &laquo;&nbsp;On était sur un péché par action, en avril 2004, et on bascule, à 180 degrés, sur un péché par omission, en juillet 2004!&nbsp;&raquo;</p>
<p>L&#8217;affaire Clearstream est une vaste affaire de dénonciation calomnieuse au cours de laquelle des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings bancaires afin de faire croire qu&#8217;ils trempaient dans des affaires de corruption.</p>
<p>Pour le parquet général, Dominique de Villepin était au courant de la fausseté des listings dès juillet 2004 et aurait donc pu stopper Jean-Louis Gergorin, qui répandait la calomnie.</p>
<p>Selon l&#8217;accusation, a résumé Me D&#8217;Antin, Dominique de Villepin aurait été &laquo;&nbsp;un dissimulateur passif&nbsp;&raquo;: il &laquo;&nbsp;se serait délibérément abstenu d&#8217;intervenir auprès de Jean-Louis Gergorin&nbsp;&raquo; et l&#8217;aurait &laquo;&nbsp;encouragé tacitement (&#8230;) afin de nuire à son rival, Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je suis persuadé, a-t-il plaidé, que la cour ne sera pas convaincue par cette fable&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 11 heures: Clearstream&nbsp;: la défense de Villepin remet en cause les notes de Rondot</ins></strong></p>
<p>La défense de Dominique de Villepin, qui a débuté sa plaidoirie mercredi 25 mai dans la matinée dans le procès Clearstream, a une nouvelle fois remis en cause les verbatims du général Rondot, invitant la cour d&#8217;appel de Paris à ne pas les considérer comme &laquo;&nbsp;l&#8217;évangile du dossier&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;accusation est un art schizophrène&nbsp;&raquo;, a plaidé Me Luc Brossollet, qui le premier prenait la parole pour défendre Dominique de Villepin, avant Mes D&#8217;Antin et Metzner.</p>
<p>Il a regretté &laquo;&nbsp;qu&#8217;on dise tout et son contraire&nbsp;&raquo; sur les carnets du général Philippe Rondot, qui a enquêté en 2003-2004 sur les listings Clearstream, sur lesquels avaient été ajoutés des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, afin de les discréditer.</p>
<p>Selon le parquet général, qui a requis lundi 15 mois de prison avec sursis contre l&#8217;ancien Premier ministre, &laquo;&nbsp;ses verbatims sont tous exempts de critiques et c&#8217;est au nom de ce témoignage qu&#8217;on a sollicité la condamnation de Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;C&#8217;est Rondot contre Rondot&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Mais, a rappelé l&#8217;avocat, pour le général Rondot, &laquo;&nbsp;qui est le témoin cardinal&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;il est pourtant hors de question d&#8217;envisager la culpabilité de Dominique de Villepin. Autrement dit, Rondot oui, mais pas Rondot jusqu&#8217;au bout! Mieux, c&#8217;est Rondot contre Rondot&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il ne faut pas faire des notes Rondot ce qu&#8217;elles ne sont pas: ce n&#8217;est pas l&#8217;évangile du dossier&nbsp;&raquo;, a-t-il mis en garde.</p>
<p>Aux yeux de la défense, &laquo;&nbsp;il y a une question capitale: le général Rondot a-t-il de la mémoire?&nbsp;&raquo;, car a-t-elle relevé, durant toute la procédure, &laquo;&nbsp;il n&#8217;a pu faire qu&#8217;une chose: paraphraser des verbatims qu&#8217;il tenait en mains.&nbsp;&raquo; Conclusion pour Me Brossollet: &laquo;&nbsp;si la mémoire du général Rondot n&#8217;a pas de support papier, il n&#8217;y a pas de mémoire du général Rondot!&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ces carnets, ce n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;qu&#8217;il faille les oublier&nbsp;&raquo;, a-t-il nuancé, &laquo;&nbsp;mais il faut les manier avec la prudence de juges&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: Nouvel Observateur</p>
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		<title>Notre procès Clearstream: neuvième journée</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 20:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clearstream]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Clearstream/Villepin 230511.jpg" alt="" /></p> <p>Le procès en appel de l'affaire Clearstream est entré ce lundi dans sa quatrième et dernière semaine au palais de justice de Paris. En fin de journée, le parquet a requis 15 mois d'emprisonnement avec sursis et pas d'amende contre Dominique de Villepin.</p> <p>Mercredi et jeudi auront lieu les plaidoiries des avocats des trois prévenus: Imad Lahoud, Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Clearstream/Villepin 230511.jpg" alt="" /></p>
<p>Le procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream est entré ce lundi dans sa quatrième et dernière semaine au palais de justice de Paris. En fin de journée, le parquet a requis 15 mois d&#8217;emprisonnement avec sursis et pas d&#8217;amende contre Dominique de Villepin.</p>
<p>Mercredi et jeudi auront lieu les plaidoiries des avocats des trois prévenus: Imad Lahoud, Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin.</p>
<p><span id="more-6885"></span><br />
<br />
 *****</p>
<p><strong><ins>Lundi 20 heures 15: Le reportage de BFM TV</ins></strong></p>
<p> <iframe width="500" height="400" src="http://www.youtube.com/embed/7_y7HXYOx_s" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Lundi 20 heures: Procès Clearstream en appel&nbsp;: 15 mois avec sursis requis contre Villepin</strong></ins></p>
<p>Quinze mois de prison avec sursis ont été requis ce soir devant la cour d&#8217;appel de Paris à l&#8217;encontre de Dominique de Villepin, soupçonné de &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; dans l&#8217;affaire Clearstream, contre 18 mois avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende requis lors du premier procès.</p>
<p>Trente mois d&#8217;emprisonnement, dont 18 mois avec sursis, ainsi que 45.000 euros d&#8217;amende ont par ailleurs été requis contre l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Trente mois d&#8217;emprisonnement, dont 15 mois avec sursis, ainsi que 45.000 euros d&#8217;amende ont été requis contre le mathématicien Imad Lahoud.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p> *****</p>
<p> <strong><ins>Lundi 19 heures 45: Le réquisitoire du parquet contre Dominique de Villepin</ins></strong></p>
<p> 19h42 : Le parquet va requérir la condamnation de Dominique de Villepin, lance l&#8217;avocat général.</p>
<p> 19h30 : Deux heures de réquisitoire contre Villepin. La salle s&#8217;impatiente, et se vide un peu. Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud ne cessent de prendre des notes.</p>
<p> 19h18 : Un processus de &laquo;&nbsp;dissimulation&nbsp;&raquo;. Quand Dominique de Villepin passe du Quai d&#8217;Orsay à la place Beauvau, il suit toujours le dossier, et se rend coupable de &laquo;&nbsp;dissimulation&nbsp;&raquo; au sein de son propre gouvernement, selon le parquet général. En effet, il connaissait la source depuis mars 2004, affirme Jean-Louis Perol, et savait depuis juillet 2004 que les listings étaient falsifiés.</p>
<p> 19h12 : Dominique de Villepin aurait pu tout arrêter. En janvier 2004, il prend connaissance de l&#8217;affaire, en mars, il connaît la source, et en juillet, il sait qu&#8217;il y a dénonciation calomnieuse, selon le parquet. Pourtant, il n&#8217;agit pas pour stopper l&#8217;infraction, alors qu&#8217;il en avait l&#8217;influence et le pouvoir. Il y a donc complicité par abstention, selon le ministère public.</p>
<p> 18h50 : Des incohérences. L&#8217;avocat général évoque des incohérences dans les faits, notamment au moment de la garde à vue d&#8217;Imad Lahoud, en mars 2004, mais aussi concernant le nombre d&#8217;entrevues entre Gergorin et Villepin. Gergorin dit avoir vu le ministre dix fois de février à septembre 2004. Une époque à laquelle Villepin passe du ministère des Affaires étrangères à l&#8217;Intérieur.</p>
<p> 18h32 : L&#8217;effet d&#8217;aubaine. Cette affaire a pu représenter &laquo;&nbsp;un effet d&#8217;aubaine&nbsp;&raquo; pour Dominique de Villepin, dont le principal concurrent au sein de son parti était Nicolas Sarkozy, selon le parquet.</p>
<p> 18h18 : La période de janvier 2004. Alors que l&#8217;avocat général revient sur l&#8217;entrevue entre Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin le 1er janvier 2004, Dominique de Villepin exprime de la tête son désaccord avec les faits énoncés. Concernant la réunion du 9 janvier, en présence du général Rondot cette fois, le parquet général indique avoir comme trace écrite les carnets du militaire. Alors que Dominique de Villepin a d&#8217;abord nié avoir évoqué le nom de Clearstream lors de cette réunion, l&#8217;avocat général évoque un retour en arrière. &laquo;&nbsp;C&#8217;est faux&nbsp;&raquo;, s&#8217;exclament alors les avocats de Dominique de Villepin, dont Me Metzner, assis juste en face.</p>
<p> 18h08 : Résumé des faits. Selon le parquet général, en janvier 2004, Dominique de Villepin &laquo;&nbsp;prend connaissance du contenu de la dénonciation&nbsp;&raquo;. En mars, &laquo;&nbsp;il a connaissance de l&#8217;identité de la source&nbsp;&raquo;. Mais en juillet, alors qu&#8217;il a connaissance de la fausseté des listings, il &laquo;&nbsp;n&#8217;agit pas auprès de Jean-Louis Gergorin&nbsp;&raquo;.</p>
<p> 18h03 : Une &laquo;&nbsp;convergence d&#8217;intérêts&nbsp;&raquo; entre Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin. Le premier est &laquo;&nbsp;dans une lutte de pouvoir&nbsp;&raquo; avec Nicolas Sarkozy, et le second pense que Sarkozy &laquo;&nbsp;soutient les intérêts de ses adversaires&nbsp;&raquo;, décrit l&#8217;avocat général. Dominique de Villepin l&#8217;écoute, et esquisse un sourire.</p>
<p> 17h52 : Villepin fait &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo; de la tête. Alors que l&#8217;avocat général cite un précédent de &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo;, Dominique de Villepin le regarde en faisant &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo; de la tête.</p>
<p> 17h40 : La notion de &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo;. L&#8217;avocat général discute cette notion, qui existe &laquo;&nbsp;dans le cas où une personne possède l&#8217;influence lui permettant de s&#8217;opposer à une infraction, mais prend la décision de ne pas agir&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Cela n&#8217;est punissable que si la personne a connaissance de l&#8217;infraction principale et si, ensuite, elle a la volonté de laisser commettre cette infraction. C&#8217;est donc bien différent de la négligence&nbsp;&raquo;, précise Jean-Louis Perol. Dominique de Villepin était-il au courant de l&#8217;infraction de dénonciation calomnieuse ? Avait-il l&#8217;influence suffisante sur Jean-Louis Gergorin pour le laisser agir ?</p>
<p> 17h25 : Reprise de l&#8217;audience, avec le réquisitoire contre Dominique de Villepin, énoncé par Jean-Louis Perol. </p>
<p> Source: Europe 1</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Lundi 19 heures 15: Clearstream&nbsp;: Villepin &laquo;&nbsp;complice par abstention&nbsp;&raquo;</strong></ins></p>
<p>Vers un coup de marteau final dans l&#8217;affaire Clearstream&nbsp;? L&#8217;avocat général Jean-Louis Perol a maintenu lundi que Dominique de Villepin s&#8217;était rendu coupable de &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo; dans l&#8217;affaire Clearstream, en d&#8217;autres termes qu&#8217;il aurait dû stopper l&#8217;instigateur de la calomnie, Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Il y avait &laquo;&nbsp;une convergence d&#8217;intérêts entre Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin, l&#8217;un au sein d&#8217;EADS, l&#8217;autre au sein de l&#8217;UMP&nbsp;&raquo;, a affirmé l&#8217;avocat général. Le premier cherchait à écarter Nicolas Sarkozy de la route de l&#8217;Elysée, tandis que l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS tentait de faire de même avec ses rivaux au sein du groupe aéronautique.</p>
<p>Source: RTL</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Lundi 19 heures: Clearstream&nbsp;: le parquet charge Jean-Louis Gergorin</strong></ins></p>
<p>L&#8217;un des deux avocats généraux au procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream a estimé lundi 23 mai dans son réquisitoire que la dénonciation calomnieuse était &laquo;&nbsp;à l&#8217;instigation de Jean-Louis Gergorin seul&nbsp;&raquo;, aidé par le mathématicien Imad Lahoud, petite main efficace.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Malgré quatre ans d&#8217;instruction, a averti Dominique Gaillardot, je ne suis pas sûr que nous aurons des réponses à toutes nos questions, notamment la première&nbsp;: pourquoi cette manipulation, dans quel but, au profit de qui ?&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Déstabiliser tous ceux qui ne partageaient pas sa vision de l&#8217;avenir du groupe&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le dossier Clearstream est une vaste affaire de dénonciation calomnieuse au cours de laquelle des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des &laquo;&nbsp;listings&nbsp;&raquo; bancaires afin de faire croire qu&#8217;ils trempaient dans de sombres affaires de corruption.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il y a cependant des éléments tangibles, des évidences, a-t-il poursuivi&nbsp;: oui, il y a bien eu une dénonciation et cette manipulation est à l&#8217;instigation de Jean-Louis Gergorin et de Jean-Louis Gergorin seul&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Selon l&#8217;avocat général, l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS a tenté de &laquo;&nbsp;déstabiliser tous ceux qui ne partageaient pas sa vision de l&#8217;avenir du groupe&nbsp;&raquo;. Cette dénonciation calomnieuse, visant plusieurs de ses ennemis au sein d&#8217;EADS, était &laquo;&nbsp;une manière à garantir sa capacité d&#8217;influence et tout simplement sa place au sein du groupe&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Une volonté de nuisance hors du commun&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Non seulement, Jean-Louis Gergorin est de mauvaise foi, mais plus prosaïquement, sans Gergorin, il n&#8217;y aurait pas d&#8217;affaire Clearstream&nbsp;&raquo;, a estimé le représentant du ministère public, pour qui &laquo;&nbsp;sans Gergorin, il n&#8217;y a pas de Lahoud&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Le couple improbable Lahoud-Gergorin, c&#8217;est la rencontre de deux intelligences, l&#8217;une scientifique et l&#8217;autre stratégique, mais de deux intelligences<br />
perturbées&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Selon lui, &laquo;&nbsp;les &#8216;listings&#8217; sont bien la résultante des obsessions de l&#8217;un et des manipulations de l&#8217;autre&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;C&#8217;est une chose d&#8217;avoir une obsession, c&#8217;est autre chose que d&#8217;y croire contre toutes les évidences&nbsp;&raquo;, a déploré Dominique Gaillardot, stigmatisant &laquo;&nbsp;une mauvaise foi&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;une volonté de nuisance hors du commun&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Croire qu&#8217;il s&#8217;est laissé manipuler par Lahoud, &laquo;&nbsp;ce serait faire offense à son intelligence&nbsp;&raquo;, a brocardé l&#8217;avocat général, avant de conclure&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ne vous laissez pas abuser par la fable du corbeau qui veut se faire passer pour un pigeon&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Rivalité industrielle&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Mais cette responsabilité ne gomme pas pour autant celle de Lahoud, a-t-il dit. Selon lui, &laquo;&nbsp;indéniablement, Lahoud est un menteur, un affabulateur, un manipulateur&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Nous avons affaire à un escroc, un vrai&nbsp;&raquo;, a-t-il affirmé. &laquo;&nbsp;Ne vous laissez pas abuser par sa position d&#8217;aujourd&#8217;hui, celle d&#8217;un modeste professeur de mathématiques&nbsp;&raquo;, a-t-il encore mis en garde. Car &laquo;&nbsp;il est un rouage essentiel de cette manipulation. Sans lui, les fichiers n&#8217;auraient pas été récupérés, transformés ni transmis.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Selon l&#8217;avocat général, la piste de la vengeance politique, privilégiée en première instance par Nicolas Sarkozy, dont le nom figurait sur les &laquo;&nbsp;listings&nbsp;&raquo; Clearstream, ne peut être à l&#8217;origine de la manipulation. La manipulation aurait trouvé son origine dans &laquo;&nbsp;une rivalité industrielle&nbsp;&raquo;, puis, &laquo;&nbsp;dans un second temps&nbsp;&raquo;, elle aurait eu des conséquences politiques.</p>
<p>A 17h25, l&#8217;avocat général, qui se charge du cas Villepin, a pris la relève. Il devrait à l&#8217;issue de son réquisitoire annoncer le quantum des peines demandées. En première instance, le parquet avait requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende contre Villepin.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Complicité par abstention&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Parallèlement, il avait requis deux ans de prison, dont 18 mois ferme, à l&#8217;encontre d&#8217;Imad Lahoud et trois ans de prison, dont 18 mois ferme, à l&#8217;encontre de Jean-Louis Gergorin, ainsi que 45.000 euros d&#8217;amende à l&#8217;encontre des deux hommes.</p>
<p>Le 28 janvier 2010, Dominique de Villepin a été relaxé, tandis que Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud ont été condamnés à respectivement 15 et 18 mois de prison ferme, assortis d&#8217;une amende de 40.000 euros.</p>
<p>Mais pour le parquet général, Dominique de Villepin était au courant de la fausseté des listings dès juillet 2004 et aurait donc pu mettre fin à la calomnie. Le ministère public, qui a fait appel de la relaxe de l&#8217;ancien Premier ministre, estime qu&#8217;il doit être condamné pour &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo;. Mais si la &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; existe bel et bien dans le code pénal, la &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo; n&#8217;est qu&#8217;un concept juridique que la cour d&#8217;appel a toute liberté de suivre ou non.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Une stratégie de dissimulation&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>L&#8217;avocat général Jean-Louis Perol a maintenu que l&#8217;ex-Premier ministre Dominique de Villepin s&#8217;était rendu coupable de &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo; dans l&#8217;affaire Clearstream, en d&#8217;autres termes qu&#8217;il aurait dû stopper l&#8217;instigateur de la calomnie, Jean-Louis Gergorin. Il y avait &laquo;&nbsp;une convergence d&#8217;intérêts entre Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin, l&#8217;un au sein d&#8217;EADS, l&#8217;autre au sein de l&#8217;UMP&nbsp;&raquo;, a affirmé l&#8217;avocat général.</p>
<p>Le premier cherchait à écarter Nicolas Sarkozy de la route de l&#8217;Elysée, tandis que l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS tentait de faire de même avec ses rivaux au sein du groupe aéronautique. Pour le ministère public, Dominique de Villepin, qui avait été relaxé en première instance, a &laquo;&nbsp;adhéré au dessein délictuel de Jean-Louis Gergorin&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Selon lui, en janvier 2004, lors d&#8217;une réunion avec Jean-Louis Gergorin et le général Philippe Rondot au Quai d&#8217;Orsay, le Premier ministre &laquo;&nbsp;acquiert la connaissance des listings&nbsp;&raquo;, sur lesquels ont été ajoutés des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, que l&#8217;on cherche à discréditer. Le 2 mars 2004, a-t-il poursuivi, &laquo;&nbsp;M. de Villepin acquiert la connaissance de la source&nbsp;&raquo;, Imad Lahoud, et &laquo;&nbsp;apprend qu&#8217;elle est en délicatesse avec la justice puisqu&#8217;elle est en garde à vue&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Enfin, en juillet 2004, &laquo;&nbsp;il acquiert la connaissance de la fausseté des listings, c&#8217;est-à-dire du caractère calomnieux de la dénonciation et pourtant s&#8217;abstient d&#8217;intervenir auprès de Jean-Louis Gergorin&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;au contraire, s&#8217;engage dans une stratégie de dissimulation&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Un verdict attendu en septembre ou octobre</strong></p>
<p>Mercredi matin, ce seront les avocats de Dominique de Villepin, Mes Olivier Metzner, Luc Brossollet et Olivier D&#8217;Antin, qui prendront la relève et tenteront de gagner la cour à leur cause. Selon eux, Dominique de Villepin n&#8217;était pas au courant de la falsification des listings, et même si c&#8217;était le cas, leur client ne peut être condamné pour n&#8217;avoir &laquo;&nbsp;pas fait&nbsp;&raquo; quelque chose.</p>
<p>Mercredi après-midi et jeudi après-midi viendra le tour des avocats de Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud.</p>
<p>Ils attendent le réquisitoire de lundi pour déterminer qui prendra la parole en premier. Lors des procès, il est d&#8217;usage que plaide en dernier celui contre lequel le ministère public a requis la plus forte peine. Jeudi soir, la cour d&#8217;appel, présidée par Christiane Beauquis, devrait annoncer la date à laquelle elle rendra sa décision, probablement aux mois de septembre ou octobre.</p>
<p>Source: Le Nouvel Observateur &#8211; AFP</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 16 heures: Clearstream: la manipulation est &laquo;&nbsp;à l&#8217;instigation de Gergorin seul&nbsp;&raquo;</ins> </strong></p>
<p>L&#8217;un des deux avocats généraux au procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream a estimé lundi en commençant son réquisitoire à 14H30, que la dénonciation calomnieuse était &laquo;&nbsp;à l&#8217;instigation de Jean-Louis Gergorin seul&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Malgré quatre ans d&#8217;instruction, a averti Dominique Gaillardot, je ne suis pas sûr que nous aurons des réponses à toutes nos questions, notamment la permière: pouquoi cette manipulation, dans quel but, au profit de qui?&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il y a cependant des éléments tangibles, des évidences, a-t-il poursuivi: oui, il y a bien eu une dénonciation et cette manipulation est à l&#8217;instigation de Jean-Louis Gergorin et de Jean-Louis Gergorin seul&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Selon l&#8217;avocat général, la piste de la vengeance politique, privilégiée par Nicolas Sarkozy dont le nom figurait sur les listings Clearstream, ne peut être à l&#8217;origine de la manipulation.</p>
<p>La manipulation première trouve son origine dans &laquo;&nbsp;une rivalité industrielle&nbsp;&raquo;, puis, &laquo;&nbsp;dans un second temps&nbsp;&raquo;, elle a eu des conséquences politiques, a considéré M. Gaillardot.</p>
<p>L&#8217;avocat général, qui durant plus de deux heures va se concentrer sur les rôles du mathématicien Imad Lahoud et de l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin, a toutefois reconnu que la tâche était difficile pour la cour, car il lui faudra &laquo;&nbsp;départager chez M. Gergorin la part de la raison et la part de l&#8217;obsession&nbsp;&raquo; et il faudra trouver son chemin au milieu &laquo;&nbsp;des déclarations prolifiques et parfois mensongères.&nbsp;&raquo;</p>
<p>A l&#8217;issue des réquisitions de l&#8217;avocat général Gaillardot, son confrère Jean-Louis Perol prendra la relève pour requérir contre l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>En première instance, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, était lui-même monté à l&#8217;audience pour s&#8217;occuper du cas Villepin. Il avait requis contre lui 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende.</p>
<p>Parallèlement, il avait requis deux ans de prison, dont 18 mois ferme, à l&#8217;encontre d&#8217;Imad Lahoud et trois ans de prison, dont 18 mois ferme, à l&#8217;encontre de Jean-Louis Gergorin, ainsi que 45.000 euros d&#8217;amende à l&#8217;encontre des deux hommes.</p>
<p>Le 28 janvier 2010, Dominique de Villepin a finalement été relaxé, tandis que Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud ont été condamnés à respectivement 15 et 18 mois de prison ferme, assortis pour chacun d&#8217;une amende de 40.000 euros.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p> <strong><ins>Lundi 1<br />
4 heures: Le reportage de BFM TV</ins></strong></p>
<p> <iframe frameborder="0" width="500" height="400" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xiuupt"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xiuupt_proces-clearstream-requisitoire-du-parquet_news" target="_blank">Proc&egrave;s Clearstream : r&eacute;quisitoire du parquet</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" target="_blank">BFMTV</a></i></p>
<p> *****</p>
<p><strong><ins>Lundi 13 heures: Clearstream: un ancien de la DGSE met en cause Villepin</ins></strong></p>
<p>L&#8217;ancien numéro trois de la DGSE, Alain Chouet, dont le nom a été cité dans les listings Clearstream, a rappelé lundi à la cour d&#8217;appel de Paris, par l&#8217;intermédiaire de son avocate, que la seule personne qui aurait pu lui en vouloir était Dominique de Villepin.</p>
<p>Alain Chouet était &laquo;&nbsp;un personnage secret de par ses fonctions, un personnage de l&#8217;ombre&nbsp;&raquo;, a rappelé son avocate, Me Nathalie Boudjerada, alors, &laquo;&nbsp;comment se fait-il que son nom soit apparu sur le listing de l&#8217;infamie?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Après deux procès, l&#8217;ancien fonctionnaire de la Direction générale de la sécurité extérieure &laquo;&nbsp;n&#8217;a malheureusement pas trouvé de réponse&nbsp;&raquo;, a-t-elle dit. Elle a ajouté qu&#8217;il ne connaissait ni Jean-Louis Gergorin ni Imad Lahoud, les deux seules personnes condamnées en première instance pour avoir organisé la machination ayant consisté à ajouter des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires afin de les discréditer.</p>
<p>En revanche, l&#8217;avocate a souhaité revenir sur &laquo;&nbsp;la fin brutale&nbsp;&raquo; qu&#8217;a connue son client, évincé de la DGSE en novembre 2002 par M. de Villepin sur ordre de Jacques Chirac. &laquo;&nbsp;C&#8217;est lui qui est à l&#8217;origine de son éviction dans des conditions scandaleuses, brutales, violentes&nbsp;&raquo;, a-t-elle plaidé.</p>
<p>Alain Chouet &laquo;&nbsp;a été renvoyé dans ses foyers&nbsp;&raquo;, a-t-elle affirmé, &laquo;&nbsp;car on a pu imaginer qu&#8217;il était déloyal à l&#8217;occasion de l&#8217;affaire japonaise&nbsp;&raquo; qui imputait à Jacques Chirac la détention d&#8217;un compte occulte dans une banque japonaise.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 12 heures 30: L&#8217;avocat des Pasqua ne &laquo;&nbsp;pense pas que Dominique de Villepin soit l&#8217;instigateur&nbsp;&raquo; de l&#8217;affaire Clearstream</ins></strong></p>
<p>L&#8217;avocat des parties civiles Charles Pasqua et Pierre Pasqua &#8211; fils &#8211; pointe les divergences entre les déclarations du général Rondot et de Dominique de Villepin.</p>
<p>Lors d&#8217;une réunion le 9 janvier 2004, Dominique de Villepin conteste que le nom de Nicolas Sarkozy ait été prononcé ce jour-là. Or, les carnets du général Rondot indiquent à cette date&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&#8217;enjeu politique&nbsp;: Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&#8217;avocat affirme aussi que Charles et Pierre Pasqua ne &laquo;&nbsp;pensent pas que Dominique de Villepin soit l&#8217;instigateur&nbsp;&raquo; de l&#8217;affaire, mais plutôt qu&#8217;il &laquo;&nbsp;a cru à ce complot international&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: Europe 1</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 10 heures 30: Clearstream: Me Mignard dénonce &laquo;&nbsp;la faute de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo;</ins></strong></p>
<p>Que Dominique de Villepin comparaisse devant la cour d&#8217;appel de Paris pour n&#8217;avoir pas dénoncé à temps l&#8217;affaire Clearstream ne doit pas cacher la faute plus générale de l&#8217;Etat, a plaidé lundi Me Jean-Pierre Mignard.</p>
<p>Cette affaire de dénonciation calomnieuse révèle &laquo;&nbsp;le dysfonctionnement grave des institutions&nbsp;&raquo;, a argué le conseil, qui défend les intérêts du journaliste Edwy Plenel et du magistrat Gilbert Flam, parties civiles au procès Clearstream en appel.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Même si nous considérons que M. de Villepin n&#8217;a pas fait un usage&nbsp;&raquo; correct de l&#8217;article 40 du Code de procédure pénale qui l&#8217;obligeait à dénoncer à la justice tout délit dont il aurait eu connaissance, il ne faut pas que &laquo;&nbsp;l&#8217;arbre de Villepin cache la forêt de la faute de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo;, a-t-il argué.</p>
<p>A ses yeux, ils sont nombreux alors à avoir &laquo;&nbsp;laissé l&#8217;infraction prospérer tranquillement&nbsp;&raquo;, du général Philippe Rondot à la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie et à son directeur de cabinet Philippe Marland, en passant par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l&#8217;Economie, qui &laquo;&nbsp;savait mieux que quiconque&nbsp;&raquo; qu&#8217;il s&#8217;agissait &laquo;&nbsp;d&#8217;un faux et d&#8217;une dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; puisque son nom figurait sur les listings!</p>
<p>Et &laquo;&nbsp;s&#8217;il y a une injustice dans ce dossier qui doit être réparée, c&#8217;est bien celle-ci&nbsp;&raquo;, a conclu l&#8217;avocat, avant de mettre en cause l&#8217;impartialité des deux avocats généraux, qui réclament la condamnation de M. de Villepin.</p>
<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;organisation du ministère public vous fait plus préfets de justice que magistrats indépendants&nbsp;&raquo;, leur a-t-il lancé.</p>
<p>Dominique Gaillardot et Jean-Louis Perol doivent prendre leurs réquisitions dans l&#8217;après-midi. En première instance, le parquet avait requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende contre M. de Villepin, jugeant qu&#8217;il s&#8217;était rendu complice &laquo;&nbsp;par abstention&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En d&#8217;autres termes, le ministère public estime que M. de Villepin aurait eu connaissance de la fausseté des listings dès juillet 2004 et aurait dû alors stopper la machination qui avait consisté à ajouter des noms, dont celui de M. Sarkozy, sur des listings bancaires afin de les discréditer.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 10 heures: L&#8217;ombre de Michèle Alliot-Marie et de Nicolas Sarkozy</ins></strong></p>
<p><strong>Le silence de Sarkozy en question</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;En tant que ministre de l&#8217;Intérieur, s&#8217;il y a une personne qui devait être au courant de la falsification des fichiers Clearstream, c&#8217;est bien Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo;, lance Me Mignard, avocat du magistrat Gilbert Flam et d&#8217;Edwy Plenel, parties civiles. Il s&#8217;interroge alors du silence de &laquo;&nbsp;cette victime qui ne se porte partie civile qu&#8217;en 2006&#8243;.</p>
<p><strong>La responsabilité de Michèle Alliot-Marie</strong></p>
<p>Me Mignard dénonce la responsabilité de celle qui était alors ministre de la Défense. Selon lui, il y a eu une &laquo;&nbsp;mise sous cloche&nbsp;&raquo; des informations par les ministres. &laquo;&nbsp;Dès le 10 juillet 2004, on sait qu&#8217;il y a manipulation et falsification&nbsp;&raquo;, affirme-t-il. Or, &laquo;&nbsp;il n y a rien, on n&#8217;informe aucune personne de l&#8217;infraction dont elle est victime&nbsp;&raquo;, dénonce-t-il.</p>
<p>Source: Europe 1</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 9 heures: Procès Clearstream: l&#8217;heure du réquisitoire sonne pour Dominique de Villepin</ins></strong></p>
<p>Après trois semaines de procès, l&#8217;accusation va prendre la parole lundi après-midi pour demander à la cour d&#8217;appel de Paris de condamner Dominique de Villepin qui, selon elle, s&#8217;est rendu complice de dénonciation calomnieuse dans l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>En première instance, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, était lui-même monté à l&#8217;audience pour s&#8217;occuper du cas Villepin. Il avait requis contre lui 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende.</p>
<p>Parallèlement, il avait requis deux ans de prison, dont 18 mois ferme, à l&#8217;encontre du mathématicien Imad Lahoud et trois ans de prison, dont 18 mois ferme, à l&#8217;encontre de l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin, ainsi que 45.000 euros d&#8217;amende à l&#8217;encontre des deux hommes.</p>
<p>Le 28 janvier 2010, Dominique de Villepin avait finalement été relaxé, tandis que Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud avaient été condamnés à respectivement 15 et 18 mois de prison ferme, assortis pour chacun d&#8217;une amende de 40.000 euros.</p>
<p>L&#8217;affaire Clearstream est une vaste affaire de dénonciation calomnieuse au cours de laquelle des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings bancaires afin de faire croire qu&#8217;ils trempaient dans de sombres affaires de corruption.</p>
<p>Pour le parquet général, Dominique de Villepin était au courant de la fausseté des listings dès juillet 2004 et aurait donc pu mettre fin à la calomnie. Le ministère public, qui a fait appel de la relaxe de l&#8217;ancien Premier ministre, estime qu&#8217;il doit être condamné pour &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mais si la &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; existe bel et bien dans le code pénal, l<br />
a &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo; n&#8217;est qu&#8217;un concept juridique que la cour d&#8217;appel a toute liberté de suivre ou non.</p>
<p>Mercredi matin, ce seront les avocats de Dominique de Villepin, Mes Olivier Metzner, Luc Brossollet et Olivier D&#8217;Antin, qui prendront la relève et tenteront de gagner la cour à leur cause. Selon eux, Dominique de Villepin n&#8217;était pas au courant de la falsification des listings, et même si c&#8217;était le cas, leur client ne peut être condamné pour n&#8217;avoir &laquo;&nbsp;pas fait&nbsp;&raquo; quelque chose.</p>
<p>Mercredi après-midi et jeudi après-midi viendra le tour des avocats de Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud. Ils attendent le réquisitoire de lundi pour déterminer qui prendra la parole en premier. Lors des procès, il est d&#8217;usage que plaide en dernier celui contre lequel le ministère public a requis la plus forte peine.</p>
<p>Jeudi soir, la cour d&#8217;appel, présidée par Christiane Beauquis, devrait annoncer la date à laquelle elle rendra sa décision, probablement aux mois de septembre ou octobre.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 8 heures: Le procès Clearstream dans sa dernière semaine</ins></strong></p>
<p>Totalement éclipsé depuis dix jours par l´affaire DSK, le procès Clearstream s’achève cette semaine, avec au programme deux moments forts pour Dominique de Villepin&nbsp;: le réquisitoire du parquet général et les plaidoiries de ses avocats.</p>
<p>Après s&#8217;être focalisés sur le rôle de l´ancien Premier ministre, les débats se sont recentrés la semaine dernière sur celui du mathématicien Imad Lahoud et de l´ancien haut responsable d´EADS Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Tous deux reconnaissent avoir participé à la dénonciation calomnieuse qui a consisté à ajouter des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires afin de les discréditer. Seulement, les deux hommes se rejettent la paternité du complot. Quand Jean-Louis Gergorin dit avoir été manipulé par Imad Lahoud, celui-ci affirme n´avoir fait qu´obéir à ses ordres.</p>
<p>La semaine dernière, les parties civiles se sont succédé pour accuser les deux prévenus en des termes très durs. Ainsi, M e William Bourdon, l´avocat du consultant François Gontier, a dénoncé le «&nbsp;délire » d´Imad Lahoud, ainsi que «&nbsp;ses petites vengeances privées et nauséabondes », tandis que d´autres, plus nombreux, ont crucifié Jean-Louis Gergorin, le seul, d´après un avocat, «&nbsp;à avoir le profil pour monter une opération de cette ampleur ».</p>
<p>Mais, tous, sans exception, ont répété qu´ils ne reprochaient rien à Dominique de Villepin, relaxé en première instance, qui, selon eux, n´a été qu´un «&nbsp;pion » dans cette histoire.</p>
<p><strong>Dominique de Villepin en première ligne</strong></p>
<p>En première instance, Nicolas Sarkozy, qui était alors partie civile, avait ciblé ses attaques sur l´ancien diplomate, son avocat, M e Thierry Herzog, allant jusqu´à en faire «&nbsp;l´instigateur » du complot. Quelques parties civiles, proches du chef de l´État, s´étaient jointes à ces accusations. Ainsi de l´ex-numéro 2 des RG et actuel directeur central du renseignement intérieur, Bernard Squarcini. À l´époque, son avocat, M e Patrick Maisonneuve, avait estimé, dans une plaidoirie aux accents de réquisitoire, que la «&nbsp;responsabilité de M. de Villepin » dans cette affaire lui apparaissait «&nbsp;totalement engagée ».</p>
<p>Mais depuis, la donne a changé, car son client s´est désisté de son appel contre Dominique de Villepin et ne l´a maintenu que contre MM. Lahoud et Gergorin. Jeudi, M e Maisonneuve a donc complètement épargné le prévenu vedette.</p>
<p>Après une semaine de relative tranquillité, le cas Dominique de Villepin devrait renouer dès aujourd’hui avec l´actualité. Après les dernières plaidoiries de parties civiles, ce sera en effet au tour du ministère public de prendre la parole cet après-midi, durant quatre heures environ.</p>
<p>Or, dans ce dossier où l´on reproche au fondateur de République solidaire une complicité de dénonciation calomnieuse, le parquet général est son accusateur principal.</p>
<p>Après le réquisitoire de Dominique Gaillardot à l´encontre de MM. Lahoud et Gergorin, l´avocat général Jean-Louis Perol devrait requérir durant plus d´une heure la condamnation de Dominique de Villepin qui, selon lui, s´est rendu complice «&nbsp;par abstention ». En d´autres termes, le ministre savait que les listings étaient faux et aurait pu stopper la calomnie, ce qu´il n´a pas fait.</p>
<p>Mercredi matin, il reviendra aux avocats de Dominique de Villepin d´éteindre les braises et de convaincre la cour de l´innocence de leur client.</p>
<p>Les conseils d´Imad Lahoud et de Jean-Louis Gergorin prendront la relève jusqu´à jeudi soir. La cour devrait alors mettre sa décision en délibéré à l´automne.</p>
<p>Source: L&#8217;Alsace</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 7 heures: Dernier acte du procès Clearstream</ins></strong></p>
<p>Ce devrait être, cette semaine, pour Dominique de Villepin, la fin judiciaire d&#8217;une affaire que l&#8217;on avait dite d&#8217;«&nbsp;Etat », éclipsée par le feuilleton DSK.</p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre, poursuivi pour «&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse », avait été relaxé en janvier 2010. Nicolas Sarkozy, qui avait interjeté appel de la décision, s&#8217;était in fine désisté, mais avait maintenu ses poursuites contre le mathématicien Imad Lahoud et l&#8217;ex-haut responsable d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Les réquisitions du ministère public devraient être connues ce soir.</p>
<p>Guère inquiet par ce second procès, le président de République solidaire peut entrevoir de reprendre sa précampagne présidentielle, amorcée par l&#8217;annonce de son projet.</p>
<p>Source: Les Echos</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 1 heure: Clearstream&nbsp;: dernière ligne droite</ins></strong></p>
<p>Le second procès Clearstream entre lundi dans sa dernière semaine, avec au programme deux moments forts pour Dominique de Villepin&nbsp;: le réquisitoire du parquet général et les plaidoiries de ses avocats.</p>
<p><strong>Dominique de Villepin n’était qu’un &laquo;&nbsp;pion&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Après s&#8217;être focalisés sur le rôle de l&#8217;ancien Premier ministre, les débats se sont recentrés la semaine dernière sur celui du mathématicien Imad Lahoud et de l&#8217;ancien haut responsable d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin. Tous deux reconnaissent avoir participé à la dénonciation calomnieuse qui a consisté à ajouter des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires afin de les discréditer.</p>
<p>Seulement, les deux hommes se rejettent la paternité du complot. Quand Jean-Louis Gergorin dit avoir été manipulé par Imad Lahoud, celui-ci affirme n&#8217;avoir fait qu&#8217;obéir à ses ordres. Les deux hommes ont répété qu&#8217;ils ne reprochaient rien à Dominique de Villepin, relaxé en première instance, qui, selon eux, n&#8217;a été qu&#8217;un &laquo;&nbsp;pion&nbsp;&raquo; dans cette histoire.</p>
<p><strong>Un procès moins houleux</strong></p>
<p>La principale différence entre les deux procès réside dans l’absence de Nicolas Sarkozy. L’audience du second procès comme les débats ont été plus clames et concis. Toutefois, il n’est pas sûr que Dominique de Villepin ait tiré avantage de cette nouvelle ambiance. Privé de son meilleur ennemi, l’ancien Premier ministre et ses grandes envolées ont en effet perdu de leur force de persuasion.</p>
<p>En outre, le général Rondot et ses petits carnets ont enfoncé le clou, pour rappeler à l’ancien diplomate quelques épisodes ambigus. Dominique de Villepin est poursuivi pour dénonciation calomnieuse par abstention.</p>
<p>Or, l’infraction est quasiment impossible à démontrer, car il faudrait que les magistrats prouvent que Dominique de Villepin, sachant, ou pouvant supposer que les listings étaient faux, les a laissés circuler sans rien dire. De quoi laisser entrevoir une nouvelle relaxe.</p>
<p>Source: Europe 1</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Vendredi 22 heures: Clearstream&nbsp;<br />
: l’heure des oubliés</ins></strong></p>
<p>Nicolas Sarkozy ayant déserté le banc des parties civiles, le procès en appel de l’affaire Clearstream est plus serein. Et on peut enfin s’intéresser aux vraies victimes&nbsp;: industriels, financiers, policiers, éditeurs, journalistes ou people. Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées soupçonnées d’avoir des comptes bancaires dans des paradis fiscaux, car présentes dans les fameux listings trafiqués par le couple infernal Jean-Louis Gergorin-Imad Lahoud (les deux se renvoyant la responsabilité de l’ajout des noms).</p>
<p>Leur point commun à tous&nbsp;? Avoir été des ennemis de Gergorin, ou avoir eu des contentieux avec Lahoud. Mais certains ne comprennent toujours pas pourquoi leur nom s’est retrouvé là. En première instance, 17 d’entre eux, qui s’étaient constitués parties civiles, avaient obtenu au total 700 000 euros de préjudice moral. Une information éclipsée par la relaxe de Dominique de Villepin. Cette semaine, les audiences leur étaient consacrées, et ils ont pu se faire pleinement entendre.</p>
<p>Il y a Edwy Plenel, le patron de Mediapart. Il est venu pour «défendre l’honneur des victimes», qui ont été les «oubliés de cette instruction». «L’histoire est lointaine, elle décline avec le temps, mais il faut s’interroger sur l’impact de la calomnie, lance l’ancien directeur de la rédaction du Monde. J’ai été frappé de stupeur, en 2006, en lisant dans la presse que mon nom s’y trouvait. Pendant deux ans, des personnalités au cœur de l’Etat et dans le monde de la justice savaient que j’étais accusé de détenir un compte à la banque cantonale de Lausanne, et je n’ai pas été informé !»</p>
<p><strong>«Déflagration»</strong></p>
<p>Pierre Martinez, ancien patron de la brigade financière venu travailler à Thomson, raconte avoir longtemps «traîné son boulet Clearstream». Le jour où son nom apparaît dans un article du Point, en juillet 2004, associé à des soupçons de rétrocommissions, «c’est une déflagration dans (sa) vie professionnelle et familiale», se rappelle-t-il. «Pierre Martinez a été un grand policier, ajoute son avocat, Jean-Yves Dupeux. Il a passé son temps à lutter contre la corruption. Et voilà qu’on l’accuse de faits de corruption !»</p>
<p>Au concours des victimes, Philippe Delmas remporte la palme. L’ancien vice-président d’Airbus a eu le privilège de se faire interpeller par la police, d’être placé en garde à vue, de voir son bureau et son domicile perquisitionnés, et enfin d’assister, impuissant, à la destruction de sa carrière. Après avoir passé deux ans à lutter contre la rumeur, il a fini, «épuisé», par démissionner d’Airbus. Aujourd’hui simple consultant, il raconte se heurter à «un plafond de verre» quand il cherche du travail. Selon Delmas, le responsable de ses ennuis, c’est Gergorin, qui s’est servi des listings dans le cadre de la lutte pour la présidence d’EADS.</p>
<p>A l’époque, Delmas soutenait Noël Forgeard, son patron à Airbus, et Gergorin Philippe Camus, le président en place. Tous les coups étaient permis. «Dès mon interpellation, j’ai reconnu les méthodes de Jean-Louis Gergorin, raconte Delmas. Il lance des rumeurs contre quelqu’un. Puis, quand tout s’avère faux, il plaide la bonne foi. Il a un sentiment d’impunité extraordinaire !»</p>
<p>Selon Gergorin, Delmas transportait auprès de Brice Hortefeux des valises de billets pour le compte de Sarkozy. «100 millions par an, soi-disant… Hortefeux aurait dû venir avec un semi-remorque, pas une valise !», ironise Delmas. Convié à la barre, Gergorin plaide le «coup de folie» et s’excuse «particulièrement» envers son ancien collègue. Delmas l’écoute, l’air de bouillir intérieurement. «Je n’accepte pas ses excuses, reprend-il. Mais c’est une démonstration parfaite de sa méthode. Une fois ses machinations révélées, il a l’air affligé…»</p>
<p><strong>«Venin»</strong></p>
<p>Gergorin principal coupable, c’est aussi la thèse de Martinez. Comme celle de son ancien patron chez Thomson, Alain Gomez, lui aussi présent dans les listings. «C’est le génie inventif et pathologique de Gergorin qui était à l’œuvre», plaide Roland Poynard, l’avocat de Gomez. Son client avait eu affaire à Gergorin dans le cadre d’une autre lutte industrielle&nbsp;: celle qui opposait le groupe Lagardère à Thomson dans les années 1990. Et tous les proches (ou supposés proches) de Gomez s’étaient retrouvés dans les listings. C’est le cas de l’éditrice Odile Jacob&nbsp;: le duo croyait &#8211; à tort &#8211; qu’elle entretenait une liaison avec le patron de Thomson.</p>
<p>Mais il n’y a pas unanimité anti-Gergorin. Pour Plenel, le «vrai personnage de cette histoire», c’est Lahoud, «un faussaire professionnel» et «escroc des beaux quartiers» qui s’est servi des «obsessions» de ses interlocuteurs pour concocter le listing. «Ma conviction, c’est qu’il a mis mon nom après avoir entendu des bruits dans le monde du renseignement, et parce que le Monde avait publié des articles sur la faillite du fonds Volter, dans lequel il est impliqué», ajoute le journaliste.</p>
<p>François Gontier, un financier présenté comme ayant un compte dans une banque russe, est lui aussi certain que le «venin» vient de Lahoud, qui s’adonnerait à une «vengeance privée», plaide son avocat, William Bourdon.</p>
<p>Seul point d’accord de toutes les parties civiles, l’absence d’animosité envers Dominique de Villepin. «Excusez-moi, monsieur le Premier ministre, mais vous n’avez été qu’un pion», lance ainsi un avocat. Au grand agacement du parquet, qui, depuis l’instruction, réclame sa condamnation.</p>
<p>La défense de Villepin se frotte les mains&nbsp;: «Cela se passe beaucoup mieux qu’en première instance», commente, optimiste, Olivier Metzner.</p>
<p>Source: Libération</p>
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		<title>Notre procès Clearstream: huitième journée</title>
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		<pubDate>Wed, 18 May 2011 13:33:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Ce mercredi a débuté le ballet des parties civiles, avec l'audition notamment de Philippe Delmas, ainsi que du journaliste Edwy Plenel et du magistrat Gilbert Flam.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce mercredi a débuté le ballet des parties civiles, avec l&#8217;audition notamment de Philippe Delmas, ainsi que du journaliste Edwy Plenel et du magistrat Gilbert Flam.</p>
<p><span id="more-6880"></span></p>
<p>****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 16 heures 30: Clearstream: les parties civiles disent leur amertume</ins></strong></p>
<p>Les parties civiles au procès en appel Clearstream ont rappelé mercredi devant la cour d&#8217;appel de Paris qu&#8217;elles avaient souffert d&#8217;une atteinte à leur réputation, tandis que lors du premier procès, Nicolas Sarkozy, lui-même partie civile, avait éclipsé leur amertume.</p>
<p>En première instance, &laquo;&nbsp;le prisme politique a fait qu&#8217;on ne s&#8217;est intéressé qu&#8217;à Dominique de Villepin&nbsp;&raquo;, a regretté Me Jean-Yves Garaud, en débutant mercredi après-midi le ballet des plaidoiries.</p>
<p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est une affaire qui a causé un préjudice exceptionnel tant à l&#8217;ordre public qu&#8217;à de nombreuses victimes&nbsp;&raquo;, a-t-il poursuivi, jugeant que l&#8217;ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, avait lui aussi été &laquo;&nbsp;instrumentalisé&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En première instance, &laquo;&nbsp;les différends entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin ont un peu éludé le vrai débat&nbsp;&raquo;, a acquiescé Me Jean-Yves Dupeux, qui défend Pierre Martinez, un ancien de Thomson.</p>
<p>Pour les deux conseils, c&#8217;est l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin, qui est au coeur de tout, un homme d&#8217;une intelligence extrême qui a su manipuler &laquo;&nbsp;ses pions&nbsp;&raquo;, d&#8217;Imad Lahoud à Dominique de Villepin.</p>
<p>Le client de Me Garaud, Philippe Delmas, avait été interpellé à l&#8217;aéroport de Toulouse-Blagnac le 7 mai 2004, alors qu&#8217;il assistait aux cérémonies d&#8217;inauguration du site d&#8217;assemblage de l&#8217;Airbus A380. Cet ancien vice-président d&#8217;Airbus est la seule personnalité citée dans les listings Clearstream à avoir été placée en garde à vue.</p>
<p>Quelques mois plus tard, on apprenait que les listings avaient été falsifiés afin de faire croire que plusieurs personnes, dont Nicolas Sarkozy, trempaient dans de sombres affaires de corruption.</p>
<p>Pour Me Garaud, Jean-Louis Gergorin est &laquo;&nbsp;le seul à avoir le profil pour monter une opération de cette ampleur, le seul à avoir un mobile et à connaître les noms de toutes les victimes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>A ses yeux, &laquo;&nbsp;les noms n&#8217;ont pas pu être mis dans les listings par M. Lahoud&nbsp;&raquo;. Car certains sont liés &laquo;&nbsp;à des conflits anciens et nécessairement secrets&nbsp;&raquo; et Imad Lahoud n&#8217;a pu en avoir connaissance, &laquo;&nbsp;à moins qu&#8217;il n&#8217;ait hypnotisé Jean-Louis Gergorin et l&#8217;ait fait parler dans son sommeil&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Un point de vue que ne partage pas l&#8217;ancien directeur de la rédaction du Monde, Edwy Plenel, pour qui c&#8217;est Imad Lahoud qui est au coeur de la machination, car le mathématicien &laquo;&nbsp;met ce que tout le monde a envie d&#8217;entendre dans sa forgerie de faussaire&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La plupart des parties civiles ont fait appel uniquement contre MM. Gergorin et Lahoud, condamnés respectivement à 15 et 18 mois de prison ferme pour avoir été à l&#8217;origine de la manipulation. En revanche, la quasi-totalité a renoncé à faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin.</p>
<p>Taxé en première instance d&#8217;&nbsp;&raquo;hyper partie civile&nbsp;&raquo; par plusieurs autres victimes, Nicolas Sarkozy a renoncé à faire appel. Seul le parquet a maintenu ses accusations contre Dominique de Villepin. Il exposera son point de vue lundi, lors de son réquisitoire.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous avons été pris dans un maelström où il n&#8217;y avait qu&#8217;une partie civile qui a imposé son agenda au monde judiciaire et au monde politique dans une logique de règlement de compte politique&nbsp;&raquo;, avait dénoncé dans la matinée Edwy Plenel, en appelant la justice à faire cesser cet &laquo;&nbsp;aveuglement&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Suite des plaidoiries des parties civiles jeudi après-midi et lundi matin.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 13 heures: Clearstream: un agenda &laquo;&nbsp;imposé&nbsp;&raquo; (Plenel)</ins> </strong></p>
<p>Le fondateur du site d&#8217;information Internet Mediapart, Edwy Plenel, a regretté mercredi devant la cour d&#8217;appel de Paris que Nicolas Sarkozy ait &laquo;&nbsp;imposé son agenda&nbsp;&raquo; à la justice dans le traitement de l&#8217;affaire Clearstream. L&#8217;ancien directeur de la rédaction du Monde a demandé à la cour d&#8217;aller &laquo;&nbsp;au bout de l&#8217;intelligibilité de cette affaire&nbsp;&raquo; qui, a-t-il rappelé, a fait &laquo;&nbsp;200 à 300 victimes&nbsp;&raquo; et non le seul chef de l&#8217;Etat.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous avons été pris dans un maelström où il n&#8217;y avait qu&#8217;une partie civile qui a imposé son agenda au monde judiciaire et au monde politique dans une logique de règlement de compte politique&nbsp;&raquo;, a dénoncé le journaliste, qui avait déjà tenu ce discours en première instance. &laquo;&nbsp;Je voudrais que la justice répare son aveuglement (&#8230;) dans la façon d&#8217;épouser l&#8217;agenda d&#8217;une partie civile unique&nbsp;&raquo;, a-t-il déclaré.</p>
<p>Source: Europe 1</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 12 heures: Clearstream&nbsp;: un ex-d&#8217;Airbus accuse Gergorin</ins></strong></p>
<p>L&#8217;ancien vice-président d&#8217;Airbus Philippe Delmas a redit mercredi devant la cour d&#8217;appel de Paris sa conviction que c&#8217;est son ancien rival, Jean-Louis Gergorin, qui a monté l&#8217;affaire Clearstream en vue de lui nuire, dans un contexte de rivalité industrielle. &laquo;&nbsp;L&#8217;affaire Clearstream, c&#8217;est la destruction de ma carrière et de ma réputation&nbsp;&raquo;, a répété Philippe Delmas, dont le nom figure sur les listings bancaires falsifiés, laissant croire qu&#8217;il trempait alors dans de sombres affaires de corruption.</p>
<p>Interpellé à l&#8217;aéroport de Toulouse-Blagnac le 7 mai 2004, alors qu&#8217;il assistait aux cérémonies d&#8217;inauguration du site d&#8217;assemblage de l&#8217;Airbus A380, Philippe Delmas a été la seule personnalité citée dans les listings Clearstream à avoir été placée en garde à vue par le juge Renaud van Ruymbeke. A l&#8217;époque, a-t-il raconté mercredi, &laquo;&nbsp;je sais instantanément que je dois cela à M. Gergorin. &laquo;&nbsp;Pour l&#8217;ancien haut responsable d&#8217;Airbus, Jean-Louis Gergorin souhaitait, en le salissant, causer par ricochet &laquo;&nbsp;un préjudice irrécouvrable à M. Forgeard&nbsp;&raquo;, alors président d&#8217;Airbus. Philippe Delmas faisait alors campagne pour que Noël Forgeard accède à la vice-présidence d&#8217;EADS.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Pourquoi Jean-Louis Gergorin a-t-il choisi d&#8217;aller voir le général Philippe Rondot pour qu&#8217;il enquête sur les listings&nbsp;? Réponse de Philippe Delmas&nbsp;: &laquo;&nbsp;ce qui l&#8217;intéressait dans le général Rondot, c&#8217;était sa caution mais pas sa compétence&nbsp;&raquo; en informatique ou en finance.Et puis, lorsque le général Rondot a commencé à avoir des doutes, il a vu qu&#8217;il était &laquo;&nbsp;temps de changer de monture&nbsp;: le juge van Ruymbeke était une cible idéale&nbsp;&raquo;. Il lui a donc fait parvenir les listings.</p>
<p>Source: Europe 1</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mardi 18 heures: Le procès Clearstream en appel laisse des interrogations en suspens</ins></strong></p>
<p>La lassitude a commencé à gagner les travées de la cour d’appel de Paris, qui examine depuis bientôt trois semaines l’affaire Clearstream. Alors que la parole est désormais aux parties civiles, l’examen des faits qui s’est achevé lundi n’a pas permis d’apporter d’éléments nouveaux dans cette affaire de dénonciation calomnieuse qui oppose depuis plusieurs années Dominique de Villepin à Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Malgré des débats plus sereins qu’en première instance, les mêmes questions demeurent sur l’origine de la manipulation des listings Clearstream et sur le degré d’implication de l’ancien premier ministre.</p>
<p>Le mathématicien Imad Lahoud, qui a reconnu avoir ajouté le nom de Nicolas Sarkozy sur ces fameux listings, a bien tenté de se présenter comme un exécutant «&nbsp;aux mains » de Jean-Louis Gergorin et de Dominique de Villepin. Mais ses versions contradictoires, ses précédentes condamnations pour escroquerie, comme le récit rocambolesque de ses prétendues connaissances des réseaux financiers d’Oussama Ben Laden, ont laissé perplexes les magistrats. «&nbsp;Dans les services, on qualifie ces personnes d’escrocs aux renseignements » a laissé tomber le général Philippe Rondot.</p>
<p>Même son épouse, interrogée sur la véracité de ses dires, a paru gênée aux entournures. «&nbsp;Entre 2000 et 2004, Imad a changé et il a fait beaucoup de bêtises. Aujourd’hui, quand il dit quelque chose, je le crois », a-t-elle avoué.</p>
<p><str<br />
ong>Jean-Louis Gergorin reconnaît avoir «&nbsp;déraillé »</strong></p>
<p>Face à lui, Jean-Louis Gergorin est présenté comme le cerveau de la manipulation. Cet homme volubile, dont les regards ne cessent d’aller d’un endroit à l’autre de la salle sans jamais se poser, prétend avoir été abusé par Imad Lahoud.</p>
<p>L’ancien vice-président d’EADS – qui porte une lourde responsabilité dans cette affaire puisqu’il a transmis ces listings au général Rondot, en a informé Dominique de Villepin puis les a envoyés au juge Renaud van Ruymbeke – a fait acte de contrition devant la cour, reconnaissant à plusieurs reprises avoir «&nbsp;déraillé », mais il persiste à affirmer avoir agi «&nbsp;de bonne foi ».</p>
<p>Sa participation active dans cette affaire, comme la présence sur les listes de comptes de personnalités ayant un rapport plus ou moins direct avec EADS, laisse néanmoins planer le doute sur son rôle exact.</p>
<p><strong>«&nbsp;Complicité par abstention »</strong></p>
<p>Quant à Dominique de Villepin, fort de sa relaxe en première instance, il continue à nier toute implication dans la dénonciation. Sa défense a été une nouvelle fois mise à mal par le témoignage du général Rondot, en «&nbsp;désaccord » sur plusieurs points avec lui.</p>
<p>Notamment sur celui, central, de la date à laquelle le responsable des renseignements l’aurait informé de la «&nbsp;fausseté des listings ». Dès juillet 2004, affirme le général Rondot. Pas avant le mois d’octobre, maintient Dominique de Villepin.</p>
<p>Or, l’accusation lui reproche précisément une «&nbsp;complicité par abstention », c’est-à-dire d’avoir su qu’il s’agissait d’une calomnie mais de n’avoir rien fait pour l’arrêter.</p>
<p>L’ancien premier ministre a plaidé qu’il n’était pas le seul au gouvernement à avoir été informé. «&nbsp;S’il y a eu abstention, c’est celle de l’État » qui a agi «&nbsp;par précaution », a-t-il plaidé.</p>
<p>Source: La Croix</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Lundi 22 heures: Clearstream&nbsp;: Villepin et la DST sur la même ligne</strong></ins></p>
<p>Pierre Bousquet de Florian a dédouané l’ex-Premier ministre au sujet de la véracité des listings.</p>
<p>«Il n’y a aucune volonté de dissimulation ou occultation de ma part.» Hier, en clôture des débats du procès en appel de l’affaire Clearstream, Dominique de Villepin s’est une fois de plus débattu comme un beau diable, sa problématique étant enfin au centre des débats. A partir de quand l’ancien ministre aurait eu conscience de la fausseté des listings, et quelle fut sa réaction&nbsp;? Le parquet s’accrochant au délit de «complicité par abstention», c’est la dernière ligne droite qui fait débat, sous le regard de Pierre Bousquet de Florian, ex-directeur de la DST, convoqué comme grand témoin.</p>
<p><strong>«Derrière»</strong></p>
<p>En juillet 2004, Villepin, ministre de l’Intérieur, missionne la DST, deux mois après que le corbeau a transmis les listings à un juge d’instruction. Bousquet minore l’ampleur de l’enquête, «confiée sur le tarmac d’un aéroport, de façon rapide et informelle». Pas vraiment une mission de police politique&nbsp;: «J’étais chargé de rien du tout, mon ministre me demande simplement de &laquo;&nbsp;regarder ce qu’il y a derrière&nbsp;&raquo;, de voir ce qu’il en est.»</p>
<p>Cela donnera une note DST, datée du 21 juillet, qui délivre un premier diagnostic, «peut-être en présence d’un montage complet ou partiel» et «recommande pour l’instant la plus grande prudence». Suivie d’une deuxième, le 24 septembre, ciblant Jean-Louis Gergorin comme le corbeau dans le cadre d’une «guerre des bandes au sein d’EADS».</p>
<p>A la barre, Bousquet multiplie les précautions sur l’exégèse des notes de son service&nbsp;: «Pas de certitude, mais, légère nuance, une conviction (…)&nbsp;; pas le fruit d’un raisonnement scientifique, mais on était assez sûrs de nous (…)&nbsp;; c’est toute la différence entre une information orale qu’on partage et un document écrit qui peut rester dans une affaire où tout le monde est prompt à porter plainte pour diffamation ou dénonciation calomnieuse.» Le parquet s’accroche à l’accusation&nbsp;: «Donc la DST savait que les listings étaient faux ?» Bousquet botte encore en touche&nbsp;: «C’est moins simple que cela.»</p>
<p>Au passage, l’ancien directeur du service de renseignements relève qu’il informait Nicolas Sarkozy en temps réel, via le directeur général de la police nationale (DGPN), lequel en référait à Claude Guéant&nbsp;: «Je l’ai fait d’initiative, par loyauté, M. Sarkozy ayant été mon ministre avant M. de Villepin.» Dès juillet 2004, il lui fait savoir que le patronyme de son père figure sur les listings&nbsp;; en septembre, il lui délivre le contenu d’une note DST faisant état de ses hypothèses sur le corbeau.</p>
<p><strong>«Le frère»</strong></p>
<p>Le terrain déblayé par Pierre Bousquet de Florian, Dominique de Villepin peut se lever et lancer une grande tirade anti-Sarkozy, où l’indignation rivalise avec le comique de répétition. «Le DGPN, et ce n’est pas lui faire injure, a des relations d’amitiés avec lui.» Autre source d’information parallèle, Arnaud Lagardère, employeur de Jean-Louis Gergorin et d’Imad Lahoud&nbsp;: «C’est &laquo;&nbsp;le frère&nbsp;&raquo; de Nicolas Sarkozy, lequel en savait plus que les autres ministres.»</p>
<p>Enfin, et surtout, le parquet reproche aujourd’hui à Villepin de n’avoir pas alerté à l’époque le même parquet en vue de mettre un terme à la machination. Bousquet ayant narré sa rencontre avec le procureur de la République, le 25 octobre 2004, Villepin peut plastronner derechef&nbsp;: «Yves Bot, et ce n’est pas lui faire injure, est un proche de Nicolas Sarkozy. Le directeur de la DST va le voir à ma demande et lui donne toute information utile. Et qu’en fait le procureur&nbsp;? Rien&nbsp;! Il faudra attendre deux ans avant que Jean-Louis Gergorin soit mis en examen. Si aujourd’hui M. Bot n’est pas à mes côtés pour s’expliquer, j’aimerais savoir ce qu’on me re-proche. On réécrit l’histoire.» Petitement, elle est en marche.</p>
<p>Source: Libération</p>
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		<title>Notre procès Clearstream: septième journée</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 13:36:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clearstream]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Clearstream/Villepin 160511.jpg" alt="" /></p> <p>Les audiences du procès en appel de l'affaire Clearstream ont repris ce lundi 16 au matin.</p> <p>La cour d'appel a entendu lundi Alain Juillet, qui fut haut responsable de l'intelligence économique auprès du gouvernement sous l'autorité de Dominique de Villepin, l'ancien patron de la DST, Pierre de Bousquet de Florian ainsi que le juge Renaud van Ruymbeke.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Clearstream/Villepin 160511.jpg" alt="" /></p>
<p>Les audiences du procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream ont repris ce lundi 16 au matin.</p>
<p>La cour d&#8217;appel a entendu lundi Alain Juillet, qui fut haut responsable de l&#8217;intelligence économique auprès du gouvernement sous l&#8217;autorité de Dominique de Villepin, l&#8217;ancien patron de la DST, Pierre de Bousquet de Florian ainsi que le juge Renaud van Ruymbeke.</p>
<p><span id="more-6889"></span></p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Lundi 22 heures: Clearstream&nbsp;: Villepin et la DST sur la même ligne</strong></ins></p>
<p>Pierre Bousquet de Florian a dédouané l’ex-Premier ministre au sujet de la véracité des listings.</p>
<p>Source: Libération</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Lundi 19 heures: Clearstream&nbsp;: le juge van Ruymbeke se fait l&#8217;avocat de Jean-Louis Gergorin</strong></ins></p>
<p>Finalement la surprise de l&#8217;audience de l&#8217;appel Clearstream sera peut être pour Jean-Louis Gergorin. La semaine dernière, le général Philippe Rondot, qui a enquêté sur les listings Clearstream pour le compte du ministère de la Défense, mais aussi pour l&#8217;ancien ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin et dont les carnets sont au coeur de la procédure avait déjà vanté la &laquo;&nbsp;sincérité&nbsp;&raquo; de l&#8217;ancien haut responsable d&#8217;EADS, pourtant condamné en première instance pour avoir été le &laquo;&nbsp;cerveau&nbsp;&raquo; de la machination Clearstream.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui c&#8217;est le juge Renaud Van Ruymbeke qui est venu dire devant la cour d&#8217;appel qu&#8217;il croyait en &nbsp;&raquo; la bonne foi &nbsp;&raquo; de Jean-Louis Gergorin. &laquo;&nbsp;Tout commence en avril 2004&#8243;, raconte le juge d&#8217;instruction qui enquêtait alors sur le dossier des frégates de Taïwan, où &laquo;&nbsp;500 millions de dollars se sont évaporés en Suisse&nbsp;&raquo;, sous forme de pots-de-vin. &laquo;&nbsp;Le climat est très lourd&nbsp;&raquo; dans ce dossier &laquo;&nbsp;car il y a des morts suspectes, (&#8230;), l&#8217;impasse est totale.&nbsp;&raquo; Via un avocat, Maître Thibault de Montbrial, Jean-Louis Gergorin entre en contact avec le magistrat, auquel il promet du nouveau sur les frégates. Le vice-président d&#8217;EADS se dit alors &laquo;&nbsp;en danger de mort. Ce que je peux comprendre&nbsp;&raquo;, ajoute le juge.</p>
<p>Suivent alors trois rencontres secrètes chez l&#8217;avocat, durant lesquelles Jean-Louis Gergorin va lui parler &laquo;&nbsp;de comptes-miroirs&nbsp;&raquo;. Ensuite, il lui fera parvenir quatre courriers anonymes, assortis de listings bancaires. &laquo;&nbsp;Je l&#8217;ai trouvé extrêmement brillant, intellectuellement&nbsp;&raquo;, rapporte Renaud van Ruymbeke, qui fait l&#8217;objet de poursuites disciplinaires depuis cette affaire. On lui reproche notamment d&#8217;avoir tu l&#8217;identité du corbeau. &laquo;&nbsp;Je sentais bien qu&#8217;il y avait des éléments troublants&nbsp;&raquo; dans les listings, reconnaît le magistrat, mais &laquo;&nbsp;il m&#8217;a paru très convaincu&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;J&#8217;ai été naïf, oui, a-t-il reconnu, mais sur le plan purement rationnel, pourquoi M. Gergorin aurait exigé de me rencontrer et m&#8217;aurait adressé des listings avec des numéros de compte dont je vais pouvoir vérifier la fausseté ou la véracité? Il faut être fou&nbsp;! (&#8230;) Si quelqu&#8217;un vous mène en bateau, il ne va pas se montrer&nbsp;&raquo;, il ne va pas donner les arguments &laquo;&nbsp;pour se faire fouetter&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Et s&#8217;il ne l&#8217;a pas dénoncé, c&#8217;est pour respecter &laquo;&nbsp;la foi du Palais&nbsp;&raquo;, car il s&#8217;était engagé, auprès de son avocat, à préserver son anonymat. Dans la matinée, l&#8217;ancien responsable de l&#8217;Intelligence économique, Alain Juillet avait témoigné que &laquo;&nbsp;par moments, Jean-Louis Gergorin n&#8217;était pas rationnel&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Comme dirait mes enfants, il avait pété un câble&nbsp;&raquo;. La cour devra déterminer si l&#8217;énarque s&#8217;est laissé embarquer par le mathématicien Imad Lahoud ou s&#8217;il a lui-même fait ajouter sur les listings Clearstream des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, afin de les discréditer.</p>
<p>Source: Les Echos</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Lundi 13 heures: Clearstream: Villepin réaffirme n&#8217;avoir rien &laquo;&nbsp;occulté&nbsp;&raquo; à Sarkozy</strong></ins></p>
<p>Dominique de Villepin a réaffirmé lundi devant la cour d&#8217;appel de Paris n&#8217;avoir jamais rien cherché à &laquo;&nbsp;occulter&nbsp;&raquo; à Nicolas Sarkozy lors de l&#8217;explosion du scandale Clearstream.</p>
<p>En juillet 2004, lorsque l&#8217;affaire éclate dans la presse, &laquo;&nbsp;je convoque le général Rondot&nbsp;&raquo;, qui enquête sur le dossier depuis 2003 et &laquo;&nbsp;lui demande de se rapprocher de la DST et de lui dire tout ce qu&#8217;il savait&nbsp;&raquo;, a expliqué l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>Rien n&#8217;a été caché à Nicolas Sarkozy, &laquo;&nbsp;il n&#8217;y pas alors de ma part de volonté d&#8217;occultation ou d&#8217;omission de quoi que ce soit&nbsp;&raquo;, a assuré l&#8217;ancien Premier ministre. &laquo;&nbsp;Il y a eu transparence au sein de la maison.&nbsp;&raquo; Une version confirmée par l&#8217;ancien patron de la DST, Pierre de Bousquet de Florian, entendu comme témoin par la cour.</p>
<p>Le 15 octobre 2004, lors d&#8217;une réunion avec M. de Villepin, alors à l&#8217;Intérieur, et M. de Bousquet, Nicolas Sarkozy avait accusé la DST de lui avoir caché un rapport éclairant la dénonciation calomnieuse dont il était l&#8217;objet depuis juillet 2004. Il avait alors appris que son nom, ainsi qu&#8217;une centaine d&#8217;autres, avaient été ajoutés sur des listings bancaires afin de le discréditer.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a pas eu dans la chaîne du ministère de volonté d&#8217;occultation, c&#8217;est que nous n&#8217;avons pas disposé de preuve&nbsp;&raquo;, a argué M. de Villepin.</p>
<p>Et pourquoi ne pas avoir dit le 23 septembre à Arnaud Lagardère, le patron d&#8217;EADS, qu&#8217;il soupçonne alors son vice-président, Jean-Louis Gergorin, d&#8217;être à l&#8217;origine de la machination?</p>
<p>&laquo;&nbsp;On ne peut lancer comme ça des accusations, on ne peut dire +votre directeur de la stratégie est éminemment dangereux+!&nbsp;&raquo;, s&#8217;est défendu M. de Villepin, en rappelant qu&#8217;interrogé par les juges sur ce point, Arnaud Lagardère avait pu ne pas tout dire, car Arnaud Lagardère, &laquo;&nbsp;c&#8217;est le +frère+ de Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;il dit ce qui l&#8217;arrange&nbsp;&raquo;.</p>
<p>M. de Villepin en a profité pour rappeler que d&#8217;autres amis de M. Sarkozy avaient été au coeur du secret et auraient pu intervenir. Ainsi le procureur de la République de Paris Yves Bot qui, le 25 octobre 2004, convoque M. de Bousquet à la demande de M. Sarkozy. &laquo;&nbsp;Pierre de Bousquet lui donne alors tous les éléments d&#8217;information. On veut m&#8217;accuser de complicité passive? Mais le procureur de Paris a tous les éléments et il faut attendre deux ans pour qu&#8217;un juge d&#8217;instruction mette en examen M. Gergorin!&nbsp;&raquo;</p>
<p>Source: AFP</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 6 heures: Clearstream: place aux témoins et aux parties civiles</ins></strong></p>
<p>Après avoir longuement interrogé les trois prévenus de l&#8217;affaire Clearstream, la cour d&#8217;appel de Paris entendra cette semaine trois témoins importants, dont l&#8217;ancien patron de la DST Pierre de Bousquet de Florian et le juge d&#8217;instruction Renaud van Ruymbeke.</p>
<p>L&#8217;audience de lundi sera la dernière occasion pour l&#8217;ancien Premier ministre Dominique de Villepin, le mathématicien Imad Lahoud et l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin, d&#8217;exposer leurs idées ou de contester les accusations qui sont portées contre eux.</p>
<p>C&#8217;est en effet la dernière journée où la cour d&#8217;appel de Paris, présidée par Christiane Beauquis, décortiquera la dénonciation calomnieuse qui consista en 2003-2004 à ajouter des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires, afin de faire croire qu&#8217;elles trempaient dans de sombres affaires mafieuses.</p>
<p>Après avoir consacré deux jours au témoignage du général Philippe Rondot, la cour d&#8217;appel entendra lundi matin Alain Juillet, qui fut haut responsable de l&#8217;intelligence économique auprès du gouvernement sous l&#8217;autorité de Dominique de Villepin, puis l&#8217;ancien patron de la DST, Pierre de Bousquet de Florian.</p>
<p>Dans l&#8217;après-midi, le juge Renaud van Ruymbeke prendra la relève. Contacté en avril 2004 par Jean-Louis Gergorin, il avait ensuite reçu plusieurs envois anonymes, qu&#8217;il savait venir de l&#8217;industriel, où figuraient les fameux listings falsifiés, ainsi que des courriers dénonçant un vaste complot international.</p>
<p>Le juge avait alors placé en garde à vue Philippe Delmas, un responsable d&#8217;Airbus rival de Jean-Louis Gergorin dont le nom figurait dans les listings. Mais bien vite, le magistrat instructeur avait lâché l&#8217;affaire, réalisant que les listings n&#8217;étaient qu&#8217;une supercherie.</p>
<p>Mercredi matin débutera le ballet des parties civiles, avec l&#8217;audition notamment de Philippe Delmas, ainsi que du journaliste Edwy Plenel et du magistrat Gilbert Flam.</p>
<p>Le reste de la journée, ainsi que jeudi après-midi, seront consacrées aux plaidoiries des parties civiles.</p>
<p>Réquisitoire prévu le 23 mai. F<br />
in du procès le 26 mai.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Vendredi 16 heures: Clearstream: Dominique de Villepin contredit mais pas accablé</ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin a essuyé une semaine difficile avec le témoignage courtois mais redoutable du général Philippe Rondot, témoin-phare de l&#8217;affaire Clearstream. Toutefois, à mi-procès, l&#8217;issue de la bataille judiciaire en appel restait fort incertaine.</p>
<p>Dominique de Villepin, relaxé en première instance, l&#8217;a répété jeudi. Il n&#8217;est pas coupable de dénonciation calomnieuse, il en est la victime&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je suis victime parce qu&#8217;on m&#8217;a montré du doigt. La trace de ce doigt, elle est restée imprimée sur ma personne durant six ans&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Les coupables&nbsp;: &laquo;&nbsp;Nicolas Sarkozy et son entourage&nbsp;&raquo; qui dès 2004 ont &laquo;&nbsp;désigné&nbsp;&raquo; des responsables et &laquo;&nbsp;instrumentalisé la justice&nbsp;&raquo; pour faire croire que Jacques Chirac et lui étaient à l&#8217;origine de la machination Clearstream, qui a consisté à inscrire des noms de personnalités sur des listings bancaires afin de les discréditer. L&#8217;ancien Premier ministre marque souvent des points lorsqu&#8217;il s&#8217;emporte. Quand il perd pied, le prévenu laisse la place à l&#8217;homme politique. Solennel et indigné.</p>
<p>Mais cette semaine, ses envolées ont bien souvent fait pschitt face à la sobriété et à la concision de Philippe Rondot, qui a enquêté sur les listings à sa demande ainsi qu&#8217;à celle du ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie.</p>
<p>Dans ses fameux carnets, où comme dans &laquo;&nbsp;un mezze libanais (&#8230;) chacun picore ce qu&#8217;il aime pour en faire son assiette&nbsp;&raquo;, le général Rondot raconte au jour le jour le déroulement de l&#8217;affaire.</p>
<p>On y apprend comment en 2003, il rencontre le mathématicien Imad Lahoud qui, après lui avoir fait croire qu&#8217;il pourrait le mener à Oussama Ben Laden, lui présente des listings bourrés de noms de gens connus. Comment le vice-président d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin, le presse d&#8217;enquêter sur ce complot international. Ou encore comment le militaire informe Dominique de Villepin des certitudes qu&#8217;il acquiert progressivement sur la fausseté des listings.</p>
<p>Si le contenu des verbatims n&#8217;a pas changé depuis le procès de première instance et si les déclarations du général sont peu ou prou identiques, son ton a changé. Oublié, le militaire qui se laissait marcher sur les pieds. Balayé, l&#8217;officier qui n&#8217;osait contredire trop ouvertement un ancien ministre. Mercredi et jeudi, le septuagénaire a rappelé à la cour qu&#8217;on ne badinait pas avec l&#8217;honneur d&#8217;un militaire.</p>
<p>Un message reçu cinq sur cinq par Dominique de Villepin qui durant deux jours a redoublé de courtoisie à son égard.</p>
<p>Pourtant, le général le contredit sur un point crucial. Le 19 juillet 2004, lors d&#8217;une réunion au ministère de l&#8217;Intérieur, il l&#8217;informe de &laquo;&nbsp;la certitude&nbsp;&raquo; qu&#8217;il a &laquo;&nbsp;de la fausseté des listings&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cet élément est central pour l&#8217;accusation qui affirme que le prévenu, alerté de la calomnie, aurait pu alors y mettre fin. Le parquet, qui a fait appel de la relaxe de Dominique de Villepin, estime qu&#8217;il doit être condamné pour &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mais si la &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; existe bel et bien dans le code pénal, la &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo; n&#8217;est qu&#8217;un concept juridique que la cour d&#8217;appel a toute liberté de suivre ou non.</p>
<p>Et même si le général convainquait la cour que Dominique de Villepin était plus au courant de l&#8217;affaire qu&#8217;il ne veut bien l&#8217;admettre, celle-ci pourrait tout à fait décider de le blanchir à nouveau.</p>
<p>Car Dominique de Villepin n&#8217;aurait pas été le seul à pouvoir stopper la calomnie. &laquo;&nbsp;MAM avait connaissance de cette affaire-là&nbsp;&raquo;, a rappelé le général.</p>
<p>Des éléments qui laissent perplexe l&#8217;avocat de Dominique de Villepin, Me Olivier Metzner. Car au fond, dans cette affaire, &laquo;&nbsp;tout le monde sait (&#8230;) et &laquo;&nbsp;personne ne prévient personne !&nbsp;&raquo;</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
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		</item>
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		<title>Notre procès Clearstream: sixième journée</title>
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		<pubDate>Thu, 12 May 2011 21:44:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clearstream]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Poursuite des audiences ce jeudi, avec les questions du parquet au général Rondot.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Poursuite des audiences ce jeudi, avec les questions du parquet au général Rondot.</p>
<p><span id="more-6879"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Jeudi 23 heures: Clearstream&nbsp;: quand Villepin s&#8217;emporte</ins></strong></p>
<p>Avocats, magistrats du parquet, prévenus, ils n&#8217;avaient tous qu&#8217;un feuillet à la main jeudi&nbsp;: la photocopie des notes prises par le général Rondot le 19 juillet 2004. Et cette feuille blanche brûle les mains. Avant de plonger dans son contenu, il faut se remémorer le contexte. Depuis quelques semaines, le dossier Clearstream tourne au scandale nauséabond. Il paraît de plus en plus évident que les élucubrations sur une corruption dans laquelle tremperait un bon paquet de l&#8217;élite française ne tiennent pas la route.</p>
<p>Mais, désormais, elles n&#8217;agitent plus seulement les cerveaux surchauffés de l&#8217;informaticien Imad Lahoud, du vice-président d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin et du maître espion Philippe Rondot. Outre Dominique de Villepin, passé en mars du Quai d&#8217;Orsay à la Place Beauvau, Michèle Alliot-Marie, à la Défense, est au courant et le juge Van Ruymbeke reçoit depuis fin avril les missives du «corbeau». Aujourd&#8217;hui, Dominique de Villepin est donc soupçonné de s&#8217;être rendu coupable de «complicité de dénonciation calomnieuse» par abstention. Autrement dit de pas avoir stoppé une machination dont il aurait compris les secrets de fabrication.</p>
<p>Or qu&#8217;écrit donc l&#8217;officier de renseignement sur son entretien avec le ministre de l&#8217;Intérieur le 19 juillet&nbsp;? «Mes vérifications ne sont pas venues étayer les thèses de Jean-Louis Gergorin. Doutes et interrogations demeurent. Risque que le président de la République soit atteint. Il y a sans doute une part de vérité. Demander à JLG (Jean-Louis Gergorin) de ne plus bouger.» Et, en marge, cette phrase attribuée à Dominique de Villepin&nbsp;: «Si nous apparaissons le PR (président de la République) et moi, nous sautons.»</p>
<p><strong>«J&#8217;ai agi selon des principes»</strong></p>
<p>Explications de ce style télégraphique par l&#8217;auteur de la note&nbsp;: «Je n&#8217;ai alors pas de doutes sur la fausseté des listings mais sur l&#8217;origine du montage. C&#8217;est ce que je dis à Dominique de Villepin. Lui me répond&nbsp;: “Il y a sans doute une part de vérité.”» Quittant sa chaise sans y être invité, l&#8217;ancien premier ministre s&#8217;empare du micro. Bien décidé à ne pas endosser ce rôle de pyromane&nbsp;: «Je veux bien qu&#8217;on fasse des hypothèses sur ce qui s&#8217;est dit (…). Est-ce que je saisirais la DST en juillet (comme il l&#8217;a fait) si j&#8217;avais la moindre connaissance de la fausseté des listings&nbsp;? Dans quel but&nbsp;? Je ne sais pas aujourd&#8217;hui ce qu&#8217;on me reproche dans cette affaire. J&#8217;ai agi selon des principes et je n&#8217;y ai jamais dérogé !». Le général Rondot, placide face à la colère qui enfle à son côté droit&nbsp;: «Cette mention “Si nous apparaissons le PR et loi, nous sautons”, ce sont les propos du ministre que j&#8217;ai entendus ce jour-là.» Me Olivier Metzner, défenseur de Villepin, ne veut pas en rester là&nbsp;: «Vous faites état à M. de Villepin de votre “certitude” sur la fausseté des listings ?»</p>
<p>«Oui&nbsp;!</p>
<p>- Pourtant, vous nous avez dit hier qu&#8217;en octobre M. de Villepin avait encore des doutes.</p>
<p>- Vous interprétez !»</p>
<p>Mais, quelques instants plus tard, le général l&#8217;admet, le 15 octobre, le ministre lui confie&nbsp;: «Maintenant, c&#8217;est sûr !» À Dominique de Villepin, maintenant, d&#8217;exposer sa thèse&nbsp;: «En juillet 2004, la rumeur court dans Paris que le président de la République et moi sommes responsables d&#8217;une manipulation (…). Dès l&#8217;origine, nous savons que Nicolas Sarkozy et son entourage mettent la pression pour désigner comme coupables Jacques Chirac et moi-même. Cela visait le sommet de l&#8217;État.» D&#8217;où, selon l&#8217;ex-premier ministre, cette retranscription de «l&#8217;esprit de la conversation» par Philippe Rondot. Le débit s&#8217;accélère, le ton monte encore d&#8217;un cran&nbsp;: «S&#8217;il n&#8217;y avait pas eu une véritable tentative d&#8217;instrumentalisation de la justice, nous n&#8217;en serions pas là !» Cette fois-ci, le prévenu n&#8217;a pas besoin de prononcer le nom de Nicolas Sarkozy. Tout le monde a compris.</p>
<p>Source: Le Figaro</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Jeudi 21 heures 30: Passe d&#8217;armes entre Villepin et Rondot</ins></strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Cette affaire est folle et j’ai l’impression qu’elle nous rend fous&nbsp;&raquo;, lâche, jeudi à la barre, le général Philippe Rondot, au deuxième jour de son audition dans le procès Clearstream II. Au cours de l&#8217;audience, le militaire a longuement ferraillé avec Dominique de Villepin, prévenu dans cette affaire. Les deux autres hommes dans le box des accusés&nbsp;: Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin sont, eux, restés presque silencieux.</p>
<p>Rondot charge Villepin &#8211; Toujours aussi raide que la veille, le général Rondot, missionné en 2004 pour enquêter sur la véracité des listings Clearstream, réafirme d&#8217;abord avoir eu connaissance de leur falsification dès juillet 2004. C&#8217;est à cette période, qu&#8217;il assure également avoir averti Dominique de Villepin. Ce point est central pour l&#8217;accusation qui affirme que l&#8217;ex-ministre, alerté de la calomnie, aurait pu y mettre fin. Le 19 juillet 2004, lors d&#8217;une réunion au ministère de l&#8217;Intérieur, &laquo;&nbsp;j&#8217;informe Dominique de Villepin de la certitude, j&#8217;insiste sur ce mot, que nous avons de la fausseté des listings&nbsp;&raquo;, assène ainsi le général Rondot.</p>
<p>Dominique de Villepin s&#8217;agace alors&nbsp;: &laquo;&nbsp;Moi, je veux bien qu&#8217;on fasse des hypothèses, tonne-t-il, mais ce n&#8217;est absolument pas ce qui est dit&nbsp;&raquo; dans les notes du militaire. Ces hypothèses sont &laquo;&nbsp;farfelues&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Est-ce que j&#8217;aurais saisi le général Rondot si j&#8217;étais au courant de la fausseté des listings ?! Je ne sais toujours pas aujourd&#8217;hui ce qu&#8217;on me reproche. Comme ministre, j&#8217;ai obéi à des principes et je n&#8217;y ai jamais dérogé !&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Qu&#8217;a fait le ministère de la Défense&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Villepin charge MAM- Alors que le parquet accuse le ministre de l&#8217;Intérieur qu&#8217;il était en 2004 de ne pas être intervenu pour stopper cette affaire Clearstream, Dominique de Villepin, lui, martèle encore et encore que ce sont tous les services de l&#8217;Etat qui ont laissé l&#8217;affaire s&#8217;entendre, faute d&#8217;informations concrètes. &laquo;&nbsp;La question qui se pose est&nbsp;: qu&#8217;ont fait pendant cette période, le ministère de la Défense (Michèle Alliot-Marie) qui a sous ses ordres la DGSE, le ministère de l&#8217;Economie et des Finances (Nicolas Sarkozy) alors qu&#8217;une chambre de compensation est mise en cause ?. Qu&#8217;ont fait les services de la Défense pour éclairer les hautes instances de l&#8217;Etat à l&#8217;époque ?&nbsp;&raquo;, s&#8217;interroge ainsi Dominique de Villepin, soulignant que son ministère n&#8217;était pas le seul à être au courant de l&#8217;affaire.</p>
<p>Et l&#8217;ex-ministre enfonce le clou&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il est impensable que le ministre de la Défense n&#8217;ait pas rendu compte aux hautes instances de l&#8217;Etat de cette affaire. Je veux bien rendre des comptes et je suis même ravi de le faire. Mais le fonctionnement de l&#8217;Etat, ce n&#8217;est pas tout pour l&#8217;un, rien pour les autres. Ce n&#8217;est pas aléatoire. Chacun a ses responsabilités&nbsp;&raquo;. Michèle Alliot-Marie appréciera.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Sarkozy et son entourage&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Villepin charge Sarkozy &#8211; Lors d&#8217;une réunion en juillet 2004, le général Rondot est également sûr d&#8217;une chose que Dominique de Villepin lui a dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;si moi et le président de la République apparaissons, nous sautons&nbsp;&raquo;.</p>
<p>A l&#8217;énoncé de cette phrase, Dominique de Villepin a comme bondi de sa chaise&nbsp;: &laquo;&nbsp;Cette phrase évoque, pour moi, un entretien avec Nicolas Sarkozy qui m&#8217;avait assuré, à l&#8217;époque, que si moi et le président apparaissions dans cette affaire, nous allions avoir des ennuis. Lors de ce mois de juillet, il a un bruit dans Paris qui court&nbsp;: le président et Dominique de Villepin sont responsables. Nicolas Sarkozy et son entourage mettent la pression pour désigner d&#8217;emblée le président et moi-même comme les coupables. Cela devient pour moi une inquiétude politique et médiatique. Et le général Rondot évoque ce risque (médiatique) lors de notre entretien et ou<br />
i sur le fond je suis en accord absolu avec Rondot. Il s&#8217;agit bien d&#8217;un risque d&#8217;Etat, un risque pour le président et moi&nbsp;&raquo;, martèle Dominique de Villepin qui sur la forme met en cause la phrase de Philippe Rondot.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La prise de notes est un exercice difficile. Il notait à la volée, sur son ventre, ça peut parfois conduire à différentes interprétations&nbsp;&raquo;, dit-il. &laquo;&nbsp;Je vous dis cela avec tout le respect que je porte au talent du général Rondot&nbsp;&raquo;. Evidemment.</p>
<p>Source: Europe 1, Hélène Favier</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Jeudi 19 heures 45: Clearstream&nbsp;: Villepin charge Sarkozy et Michèle Alliot-Marie</ins></strong></p>
<p>Le général Rondot, qui a enquêté sur l&#8217;affaire Clearstream, a réaffirmé avoir eu connaissance de la falsification des listings dès juillet 2004 et en avoir averti immédiatement l&#8217;ancien Premier ministre. Ce que nie Dominique de Villepin. Ce point est central pour l&#8217;accusation qui affirme qu&#8217;alerté de la calomnie, il aurait pu y mettre fin.</p>
<p>Dominique de Villepin cherche l&#8217;effet boomerang. «&nbsp;Je veux bien rendre des comptes et je suis ravi de le faire mais le fonctionnement de l&#8217;Etat n&#8217;est pas aléatoire. Chaque ministère doit rendre des comptes ». Au mois de juillet 2004, l&#8217;affaire Clearstream est sorti dans la presse. Un «&nbsp;corbeau » (aujourd&#8217;hui l&#8217;on sait que c&#8217;est Jean-Louis Gergorin) alimente le juge Renaud Van Ruymbeke de faux listings Clearstream laissant apparaître des noms d&#8217;hommes politiques dont celui de Nicolas Sarkozy. «&nbsp;La question qui se pose est&nbsp;: qu&#8217;ont fait pendant cette période, le ministère de la Défense (dirigé à l&#8217;époque par Michèle Alliot-Marie, NDLR) qui a sous ses ordres la DGSE, le ministère de l&#8217;Economie et des Finances (dirigé lui par Nicolas Sarkozy) alors qu&#8217;une chambre de compensation est mise en cause ?», s&#8217;insurge l&#8217;ancien Premier ministre, relaxé en première instance mais renvoyé sur appel du parquet pour «&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse ». Le parquet le soupçonne d&#8217;avoir laissé l&#8217;affaire s&#8217;étendre alors que, ministre de l&#8217;Intérieur en 2004, il savait que les listings étaient faux.</p>
<p><em>«&nbsp;Dès le début on m&#8217;a montré du doigt&#8230; »</em></p>
<p>«&nbsp;A cette époque, il y a début d&#8217;instrumentalisation », continue Dominique de Villepin devant la cour. Et l&#8217;ancien Premier ministre enfourche son cheval de bataille&nbsp;: «&nbsp;Nous savons que Nicolas Sarkozy et son entourage désignent dès l&#8217;origine des coupables, (&#8230;) dès le début on m&#8217;a montré du doigt et la trace du doigt a été assez forte pour que l&#8217;on se retrouve ici six ans après », clame Dominique de Villepin.</p>
<p>La cour vient d&#8217;aborder la réunion du 19 juillet 2004 au ministère de l&#8217;Intérieur entre Dominique de Villepin et le général Rondot. A cette époque, l&#8217;officier rentre de Suisse où les autorités viennent d&#8217;opérer des vérifications qui l&#8217;ont convaincu que les listings ont été falsifiés. «J&#8217;informe Dominique de Villepin de la certitude, j&#8217;insiste sur ce mot, que nous avons Philippe Marland (le directeur de cabinet de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, NDLR) et moi-même de la fausseté des listings», assène le général Rondot. Au cours de cette rencontre d&#8217;après la note du militaire, l&#8217;ancien Premier ministre de Jacques Chirac aurait dit «&nbsp;si nous apparaissons le PR (président de la République, NDLR) et moi nous sautons ».</p>
<p><em>Une pointe de mépris</em></p>
<p>Toujours aussi droit, le général Rondot aborde cette note avec des pincettes. Il ne veut pas être mêlé à cette affaire qui devient, à l&#8217;époque «&nbsp;politique », et l&#8217;on sent chez le vieux général une pointe de mépris. Mais il tient tête à Dominique de Villepin qui nie a voir eu connaissance à cette époque de la fausseté des listings. Ce point est central pour l&#8217;accusation qui affirme que le prévenu, alerté de la calomnie, aurait pu y mettre fin.</p>
<p>«Est-ce que j&#8217;aurais saisi le général Rondot si j&#8217;étais au courant de la fausseté des listings?&nbsp;! (&#8230;) Je ne sais toujours pas aujourd&#8217;hui ce qu&#8217;on me reproche. Comme ministre, j&#8217;ai obéi à des principes et je n&#8217;y ai jamais dérogé !». Il se rassoit. Solennel. La salle fait silence.</p>
<p>Imperturbable, le général Rondot reprend sa place derrière le pupitre. «Bon, je poursuis&#8230;». Le 19 juillet «&nbsp;je n&#8217;ai pas de doute sur la fausseté des listings mais mes doutes et interrogations demeurent sur l&#8217;origine du montage. Je me réfère au risque que le président de la République soit atteint », explique le général.</p>
<p>«&nbsp;Nous étions inquiet d&#8217;une instrumentalisation qui se confirme aujourd&#8217;hui »</p>
<p>Dominique de Villepin qui a trouvé sa ligne de défense attaque aussitôt&nbsp;: «&nbsp;Je suis d&#8217;accord avec le sens général de la note de Philippe Rondot, mes inquiétudes sont politiques et médiatiques », explique l&#8217;ex-Premier ministre «&nbsp;à l&#8217;époque, Nicolas Sarkozy et son entourage désigne d&#8217;emblée la responsabilité de Jacques Chirac et la mienne. Nous étions inquiet d&#8217;une instrumentalisation qui se confirme aujourd&#8217;hui », répète-t-il.</p>
<p>Les avocats des prévenus s&#8217;agitent, lèvent leurs manches, s&#8217;envoient des dates, des notes, la présidente peine à rétablir un peu d&#8217;ordre&#8230; Le public dans la grande chambre de la cour d&#8217;appel de Paris, lui, est comme le général Rondot en 2004, il continue à avoir des doutes tant le scénario et le mobile de l&#8217;intrigue Clearstream restent flous, autant que ces cibles réelles. Les listes comportaient en effet d&#8217;autres noms célèbres à gauche, dont celui du socialiste Dominique Strauss-Kahn, ainsi que les noms des rivaux industriels de Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Source: Les Echos, Valérie de Senneville</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Jeudi 19 heures 30: La colère de Dominique de Villepin au procès Clearstream</ins></strong></p>
<p>Le général Philippe Rondot a continué jeudi à décortiquer face à la cour d&#8217;appel de Paris les carnets où il a consigné les épisodes-clés de l&#8217;affaire Clearstream, mettant une nouvelle fois à rude épreuve la défense de Dominique de Villepin qui a fini par sortir de ses gonds. L&#8217;ancien agent de renseignement a troqué son costume anthracite contre l&#8217;ensemble kaki qu&#8217;il avait étrenné en première instance. Si la tenue a changé, l&#8217;aplomb est resté le même. Le militaire, qui a enquêté sur l&#8217;affaire Clearstream, a réaffirmé avoir eu connaissance de la falsification des listings dès juillet 2004 et en avoir averti immédiatement l&#8217;ancien Premier ministre. Ce que nie Dominique de Villepin. Ce point est central pour l&#8217;accusation, qui affirme que le prévenu, alerté de la calomnie, aurait pu y mettre fin.</p>
<p>À cette époque, l&#8217;officier rentre de Suisse où les autorités viennent d&#8217;opérer des vérifications qui l&#8217;ont convaincu que les listings ont été falsifiés et que certains noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, y ont été ajoutés pour les discréditer. Le 19 juillet 2004, lors d&#8217;une réunion au ministère de l&#8217;Intérieur, &laquo;&nbsp;j&#8217;informe Dominique de Villepin de la certitude, j&#8217;insiste sur ce mot, que nous avons Philippe Marland (le directeur de cabinet de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, ndlr) et moi-même de la fausseté des listings&nbsp;&raquo;, assène le général Rondot. Dans une note qu&#8217;il a rédigée juste après, l&#8217;officier écrit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mes vérifications ne sont pas venues étayer la thèse de Jean-Louis Gergorin. Mes doutes et interrogations demeurent.&nbsp;&raquo; Plus loin, il cite une remarque qu&#8217;aurait eue alors Dominique de Villepin&nbsp;: &laquo;&nbsp;Si nous apparaissons, le PR (le président de la République, ndlr) et moi, nous sautons.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Je ne sais toujours pas, aujourd&#8217;hui, ce qu&#8217;on me reproche&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Philippe Rondot a redit jeudi, mais cette fois avec une indéboulonnable assurance, qu&#8217;il était alors convaincu que &laquo;&nbsp;les listings étaient faux&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Mes doutes et interrogations concernent seulement l&#8217;origine du montage et comment ça s&#8217;est passé.&nbsp;&raquo; Pour Dominique de Villepin, c&#8217;en est trop. Lui qui, depuis<br />
mercredi, redoublait de courtoisie à l&#8217;égard du général, sort de ses gonds. &laquo;&nbsp;Moi, je veux bien qu&#8217;on fasse des hypothèses, tonne-t-il, mais ce n&#8217;est absolument pas ce qui est dit&nbsp;&raquo; dans les notes du militaire. Ces déclarations sont &laquo;&nbsp;farfelues&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Est-ce que j&#8217;aurais saisi le général Rondot si j&#8217;étais au courant de la fausseté des listings ?! (&#8230;) Je ne sais toujours pas aujourd&#8217;hui ce qu&#8217;on me reproche. Comme ministre, j&#8217;ai obéi à des principes et je n&#8217;y ai jamais dérogé !&nbsp;&raquo; Il se rassoit. Solennel. La salle fait silence.</p>
<p>Imperturbable, le général Rondot reprend sa place derrière le pupitre. &laquo;&nbsp;Bon, je poursuis&#8230;&nbsp;&raquo; Quelques minutes plus tard, l&#8217;ancien diplomate repart à l&#8217;assaut pour contester la citation qui lui est attribuée sur le président et lui-même qui &laquo;&nbsp;sauteraient&nbsp;&raquo;, semble-t-il, si on apprenait leur rôle dans la dénonciation calomnieuse. Il la reconnaît mais en modifie l&#8217;interprétation. C&#8217;est qu&#8217;à l&#8217;époque, rappelle-t-il, &laquo;&nbsp;il y a des gens dans Paris qui disent que c&#8217;est le président de la République et Dominique de Villepin qui sont les responsables d&#8217;une manipulation. (&#8230;) Mes inquiétudes, elles sont politiques et médiatiques, au vu de ce qui circule car nous savons que Nicolas Sarkozy et son entourage désignent&nbsp;&raquo; des responsables. &laquo;&nbsp;Il y a eu dès l&#8217;origine l&#8217;impression qu&#8217;il y avait des coupables, le président de la République et moi-même.&nbsp;&raquo; Le général Rondot aurait mal compris, car &laquo;&nbsp;la prise de notes est un exercice difficile. Il notait à la volée, sur son ventre, ça peut parfois conduire à différentes interprétations&nbsp;&raquo;, dit Dominique de Villepin, qui immédiatement rassure en un large sourire&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je vous dis cela avec tout le respect que je porte au talent du général Rondot.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Source: Le Point</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Jeudi 19 heures:Clearstream: affrontement Rondot/Villepin</strong></ins></p>
<p>Dominique de Villepin a été mis en difficulté jeudi par le général Philippe Rondot, qui a contredit à plusieurs reprises l&#8217;ancien Premier ministre devant la cour d&#8217;appel de Paris où est rejugée l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>Le militaire âgé de 74 ans assure que M. de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, s&#8217;est prévalu d&#8217;instructions du président Jacques Chirac pour lui demander d&#8217;enquêter sur d&#8217;éventuelles menaces de réseaux mafieux avec en toile de fond la chambre de compensation Clearstream.</p>
<p>Ce que n&#8217;a cessé de démentir Dominique de Villepin, assurant avoir évoqué un cadre plus général fixé par le chef de l&#8217;Etat en matière de moralisation de la vie politique. &laquo;&nbsp;S&#8217;il y a une instruction présidentielle, on claque les talons, on s&#8217;exécute et on apporte&nbsp;&raquo;, s&#8217;est-il énervé.</p>
<p>Inflexible, le militaire a tenu bon. Cette instruction présidentielle ne lui a jamais été démentie, même lorsqu&#8217;il s&#8217;en est ouvert au directeur de cabinet de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a-t-il affirmé.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Mme Michèle Alliot-Marie a eu connaissance de cette affaire-là. Je ne sais pas ce qu&#8217;elle a entrepris. Je ne sais pas ce qu&#8217;elle a dit à M. Dominique de Villepin. Je ne sais pas ce qu&#8217;elle a pu dire ou ne pas dire au président de la République. Elle ne m&#8217;a pas dit d&#8217;arrêter&nbsp;&raquo;, s&#8217;est justifié le général Rondot.</p>
<p>En juillet 2004, le militaire obtient la confirmation de la fausseté des informations des listings après vérification auprès des services secrets suisses. Le 19 juillet, il rencontre Dominique de Villepin, devenu ministre de l&#8217;Intérieur.</p>
<p>L&#8217;une de ses notes, saisies au cours de l&#8217;enquête, relate cet entretien. A la barre, il explique avoir informé le ministre de l&#8217;Intérieur (et le directeur de cabinet du ministre de la Défense) de la falsification des listings et de l&#8217;existence d&#8217;un &laquo;&nbsp;montage&nbsp;&raquo;. Mais, dit-il, Dominique de Villepin croit encore à cette affaire.</p>
<p>C&#8217;est sur une toute petite phrase de cette note que les deux hommes vont s&#8217;affronter. &laquo;&nbsp;Si nous apparaissons le PR et moi nous sautons&nbsp;&raquo;. Phrase qui peut se lire: Dominique de Villepin est un manipulateur. Si le général a déclaré ne pas l&#8217;avoir interprétée de cette façon, il a maintenu contre vents et marées qu&#8217;elle avait été prononcée par M. de Villepin.</p>
<p>A la barre, le président du groupe politique République solidaire hausse le ton, agite ses bras, dit que cette phrase se rapporte à une scène avec Nicolas Sarkozy qu&#8217;il situe&#8230; en octobre 2004. L&#8217;actuel chef de l&#8217;Etat aurait promis &laquo;&nbsp;un sort funeste&nbsp;&raquo; à l&#8217;ancien président et son Premier ministre s&#8217;ils avaient pris part à cette manipulation.</p>
<p>Face au général qui refuse d&#8217;être pris pour un menteur, il acquiesce à l&#8217;esprit de la conversation. Mais essaie de persuader la cour que la &laquo;&nbsp;prise de notes à la volée&nbsp;&raquo; du militaire a pu être imparfaite.</p>
<p>Les débats se poursuivaient dans la soirée.</p>
<p>Source: AP</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Jeudi 16 heures: Le général Rondot: cette affaire Clearstream «nous rend fous!»</strong></ins></p>
<p>«Cette affaire est folle et j’ai l’impression qu’elle nous rend fous!» a regretté jeudi le général Philippe Rondot, au deuxième jour de sa déposition devant la cour d’appel de Paris, qui rejuge l’affaire Clearstream.</p>
<p>«Je me demande aujourd’hui ce que je peux croire, au vu de ce que j’ai entendu», a encore dit l’officier, pressé de questions par les divers avocats du dossier.</p>
<p>Le général Rondot, qui a enquêté sur les listings Clearstream en 2003 et 2004 afin de déterminer si des personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient ou non des comptes occultes à l’étranger, a commencé à témoigner mercredi, contredisant à de nombreuses reprises la parole de Dominique de Villepin, soupçonné de «complicité de dénonciation calomnieuse».</p>
<p>Jeudi, le militaire a poursuivi son entreprise involontaire de démolition de Dominique de Villepin. Il a notamment reparlé des instructions présidentielles dont se serait recommandé l’ancien ministre des Affaires étrangères pour demander à Jean-Louis Gergorin de saisir un juge de l’affaire Clearstream.</p>
<p>Jean-Louis Gergorin lui en aurait fait part mai 2004, soit quelques semaines après avoir alerté le juge d’instruction Renaud van Ruymbeke des listings.</p>
<p>Dans une note du 26 mai 2004, le général Rondot rapporte les propos que lui aurait tenu Jean-Louis Gergorin. Dominique de Villepin se serait alors montré «jubilatoire» et «soucieux de ne pas apparaître dans le scénario».</p>
<p>«Je me souviens que Dominique de Villepin était plus que satisfait qu’un juge compétent aille se saisir de cette affaire», a déclaré jeudi l’ancien vice-président d’EADS.</p>
<p>Le général Rondot a témoigné que Jean-Louis Gergorin lui avait alors bien parlé d’une instruction de Dominique de Villepin.</p>
<p>Un point de nouveau contesté par le président de République solidaire. Concernant «la prétendue instruction» d’aller voir un juge, «je ne sais toujours pas de quoi on parle». Quant aux rencontres qu’il auraient eues avec Jean-Louis Gergorin après le 9 janvier 2004, elles n’ont tout simplement jamais eu lieu, selon lui.</p>
<p>Et puis, a-t-il souri,«il serait intéressant de savoir ce que cette affaire serait devenue si Jean-Louis Gergorin était allé voir un autre juge, M. Courroye par exemple…» Avant d’être procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye était juge d’instruction à Paris. C’est à cette époque qu’il s’est rapproché de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Source: AFP</p>
<p>*****</p>
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		<title>Notre procès Clearstream: cinquième journée</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2011 21:11:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Clearstream/Villepin 110511.jpg" alt="" /></p> <p>Cinquième journée du procès Clearstream en appel. Une journée marquée notamment par le témoignage du Général Rondot.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Clearstream/Villepin 110511.jpg" alt="" /></p>
<p>Cinquième journée du procès Clearstream en appel. Une journée marquée notamment par le témoignage du Général Rondot.</p>
<p><span id="more-6878"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 22 heures 30: Villepin et Rondot &laquo;&nbsp;d&#8217;accord à 100%&nbsp;&raquo; ?</ins></strong></p>
<p>Ce qu&#8217;il ne fallait pas rater de la cinquième audience du procès Clearstream II.</p>
<p>L&#8217;aplomb de Dominique de Villepin &#8211; L&#8217;ex Premier ministre qui, en première instance, avait contredit les notes prises par le général Philippe Rondot dans le cadre de l&#8217;affaire Clearstream, s&#8217;est dit mercredi, devant la cour d&#8217;appel de Paris, &laquo;&nbsp;d&#8217;accord à 100%&nbsp;&raquo; avec le militaire.&nbsp;&raquo;Je ne suis pas d&#8217;accord à 99% mais à 100% avec ce qui est écrit&nbsp;&raquo; dans les verbatims du général et avec &laquo;&nbsp;l&#8217;essentiel de ce qu&#8217;a dit le général Rondot&nbsp;&raquo; mercredi à l&#8217;audience, a lancé Dominique de Villepin. Les versions des hommes s&#8217;accordent, en effet, sur un point&nbsp;: il n&#8217;y a pas eu de complot, ni de &laquo;&nbsp;réunion de conspirateurs&nbsp;&raquo;, a martelé Dominique de Villepin. Et &laquo;&nbsp;qu&#8217;ici ou là, nous ayons des interprétations différentes, un ressenti différent, je dirais que ce sont des événements secondaires au regard de l&#8217;essentiel&nbsp;&raquo;, a ajouté le ministre qui est resté tout sourire après cet échange avec le général Rondot.</p>
<p>Pour Rondot, des divergences persistent &#8211; Le général a toutefois contredit mercredi Dominique de Villepin à propos de plusieurs épisodes de l&#8217;affaire Clearstream devant la cour d&#8217;appel de Paris. Le militaire a ainsi affirmé avoir averti l&#8217;ancien Premier ministre de ses certitudes sur la fausseté des listings Clearstream dès le mois de juillet 2004. Or, lundi, Dominique de Villepin a affirmé qu&#8217;en juillet 2004, le général Rondot ne lui avait fait part d&#8217;&nbsp;&raquo;aucune certitude&nbsp;&raquo;. Autre point de divergence&nbsp;: en mars 2004, le général Rondot assure que Dominique de Villepin, lui a demandé de faire libérer Imad Lahoud, le faussaire de l&#8217;affaire Clearstream, alors en garde à vue pour une affaire d&#8217;escroquerie. L&#8217;ex-Premier ministre nie cette version et reconnaît tout juste avoir évoqué le cas &laquo;&nbsp;de la source&nbsp;&raquo;, au milieu d&#8217;une conversation téléphonique. &laquo;&nbsp;J&#8217;ai alors dit à Monsieur Rondot, faites au mieux (&#8230;) Faites au mieux, c&#8217;est le mot d&#8217;ordre de la diplomatie !&nbsp;&raquo;</p>
<p>Denis Robert, une &laquo;&nbsp;chèvre&nbsp;&raquo;&nbsp;? &#8211; &laquo;&nbsp;Florian Bourges et moi avons servi de chèvres&nbsp;&raquo; à Imad Lahoud. Le journaliste Denis Robert a assuré mercredi à la cour d&#8217;appel de Paris qu&#8217;avec l&#8217;auditeur Florian Bourges, ils avaient été trompés par le faussaire présumé des listings Clearstream. Relaxé en première instance, Denis Robert n&#8217;encourt plus aucune sanction pénale. Il est présent à ce second procès car cinq parties civiles ont fait appel contre lui. &laquo;&nbsp;Imad Lahoud m&#8217;a baladé. Pour moi, c&#8217;est un escroc qui sait habilement manipuler&nbsp;&raquo;, a-t-il insisté.</p>
<p>Source: Europe 1</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 21 heures: Rondot&nbsp;: Villepin n&#8217;a pas «monté de complot»</ins></strong></p>
<p>Mercredi lors du procès Clearstream, le témoignage de l&#8217;ancien maître espion a été plutôt favorable à l&#8217;ex-premier ministre.</p>
<p>Tandis que le général Rondot se met au garde-à-vous -ce n&#8217;est pas qu&#8217;une expression- à la barre, les rangs des avocats s&#8217;ébrouent. Surtout ceux de Dominique de Villepin, trop expérimentés pour sous-estimer la dangerosité d&#8217;un témoin. Me Luc Brossolet a saisi la chemise «Audition Rondot» posée devant lui, Me Olivier Metzner veille au grain, yeux mi-clos, tandis que l&#8217;ancien premier ministre masque sa concentration sous un air dégagé. Philippe Rondot, 74 ans, se présente: «Officier général 2e section». «À la retraite?», s&#8217;enquiert la présidente qui n&#8217;a peut-être pas encore pris toute la mesure du personnage. La politesse prend cependant le pas sur la condescendance: «&nbsp;Pas tout à fait. Quand on est officier général, on reste à la disposition du ministère de la Défense.»</p>
<p><em>Jean-Louis Gergorin était «de bonne foi»</em></p>
<p>Pendant l&#8217;affaire Clearstream, Philippe Rondot était donc conseiller «pour le renseignement et les opérations spéciales» au cabinet de Michèle Alliot-Marie pour dire les choses simplement. Mais, voilà, le général doit tenir les approximations pour un péché capital. Le culte de la modernité doit en être un autre pour celui qui parle du «Levant» pour évoquer la Syrie et le Liban et de «machines» pour désigner les ordinateurs d&#8217;Imad Lahoud. L&#8217;orgueil, lui, n&#8217;est que militaire lorsqu&#8217;il rappelle, sans jamais citer son nom, qu&#8217;il captura le terroriste Carlos au Soudan. Et qu&#8217;il avait donc quelques raisons de prêter l&#8217;oreille à Imad Lahoud et ses supposés tuyaux sur les réseaux Ben Laden…</p>
<p>Chaque mot compte. Ainsi, le témoin prend-il encore un long moment pour expliquer sa «manière de fonctionner». On l&#8217;a traité de «scribe», lui dont les carnets, saisis lors de perquisitions, ont servi de fil conducteur à l&#8217;instruction? Non, il retranscrit seulement ses rendez-vous dans ses «journaux de marche», en temps réel ou à peine rentré chez lui. N&#8217;en déplaise à la défense de Villepin qui tient ses écrits pour fantaisistes, surtout lorsqu&#8217;ils gênent leur client. Le compte rendu de la réunion du 9 janvier 2004 dans le bureau du ministre, alors à la tête du Quai d&#8217;Orsay, est au nombre de ces difficultés. Ce serait le point de départ du complot visant à impliquer Nicolas Sarkozy dans un système de corruption international, selon la version la plus sévère de l&#8217;accusation. À l&#8217;époque, l&#8217;officier note dans ses carnets que le ministre des Affaires étrangères lui demande des vérifications sur ses listings Clearstream et croit agir «sur instructions du président de la République (Jacques Chirac, NDLR)», comme il le consigne. «C&#8217;est ce que j&#8217;ai compris lors de cette réunion», confirme le témoin sans se montrer trop insistant.</p>
<p>Autre obstacle à franchir: le nom de Nicolas Sarkozy, associé à un compte Clearstream, a-t-il été évoqué ce 9 janvier au Quai d&#8217;Orsay? L&#8217;ancien ministre s&#8217;en est toujours défendu malgré les annotations du général. La présidente, tentant d&#8217;en avoir le cœur net: «Les noms Nagy et Bocsa (patronymes complets de l&#8217;actuel chef de l&#8217;État) ont-ils été prononcés?» Philippe Rondot: «Par Jean-Louis Gergorin, oui, mais je ne suis pas sûr que Dominique de Villepin ait entendu. Son bureau était grand, il allait souvent à son téléphone…» Comme par enchantement, l&#8217;atmosphère se détend. Interrogé sur une broutille, Dominique de Villepin ne manque pas désormais de rappeler que «le général Rondot a tout à fait raison».</p>
<p>En juillet 2004, alors que la bulle Clearstream éclate et que la prétendue corruption va se révéler une pure calomnie, l&#8217;officier «alerte tout le monde que cela ne tient pas», dont Dominique de Villepin, qui tardera à en tirer les conséquences, selon le ministère public. Le général Rondot, lui, a déjà livré sa «conclusion»: «Dans cette affaire, Imad Lahoud a été la “source”, Jean-Louis Gergorin est entré dans le jeu -je pense de bonne foi- et (…) jamais Dominique de Villepin ne m&#8217;a demandé de monter un complot!» «Fermez le ban», croit-on entendre dans la cour d&#8217;appel.</p>
<p>Source: lefigaro.fr</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 20 heures 30: Avec aplomb, le général Rondot contredit Dominique de Villepin</strong></ins></p>
<p>C&#8217;est avec un aplomb plus affirmé qu&#8217;en première instance que le général Philippe Rondot a contredit mercredi Dominique de Villepin à propos de plusieurs épisodes de l&#8217;affaire Clearstream devant la cour d&#8217;appel de Paris.</p>
<p>Le militaire, qui a enquêté en 2003 et 2004 sur les listings Clearstream à la demande du ministère de la Défense, mais aussi de Dominique de Villepin, a affirmé avoir averti l&#8217;ancien Premier ministre de ses certitudes sur la fausseté des listings Clearstream dès le mois de juillet 2004.</p>
<p>A cette époque, il a reçu un appel de la police suisse. Celle-ci venait d&#8217;opérer des vérifications qui démontraient que les listings avaient été falsifiés et que certains noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, y avaient été ajoutés pour les discréditer.</p>
<p>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai pris mon téléphone (&#8230;) et<br />
j&#8217;ai alerté tout le monde&nbsp;&raquo;, a raconté le général Rondot. &laquo;&nbsp;J&#8217;avertis Philippe Marland (le directeur de cabinet de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, ndlr), j&#8217;alerte M. de Bousquet de Florian (de la DST, ndlr), M. Brochand (de la DGSE, ndlr) et Dominique de Villepin, qui m&#8217;appelle&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Concernant Dominique de Villepin, &laquo;&nbsp;je lui dis que les vérifications ne sont pas probantes, autrement dit que tout cela est faux&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Lundi, M. de Villepin a affirmé qu&#8217;en juillet 2004, le général Rondot ne lui avait fait part d&#8217;&nbsp;&raquo;aucune certitude&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ce point est central pour l&#8217;accusation. En effet, le parquet général estime que M. de Villepin s&#8217;est rendu coupable de &laquo;&nbsp;complicité par abstention&nbsp;&raquo;. En d&#8217;autres termes, il juge que l&#8217;ancien ministre doit être condamné pour n&#8217;avoir pas arrêté la dénonciation calomnieuse entre juillet et octobre 2004 alors qu&#8217;il savait que les listings étaient faux.</p>
<p>Or Dominique de Villepin assure qu&#8217;il n&#8217;a eu la certitude de la fausseté des listings qu&#8217;en octobre 2004.</p>
<p>Deuxième point gênant pour le président de République solidaire: la garde à vue d&#8217;Imad Lahoud. Le 25 mars 2004, le mathématicien a été placé en garde en vue pour une affaire d&#8217;escroquerie. Les policiers ont découvert sur lui un sauf-conduit signé de Jean-Louis Gergorin, faisant état d&#8217;une mission qu&#8217;Imad Lahoud menait pour le général Rondot.</p>
<p>Alerté, Philippe Rondot appelle Jean-Louis Gergorin et lui remonte les bretelles. Quelques minutes plus tard, Dominique de Villepin lui téléphone, avec pour prétexte une question sur les attentats de Madrid. Très vite, les deux hommes échangent à propos de la garde à vue d&#8217;Imad Lahoud qui est leur informateur dans l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>C&#8217;est là que les versions divergent. Dominique de Villepin assure que c&#8217;est le général qui lui parle de l&#8217;incident Lahoud, dont il n&#8217;était pas informé. Il lui aurait alors dit &laquo;&nbsp;une formule de style: +Voyez ce qu&#8217;il convient de faire+&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La version de l&#8217;officier est sensiblement différente. Selon lui, c&#8217;est M. de Villepin qui, alerté par Jean-Louis Gergorin, aborde la garde à vue d&#8217;Imad Lahoud. Le ministre lui aurait alors demandé &laquo;&nbsp;de faire le nécessaire pour que cet individu soit libéré&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est un point sur lequel je n&#8217;ai pas le même souvenir que le général Rondot&nbsp;&raquo;, répond, policé, Dominique de Villepin, qui s&#8217;escrime à ne pas contredire frontalement l&#8217;officier.</p>
<p>Tout aussi poliment, Philippe Rondot revient à la barre et donne sa propre conclusion: &laquo;&nbsp;Je dis que nous sommes en désaccord&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: AFP</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 20 heures: Villepin n&#8217;a pas parlé de Sarkozy à Rondot, selon le militaire</strong></ins></p>
<p>Témoin clef du dossier Clearstream, le général Philippe Rondot, dont les notes servent de base à l&#8217;accusation, a livré mercredi un témoignage soigneusement pesé sur le rôle des prévenus de cette manipulation présumée, à laquelle l&#8217;ancien Premier ministre Dominique de Villepin est soupçonné d&#8217;avoir participé.</p>
<p>Ces verbatim et notes ont été saisis lors de l&#8217;instruction et sont les seuls éléments matériels qui évoquent le rôle chacun des protagonistes. Ils forment le socle de l&#8217;accusation contre M. de Villepin, rejugé pour &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dans une métaphore culinaire, le général Rondot a comparé ses verbatim au mezze libanais, composé de différents plats où chacun &laquo;&nbsp;picore&nbsp;&raquo; ce qui lui plaît. Dans ses verbatim, &laquo;&nbsp;on a piqué ce qui arrangeait&nbsp;&raquo;, a-t-il relevé.</p>
<p>Voix ferme et mots choisis, le militaire, âgé de 74 ans, a été longuement entendu en qualité de témoin par la cour d&#8217;appel de Paris. L&#8217;homme s&#8217;est dit touché dans son honneur par l&#8217;affaire Clearstream où la presse s&#8217;est gaussée de ses multiples carnets et notes. Sa version des faits se décompose en quatre phases.</p>
<p>La première débute en octobre 2003. L&#8217;ex-responsable du groupe de défense et d&#8217;aérospatiale EADS, Jean-Louis Gergorin, l&#8217;a alerté de menaces de groupes mafieux impliquant des personnalités françaises. Il enquête pour le compte du ministère de la Défense sur les noms des personnels militaires cités.</p>
<p>La seconde, le 9 janvier 2004, il participe à la réunion au cabinet du ministre des Affaires étrangères en présence de Dominique de Villepin et de Jean-Louis Gergorin. Le premier se prévaut d&#8217;instructions du président de la République, assure le militaire.</p>
<p>Mais jamais, tient-il à préciser, le nom de Nicolas Sarkozy ne sera prononcé par le ministre. Reste que le général Rondot se trouve pris dans &laquo;&nbsp;un conflit de loyauté&nbsp;&raquo; car M. de Villepin lui demande de ne pas évoquer cette enquête avec sa ministre de tutelle, Michèle Alliot-Marie.</p>
<p>La troisième phase intervient quand Jean-Louis Gergorin, qui a rencontré le juge Renaud Van Ruymbeke, lui adresse documents et listings Clearstream de façon anonyme. La quatrième phase est celle du sauve-qui-peut où le général met en garde tout le monde des risques d&#8217;une manipulation.</p>
<p>Le militaire, dont le témoignage était très attendu, ne s&#8217;est pas montré à charge contre Dominique de Villepin lui réservant parfois quelques piques.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Jamais M. Dominique de Villepin ne m&#8217;a fait état de la présence du patronyme de Nicolas Sarkozy sur ces listings. Jamais M. Dominique de Villepin ne m&#8217;a demandé de monter un coup avec la complicité supposée de Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud&nbsp;&raquo;, a-t-il affirmé à la fin de sa déposition.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Dans cette affaire-là, M. Imad Lahoud a été à la source -Je ne dis pas la source, je dis bien à la source. M. Jean-Louis Gergorin est entré dans le jeu et, je pense, de bonne foi&nbsp;&raquo;, a-t-il assuré, faisant état des risques que prenait l&#8217;ancien responsable d&#8217;EADS dans cette affaire.</p>
<p>Si le militaire considère que Jean-Louis Gergorin est de bonne foi, par ricochet, Dominique de Villepin l&#8217;est également. Appelé à la barre, ce dernier s&#8217;empresse d&#8217;être &laquo;&nbsp;d&#8217;accord avec l&#8217;immense majorité de ce qu&#8217;à expliqué le général Rondot&nbsp;&raquo;. Il conteste avoir fait état d&#8217;instructions du chef de l&#8217;Etat, mettant cette différence sur le compte de la &laquo;&nbsp;terminologie&nbsp;&raquo; qui varie entre &laquo;&nbsp;militaires ou diplomates&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous avons ici ou là des ressentis différents. c&#8217;est vrai. mais secondaires au regard de l&#8217;essentiel&nbsp;&raquo;, assure l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>Les &laquo;&nbsp;ressentis différents&nbsp;&raquo; se sont accentués sur l&#8217;histoire de la garde à vue d&#8217;Imad Lahoud en mars 2004, le militaire assurant que Dominique de Villepin l&#8217;avait appelé pour faire libérer l&#8217;informaticien, ce que l&#8217;ancien Premier ministre a démenti.</p>
<p>L&#8217;audience se poursuivait dans la soirée.</p>
<p>Source: Associated Press</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 19 heures 30: Le reportage de BFM TV</ins></strong></p>
<p> <object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xinrv7"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xinrv7" width="500" height="400" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xinrv7_proces-clearstream-le-general-rondot-entendu_news" target="_blank">Proc&egrave;s Clearstream : le G&eacute;n&eacute;ral Rondot entendu</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" target="_blank">BFMTV</a></i></p>
<p> *****
<p><ins><strong>Mercredi 19 heures: Il ne faut pas prendre le général Rondot pour un &laquo;&nbsp;berniche&nbsp;&raquo;</strong></ins></p>
<p>En première instance il s’était déjà exclamé&nbsp;: &laquo;&nbsp;Tout de même, je n’ai pas un QI de pétoncle !&nbsp;&raquo;. En appel, c’est au patois morvandiau que fait appel le général Rondot. &laquo;&nbsp;Avant de partir du Morvan, où je me suis réfugié pour prendre du recul, pour venir ici, mon voisin, un paysan, m’a dit &#8216;Philippe, à Paris, on te prend pour un berniche&#8217;. Un berniche, c’est un<br />
l’idiot du village.&nbsp;&raquo; Un temps et il ponctue&nbsp;: &laquo;&nbsp;Non, madame la présidente, je ne suis pas un berniche.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il a été blessé dans son honneur, dit-il, qu’on le fasse passer pour un comploteur, celui qui se tient à la barre, droit comme les trois &laquo;&nbsp;I&nbsp;&raquo; de militaire. Raide comme se doit de l’être &laquo;&nbsp;l’officier général de la deuxième section&nbsp;&raquo; qu’il est, et sera jusqu’à sa mort&nbsp;: &laquo;&nbsp;lorsqu’on est officier général, on ne prend jamais sa retraite, on reste toujours sous l’autorité du ministre de la défense&nbsp;&raquo;, précise-t-il à la présidente dès les premières minutes de sa longue déposition devant la cour d’appel de Paris.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Si nous apparaissons&#8230;&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Philippe Rondot est un espion en chef, un pilier du renseignement français, qui n’est pas exactement selon lui &laquo;&nbsp;ce que pensent en savoir ceux qui ont vu OSS 117 ou James Bond&nbsp;&raquo;. Sacoche en cuir marron et cravate à écusson, il est, selon ses propres mots, &laquo;&nbsp;de la vieille école&nbsp;&raquo;. Celle où l’on &laquo;&nbsp;traite&nbsp;&raquo; les renseignements et les sources de &laquo;&nbsp;façon humaine et avec respect&nbsp;&raquo;, celle où l’on prend des notes sans cesse. Ah les notes du général Rondot&nbsp;! Aussi célèbres que les enregistrements secrets du majordome des Bettencourt, elles sont au cœur de l’affaire Clearstream et impliquent Dominique de Villepin&nbsp;: selon elles, le ministre des Affaires étrangères lui aurait demandé en janvier 2003 d’enquêter discrètement pour son compte sur les listings apportés par Gergorin et Lahoud. &laquo;&nbsp;Si nous apparaissons le PR et moi, nous sautons&nbsp;&raquo;, aurait ainsi dit Villepin selon les notes de celui qui était alors Conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales au ministère de la Défense.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pas comme un mezze&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Il tient à s’expliquer sur cette manie de tout consigner. &laquo;&nbsp;J’appartiens à une vieille famille de militaires&nbsp;&raquo;, dit-il. &laquo;&nbsp;Mon père était officier de renseignements lui-même, au Levant avant de rejoindre la France Libre. Il est de tradition chez les militaires de tenir un journal de marche. Je l’ai toujours fait, prenant des notes en réunion quand cela était possible et retranscrivant tout, minute par minute, dans mon journal chaque jour. Alors, mes verbatim, je suis le mieux placé pour les interpréter. Ce n’est pas comme un mezze libanais, vous savez ce plat où chacun peut prendre ce qui lui plait&nbsp;&raquo;. A sa droite, Dominique de Villepin sourit. A sa gauche, Imad Lahoud, le libanais d’origine que le général vient de traiter &laquo;&nbsp;d’escroc au renseignement&nbsp;&raquo;, prépare sans doute le coup d’après.</p>
<p>Source: Nouvel Observateur</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 18 heures 30: Clearstream: Villepin arrondit les angles face au général Rondot</ins></strong></p>
<p>Après avoir chatouillé l&#8217;honneur du général Rondot en première instance, Dominique de Villepin a choisi en appel d&#8217;arrondir les angles, conscient du danger que représente ce témoin central dans l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le général Rondot a raison!&nbsp;&raquo; Dès qu&#8217;il le peut, mercredi, Dominique de Villepin soutient le militaire et multiplie les sourires.</p>
<p>Alors qu&#8217;en première instance, il n&#8217;avait cessé de contester les notes prises par le général Rondot dans le cadre de l&#8217;affaire Clearstream, l&#8217;ancien Premier ministre opère un virage à 180 degrés. Il est même &laquo;&nbsp;d&#8217;accord à 100%&nbsp;&raquo; avec le général.</p>
<p>Pourtant cet accord parfait n&#8217;est que de façade. Car Dominique de Villepin ne choisit dans les déclarations du général que celles qui l&#8217;exonèrent des accusations de &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ainsi du récit que le militaire fait de la réunion du 9 janvier 2004 au Quai d&#8217;Orsay, en présence de Dominique de Villepin et de son co-prévenu Jean-Louis Gergorin, l&#8217;ancien ministre ne retient qu&#8217;une chose: &laquo;&nbsp;Nous sommes d&#8217;accord: ce n&#8217;est pas une réunion de conspirateurs&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pourtant un gouffre les sépare: alors que le général Rondot affirme que le ministre s&#8217;est recommandé d&#8217;une instruction du président Jacques Chirac, Dominique de Villepin dément avoir donné une instruction concernant le dossier Clearstream. Mais peu importe pour le fondateur de République solidaire, il s&#8217;agit juste d&#8217;&nbsp;&raquo;un ressenti différent&nbsp;&raquo;. Et puis, ce ne sont que &laquo;&nbsp;des événements secondaires au regard de l&#8217;essentiel&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Un peu plus tôt, l&#8217;assistance avait compris que l&#8217;agent de renseignement du ministère de la Défense ne se laisserait pas marcher sur les pieds. &laquo;&nbsp;Mon honneur a été touché&nbsp;&raquo;, avait-il prévenu. En première instance, il a peu goûté de se faire traiter de &laquo;&nbsp;militaire rigide&nbsp;&raquo;, (&laquo;&nbsp;bah oui, parce que je ne me tiens pas avachi!&nbsp;&raquo; a-t-il répondu mercredi) ou de &laquo;&nbsp;général menteur&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Quant à ses carnets, a-t-il mis en garde, &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas comme un mezze libanais, c&#8217;est-à-dire une multitude de plats où chacun picore ce qu&#8217;il aime pour en faire son assiette. (&#8230;) J&#8217;ai l&#8217;impression que dans ces verbatims, on a piqué ce qui arrangeait, en mettant de côté ce qui dérangeait&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Refusant d&#8217;être le &laquo;&nbsp;berniche&nbsp;&raquo; de service, un terme qui dans le Morvan désigne &laquo;&nbsp;l&#8217;idiot du village&nbsp;&raquo;, le militaire a témoigné durant de longues heures devant la cour afin d&#8217;éclairer les juges sur cette dénonciation calomnieuse au cours de laquelle des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, afin de faire croire qu&#8217;elles trempaient dans de sombres affaires mafieuses.</p>
<p>Pour la première fois, l&#8217;officier a livré son sentiment sur le véritable cerveau de la machination. Alors qu&#8217;en première instance le tribunal a jugé que Jean-Louis Gergorin était le grand instigateur du complot, Philippe Rondot a dit mercredi sa conviction que l&#8217;ancien haut responsable d&#8217;EADS n&#8217;avait pas agi de mauvaise foi.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Bien sûr, il a une nature débordante, parfois fantasmagorique. Mais il a rendu aussi d&#8217;éminents services à son pays&nbsp;&raquo;, a expliqué Philippe Rondot, avant d&#8217;ajouter: &laquo;&nbsp;Je crois à sa sincérité&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le militaire s&#8217;est montré moins élogieux à l&#8217;égard du mathématicien Imad Lahoud, &laquo;&nbsp;la source qui (lui) a été signalée par Jean-Louis Gergorin&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;M. Imad Lahoud a beaucoup menti. Il a tellement menti que même si un jour il lui arrivait de dire la vérité, il ne serait pas cru.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Bien sûr, a-t-il ajouté, M. Imad Lahoud nous a abusé. Dans les services, on qualifie ces personnes d&#8217;escrocs aux renseignements. Dans ma carrière, j&#8217;en ai rencontré beaucoup, ce n&#8217;est pas facile de faire le tri&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 18 heures: Clearstream&nbsp;: Villepin n&#8217;a pas demandé à &laquo;&nbsp;monter un coup&nbsp;&raquo;</strong></ins></p>
<p>Le général Rondot n&#8217;a rien perdu de sa rigueur toute militaire. D&#8217;une voix lente et monocorde, à peine éraillée par ses 75 ans, celui par lequel le dossier Clearstream est devenu une affaire d&#8217;Etat n&#8217;est pas du genre à s&#8217;avachir à la barre. Raide comme un piquet tout au long de son audition mercredi 11 mai, le militaire a redonné sa version de l&#8217;histoire: comment Jean-Louis Gergorin lui a présenté Imad Lahoud, une source qu&#8217;il a &laquo;&nbsp;traitée&nbsp;&raquo; -comme on dit dans le jargon du renseignement- pour obtenir des informations sur Ben Laden&nbsp;; comment Lahoud et Gergorin lui ont ensuite mis les faux comptes de Clearstream sous les yeux&nbsp;; comment Villepin l&#8217;a reçu le 9 janvier 2004, en présence de Gergorin, pour lui  demander de poursuivre ses enquêtes sur les listings&nbsp;; comment il s&#8217;est rendu compte très vite que tout était faux et l&#8217;a dit aux autorités.</p>
<p>Rien n&#8217;a changé depuis le premier procès. Ses notes -son &laquo;&nbsp;journal de marche&nbsp;&raquo; comme il dit- et son agenda, minutieusement annotés au jour le jour, ne disent rien de plus en 2011. A la sortie de la fameuse réunion du 9 janvier 2004, il a bien écrit que Dominique de Villepin lui demandait de poursuivre ses investigations sur &laquo;&nbsp;instructions&nbsp;&raquo; du &laquo;&nbsp;PR&nbsp;&raquo; &#8211; président de la République, Jacques Chirac à l&#8217;époque. Cela prouve-t-il l&#8217;implication de l&#8217;ancien ministre des Affaires étrangèr<br />
es? &laquo;&nbsp;Jamais il ne m&#8217;a demandé de monter un coup&nbsp;&raquo;, souligne avec vigueur l&#8217;agent de renseignement, qui en appelle juste après son &laquo;&nbsp;honneur&nbsp;&raquo;: &laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a pas de raison d&#8217;Etat dans cette affaire qui m&#8217;oblige à mentir.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et Villepin de répondre avec délectation à la barre: &laquo;&nbsp;Je suis d&#8217;accord à 100% avec ce qui est écrit (dans les carnets du général). La réunion du 9 janvier n&#8217;a pas été une réunion de conspirateurs.&nbsp;&raquo; Le seul doute, exprimé par le militaire, vient de ce qu&#8217;on lui a demandé de ne pas avertir son ministre, Michèle Alliot-Marie, à la Défense. Même lorsqu&#8217;il affirme que les listings sont des faux. &laquo;&nbsp;J&#8217;étais troublé&nbsp;&raquo;, reconnaît-il sans le paraître le moins du monde. Pas de quoi faire de Villepin un coupable. Les avocats de l&#8217;ancien Premier ministre, visiblement, le savent. On ne les entend pas.</p>
<p>Que retenir alors du long &laquo;&nbsp;exposé&nbsp;&raquo; de Rondot, qui parle devant le tribunal comme un professeur des universités s&#8217;adresse à ses étudiants en cours magistral &#8211; sans aucune condescendance, mais avec le souci d&#8217;être parfaitement compris? Que Jean-Louis Gergorin, un &laquo;&nbsp;ami&nbsp;&raquo; qui &laquo;&nbsp;a rendu des services à son pays&nbsp;&raquo;, est une &laquo;&nbsp;personnalité attachante et intelligente&nbsp;&raquo;, mais aussi &laquo;&nbsp;quelqu&#8217;un d&#8217;impulsif&nbsp;&raquo;, à la nature débordante, parfois fantasmagorique&nbsp;&raquo;, avec &laquo;&nbsp;l&#8217;obsession de la théorie du complot&nbsp;&raquo;. L&#8217;ancien haut responsable se souviendra sans doute, à l&#8217;énoncé du jugement, du portrait que son &laquo;&nbsp;ami&nbsp;&raquo; a dressé de lui. En quelques mots, prononcés sans précipitation, il le repeint en manipulateur capable de monter une machination.</p>
<p>Pour le général Rondot, qui répète à la barre ce qu&#8217;il a écrit dans ses carnets, Clearstream est une &laquo;&nbsp;construction intellectuelle de Jean-Louis Gergorin qui accroche Dominique de Villepin&nbsp;&raquo;. Lors de la réunion du 9 janvier 2004, c&#8217;est l&#8217;industriel qui est obsédé par Clearstream, qui parle sans arrêt de Sarkozy en utilisant le patronyme &laquo;&nbsp;Bocsa&nbsp;&raquo;, tel que le futur chef de l&#8217;Etat apparaîtra ensuite dans les listings. Et Villepin, demande le tribunal? Il était &laquo;&nbsp;souvent au téléphone&nbsp;&raquo;, répond Rondot qui le dédouane en même temps qu&#8217;il accable Gergorin.</p>
<p>Pendant ce temps, Imad Lahoud, qualifié au début de l&#8217;audition de &laquo;&nbsp;personnage complexe&nbsp;&raquo; par le militaire, fait profil bas, sans doute ravi de passer entre les gouttes.</p>
<p>Source: Challenges</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 17 heures 30: Rondot témoigne en faveur de Villepin au procès Clearstream</strong></ins></p>
<p>Un témoin clé, le général Philippe Rondot, a déposé mercredi en faveur de l&#8217;ancien Premier ministre Dominique de Villepin au procès en appel d&#8217;une manipulation menée en 2004 avec de faux fichiers de la société Clearstream où figurait notamment le nom de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Le procès de cette intrigue aux multiples rebondissements se déroule sur fond d&#8217;enjeux politiques, Dominique de Villepin, relaxé en première instance en 2010, envisageant de se présenter à l&#8217;élection présidentielle de 2012 contre Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Philippe Rondot, 74 ans, est le pivot de l&#8217;affaire et du dossier judiciaire. Il a enquêté en 2003 et 2004 sur les listings, à la demande notamment de Dominique de Villepin. Les carnets de note du militaire où il a consigné toutes les réunions, saisis pendant l&#8217;enquête, servent de guide aux juges.</p>
<p>Ce général, à l&#8217;origine notamment de l&#8217;arrestation d&#8217;Ilich Ramirez Sanchez dit &laquo;&nbsp;Carlos&nbsp;&raquo; en 1994 au Soudan, a assuré à la barre de la cour d&#8217;appel de Paris que Dominique de Villepin n&#8217;avait pas comploté contre Nicolas Sarkozy.</p>
<p>&laquo;&nbsp;A aucun moment, avec Dominique de Villepin, nous n&#8217;avons parlé de Nicolas Sarkozy et de son compte&nbsp;&raquo;, a-t-il dit. Selon l&#8217;accusation qui a fait appel de sa relaxe, Dominique de Villepin s&#8217;est servi de la fausse mention d&#8217;un compte bancaire occulte détenu par Nicolas Sarkozy pour le discréditer.</p>
<p>Mais pour le général Rondot, Dominique de Villepin était de bonne foi, car il pensait que les listings pouvaient être vrais, ce qui écarte l&#8217;accusation de &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo;.</p>
<p><em>LAHOUD &laquo;&nbsp;À LA SOURCE&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Il est même possible selon Philippe Rondot que, lors de la réunion de janvier 2004 au ministère des Affaires étrangères qui a lancé l&#8217;affaire des listings, Dominique de Villepin n&#8217;ait pas même entendu le nom de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Il a pourtant bien été prononcé car sur les carnets Rondot, on lit &laquo;&nbsp;enjeu politique Nicolas Sarkozy, fixation sur Nicolas Sarkozy, compte couplé, à vérifier&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je ne suis pas sûr que M. de Villepin ait pu entendre, car sans quitter la pièce, il allait souvent à son téléphone&nbsp;&raquo;, a dit le général. Pour lui, l&#8217;ancien-vice président d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin, qui avait fait connaitre les listings à Dominique de Villepin, était aussi de bonne foi.</p>
<p>Est donc en cause, aux yeux du militaire, l&#8217;autre prévenu Imad Lahoud, la &laquo;&nbsp;source&nbsp;&raquo; de Jean-Louis Gergorin. A ses yeux, Imad Lahoud n&#8217;était pas &laquo;&nbsp;la source mais à la source&nbsp;&raquo; des listings, c&#8217;est-à-dire l&#8217;auteur de la falsification.</p>
<p>Pourquoi, dans ce cas, ne pas avoir dénoncé cet homme avec lequel il travaillait à la justice&nbsp;? a demandé la cour au général. C&#8217;est parce que les services secrets ont l&#8217;habitude de traiter avec des informateurs qui peuvent s&#8217;avérer douteux.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous ne sommes pas, dans les services (secrets), une bande de voyous rompus aux coups tordus qui peuvent avoir lieu dans le monde politique. Nous ne sommes pas des dénonciateurs&nbsp;&raquo;, a dit Philippe Rondot.</p>
<p>Le procès se poursuit jusqu&#8217;au 26 mai. L&#8217;arrêt sera mis en délibéré jusqu&#8217;à l&#8217;automne.</p>
<p>Source: Reuters</p>
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<p><ins><strong>Mercredi 17 heures: Clearstream: Dominique de Villepin &laquo;&nbsp;d&#8217;accord à 100%&nbsp;&raquo; avec le général Rondot</strong></ins></p>
<p>Dominique de Villepin, qui jusqu&#8217;à présent contestait les notes prises par le général Philippe Rondot dans le cadre de l&#8217;affaire Clearstream, s&#8217;est dit mercredi, devant la cour d&#8217;appel de Paris, &laquo;&nbsp;d&#8217;accord à 100%&nbsp;&raquo; avec le militaire.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je ne suis pas d&#8217;accord à 99% mais à 100% avec ce qui est écrit&nbsp;&raquo; dans les verbatims du général et avec &laquo;&nbsp;l&#8217;essentiel de ce qu&#8217;a dit le général Rondot&nbsp;&raquo; mercredi à l&#8217;audience, a déclaré l&#8217;ancien Premier ministre, en multipliant les sourires au témoin-vedette.</p>
<p>Quelques minutes plus tôt, le général avait raconté comment s&#8217;était déroulée la réunion du 9 janvier 2004 au Quai d&#8217;Orsay, en présence de Dominique de Villepin et de son co-prévenu Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Alors qu&#8217;il enquête depuis plusieurs mois sur les listings Clearstream pour le ministère de la Défense, le militaire reçoit alors l&#8217;instruction de Dominique de Villepin d&#8217;enquêter également pour son compte. Alors que le général Rondot affirme que le ministre s&#8217;est recommandé d&#8217;une instruction du président Jacques Chirac, Dominique de Villepin dément cette version.</p>
<p>Comme l&#8217;a dit le général Rondot, &laquo;&nbsp;cette réunion n&#8217;a pas été une réunion de conspirateurs&nbsp;&raquo;, a indiqué M. de Villepin. Et &laquo;&nbsp;qu&#8217;ici ou là, nous ayons des interprétations différentes, un ressenti différent, je dirais que ce sont des événements secondaires au regard de l&#8217;essentiel&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Si la stratégie de Dominique de Villepin consistait mercredi à acquiescer aux propos du militaire, dans les faits, les divergences persistaient.</p>
<p>Ainsi, M. de Villepin &laquo;&nbsp;conteste la direction des instructions&nbsp;&raquo;. Selon lui, les directives que lui a données Jacques Chirac concernaient la moralisation de la vie publique internationale.</p>
<p>Certes, reconnaît M. Rondot, &laquo;&nbsp;il n&#8217;y avait pas d&#8217;instructions précises disant +Continuez votre enquête+ ou +Ciblez un tel ou un tel+&nbsp;&raquo;, mais pour le militaire, il n&#8217;y a pas de doute, l&#8217;instruction présidentielle se &laquo;&nbsp;rattache aux investigations&nbsp;&raquo; qu&#8217;il mène déjà sur les listings Clearstream pour le ministère de la Défense.</p>
<p>Les carnets du général Rondot sont au coeur de l&#8217;affaire Clearstream, vaste dénonciation calomnieuse au cours de laquelle des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés dans des l<br />
istings de la chambre de compensation luxembourgeoise, afin de faire croire qu&#8217;ils trempaient dans de sombres affaires mafieuses.</p>
<p>Source: AFP</p>
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<p><strong><ins>Mercredi 16 heures 30: Le général Rondot implacable face à un Villepin pourtant conciliant</ins></strong></p>
<p>Après avoir chatouillé l&#8217;honneur du général Rondot en première instance, Dominique de Villepin a fait assaut de courtoisie en appel, mais cette déférence appuyée n&#8217;a pas empêché l&#8217;officier d&#8217;ébranler sérieusement la défense de l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le général Rondot a raison!&nbsp;&raquo; Dès qu&#8217;il le peut, mercredi, Dominique de Villepin soutient le militaire et multiplie les sourires.</p>
<p>Alors qu&#8217;en première instance, il n&#8217;avait cessé de contester les notes prises par le général Rondot dans le cadre de l&#8217;affaire Clearstream, l&#8217;ancien Premier ministre opère un virage à 180 degrés. Il est même &laquo;&nbsp;d&#8217;accord à 100%&nbsp;&raquo; avec le général.</p>
<p>Pourtant cet accord parfait n&#8217;est que de façade. Car Dominique de Villepin ne choisit dans les déclarations du général que celles qui l&#8217;exonèrent des accusations de &laquo;&nbsp;complicité&nbsp;&raquo; dans cette affaire de dénonciation calomnieuse où des listings bancaires ont été falsifiés afin de faire croire que des personnalités, dont Nicolas Sarkozy, trempaient dans des affaires mafieuses.</p>
<p>Ainsi du récit que le militaire fait de la réunion du 9 janvier 2004 au Quai d&#8217;Orsay, en présence de Dominique de Villepin et de son co-prévenu Jean-Louis Gergorin, l&#8217;ancien ministre ne retient qu&#8217;une chose: &laquo;&nbsp;Nous sommes d&#8217;accord: ce n&#8217;est pas une réunion de conspirateurs&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pourtant un gouffre les sépare: alors que le général Rondot affirme que le ministre s&#8217;est recommandé d&#8217;une instruction du président Jacques Chirac, M. de Villepin dément avoir donné une instruction concernant le dossier Clearstream. Mais peu importe pour le fondateur de République solidaire, il s&#8217;agit juste d&#8217;&nbsp;&raquo;un ressenti différent&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;des événements secondaires au regard de l&#8217;essentiel&nbsp;&raquo;.</p>
<p>A deux autres reprises, le même scénario se reproduit. Ainsi le général Rondot affirme qu&#8217;il a eu connaissance de la falsification des listings Clearstream dès juillet 2004 et qu&#8217;il en a immédiatement averti Dominique de Villepin. Il assure également qu&#8217;en mars 2004, le ministre lui a téléphoné pour qu&#8217;il fasse libérer Imad Lahoud, le faussaire présumé, alors en garde à vue pour une affaire d&#8217;escroquerie.</p>
<p>Quand Dominique de Villepin redouble de précautions oratoires et se contente de dire qu&#8217;il n&#8217;a pas sur ces points &laquo;&nbsp;le même souvenir&nbsp;&raquo; que le général Rondot, celui-ci reste courtois mais sa réponse ne laisse pas place au doute: &laquo;&nbsp;je dis que nous sommes en désaccord&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Alors qu&#8217;au premier procès, l&#8217;agent de renseignement semblait tétanisé face à l&#8217;ancien Premier ministre, mercredi, le septuagénaire s&#8217;est refusé à passer pour un &laquo;&nbsp;berniche&nbsp;&raquo;, un terme qui dans le Morvan désigne &laquo;&nbsp;l&#8217;idiot du village&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Mon honneur a été touché&nbsp;&raquo;, a-t-il prévenu, rappelant qu&#8217;il avait peu goûté, devant le tribunal, de se faire traiter de &laquo;&nbsp;militaire rigide&nbsp;&raquo;, (&laquo;&nbsp;bah oui, parce que je ne me tiens pas avachi!&nbsp;&raquo; a-t-il répondu mercredi) ou de &laquo;&nbsp;général menteur&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Quant à ses carnets, a-t-il mis en garde, &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas comme un mezze libanais, c&#8217;est-à-dire une multitude de plats où chacun picore ce qu&#8217;il aime pour en faire son assiette.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Pour la première fois, l&#8217;officier a livré son sentiment sur le véritable cerveau de la machination. Alors que le jugement de janvier 2010 fait de Jean-Louis Gergorin le grand instigateur du complot, Philippe Rondot a dit mercredi sa conviction que l&#8217;ancien responsable d&#8217;EADS n&#8217;avait pas agi de mauvaise foi.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Bien sûr, il a une nature débordante, parfois fantasmagorique. Mais il a rendu aussi d&#8217;éminents services à son pays&nbsp;&raquo;, a expliqué Philippe Rondot, avant d&#8217;ajouter: &laquo;&nbsp;Je crois à sa sincérité&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le militaire s&#8217;est montré moins élogieux à l&#8217;égard du mathématicien Imad Lahoud. Il &laquo;&nbsp;a beaucoup menti. Il a tellement menti que même si un jour il lui arrivait de dire la vérité, il ne serait pas cru.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Fin de l&#8217;audition de M. Rondot et audition de témoins de moralité jeudi après-midi.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 16 heures: Clearstream: Rondot défend Villepin</strong></ins></p>
<p>Le général Philippe Rondot a affirmé aujourd&#8217;hui à la cour d&#8217;appel de Paris que Dominique de Villepin ne lui a jamais dit que le nom de Nicolas Sarkozy était mentionné sur les listings et encore moins demandé de &laquo;&nbsp;monter un coup&nbsp;&raquo; contre ce dernier.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Jamais M. Dominique de Villepin ne m&#8217;a fait état de la présence du patronyme de Nicolas Sarkozy sur ces listings&nbsp;&raquo;, a-t-il déclaré. &laquo;&nbsp;Jamais M. Dominique de Villepin ne m&#8217;a demandé de monter un coup avec la complicité supposé de Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté.</p>
<p>Quelques instants auparavant, le général Rondot a estimé qu&#8217;Imad Lahoud &laquo;&nbsp;a été à la source&nbsp;&raquo; de l&#8217;affaire Clearstream dans laquelle Jean-Louis Gergorin est entré &laquo;&nbsp;de bonne foi&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Imad Lahoud, mathématicien, est soupçonné d&#8217;avoir trafiqué les listings de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Jean-Louis Gergorin, ancien haut responsable d&#8217;EADS, est soupçonné d&#8217;être à l&#8217;origine des fausses accusations transmises à la justice.</p>
<p>Dominique de Villepin est quant à lui accusé d&#8217;avoir laissé cette manipulation se développer car elle pouvait discréditer Nicolas Sarkozy qui se positionnait pour la présidentielle de 2007.</p>
<p>Source: AP</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 16 heures: Clearstream: &laquo;&nbsp;pas de complot&nbsp;&raquo; selon Villepin et Rondot</strong></ins></p>
<p>15h46&nbsp;: Devant la Cour d&#8217;appel, les versions du général Rondot et de Dominique de Villepin s&#8217;accordent&nbsp;: il n&#8217;y a pas eu de complot. Le camp Villepin semble se satisfaire du témoignage du général Rondot.</p>
<p>15h30&nbsp;: &laquo;&nbsp;Jamais Dominique de Villepin ne m&#8217;a fait état de la présence du patronyme de Nicolas Sarkozy sur ces listings&nbsp;&raquo;, affirme, plus raide que jamais, Philippe Rondot. &laquo;&nbsp;Jamais monsieur Dominique de Villepin ne m&#8217;a demandé de monter un coup avec la complicité supposé de Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud&nbsp;&raquo;, martèle-t-il.</p>
<p>15h25&nbsp;: &laquo;&nbsp;On dit que Clearstream était mon affaire. Elle l&#8217;a été en partie. Mais j&#8217;avais d&#8217;autres préoccupations que cette misérable affaire&nbsp;&raquo;, raconte Philippe Rondot.</p>
<p>15h10&nbsp;: &laquo;&nbsp;Quand, je suis parti prendre un peu de recul, dans le Morvan, un vieil homme est venu me dire &#8216;Philippe, à Paris, on te prend pour un berniche&#8217;. Dans le Morvan, un berniche, c&#8217;est l&#8217;idiot du village&nbsp;&raquo;, explique le général Rondot qui ajoute&nbsp;: &laquo;&nbsp;non, madame la présidente, je ne suis pas un berniche&nbsp;&raquo;!</p>
<p>15h04&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je pense que, dans cette affaire, Imad Lahoud est à la source&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Que jamais Dominique de Villepin ne m&#8217;a informé que le nom de Sarkozy était dans ces listings&nbsp;&raquo;, conclut le général Rondot dont le monologue dure depuis trois quart d&#8217;heure. &laquo;&nbsp;L&#8217;honneur qui est le mien a été touché&nbsp;&raquo;, ajoute-t-il.</p>
<p>14h58&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le 19 juillet, j&#8217;ai dit &#8216;attention ces listings ne tiennent pas&#8217; &laquo;&nbsp;, explique une nouvelle fois, le général Rondot, fidèle à ses propos de première instance. Puis, il ajoute&nbsp;: &laquo;&nbsp;pour moi, mon enquête est terminée&nbsp;&raquo;.</p>
<p>14h27&nbsp;: Le général Rondot s&#8217;avance vers le micro et annonce qu&#8217;il va poursuivre &laquo;&nbsp;son exposé&nbsp;&raquo;. Avec insistance, il avait demandé &#8211; avant la suspension d&#8217;audience &#8211; à le poursuivre.</p>
<p>14h25&nbsp;: L&#8217;audience reprend. La présidente de la Cour annonce que la partie civile Edwy Plenel sera entendu, mercredi matin, le 18 mai prochain.</p>
<p>12h48&nbsp;: L&#8217;audience est suspendue et reprendra à 14h15.</p>
<p>12h40&nbsp;: Le général Rondot s&#8217;agace d&#8217;être interrompu dans &laquo;&nbsp;son exposé&nbsp;&raquo;. Le parquet débute la série de questions. Philippe Rondot essaie d&#8217;allumer son micro en vain. Un avocat vient l&#8217;aider.</p>
<p>12h32&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il y a ceux qui n&#8217;ont d&#8217;autre culture qu&#8217;OSS 117 et James Bond&#8230;. Ce n&#8217;<br />
est pas le cas de Dominique de Villepin qui sait très bien comment fonctionne l&#8217;état&nbsp;&raquo;, assène le général Rondot qui vient de passer en revue les trois prévenus.</p>
<p>12h25&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mr Imad Lahoud est d&#8217;origine libanaise, il ne faut pas l&#8217;oublier. Ce sont des pays de fracture, de violence, de dérapage, où la parole a une valeur relative. J&#8217;ai le sentiment qu&#8217;il porte en lui tous ces déchirements que j&#8217;ai connus au Liban. Je ne dis pas cela pour l&#8217;absoudre. J&#8217;essaie de comprendre. J&#8217;ai eu droit, dans le livre d&#8217;Imad Lahoud, a un certain nombre de coups, que je ne comprends pas&nbsp;&raquo;, insiste le général Rondot avant d&#8217;ajouter&nbsp;: qu&#8217;il n&#8217;était pas familier avec Imad Lahoud. &laquo;&nbsp;Je l&#8217;ai toujours vouvoyé. Je n&#8217;ai jamais invité à ma table Imad Lahoud. Il ne m&#8217;a jamais invité à la sienne (&#8230;). Il a tellement menti que même s&#8217;il disait un jour la vérité, il ne serait pas cru. Imad Lahoud nous a abusé. Dans les services, on qualifie ses personnes d&#8217;escroc aux renseignements. J&#8217;en ai rencontrés beaucoup, dans ma carrière. Il est difficile de faire le tri&nbsp;&raquo;, ajoute le général Rondot.</p>
<p>12h22&nbsp;: &laquo;&nbsp;Jean-Louis Gergorin est une personnalité attachante. C&#8217;est un ami. Et ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;il est là, que je lui retire mon amitié&nbsp;&raquo;, ajoute le général Rondot avant de nuancer&nbsp;: &laquo;&nbsp;j&#8217;ai pu remarquer que c&#8217;était quelqu&#8217;un d&#8217;impulsif, d&#8217;une intelligence qui nous bousculait, dont les analyses plus ou moins percutantes impressionnaient et tout ça ne laissait pas cette personne indifférente à mes yeux. Je l&#8217;écoutais et suivais ses recommandations&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Bien sûr, il a une nature débordante, parfois fantasmagorique. Mais il a rendu aussi d&#8217;éminents services à son pays et il avait beaucoup d&#8217;audience au sein des services, que ce soit la DGSE ou la DST (&#8230;) Je crois à sa sincérité&nbsp;&raquo;.</p>
<p>12h20&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je suis de vieille école&nbsp;&raquo;, admet le général Rondot, provoquant quelques sourires amusés dans la salle.</p>
<p>12h14&nbsp;: Le général Rondot compare désormais ses notes à un &laquo;&nbsp;mezze&nbsp;&raquo; libanais. &laquo;&nbsp;Chacun a picoré ce qu&#8217;il voulait&nbsp;&raquo;, finit-il par conclure.</p>
<p>12h12&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ma manière de fonctionner est un peu particulière&#8230; Quoique je suis étonné que l&#8217;on s&#8217;étonne&nbsp;&raquo;, indique maintenant le général Rondot, dont l&#8217;allure est toujours aussi raide et rigide.</p>
<p>12h07&nbsp;: &laquo;&nbsp;J&#8217;écris pour plusieurs raisons. Par tradition d&#8217;abord&nbsp;: je viens d&#8217;une famille de militaires&nbsp;&raquo;, explique le général Rondot dont les carnets ont été au coeur de cette affaire Clearstream. &laquo;&nbsp;Mon père tenait un journal de marche&nbsp;&raquo;, explique-t-il encore.</p>
<p>11h55&nbsp;: Le général Rondot est appelé à la barre. Il entre dans la salle avec une allure raide. Son visage est toujours aussi bronzé.</p>
<p>Source: Europe 1</p>
<p>*****</p>
<p> <strong><ins>Mercredi 13 heures 30: Le reportage de BFM TV</ins></strong></p>
<p> <object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xinlob"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xinlob" width="500" height="400" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xinlob_clearstream-le-general-rondot-tacle-villepin_news" target="_blank">Clearstream : le g&eacute;n&eacute;ral Rondot tacle Villepin</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" target="_blank">BFMTV</a></i></p>
<p> *****
<p><ins><strong>Mercredi 11 heures: Clearstream: Denis Robert pointe le rôle crucial d&#8217;Imad Lahoud</strong></ins></p>
<p>Le journaliste relaxé en première instance a assuré à la cour d&#8217;appel de Paris qu&#8217;il avait, avec Florian Bourges, servi de &laquo;&nbsp;chèvre&nbsp;&raquo; au faussaire présumé.</p>
<p>Le journaliste Denis Robert a assuré mercredi 11 mai à la cour d&#8217;appel de Paris qu&#8217;avec l&#8217;auditeur Florian Bourges, ils avaient servi de &laquo;&nbsp;chèvres&nbsp;&raquo; à Imad Lahoud, le faussaire présumé des listings Clearstream, dans lesquels des noms de personnalités ont été ajoutés pour les discréditer.</p>
<p>Relaxé en première instance, Denis Robert n&#8217;encourt plus aucune sanction pénale. Il est présent à ce second procès car cinq parties civiles ont fait appel contre lui.</p>
<p>Il a demandé à être entendu pour pouvoir éclairer la cour sur le scandale Clearstream qu&#8217;il a vécu de l&#8217;intérieur. Condamné à plusieurs reprises pour avoir diffamé Clearstream, il a récemment été blanchi par la Cour de cassation sur l&#8217;ensemble de ces poursuites.</p>
<p>Denis Robert a mis en relation Imad Lahoud avec Florian Bourges qui, en 2003, auditait les comptes de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Le jeune auditeur a ensuite transmis copie de certains fichiers clients au journaliste et à Imad Lahoud.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il m&#8217;a baladé pendant des années&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&laquo;&nbsp;Florian Bourges et moi-même avons servi d&#8217;alibi et de chèvres&nbsp;&raquo;, à Imad Lahoud, a déclaré Denis Robert, pour qui &laquo;&nbsp;le jugement de première instance est insatisfaisant dans la manière dont il décrit la relation&nbsp;&raquo; entre le mathématicien Lahoud et l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Alors qu&#8217;en première instance, le tribunal a estimé que Jean-Louis Gergorin était le cerveau de la machination et qu&#8217;Imad Lahoud l&#8217;avait accompagné dans ce complot, Denis Robert &laquo;&nbsp;pense qu&#8217;ils n&#8217;ont pas le même rôle&nbsp;&raquo;.</p>
<p>A ses yeux, Imad Lahoud a eu un rôle crucial. &laquo;&nbsp;Cette histoire, c&#8217;est lui qui la monte. (&#8230;) L&#8217;objet qu&#8217;il est en train de créer le dépasse complètement.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il m&#8217;a baladé pendant des années, il m&#8217;a menti. C&#8217;est un escroc. (&#8230;) A chaque fois que je suis près de démasquer son jeu, il me dit qu&#8217;il est menacé de mort&nbsp;&raquo;, raconte encore Denis Robert.</p>
<p>Pour le journaliste, à l&#8217;époque de la dénonciation calomnieuse, en 2003-2004, &laquo;&nbsp;il n&#8217;est pas du tout quelqu&#8217;un qui est à l&#8217;ordre de quelqu&#8217;un&nbsp;&raquo;.</p>
<p>A l&#8217;issue de l&#8217;audition de Denis Robert, la cour d&#8217;appel devait entendre un témoin crucial, le général Philippe Rondot.</p>
<p>Source: Le Nouvel Observateur &#8211; AFP</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Mercredi 10 heures 30: Le reportage de BFM TV</ins></strong></p>
<p> <object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xinh8a"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xinh8a" width="500" height="400" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xinh8a_proces-clearstream-lahoud-en-ligne-de-mire_news" target="_blank">Proc&egrave;s Clearstream : Lahoud en ligne de mire</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" target="_blank">BFMTV</a></i></p>
<p> *****
<p><strong><ins>Mercredi 9 heures: Clearstream&nbsp;: Villepin à l&#8217;épreuve du général Rondot</ins></strong></p>
<p>C&#8217;est une journée d&#8217;audience cruciale qui s&#8217;ouvre mercredi dans le procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream. Certains la qualifient même de &laquo;&nbsp;journée de tous les dangers&nbsp;&raquo; pour Dominique de Villepin, qui a été relaxé en première instance. Doit en effet venir témoigner à la barre le général Philippe Rondot, qui a enquêté sur les listings Clearstream en 2003 et 2004, pour le compte du ministère de la Défense, mais aussi pour l&#8217;ancien locataire du Quai d&#8217;Orsay. Les fameux carnets du militaire, récupérés lors de l&#8217;instruction, recèlent de nombreuses informations qui contredisent la défense de l&#8217;ex-Premier ministre, poursuivi pour &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dominique de Villepin maintient avec aplomb, depuis le début de ce second procès, que le nom de Nicolas Sarkozy n&#8217;a pas été cité le 9 janvier 2004, lors du fameux briefing au Quai d&#8217;Orsay auquel participaient l&#8217;ex vice-président d&#8217;EADS Jean-L<br />
ouis Gergorin et le général Rondot, alors que ces deux derniers disent le contraire. Tout comme le parquet général qui reproche à Dominique de Villepin d&#8217;avoir su avant que l&#8217;affaire n&#8217;éclate au grand jour,que les listings bancaires étaient faux et de n&#8217;avoir rien fait pour stopper la machination ayant consisté à faire croire que des personnalités, Nicolas Sarkozy en tête, détenaient des comptes occultes à l&#8217;étranger.</p>
<p>Lundi, le président de République solidaire a répondu aux juges qu&#8217;il voulait bien &laquo;&nbsp;qu&#8217;on (lui) reproche une abstention&nbsp;&raquo;, mais que cette abstention, c&#8217;était &laquo;&nbsp;celle de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo;. Et d&#8217;expliquer que d&#8217;autres que lui au sein de l&#8217;appareil d&#8217;Etat étaient conscients de la manipulation et auraient pu stopper la calomnie en 2004, à commencer par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). Quand l&#8217;avocat général rappelle que le général Rondot lui avait parlé de ses doutes, Dominique de Villepin répond &laquo;&nbsp;on était dans le questionnement, pas dans les certitudes&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;nous ne sommes pas experts en Rondologie&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Que va dire le général Rondot ce mercredi&nbsp;? Dominique de Villepin saura-t-il donner le change&nbsp;? Réponses en direct dès le milieu de la matinée.</p>
<p>Source: TF1 &#8211; LCI</p>
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		<title>Notre procès Clearstream: quatrième journée</title>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 19:19:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Reprise ce lundi matin des audiences du procès en appel de l'affaire Clearstream.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Reprise ce lundi matin des audiences du procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p><span id="more-6871"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 21 heures 30: Une affaire de famille au sein du procès Clearstream</ins></strong></p>
<p>Lors de l&#8217;ouverture du premier procès Clearstream, le 21 septembre 2009, Dominique de Villepin était venu avec toute sa famille, femme et enfants, pour défendre son honneur. Imad Lahoud, son coprévenu dans cette affaire, fait mieux: lundi, la cour d&#8217;appel de Paris, qui examine le dossier depuis une semaine, a entendu l&#8217;épouse de cet ingénieur, le plus lourdement sanctionné en première instance. Anne-Gabrielle Lahoud a soutenu son époux à la barre. Inspectrice des Finances de professions, celle qui est la fille de François Heilbronner, ancien conseiller de Jacques Chirac, a elle-même écrit à la cour pour demander à être entendue.</p>
<p>Dans l&#8217;affaire Clearstream, Anne-Gabrielle Lahoud a joué un second rôle qui pourrait mettre à mal la ligne de défense de Dominique de Villepin. Elle assure que Philippe Faure, l&#8217;actuel ambassadeur de France au Japon qui était fin 2006 secrétaire général du Quai d&#8217;Orsay, lui a demandé le manuscrit du livre d&#8217;Imad Lahoud, Un coupable idéal afin de le faire relire par le ministre des Affaires étrangères d&#8217;alors, Dominique de Villepin justement. Elle était alors elle-même alors conseillère au ministère. Philippe Faure lui aurait rendu le manuscrit, en lui disant &laquo;&nbsp;qu&#8217;il faudrait retirer deux passages&nbsp;&raquo; mettant en cause celui qui allait devenir Premier ministre.</p>
<p><strong>La théorie des &laquo;&nbsp;cinq minutes&nbsp;&raquo; de Villepin</strong></p>
<p>L&#8217;épisode est démenti en bloc par Dominique de Villepin et Philippe Faure, ce dernier niant avoir joué le &laquo;&nbsp;petit facteur manipulateur&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;M. Faure ment, c&#8217;est aussi simple que ça. Il a fait une belle lettre, il en profite pour m&#8217;attaquer&nbsp;&raquo;, mais &laquo;&nbsp;moi aussi, je suis un très bon fonctionnaire, très respecté&nbsp;&raquo;, argue Anne-Gabrielle Lahoud.</p>
<p>Le témoignage de la jeune femme a toutefois été fragilisé par la série de questions qui a suivi ses révélations. &laquo;&nbsp;Pense-t-elle que son époux a menti lorsqu&#8217;il a raconté avoir rencontré trois fois Oussama Ben Laden ?&nbsp;&raquo;, lui demande un avocat. Elle a gardé le silence, baissant les yeux. Après l&#8217;insistance de la cour, la réponse tombe enfin. &laquo;&nbsp;Entre 2000 et 2004, Imad a changé et il a fait beaucoup de bêtises&nbsp;&raquo;, dit-elle avant d&#8217;ajouter&nbsp;: aujourd&#8217;hui, &laquo;&nbsp;il se reconstruit&nbsp;&raquo;. Depuis 2005, l&#8217;ingénieur a passé son agrégation et est devenu professeur de maths. &laquo;&nbsp;Quand on est prof, le mensonge n&#8217;est plus là. Aujourd&#8217;hui, quand Imad dit quelque chose, je le crois&nbsp;&raquo;, assure son épouse.</p>
<p>Interrogé quelques minutes plus tard, Dominique de Villepin s&#8217;est contenté de nier, sans charger la barque d&#8217;Imad Lahoud. Comme lors de la première audience, l&#8217;ancien Premier ministre a préféré rappeler à la cour la lenteur étonnante de l&#8217;appareil d&#8217;Etat. Selon lui, &laquo;&nbsp;d&#8217;autres que lui&nbsp;&raquo; auraient pu stopper la calomnie avant 2004. L&#8217;homme politique a visé la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), qui dépend du ministère de la Défense alors dirigé par Michèle Alliot-Marie. Pour le prévenu, la DGSE pouvait élucider cette affaire en cinq minutes dès 2003. En effet, à en croire l&#8217;instruction, Imad Lahoud avait alors déjà transmis les fameux listings frauduleux à la DGSE. &laquo;&nbsp;Que n&#8217;a-t-elle pris ces cinq minutes pour nous éviter le poids de ce cauchemar?&nbsp;&raquo;, a lancé l&#8217;ancien Premier ministre en guise de conclusion de la journée d&#8217;audience.</p>
<p>Source: Le Journal du Dimanche</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 20 heures 30: Procès Clearstream&nbsp;: Villepin justifie son attentisme</ins></strong></p>
<p>«Je ne me prends pas pour Sherlock Holmes»&nbsp;: Dominique de Villepin a été ministre de la République, pas détective. Pas question de confondre les fonctions sinon il se fâche. Surtout lorsque les débats se rapprochent de la période clé de juillet 2004. Celle de tous les dangers, car l&#8217;accusation lui reproche alors d&#8217;avoir tout su de la fausseté des listings Clearstream, mais de n&#8217;avoir rien entrepris pour arrêter la machination. C&#8217;est la fameuse «complicité par abstention» qui a conduit le parquet à faire appel de sa relaxe.</p>
<p>Effectivement, en ce début d&#8217;été 2004, les signes sont nombreux pour décrédibiliser le corbeau présumé, Jean-Louis Gergorin, qui alimente le juge Van Ruymbeke en dénonciations sur un système de corruption planétaire et sur l&#8217;existence d&#8217;un compte occulte attribué à Nicolas Sarkozy. La DST, alors saisie par Dominique de Villepin, qui détient désormais le portefeuille de ministre de l&#8217;Intérieur après celui des Affaires étrangères, évoque vite une «manipulation» , mais &#8211; c&#8217;est vrai &#8211; ne livre pas de conclusions définitives. Le général Rondot, qui enquête de son côté sur ce pseudo-complot international, est, lui, de plus en plus circonspect. La DGSE flaire l&#8217;énorme supercherie. Et un article paru dans Le Point le 8 juillet commence à dévoiler les dessous du dossier.</p>
<p>Bref, tous les signaux sont à l&#8217;orange vif. Et le tout-Paris informé commence à bruisser avant la torpeur estivale… Pourquoi, alors qu&#8217;il avait été mis dans la confidence dès janvier de cette prétendue «menace» internationale par Gergorin, le ministre a-t-il observé le silence laissant services secrets, membres du gouvernement et juge d&#8217;instruction s&#8217;agiter en tous sens&nbsp;? Voilà ce qui peut gêner Dominique de Villepin aujourd&#8217;hui. Mais il est loin de partager cette «analyse a posteriori». Face à la cour d&#8217;appel, l&#8217;ex-patron de Matignon s&#8217;emploie à tenir le danger à bonne distance. Premier élément de sa démonstration, «il y avait à l&#8217;époque des questions mais pas de certitudes» , donc, dans sa logique de «fonctionnement de l&#8217;appareil d&#8217;État», pas de décisions définitives à prendre, car «un ministre ne travaille pas sur des éléments flous, il ne spécule pas !»</p>
<p>Postés derrière lui, comme bluffés par cette verve et cette assurance, ses trois avocats &#8211; Mes Olivier Metzner, Luc Brossollet et Olivier d&#8217;Antin &#8211; laissent l&#8217;homme politique poursuivre sur sa lancée. Des élèves face au maître… Qu&#8217;avance maintenant le prévenu&nbsp;? Que ses collègues du gouvernement, au courant à des degrés divers, ne se sont pas,conduits autrement. «Le ministre de la Justice, informé depuis début mai, a-t-il dit&nbsp;: «Il faudrait faire ceci ou cela»&nbsp;? Le ministre des Finances a-t-il fait une conférence de presse pour expliquer ce qu&#8217;était une «chambre de compensation ?»</p>
<p>L&#8217;avocat général Jean-Louis Pérol, chargé de ferrailler avec Villepin, connaît les failles à exploiter&nbsp;: «Vous dites au général Rondot de demander à Jean-Louis Gergorin de ne plus bouger et de se reposer. Pourquoi ?» Réponse, un haussement d&#8217;épaule à peine réprimé&nbsp;: «Il m&#8217;avait dit que Jean-Louis Gergorin s&#8217;agitait.»</p>
<p><strong>Ni devin ni détective</strong></p>
<p>La présidente prend le relais, lisant les notes du général Rondot et la mention bien embarrassante attribuée au prévenu&nbsp;: «Si nous apparaissons le PR (le président de la République Jacques Chirac, NDLR) et moi, nous sautons.» Une mauvaise interprétation de propos bien postérieurs, à n&#8217;en pas douter.</p>
<p>Et Dominique de Villepin de marteler sans fin mais non sans force de conviction&nbsp;: «Il n&#8217;y avait aucun élément fort, probant, pertinent. Le ministre que j&#8217;étais ne pouvait pas agir différemment de ce que j&#8217;ai fait. L&#8217;action de l&#8217;État n&#8217;est pas un exercice de divination !» Ni devin ni détective mais «stratège de la dissimulation», a écrit l&#8217;accusation qui croit déceler une habile manoeuvre pour nuire à ses ennemis politiques.</p>
<p>Source: Le Figaro</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Lundi 18 heures 30: Clearstream: pour Villepin, la DGSE et Alliot-Marie savaient</strong></ins></p>
<p>Selon l&#8217;ancien Premier ministre, d&#8217;autres ministères auraient pu stopper la manipulation Clearstream, notamment le ministère de la Défense.</p>
<p>Dominique de Villepin, accusé de complicité de dénonciation calomnieuse dans l&#8217;affaire Clearstream, a affirmé lundi<br />
 à la cour d&#8217;appel de Paris que d&#8217;autres que lui au sein de l&#8217;appareil d&#8217;Etat étaient conscients de la manipulation et auraient pu stopper la calomnie dès 2004.</p>
<p>En 2004, &laquo;&nbsp;le ministère de la Justice est informé depuis début mai. Le ministère des Finances, qui est quand même bien placé pour connaître le fonctionnement d&#8217;une chambre de compensation (telle que Clearstream, ndlr), qu&#8217;est-ce qui l&#8217;empêche de mener une enquête&nbsp;? Et le ministère de la Défense, il ne saisit personne !&nbsp;&raquo;, s&#8217;est étonné l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>Le parquet général reproche à Dominique de Villepin, qui était alors ministre de l&#8217;Intérieur, de n&#8217;avoir pas stoppé la machination ayant consisté à ajouter des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires en sachant que ces derniers étaient des faux, pour faire croire qu&#8217;elles trempaient dans de sombres affaires mafieuses.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je veux bien qu&#8217;on me reproche une abstention, a-t-il ironisé, mais cette abstention, c&#8217;est celle de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo;, qui a agi &laquo;&nbsp;par précaution&nbsp;&raquo;.</p>
<p>A cette époque, &laquo;&nbsp;un juge est saisi et pas n&#8217;importe quel juge&nbsp;&raquo;, rappelle Dominique de Villepin, en faisant référence au juge Renaud van Ruymbeke qui enquête depuis mai 2004 sur les listings que lui a soumis l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin. &laquo;&nbsp;Comment peut-on parler d&#8217;inaction dès lors que c&#8217;est l&#8217;un des meilleurs juges français qui est saisi ?&nbsp;&raquo;</p>
<p><em>«Cette abstention, c&#8217;est celle de l&#8217;Etat»</em></p>
<p>Quant à la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), qui dépend du ministère de la Défense alors dirigé par Michèle Alliot-Marie, &laquo;&nbsp;que dit-elle&nbsp;&raquo; quand elle a connaissance en juillet 2004 de l&#8217;article du Point révélant l&#8217;affaire&nbsp;?</p>
<p>En cinq minutes, elle pouvait élucider cette affaire, estime-t-il. Alors &laquo;&nbsp;que n&#8217;a-t-elle pris ces cinq minutes pour nous éviter le poids de ce cauchemar ?&nbsp;&raquo;, s&#8217;emporte l&#8217;ancien ministre, en ressortant une note de la DGSE du 12 juillet 2004.</p>
<p>Dans cette fiche, il est fait référence aux listings Clearstream remis par Imad Lahoud à la DGSE du temps où il travaillait pour elle. Or ces listings sont les mêmes que ceux qui sont au coeur du scandale.</p>
<p>Par conséquent, conclut le prévenu, &laquo;&nbsp;la DGSE en savait autrement plus que la DST&nbsp;&raquo;, qui dépendait du ministère de l&#8217;Intérieur. Il y avait donc bien &laquo;&nbsp;dans l&#8217;appareil d&#8217;Etat un service qui savait et ce service s&#8217;appelait la DGSE&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Quand l&#8217;avocat général Jean-Louis Perol rappelle que le général Rondot lui avait parlé de ses doutes, Dominique de Villepin assène qu&#8217;il n&#8217;y avait &laquo;&nbsp;pas de recommandation qui pouvait me pousser à agir autrement. (&#8230;) On était dans le questionnement, pas dans les certitudes.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous ne sommes pas des experts en Rondologie&nbsp;&raquo;, s&#8217;est-il agacé, &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas le ministre qui devine ce que les services de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo; ont décrypté, &laquo;&nbsp;l&#8217;action de l&#8217;Etat ce n&#8217;est pas un exercice de divination !&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le ministre que j&#8217;étais, a-t-il martelé, ne pouvait agir autrement que ce qu&#8217;il a fait&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On souhaiterait que le ministre de l&#8217;Intérieur puisse répondre seul&nbsp;&raquo; de tout cela. Mais le 8 juillet 2004, &laquo;&nbsp;les structures de l&#8217;appareil d&#8217;Etat sont toutes concernées&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas le ministre de l&#8217;Intérieur qui tout seul dans son coin a laissé faire, mais les autorités qui ont pensé que la meilleure réponse était celle-là.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Source: AFP</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Lundi 18 heures: Procès Clearstream&nbsp;: Villepin malmené par le parquet</strong></ins></p>
<p>Le tribunal s&#8217;est arrêté lundi après-midi sur ce qui vaut à Dominique de Villepin son renvoie devant la cour d&#8217;appel dans l&#8217;affaire Clearstream. L&#8217;ancien Premier ministre savait-il que les listings étaient faux&nbsp;?</p>
<p>Jusqu&#8217;ici relativement sobre, le parquet général s&#8217;est réveillé lundi après midi. L&#8217;ordre chronologique voulu par le tribunal amenait les juges à examiner les faits de juillet 2004. C&#8217;est à cette date que l&#8217;affaire est révélée par un article du «&nbsp;Point ». Dominique de Villepin savait-il alors que les listings étaient faux. L&#8217;ancien Premier ministre a été relaxé de l&#8217;accusation de «&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse », contre l&#8217;avis du parquet qui demandait 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d&#8217;amende.</p>
<p>Si l&#8217;audience de première instance avait mis plusieurs fois l&#8217;ancien Premier ministre en difficulté elle n&#8217;a jamais démontré qu&#8217;il savait que les listings étaient faux. Pour le parquet de Paris , Dominique de Villepin était au courant de cette falsification «&nbsp;au moins » entre juillet et octobre 2004. Le ministère public lui reproche de s&#8217;être rendu «&nbsp;complice par abstention ». En première instance cependant, le tribunal a estimé que la preuve n&#8217;en avait «&nbsp;pas été rapportée ».</p>
<p><em>«&nbsp;C&#8217;est extravagant&nbsp;! »</em></p>
<p>De sa voix douce, légèrement traînant l&#8217;avocat général a repris lundi après-midi la thèse du parquet de Paris. «&nbsp;Dans ce dossier il n&#8217;y a que des doutes et malgré ceux-ci on laisse Jean-Louis Gergorin alimenté le juge Van Ruymbeke (avec les faux listings NDLR) », feint de s&#8217;étonner Jean-Louis Pérol.</p>
<p>«&nbsp;Qui &laquo;&nbsp;ON&nbsp;&raquo;? Qui &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo;?&nbsp;! ! S&#8217;il y a un endroit où l&#8217;on sait que Jean-Louis Gergorin est le corbeau ce n&#8217;est pas le ministère de l&#8217;Intérieur, c&#8217;est le ministère de la Défense », s&#8217;insurge Dominique de Villepin de plus en plus colère au fur et à mesure que le parquet distille ses interrogations. «&nbsp;C&#8217;est extravagant&nbsp;! Nous sommes au-delà des limites des faits avérés », la voix enfle, gronde&#8230; L&#8217;ancien Premier ministre sait que le tribunal vient de s&#8217;arrêter pile sur ce qui lui vaut son renvoie devant la cour d&#8217;appel.</p>
<p><em>«&nbsp;Cette abstention c&#8217;est celle de l&#8217;Etat », qui a agi «&nbsp;par précaution »</em></p>
<p>Avant l&#8217;ouverture de l&#8217;audience Olivier Metzner voulait répondre en appel «&nbsp;à l&#8217;acharnement du parquet ». A tout le moins, Dominique de Villepin doit s&#8217;expliquer sur cette période «&nbsp;Le ministre que je suis ne pouvait pas agir autrement que ce que j&#8217;ai fait », martèle-t-il. D&#8217;ailleurs rappelle-t-il, «&nbsp;le ministère de la Justice est informé depuis début mai. Le ministère des Finances, qui est quand même bien placé pour connaître le fonctionnement d&#8217;une chambre de compensation, qu&#8217;est-ce qui l&#8217;empêche de mener une enquête? Et le ministère de la Défense, il ne saisit personne&nbsp;! », s&#8217;est étonné l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>«&nbsp;Je veux bien qu&#8217;on me reproche une abstention, mais cette abstention c&#8217;est celle de l&#8217;Etat », qui a agi «&nbsp;par précaution ». A cette époque, «&nbsp;un juge est saisi et pas n&#8217;importe quel juge », rappelle Dominique de Villepin, en faisant référence au juge Renaud van Ruymbeke, qui enquête depuis mai 2004 sur les listings que lui a soumis l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin. «&nbsp;Comment peut-on parler d&#8217;inaction dès lors que c&#8217;est l&#8217;un des meilleurs juges français qui est saisi? »</p>
<p>Prochaine étape l&#8217;audition du général Rondot. En première instance son témoignage avait mis plusieurs fois à mal la version de Dominique de Villepin.</p>
<p>Source: Les Echos, Valérie de Senneville</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Lundi 17 heures: Villepin&nbsp;: d&#8217;autres ministères auraient pu stopper la manipulation Clearstream</ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin, qui est accusé de complicité de dénonciation calomnieuse dans l&#8217;affaire Clearstream, a affirmé lundi à la cour d&#8217;appel de Paris que d&#8217;autres que lui au sein de l&#8217;appareil d&#8217;Etat étaient conscients de la manipulation et auraient pu stopper la calomnie dès 2004.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le ministère de la Justice est informé depuis début mai. Le ministère des Finances, qui est quand même bien placé pour connaître le fonctionnement d&#8217;une chambre de compensation (telle que Clearstream, ndlr), qu&#8217;est-ce qui l&#8217;empêche de mener une enquête? Et le ministère de la Défense, il ne saisit personne!&nbsp;&raquo; s&#8217;est étonné l&#8217;ancien Premier mini<br />
stre.</p>
<p>Le parquet général reproche à Dominique de Villepin de n&#8217;avoir pas stoppé la machination visant à imputer des comptes bancaires factices à des personnalités dont Nicolas Sarkozy, alors qu&#8217;il savait que les listings étaient faux.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je veux bien qu&#8217;on me reproche une abstention, a-t-il ironisé, mais cette abstention c&#8217;est celle de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo;, qui a agi &laquo;&nbsp;par précaution&nbsp;&raquo;.</p>
<p>A cette époque, &laquo;&nbsp;un juge est saisi et pas n&#8217;importe quel juge&nbsp;&raquo;, rappelle Dominique de Villepin, en faisant référence au juge Renaud van Ruymbeke qui enquête depuis mai 2004 sur les listings que lui a soumis l&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin. &laquo;&nbsp;Comment peut-on parler d&#8217;inaction dès lors que c&#8217;est l&#8217;un des meilleurs juges français qui est saisi?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Quant à la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), qui dépend du ministère de la Défense alors dirigé par Michèle Alliot-Marie, &laquo;&nbsp;que dit-elle&nbsp;&raquo; quand elle a connaissance en juillet 2004 de l&#8217;article du Point révélant l&#8217;affaire?</p>
<p>En cinq minutes, elle pouvait élucider cette affaire. Alors &laquo;&nbsp;que n&#8217;a-t-elle pris ces cinq minutes pour nous éviter le poids de ce cauchemar?&nbsp;&raquo; s&#8217;emporte l&#8217;ancien ministre, en ressortant une note de la DGSE du 12 juillet 2004.</p>
<p>Dans cette fiche, il est fait référence aux listings Clearstream remis par Imad Lahoud à la DGSE du temps où il travaillait pour elle. Or ces listings sont les mêmes que ceux qui sont au coeur du scandale!</p>
<p>Par conséquent, conclut le prévenu, &laquo;&nbsp;la DGSE en savait autrement plus que la DST&nbsp;&raquo;, qui dépendait du ministère de l&#8217;Intérieur. Il y avait donc bien &laquo;&nbsp;dans l&#8217;appareil d&#8217;Etat un service qui savait et ce service s&#8217;appelait la DGSE&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p> <strong><ins>Lundi 14 heures: Le reportage de BFM TV</ins></strong></p>
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<p> *****</p>
<p> <strong><ins>Lundi 11 heures 30: Le reportage de BFM TV</ins></strong></p>
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<p><strong><ins>Lundi 8 heures: Procès Clearstream: Villepin à l&#8217;épreuve du témoignage de l&#8217;épouse d&#8217;Imad Lahoud </ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin pourrait être mis en difficulté lors de la deuxième semaine au procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream, qui sera marquée par les témoignages de l&#8217;épouse d&#8217;Imad Lahoud, et du général Philippe Rondot.</p>
<p>La cour d&#8217;appel de Paris, présidée par Christiane Beauquis, poursuivra lundi l&#8217;examen des faits et l&#8217;interrogatoire de l&#8217;ancien Premier ministre, du mathématicien Lahoud et l&#8217;ex-numéro 3 d&#8217;EADS Gergorin, afin de déterminer le rôle de chacun dans cette affaire de dénonciation calomnieuse.</p>
<p>Au coeur du dossier: l&#8217;ajout de noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires, afin de faire croire qu&#8217;elles trempaient dans de sombres affaires de corruption.</p>
<p>Mais dès la reprise de l&#8217;audience lundi, la cour devrait faire une petite entorse à son programme initial et entendre Anne-Gabrielle Heilbronner, l&#8217;épouse d&#8217;Imad Lahoud.</p>
<p>Dans un courrier adressé à la cour à l&#8217;ouverture du procès et diffusé dans la presse par ce dernier, l&#8217;énarque et ancienne inspectrice des Finances assurait avoir remis en 2007 le manuscrit de son époux, &laquo;&nbsp;Un coupable idéal&nbsp;&raquo;, à Philippe Faure, alors secrétaire général du Quai d&#8217;Orsay, afin qu&#8217;il le remette à Dominique de Villepin qui avait souhaité le lire.</p>
<p>Elle l&#8217;aurait ensuite récupéré avec pour consigne à son mari d&#8217;en modifier deux passages, embarrassants pour l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>Tout en regrettant la tentative d&#8217;Imad Lahoud d&#8217;&nbsp;&raquo;instaurer un débat hors du prétoire&nbsp;&raquo;, la présidente Beauquis a décidé de convoquer Anne-Gabrielle Lahoud, afin qu&#8217;elle s&#8217;explique. Lors de l&#8217;enquête, elle avait en effet tenu des propos contraires.</p>
<p>Mais c&#8217;est mercredi qui devrait être la journée de tous les dangers pour Dominique de Villepin, avec l&#8217;interrogatoire du général Philippe Rondot, qui a enquêté sur les listings Clearstream en 2003 et 2004, pour le compte du ministère de la Défense, mais aussi pour l&#8217;ancien locataire du Quai d&#8217;Orsay.</p>
<p>Les fameux carnets du militaire, récupérés lors de l&#8217;instruction, recèlent en effet de nombreuses informations qui contredisent Dominique de Villepin.</p>
<p>Après l&#8217;audition mercredi matin de Denis Robert, le journaliste relaxé en première instance, la cour d&#8217;appel s&#8217;attardera jeudi sur les déclarations de quatre témoins cités par Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Fin du procès le 26 mai.</p>
<p>Source: Nouvel Observateur</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Vendredi 18 heures: Clearstream en appel: le mousquetaire, l&#8217;idiot et l&#8217;exécutant</ins></strong></p>
<p>A l&#8217;issue de la première semaine de leur procès en appel, les trois prévenus de l&#8217;affaire Clearstream ont dévoilé leur stratégie: Dominique de Villepin s&#8217;escrime avec pugnacité, Jean-Louis Gergorin confesse sa naïveté et bat sa coulpe, tandis qu&#8217;Imad Lahoud se décrit en simple exécutant.</p>
<p>Les avocats promettaient un procès plus apaisé. Ils ne s&#8217;y sont pas trompés.</p>
<p>Depuis lundi, l&#8217;absence du chef de l&#8217;Etat, qui a renoncé à faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin, ne passe pas inaperçue. Car en première instance, son avocat, Me Thierry Herzog, monopolisait l&#8217;accusation, au côté du procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, également très en verve contre l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>Parfait connaisseur du volumineux dossier, Thierry Herzog ferraillait avec combativité, voire agressivité, débusquant les mensonges, avec pour objectif numéro un: démontrer que Dominique de Villepin était l&#8217;instigateur de cette dénonciation calomnieuse ayant consisté à ajouter sur des listings bancaires les noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, afin de faire croire qu&#8217;ils trempaient dans de sombres affaires mafieuses.</p>
<p>Dépassionnés, les débats sont devenus plus techniques. Ainsi, les avocats des trois prévenus explorent les documents inexploités, comme ce fut le cas jeudi avec la note du 29 mars 2004 rédigée par le général Philippe Rondot, qui enquêtait sur les listings.</p>
<p>Dominique de Villepin, que le militaire et Jean-Louis Gergorin appelaient alors entre eux le &laquo;&nbsp;mousquetaire&nbsp;&raquo;, s&#8217;en est saisi pour affirmer qu&#8217;Imad Lahoud était la &laquo;&nbsp;source pourrie&nbsp;&raquo; du ministère de la Défense et non la sienne.</p>
<p>Pour le président de République solidaire, l&#8217;exercice est crucial, car une condamnation, même s&#8217;il était susceptible de pourvoi, gênerait ses ambitions présidentielles.</p>
<p>Il a donc décidé d&#8217;être offensif, de ciseler ses ar<br />
guments, quitte à être démenti par un prévenu ou un témoin, notamment quand il maintient que le nom de Nicolas Sarkozy n&#8217;a pas été cité le 9 janvier 2004, lors d&#8217;un briefing au Quai d&#8217;Orsay avec Jean-Louis Gergorin et le général Rondot, alors que les deux autres participants disent le contraire.</p>
<p>Quelquefois cependant, les phrases font mouche. Comme quand il déclare: &laquo;&nbsp;Je serais ravi de témoigner que ce nom ait alors été évoqué car ce serait clairement la preuve de l&#8217;instrumentalisation&nbsp;&raquo; organisée par Imad Lahoud ou Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>L&#8217;aplomb de Dominique de Villepin n&#8217;a d&#8217;égal que celui d&#8217;Imad Lahoud. Prévenu aux mille versions, agent de renseignement et gestionnaire d&#8217;entreprise devenu simple professeur de mathématiques, le quadragénaire voit sa parole démonétisée. Quand dit-il la vérité? Bien souvent, ses élucubrations laissent l&#8217;assistance médusée.</p>
<p>Certain d&#8217;être condamné car il a reconnu certaines falsifications, Imad Lahoud n&#8217;a qu&#8217;une ambition: convaincre la cour de réduire sa peine, la plus lourde prononcée en première instance (18 mois ferme et 40.000 euros d&#8217;amende) et entraîner dans sa chute ses co-prévenus, dont il n&#8217;aurait été que la petite main impuissante.</p>
<p>Jean-Louis Gergorin de son côté le dit et le répète: il a &laquo;&nbsp;manqué de jugement&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Je ne conteste absolument pas avoir commis des fautes graves&nbsp;&raquo;, mais &laquo;&nbsp;j&#8217;ai déraillé&nbsp;&raquo;, dit l&#8217;ancien haut responsable d&#8217;EADS, qui assure avoir été berné par un Imad Lahoud impressionnant de maîtrise.</p>
<p>Si la cour voit clair à présent dans la stratégie de défense des prévenus, elle n&#8217;est pas au bout de ses suprises. La première d&#8217;entre elles pourrait intervenir lundi avec l&#8217;interrogatoire d&#8217;Anne-Gabrielle Heilbronner, l&#8217;épouse d&#8217;Imad Lahoud, qui promet dans une lettre d&#8217;égratigner Dominique de Villepin.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Vendredi 17 heures: Procès Clearstream: Villepin piétine Lahoud, «&nbsp;une source pourrie »</ins> </strong></p>
<p>Si Dominique de Villepin était un animal, ce serait un éléphant. Il se veut comme lui imposant, majestueux, doté d&#8217;une si implacable mémoire qu&#8217;il est vain de tenter de la prendre en défaut, et peu enclin à pardonner les tourments qu&#8217;on lui a fait subir. Aussi, hier à la cour d&#8217;appel de Paris, il a piétiné le petit Lahoud qui croyait, lundi, pouvoir terrasser l&#8217;ex-ministre.</p>
<p>Il semble avoir ciselé sa défense, parfois maladroite au premier procès fin 2009, néanmoins productive puisqu&#8217;il fut relaxé. Cette fois, pour appuyer son propos, il joue la posture que l&#8217;on peut ainsi résumer&nbsp;: le locataire du Quai d&#8217;Orsay croulait sous les dossiers internationaux brûlants et il était inenvisageable qu&#8217;il s&#8217;intéressât à une affaire impliquant son collègue de l&#8217;Intérieur, Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Lui ne s&#8217;est penché «&nbsp;que sur des menaces émanant de Russie, du Moyen-Orient et d&#8217;Amérique latine » &#8211; les listings Clearstream révélaient en effet une clientèle supposée liée à des mafias. Qu&#8217;on se le dise&nbsp;: tout le reste ne le concernait pas&nbsp;; seul lui importait le devenir de la France. Alors, quand l&#8217;accusation aborde la garde à vue de «&nbsp;Typhose », l&#8217;espion clandestin Lahoud arrêté pour escroquerie, Villepin saisit l&#8217;occasion de «&nbsp;se payer » le mathématicien. Nous sommes le 25 mars 2004, le «&nbsp;corbeau » Jean-Louis Gergorin n&#8217;a pas encore sévi mais, déjà, le général Rondot, qui dépend du ministère de la Défense et œuvre officieusement pour le Quai d&#8217;Orsay, s&#8217;active à l&#8217;enquête sur les révélations des listings. Sont apparus deux noms&nbsp;: Paul de Nagy et Stéphane Bocsa, censés impliquer Nicolas, Paul, Stéphane Sarkozy de Nagy Bocsa, selon l&#8217;état civil complet du futur président. Ce 25 mars, Gergorin dit avoir appelé Villepin afin qu&#8217;il «&nbsp;sorte Lahoud » du commissariat où il est retenu.</p>
<p>Philippe Rondot, qui s&#8217;est aussi entretenu avec le ministre, a toujours confirmé lui avoir soumis le problème Lahoud. «&nbsp;Je n&#8217;ai pas donné d&#8217;instruction pour faire libérer la source », martèle le flamboyant prévenu. A l&#8217;époque, «&nbsp;je ne connais pas son identité, je ne sais pas que c&#8217;est un délinquant plusieurs fois condamné, un escroc aux renseignements, je ne sais rien de sa personnalité, que son propre frère dit qu&#8217;il est prêt à tout pour exister. Je ne connais pas sa dangerosité. » Imad Lahoud se ratatine sous le coup de boutoir. «&nbsp;Le 25 mars, poursuit Villepin, je vais à Bruxelles évoquer les attentats de Madrid, cette garde à vue ne me concerne pas. L&#8217;Etat, ce n&#8217;est pas une affaire de copains&nbsp;! »</p>
<p>Gergorin persistant à le compromettre, Dominique de Villepin botte en touche&nbsp;: «&nbsp;Cette source relevait du ministère de la Défense et du général Rondot, qui la disait crédible. Il fallait sauver le soldat Lahoud&nbsp;! » Sous-entendu&nbsp;: c&#8217;est ainsi qu&#8217;il a pu être libéré. «&nbsp;Cette source, dont on connaît aujourd&#8217;hui le pedigree judiciaire, était pourrie. Et une source pourrie ou défectueuse, on la débarque&nbsp;! » Dominique de Villepin enfonce le clou&nbsp;: si Lahoud n&#8217;eut pas alors la tête coupée, «&nbsp;c&#8217;est parce qu&#8217;il allait partir en mission au Liban avec Rondot qui croyait encore, par son intermédiaire, remonter jusqu&#8217;à ben Laden. Il en allait des intérêts supérieurs du ministère de la Défense ».</p>
<p>La patate chaude expédiée au fidèle général Rondot et à Michèle Alliot-Marie, qui apprécieront, Dominique de Villepin a également redit haut et fort, hier, que jamais, Ô grand jamais «&nbsp;il ne fut évoqué, en sa présence, les noms de Nagy, Bocsa, encore moins Sarkozy » lors de la réunion dite «&nbsp;des conspirateurs ». «&nbsp;Mais il est vrai que, souvent, je m&#8217;absentais pour téléphoner… » Les affaires internationales n&#8217;attendent pas.</p>
<p>Source: L&#8217;Union</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Vendredi 6 heures: Dominique de Villepin «&nbsp;fait le cake » au nouveau procès Clearstream</strong></ins></p>
<p>S&#8217;il y a un homme dont il faut s&#8217;éloigner le plus possible, dans cette histoire, c&#8217;est bien Imad Lahoud. &#8230;</p>
<p>Mathématicien de peu d&#8217;envergure mais mythomane de haut vol, il a fini par reconnaître que c&#8217;est lui qui a ajouté des noms sur les fameux listigns truqués de Clearstream.</p>
<p>Ou plutôt un nom, au moins, mais pas n&#8217;importe lequel&nbsp;: celui de Nagy-Bocsa, le patronyme du président de la République. Précisément celui à cause duquel on en est encore devant la cour d&#8217;appel de Paris, sans doute.</p>
<p><em>«&nbsp;Source pourrie »</em></p>
<p>Durant les deux audiences où il a été interrogé, hier et mercredi, Dominique de Villepin s&#8217;est donc évertué à fuir l&#8217;homme aux versions changeantes («&nbsp;c&#8217;est vrai, il invente beaucoup&#8230; ») sans ménagement. Pour l&#8217;ancien Premier ministre, le pauvre Lahoud, c&#8217;est «&nbsp;une source pourrie », à l&#8217;époque, un point c&#8217;est tout.</p>
<p>Mais une source pourrie qui avait tout de même ses entrées au ministère de la Défense, ne serait-ce que par l&#8217;intermédiaire du général Rondot. «&nbsp;Je pense que ceux qui l&#8217;ont activé en tant que source avaient un intérêt supérieur à le faire, et cet intérêt supérieur, c&#8217;était Oussama ben Laden », lance l&#8217;ex-diplomate. Histoire d&#8217;enfoncer aussi les pontes du ministère tenu alors par Michèle Alliot-Marie, qui se seraient laissé abuser par cet homme aux lunettes rondes leur promettant des renseignements précieux sur le chef d&#8217;Al-Qaïda &#8211; dont on sait aujourd&#8217;hui le nombre de soldats d&#8217;élite surentraînés qu&#8217;il avait aux trousses.</p>
<p>C&#8217;est presque cruel à dire, mais ça tient. Les autres démentent à peine. Ils ont cru que Lahoud pouvait les amener vers Ben Laden. Alors, pourquoi n&#8217;auraient-ils pas cru que ces listings semblant dire que Sarkozy, Strauss-Kahn, Chevènement, Pasqua et autres avaient un compte caché en Suisse ?&#8230;.</p>
<p><em>«&nbsp;Au courant de rien »</em></p>
<p>Mais il reste un problème, tout de même, pour Dominique de Villepin&nbsp;: Jean-Louis Gergo<br />
rin, «&nbsp;protecteur » de Lahoud, et le général Rondot affirment avoir évoqué le nom de Nagy-Bocsa devant lui.</p>
<p>«&nbsp;À aucun moment », se défend-il, pugnace comme quelqu&#8217;un qui jouerait son avenir. C&#8217;est bien simple&nbsp;: «&nbsp;Je n&#8217;étais au courant de rien. Mon intervention a été comme le fruit confit au milieu du cake, c&#8217;est-à-dire sans conséquence. » Le procès doit reprendre lundi, avec une confrontation des trois prévenus.</p>
<p>Source: La Voix du Nord, Eric Dussart</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Vendredi 6 heures: Pour Villepin, Lahoud servait d&#8217;abord Rondot</ins></strong></p>
<p>Parole contre parole. L&#8217;un, Dominique de Villepin, joue sa relaxe obtenue devant le premier juge. Et la suite de sa carrière politique. Le second, l&#8217;ex-haut dirigeant d&#8217;EADS Jean-Louis Gergorin, condamné à quinze mois de prison ferme et 40 000 euros d&#8217;amende en première instance, tente de sauver ce qui peut l&#8217;être encore. Sa liberté, son honneur.</p>
<p>Le troisième, Imad Lahoud, faussaire présumé de l&#8217;affaire Clearstream, garde le silence durant cette nouvelle journée d&#8217;audience. L&#8217;heure est à l&#8217;affrontement entre Villepin et Gergorin. Ils ont longtemps été des proches.</p>
<p>Jusqu&#8217;à juillet 2007, Jean-Louis Gergorin a tout pris sur lui et protégé Villepin. Oui, c&#8217;était lui, le corbeau. Non, il n&#8217;avait reçu d&#8217;ordre de personne.</p>
<p><strong>Le retournement</strong></p>
<p>En juillet 2007, il mouille Villepin. Pourquoi&nbsp;? «&nbsp;J&#8217;attendais les présidentielles pour ne pas provoquer de crise politique majeure », explique-t-il.</p>
<p>Dès janvier 2004, dit-il alors au magistrat instructeur, Villepin était au courant de la présence de personnalités politiques dans les listings trafiqués. Dont Nicolas Sarkozy. Le 25 mars 2004, quand la «&nbsp;source » Lahoud était subitement placée en garde à vue dans une escroquerie présumée liée à une revue de golf, c&#8217;est Villepin en personne qui aurait passé le coup de fil libérateur. Et en mars puis avril 2004, c&#8217;est encore Villepin qui aurait glissé l&#8217;idée à Gergorin, avec l&#8217;aval de Jacques Chirac, de se métamorphoser en corbeau. «&nbsp;Dominique de Villepin a initié le processus. Après, je suis le seul responsable de la façon dont cela s&#8217;est passé. J&#8217;avais mon libre arbitre », dit Jean-Louis Gergorin à la présidente.</p>
<p>Gergorin a-t-il parfois guidé la main de Lahoud pour trafiquer les listings comme le mathématicien le prétend&nbsp;? Ou a-t-il été complètement berné par Lahoud, sous le choc de la mort subite de son mentor Jean-Luc Lagardère&nbsp;? Une chose est certaine. Désormais, Jean-Louis Gergorin est seul. Seul à assumer Imad Lahoud, dont le général Rondot espéra longtemps des informations pour capturer Oussama Ben Laden. Et qu&#8217;EADS rémunéra pour le compte de la DGSE. Seul aussi face à Dominique de Villepin qui, à croire l&#8217;accusation et Gergorin, espéra de son côté déstabiliser Sarkozy grâce aux listings explosifs de Lahoud.</p>
<p>Sauf que Villepin nie tout. Avec aplomb, assurance, presque avec talent. Pourtant, jamais Gergorin n&#8217;en rajoute. «&nbsp;La réunion de janvier 2004 durant laquelle j&#8217;ai prononcé le nom de Sarkozy dans le bureau de Villepin n&#8217;a jamais été une réunion de conspirateurs », précise-t-il. Mais Villepin nie. Il n&#8217;a jamais entendu parler ni de Sarkozy ni de Lahoud avant qu&#8217;il ne soit trop tard. Que le corbeau ait pris son vol. «&nbsp;L&#8217;État, ce n&#8217;est pas du copinage. Si l&#8217;on m&#8217;avait donné le nom de la source en janvier, j&#8217;aurais tout arrêté », affirme-t-il, dominateur.</p>
<p>Le coup de fil pour faire libérer Lahoud en garde à vue, confirmé par le général Rondot&nbsp;? «&nbsp;J&#8217;ai appelé Rondot suite aux attentats de Madrid. Il m&#8217;a parlé de ce problème sans citer le nom de Lahoud. Je lui ai dit de faire au mieux. Rondot s&#8217;est ensuite protégé dans une note conjointe avec le directeur du cabinet du ministère de la Défense. Car la vérité, c&#8217;est que Lahoud n&#8217;intéressait pas Rondot pour Clearstream mais pour Ben Laden », attaque Villepin.</p>
<p>Le général Rondot viendra la semaine prochaine livrer sa version</p>
<p>Source: Sud Ouest</p>
<p><strong><ins>Vendredi 2 heures: Villepin égratigne le ministère de la Défense</ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin s’est défendu avec pugnacité hier devant la cour d’appel de Paris, égratignant au passage le ministère de la Défense qui, selon lui, aurait été beaucoup plus proche que lui-même d’Imad Lahoud, le faussaire présumé des listings Clearstream.</p>
<p>«Le compte couplé de Nagy Bocsa (les noms patronymiques de Nicolas Sarkozy) n’a pas été évoqué devant moi» lors de la réunion du 9 janvier 2004 au Quai d’Orsay avec Jean-Louis Gergorin et le général Philippe Rondot, «à aucun moment», a martelé l’ancien Premier ministre, contredisant ainsi les deux autres participants.</p>
<p><strong>«Il est vrai qu’il m’est arrivé de m’absenter lors de cette réunion»</strong></p>
<p>Certes, a-t-il reconnu, le nom du ministre de l’Intérieur a été évoqué, mais seulement lorsque s’est posée la question ”qui devait-on informer” de cette manipulation, visant à ajouter des noms de personnalités sur des fichiers, afin de faire croire qu’ils détenaient des comptes occultes à l’étranger.</p>
<p>Face à Jean-Louis Gergorin qui maintient ses déclarations, Dominique de Villepin assure: «Il est vrai qu’il m’est arrivé de m’absenter lors de cette réunion».</p>
<p>Mais surtout, conclut-il agacé, «je serais ravi de témoigner que ce nom ait alors été évoqué car ce serait clairement la preuve de l’instrumentalisation» dont il aurait fait l’objet de la part d’Imad Lahoud ou Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Un autre épisode gênant a été abordé hier par la cour d’appel: celui de la garde à vue d’Imad Lahoud, le 25 mars 2004.</p>
<p>Ce jour-là, le mathématicien est interrogé dans le cadre d’une affaire annexe d’escroquerie. Les policiers découvrent sur lui un sauf-conduit délivré par Jean-Louis Gergorin. Dans cette lettre, le vice-président d’EADS affirme que son protégé est en mission pour le compte du général Philippe Rondot.</p>
<p><strong>À l’époque, «je ne connais pas l’identité de la source»</strong></p>
<p>À l’époque, le général enquête sur les listings Clearstream pour le ministère de la Défense, mais aussi pour Dominique de Villepin, au Quai d’Orsay.</p>
<p>L’ancien diplomate reconnaît avoir contacté le général Rondot. Mais, tandis que le militaire affirme qu’il lui a demandé de faire libérer Imad Lahoud, l’ex-ministre nie catégoriquement.</p>
<p>«Je n’ai pas donné d’instruction au général Rondot de libérer ”la source” ou Imad Lahoud», a-t-il redit. De toute façon, à l’époque, «je ne connais pas l’identité de la source, (&#8230;) je ne sais pas qu’il a fait de la prison (&#8230;) et que c’est un escroc aux renseignements. (&#8230;) J’ai le réflexe très normal de lui dire: voyez ce qu’il en est, en d’autres termes, faites au mieux».</p>
<p>Donc, poursuit Dominique de Villepin, «ma propre intervention est comme le fruit confit dans le cake, c’est-à-dire (&#8230;) sans aucune conséquence».</p>
<p>En revanche, le fondateur de République solidaire oriente l’attention de la cour sur la «note de couverture» adressée quatre jours plus tard sur l’incident par le général Rondot à Philippe Marland, directeur de cabinet de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie.</p>
<p><strong>«Sauver le soldat Lahoud»</strong></p>
<p>Selon lui, cette note «glisse sur» l’affaire Clearstream et tente de protéger cette «source pourrie» en raison d’un «intérêt supérieur». Le ministère de la Défense aurait alors voulu «sauver le soldat Lahoud», qui lui promet par ailleurs de remonter jusqu’à Oussama ben Laden.</p>
<p>«Une source pourrie, on en tire des leçons. Or, là, non seulement cette source n’est pas écartée, mais elle est activée!» D’ailleurs, observe-t-il, quelques jours plus tard, le général Rondot partira au Liban avec Ima<br />
d Lahoud sur un dossier terroriste, afin de lui donner «une nouvelle légitimité», plutôt que de «reconnaître qu’il y avait une personnalité douteuse dans le dossier».</p>
<p>Reprise du procès lundi matin avec l’interrogatoire des prévenus et l’audition de la femme d’Imad Lahoud.</p>
<p>Source: Les Dernières Nouvelles d&#8217;Alsace</p>
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		<title>Notre procès Clearstream: troisième journée</title>
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		<pubDate>Thu, 05 May 2011 17:15:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Troisième jour du procès devant la cour d'appel de Paris.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Troisième jour du procès devant la cour d&#8217;appel de Paris.</p>
<p><span id="more-6869"></span></p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Jeudi 17 heures 30: Ben Laden a joué un rôle indirect dans Clearstream, dit Villepin</strong></ins></p>
<p>L&#8217;ex-Premier ministre Dominique de Villepin a jugé jeudi qu&#8217;Oussama ben Laden était indirectement à l&#8217;origine de l&#8217;affaire Clearstream, lors de la troisième audience du procès en appel de l&#8217;affaire à Paris.</p>
<p>Relaxé en première instance en 2010 contre l&#8217;avis du parquet, Dominique de Villepin répond de l&#8217;accusation de &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; pour son rôle présumé dans une manipulation menée avec de faux fichiers bancaires où figurait notamment le nom de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>L&#8217;auteur de ces faux est Imad Lahoud, un Franco-Libanais impliqué dans plusieurs affaires d&#8217;escroquerie qui était parvenu à se faire recruter par les services secrets français en 2003 en prétendant qu&#8217;il pouvait les conduire au chef d&#8217;Al Qaïda, tué lundi dernier au Pakistan par un commando américain.</p>
<p>Pour Dominique de Villepin, les responsables du dossier Clearstream sont donc ceux qui ont cru à cette piste Lahoud, et non lui.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ceux qui ont activé la source du dossier Clearstream, avaient un intérêt supérieur à le faire. Et cet intérêt supérieur, c&#8217;était Oussama ben Laden&nbsp;&raquo;, a-t-il dit à la cour d&#8217;appel.</p>
<p>ALLIOT-MARIE ÉVOQUÉE</p>
<p>Il a rappelé que le général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement qui enquêtait en 2004 sur les listings Clearstream avec Imad Lahoud, était allé avec lui au Liban en 2004 sur la trace d&#8217;Oussama ben Laden, que le Franco-Libanais assurait avoir déjà rencontré.</p>
<p>Imad Lahoud avait alors fait croire au militaire qu&#8217;il y récupérerait des documents sur les finances du chef islamiste. La &laquo;&nbsp;source&nbsp;&raquo; Lahoud avait été présentée par Philippe Rondot auprès du &laquo;&nbsp;gratin&nbsp;&raquo; du renseignement français, et même étranger.</p>
<p>Dominique de Villepin a donc imputé au ministère de la Défense, autorité de tutelle de Philippe Rondot, la responsabilité du fait qu&#8217;Imad Lahoud soit sorti indemne judiciairement d&#8217;une garde à vue pour escroquerie fin mars 2004.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il fallait sauver le soldat Lahoud&nbsp;&raquo;, a-t-il dit, mettant en cause le cabinet de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, qui aurait couvert le Franco-Libanais.</p>
<p>Cependant, c&#8217;est la responsabilité de Dominique de Villepin que l&#8217;accusation retient concernant les listings Clearstream, et notamment cette faveur accordée à Imad Lahoud pour qu&#8217;il sorte en 2004 de sa garde à vue.</p>
<p>En effet, le dossier montre que Dominique de Villepin a ce jour-là appelé le général Rondot. Ce dernier a affirmé jusqu&#8217;ici qu&#8217;il lui avait alors demandé d&#8217;intervenir en faveur du Franco-Libanais, vu comme précieux dans l&#8217;affaire des listings censés accuser Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Interrogé par la cour sur ce point, Dominique de Villepin a assuré qu&#8217;il avait parlé de tout autre chose avec le général Rondot au téléphone, et qu&#8217;apprenant la garde à vue d&#8217;Imad Lahoud, il avait dit au militaire: &laquo;&nbsp;Voyez ce qu&#8217;il en est&nbsp;&raquo;.</p>
<p>LAHOUD, GERGORIN VISENT VILLEPIN</p>
<p>C&#8217;est un des nombreux points de l&#8217;action ambigüe de Dominique de Villepin qui est l&#8217;objet du procès en appel, qui devrait se poursuivre jusqu&#8217;au 26 mai.</p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre, très à l&#8217;aise au premier procès où il multipliait alors les ripostes à l&#8217;extérieur du prétoire contre Nicolas Sarkozy, alors partie civile, se trouve aujourd&#8217;hui dans une position différente.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a en effet retiré après le premier jugement sa constitution de partie civile et il n&#8217;est donc plus représenté. Le débat s&#8217;est recentré sur l&#8217;affaire.</p>
<p>L&#8217;ancien vice-président d&#8217;EADS (EAD.PA: Cotation) Jean-Louis Gergorin et l&#8217;informaticien Imad Lahoud, condamnés en première instance respectivement à 15 et 18 mois de prison ferme, concentrent de surcroit leurs dépositions sur Dominique de Villepin.</p>
<p>Jean-Louis Gergorin a dit jeudi qu&#8217;il avait été d&#8217;emblée question, en janvier 2004, d&#8217;un compte bancaire de Nicolas Sarkozy, ce qui aurait stimulé Dominique de Villepin.</p>
<p>Imad Lahoud présente de son côté Dominique de Villepin comme l&#8217;instigateur de la machination Clearstream. Il tente de démontrer à ce procès en appel que l&#8217;ex-Premier ministre lui a fait modifier en sa faveur le manuscrit de son livre sur l&#8217;affaire.</p>
<p>Le procès se poursuit lundi.</p>
<p>Source: Reuters</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Jeudi 17 heures: Clearstream: Villepin charge le ministère de la Défense</strong></ins></p>
<p>Qui a fait libérer Imad Lahoud de garde à vue en 2004? L&#8217;ancien Premier ministre, jugé en appel, dément être intervenu et accuse le ministère de la Défense.</p>
<p>Dominique de Villepin a maintenu ce jeudi devant la cour d&#8217;appel de Paris ne pas être intervenu pour faire libérer Imad Lahoud, le faussaire présumé de l&#8217;affaire Clearstream. L&#8217;ancien Premier ministre a ajouté que cet épisode révélait surtout que le mathématicien n&#8217;était pas sa source, mais bien celle du ministère de la Défense.</p>
<p>Le 25 mars 2004, Imad Lahoud est placé en garde à vue pour une affaire annexe d&#8217;escroquerie. Les policiers découvrent alors qu&#8217;il est en possession d&#8217;un sauf-conduit délivré par Jean-Louis Gergorin. Dans cette lettre, le vice-président d&#8217;EADS affirme que son protégé est en mission pour le compte du général Philippe Rondot.</p>
<p>A l&#8217;époque, le général Rondot enquête sur les listings Clearstream pour le compte du ministère de la Défense, mais aussi de Dominique de Villepin, au Quai d&#8217;Orsay.</p>
<p>Lorsque le commissaire responsable de la garde à vue l&#8217;appelle, le général, qui n&#8217;a pas connaissance de ce sauf-conduit, répond qu&#8217;il ne saurait couvrir Imad Lahoud. L&#8217;officier appelle ensuite Jean-Louis Gergorin pour l&#8217;avertir de l&#8217;incident et lui demander des explications.</p>
<p>Peu de temps après, Dominique de Villepin téléphone au général Rondot. Selon le militaire, il lui demande alors de faire libérer Imad Lahoud.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas donné d&#8217;instruction au général Rondot de libérer &#8216;la source&#8217; ou Imad Lahoud&nbsp;&raquo;, a redit jeudi l&#8217;ancien Premier ministre, qui assure avoir appelé le militaire en lien avec des dossiers internationaux. De toute façon, à l&#8217;époque, &laquo;&nbsp;je ne connais pas l&#8217;identité de la source, (&#8230;) je ne sais pas qu&#8217;il a fait de la prison (&#8230;) et que c&#8217;est un escroc aux renseignements&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai le réflexe très normal de lui dire: voyez ce qu&#8217;il en est, en d&#8217;autres termes, faites au mieux&nbsp;&raquo;, poursuit Dominique de Villepin. Mais &laquo;&nbsp;ma propre intervention est comme le fruit confit dans le cake, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;(&#8230;) elle est sans aucune conséquence dans ce dossier&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En revanche, le fondateur de République solidaire oriente l&#8217;attention de la cour sur la &laquo;&nbsp;note de couverture&nbsp;&raquo; adressée quatre jours plus tard sur l&#8217;incident par le général Rondot à Philippe Marland, directeur de cabinet du ministère de la Défense.</p>
<p>Selon lui, cette note &laquo;&nbsp;glisse sur&nbsp;&raquo; plusieurs points et tente de protéger cette &laquo;&nbsp;source pourrie&nbsp;&raquo; en raison d&#8217;un &laquo;&nbsp;intérêt supérieur&nbsp;&raquo;. Le ministère de la Défense aurait alors voulu &laquo;&nbsp;sauver le soldat Lahoud&nbsp;&raquo;, qui lui promet par ailleurs de remonter jusqu&#8217;à Oussama Ben Laden.</p>
<p>Source: L&#8217;Express avec AFP</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Jeudi 12 heures: Clearstream: le diplomate Philippe Faure nie être &laquo;&nbsp;un petit facteur manipulateur&nbsp;&raquo;</strong></ins></p>
<p>Le diplomate Philippe Faure dément dans un courrier, consulté jeudi par l&#8217;AFP, les accusations d&#8217;Imad Lahoud et de son épouse qui font de lui &laquo;&nbsp;un petit facteur manipulateur&nbsp;&raquo; qui aurait fait le lien avec Dominique de Villepin dans l&#8217;affaire Clearstream.</p>
<p>Dans un autre courrier, publié lundi par Le Monde et adressé à la Cour d&#8217;appel, l&#8217;épouse d&#8217;Imad Lahoud, Anne-Gabrielle Lahoud, une énarque qui à l&#8217;époque des faits était conseillère auprès du ministère des Affaires étrangères, affirme avoir &laquo;&nbsp;remis en mains propres le manuscrit&nbsp;&raquo; du &laquo;&nbsp;Coupable idéal&nbsp;&raquo;, le livre de son mari, fin 2006 à Philippe Faure.</p>
<p>Celui-ci devait le transmettre à Dominique de Villepin &laquo;&nbsp;qui avai<br />
t souhaité le relire avant sa publication&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Elle aurait ensuite &laquo;&nbsp;redonné le manuscrit à Imad en lui indiquant les deux points sur lesquels Dominique de Villepin souhaitait des modifications&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Tout ceci est faux&nbsp;&raquo;, écrit Philippe Faure dans un courrier adressé mercredi au Monde et consulté par l&#8217;AFP.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le couple Lahoud essaie simplement et abusivement de m&#8217;y entraîner, pour servir sa cause, alors que je ne connais rien de l&#8217;affaire et que mon nom n&#8217;a jamais été cité&nbsp;&raquo;, poursuit l&#8217;ambassadeur de France au Japon.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Certes, reconnaît le diplomate, je suis un ami de M. de Villepin depuis plus de trente ans comme tant d&#8217;autres au Quai d&#8217;Orsay. Certes, j&#8217;étais secrétaire général de ce ministère quand Mme Lahoud était conseiller du ministre (&#8230;) D&#8217;ici à faire du plus haut fonctionnaire du Quai d&#8217;Orsay de l&#8217;époque un petit facteur manipulateur, il y a un fossé que Mme Lahoud me fait allègrement sauter, sans songer qu&#8217;il y va de la réputation et de la carrière d&#8217;un haut fonctionnaire.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je peux comprendre le désespoir d&#8217;une femme ambitieuse, d&#8217;une épouse blessée et d&#8217;une mère malheureuse, mais rien à mes yeux ne peut justifier une telle tricherie que l&#8217;on drape curieusement (&#8230;) dans les dorures d&#8217;une grande famille de serviteurs de l&#8217;Etat&nbsp;&raquo;, conclut Philippe Faure.</p>
<p>La cour d&#8217;appel a demandé l&#8217;audition de Mme Lahoud &#8211; fille de François Heilbronner, haut fonctionnaire qui fut notamment conseiller de Jacques Chirac &#8211; qui devrait avoir lieu lundi. Une audition de M. Faure a également été évoquée. Mais selon son avocat Me Jean-Paul Spitzer, il n&#8217;a pas prévu de s&#8217;y rendre.</p>
<p>Source: AFP</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Jeudi 8 heures: Clearstream&nbsp;: Villepin persiste</strong></ins></p>
<p>Le procès en appel de l’affaire Clearstream se poursuit à Paris. Hier, le mathématicien Imad Lahoud a continué de se contredire, affirmant n’avoir ajouté que le nom de Sarkozy dans les listings bancaires de la société luxembourgeoise. Afin de faire croire que le Président possédait des comptes occultes à l’étranger.</p>
<p>Pour sa part, Villepin a répété n&#8217;avoir pas évoqué Clearstream avec Jean-Louis Gergorin. Mais l’ancien haut responsable d’EADS affirme le contraire. Lors d’une réunion au Quai d’Orsay le 1er janvier 2004 avec le chef de la diplomatie française, &laquo;&nbsp;il est certain que le nom a bien été prononcé&nbsp;&raquo;. Selon lui, Villepin lui a dit qu’il en parlerait avec Chirac. Mais &laquo;&nbsp;de ne pas informer le général Rondot&nbsp;&raquo;, qui enquêtait sur l’affaire, avant la réponse du Président. Villepin nie&nbsp;: &laquo;&nbsp;J’ai juste fait état des instructions fortes dont m&#8217;avait fait part le Président sur la moralisation de la vie politique internationale&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: Midi Libre</p>
<p>*****</p>
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		<title>Notre procès Clearstream: deuxième journée</title>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2011 10:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Ce mercredi, deuxième journée du procès en appel de l'affaire Clearstream. Les audiences se tiennent jusqu'au 26 mai, les lundi et mercredi toute la journée ainsi que les jeudi après-midi.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce mercredi, deuxième journée du procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream. Les audiences se tiennent jusqu&#8217;au 26 mai, les lundi et mercredi toute la journée ainsi que les jeudi après-midi.</p>
<p><span id="more-6874"></span></p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 20 heures: Clearstream: Villepin laisse ferrailler Gergorin et Lahoud</strong></ins></p>
<p>Dans le procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream, Dominique de Villepin a repris mercredi la ligne de défense qu&#8217;il tenait en première instance. Et a laissé ses deux coprévenus, Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, se rejeter la faute.</p>
<p>Dominique de Villepin reste serein, certain d&#8217;obtenir la clémence de la cour d&#8217;appel de Paris qui examine depuis lundi le dossier Clearstream. Entendu mercredi, il a redit qu&#8217;il n&#8217;avait pas évoqué les listings de la société luxembourgeoise avec le président Jacques Chirac, niant ainsi les accusations de Jean-Louis Gergorin. De même, Dominique de Villepin nie avoir évoqué le sujet lors d&#8217;une entrevue avec le haut responsable d&#8217;EADS, au ministère des Affaires étrangères le 1er janvier 2004. &laquo;&nbsp;Je suis absolument certain que le nom de Clearstream a été prononcé&nbsp;&raquo;, a rétorqué Jean-Louis Gergorin. Parole contre parole, les deux hommes ont donc passé l&#8217;après-midi à se renvoyer la balle, conservant la ligne de défense qu&#8217;ils avaient chacun opté en première instance.</p>
<p>Mais depuis trois jours, la cour s&#8217;intéresse davantage à la relation entre Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin dans cette affaire. Après avoir chargé ses coprévenus lundi, le mathématicien a peiné à démontrer mercredi, qu&#8217;il n&#8217;avait été que la victime &laquo;&nbsp;impuissante&nbsp;&raquo; d&#8217;une manipulation organisée par son supérieur de l&#8217;époque, Jean-Louis Gergorin, et l&#8217;ancien Premier ministre. La cour a pointé plusieurs incohérences dans le discours d&#8217;Imad Lahoud. Ainsi a-t-il affirmé mercredi n&#8217;avoir ajouté qu&#8217;un seul nom, &laquo;&nbsp;Nagy-Bosca&nbsp;&raquo;, une partie du patronyme de Nicolas Sarkozy.</p>
<p><em>Le général Rondot comme excuse</em></p>
<p>Quelques minutes plus tôt, le prévenu avait pourtant évoqué plusieurs noms&nbsp;: &laquo;&nbsp;J&#8217;ai toujours dit que Jean-Louis Gergorin se prévalait d&#8217;instructions reçues par Dominique de Villepin quand il me demandait d&#8217;ajouter des noms (&#8230;) et de détruire des documents&nbsp;&raquo;. Ce que le haut responsable d&#8217;EADS a nié en partie, assurant avoir été abusé, &laquo;&nbsp;impressionné par la confiance qu&#8217;avait le général Rondot en Imad Lahoud&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pourquoi alors Imad Lahoud n&#8217;a-t-il pas dit au général Philippe Rondot, qui enquêtait sur les listings, qu&#8217;ils étaient falsifiés? &laquo;&nbsp;Je n&#8217;avais pas le courage, la sérénité, l&#8217;assurance de dire les choses à l&#8217;époque&nbsp;&raquo;, a plaidé le mathématicien avant d&#8217;attaquer l&#8217;ancien espion&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le général Rondot n&#8217;a jamais accroché à cette histoire, jamais, jamais&nbsp;&raquo;. En première instance, le militaire avait pourtant assuré y avoir cru au début. Son audition, le 11 mai, sera l&#8217;occasion d&#8217;éclaircir ce point. Et d&#8217;apporter une analyse plus détaillée sur les responsabilités des coprévenus.</p>
<p>Source: JDD.fr</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 19 heures 30: Villepin réaffirme qu&#8217;il n&#8217;a pas parlé de Clearstream avec le président Chirac</strong></ins></p>
<p>Dominique de Villepin a redit mercredi devant la cour d&#8217;appel de Paris qu&#8217;il n&#8217;avait pas évoqué les listings Clearstream avec le président Jacques Chirac, contrairement à ce qu&#8217;affirme l&#8217;ancien haut responsable d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Le 1er janvier 2004, Jean-Louis Gergorin passe au Quai d&#8217;Orsay voir Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères. Il dit évoquer alors avec lui des listings, émanant de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, sur lesquels apparaîtraient des noms de personnalités (celui de Nicolas Sarkozy n&#8217;est pas encore évoqué ce jour-là) possédant des comptes occultes à l&#8217;étranger. Ces listings s&#8217;avéreront falsifiés.</p>
<p>Jean-Louis Gergorin est bien &laquo;&nbsp;venu, sans s&#8217;être annoncé. La conversation a duré un quart d&#8217;heure&nbsp;&raquo;, mais &laquo;&nbsp;le nom de Clearstream n&#8217;a pas été prononcé&nbsp;&raquo;, a déclaré l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je suis absolument certain qu&#8217;il a été prononcé&nbsp;&raquo;, a répondu Jean-Louis Gergorin, qui assure que Dominique de Villepin a alors dit qu&#8217;il en parlerait à Jacques Chirac. Puis, &laquo;&nbsp;M. de Villepin m&#8217;a demandé, en attendant la réponse du président, de ne pas informer le général Rondot (qui enquêtait déjà sur les listings pour le compte du ministère de la Défense, ndlr) de cette conversation&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Compte tenu de l&#8217;extrême sensibilité de cette affaire, il était important que le président décide si son ministre des Affaires étrangères devait s&#8217;en saisir ou laisser l&#8217;enquête au ministère de la Défense&nbsp;&raquo;, a-t-il expliqué.</p>
<p>Faux, a indiqué le président de République solidaire, qui assure n&#8217;avoir pas eu &laquo;&nbsp;besoin d&#8217;en référer au Président&nbsp;&raquo;. Il aurait juste fait état, devant Jean-Louis Gergorin, &laquo;&nbsp;des instructions fortes dont m&#8217;avait fait part le président sur la moralisation de la vie politique internationale&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Comme l&#8217;a dit Jean-Louis Gergorin, a poursuivi l&#8217;ancien diplomate, il ne savait pas si c&#8217;était du lard ou du cochon. Or, tant qu&#8217;on ne sait pas si c&#8217;est du lard ou du cochon, on n&#8217;en parle pas au président&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Le ministère de la Défense était alors saisi depuis de très longs mois de ces dossiers&nbsp;&raquo;, quelques minutes n&#8217;allaient &laquo;&nbsp;pas changer grand chose&nbsp;&raquo;.</p>
<p>M. de Villepin a juste reconnu avoir &laquo;&nbsp;évoqué avec le président de la République, après le 9 janvier 2004, une menace internationale&nbsp;&raquo; et lui avoir dit qu&#8217;il &laquo;&nbsp;avait confié une enquête au général Rondot&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: AFP</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 19 heures 30: Villepin nie de nouveau tout complot contre Sarkozy</strong></ins></p>
<p>L&#8217;ex-Premier ministre Dominique de Villepin a de nouveau nié mercredi, lors du procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream, avoir conduit un complot contre Nicolas Sarkozy en 2004 avec de fausses listes de comptes bancaires. Relaxé en première instance en 2010 contre l&#8217;avis du parquet, il répond de l&#8217;accusation de &laquo;&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse&nbsp;&raquo; pour son rôle présumé dans une manipulation menée avec de faux fichiers de la société Clearstream où figurait notamment le nom de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>La cour a évoqué une réunion du 9 janvier 2004 entre Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, et le général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement, à qui il avait demandé d&#8217;approfondir l&#8217;enquête sur ces listes, produites par Jean-Louis Gergorin, alors vice-président d&#8217;EADS.</p>
<p>L&#8217;accusation voit cette réunion comme le début de la conspiration. &laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a pas une réunion de conspirateurs, il y a un ministre qui fait son travail (&#8230;) Tout le reste n&#8217;est que procès d&#8217;intention&nbsp;&raquo;, a dit l&#8217;ancien Premier ministre à la cour.</p>
<p>Il a par ailleurs contesté que le président de l&#8217;époque ait été informé de l&#8217;affaire. Selon lui, Jacques Chirac ne lui avait donné que des instructions générales de &laquo;&nbsp;moralisation de la vie publique internationale&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Jean-Louis Gergorin a soutenu le contraire. Selon lui, Dominique de Villepin disait bien le 9 janvier 2004 avoir reçu des instructions d&#8217;enquêter sur les listes Clearstream. Dominique de Villepin aurait même demandé, selon lui, de savoir si des noms de proches du chef de l&#8217;Etat y figuraient ou non.</p>
<p>Dominique de Villepin conteste que le nom de Nicolas Sarkozy ait été prononcé ce jour-là, ce que Jean-Louis Gergorin affirme. La cour a produit les carnets personnels du général Rondot, saisis pendant l&#8217;enquête. On y lit dans le compte-rendu de la réunion&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&#8217;enjeu politique&nbsp;: Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Prévu jusqu&#8217;au 26 mai, le procès de cette intrigue ravive d&#8217;anciennes querelles entre les familles de la majorité. Son verdict, attendu à l&#8217;automne, pourrait peser lourd lors de l&#8217;élection présidentielle de 2012, à laquelle Dominique de Villepin envisage de se présenter.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a retiré après le premier jugement sa constitution de partie civile et il n&#8217;est donc plus représenté.</p>
<p>Jean-Louis Gergorin et l&#8217;informaticien Imad Lahoud, auteur présumé des faux, condamnés en première instance respectivement à 15 et 18 mois de prison ferm<br />
e, avec 40.000 euros d&#8217;amende chacun, sont aussi rejugés. Le procès continue jeudi.</p>
<p>Source: Reuters</p>
<p>*****</p>
<p><ins><strong>Mercredi 19 heures: Procès Clearstream&nbsp;: Villepin commence à s&#8217;expliquer</strong></ins></p>
<p>Au deuxième jour du procès en appel sur l&#8217;affaire Clearstream, Dominique de Villepin a redit qu&#8217;il n&#8217;avait pas évoqué les listings Clearstream avec le président Jacques Chirac, contrairement à ce qu&#8217;affirme l&#8217;ancien haut responsable d&#8217;EADS, Jean-Louis Gergorin.</p>
<p>Suivant son ordre chronologique, vers 17 heures, la cour d&#8217;appel a abordé le 1er janvier 2004. C&#8217;est à cette date que Dominique de Villepin entre en scène dans l&#8217;affaire Clearstream. «&nbsp;Je suis passé voir Dominique de Villepin au quai d&#8217;Orsay et j&#8217;ai eu brusquement une espèce de pulsion&nbsp;: lui parler de cette affaire (les fichiers clearstream, NDLR) », déclare Jean-Louis Gergorin à la présidente de la cour, Christiane Beauquis.</p>
<p>A l&#8217;appel de la présidente, Dominique de Villepin se lève et confirme que Jean-Louis Gergorin était venu le voir le 1er janvier 2004, «&nbsp;il était très inquiet. L&#8217;affaire n&#8217;avançait pas suffisamment vite », précise-t-il. Mais il dément qu&#8217;à cette occasion le nom de Clearstream ait été prononcé. De même il nie qu&#8217;à aucun moment il ait dit à Jean-Louis Gergorin qu&#8217;il allait en parler au président de la République.</p>
<p><em>Petit cour de fonctionnement de l&#8217;Etat</em></p>
<p>«&nbsp;Des dires même de Jean-Louis Gergorin on ne sait pas encore si c&#8217;est du lard ou du cochon et on en parle pas au président de la République. En termes de fonctionnement de l&#8217;Etat, l&#8217;hypothèse même d&#8217;une saisine du président de la République n&#8217;est pas possible. Je vais saisir le général Rondot comme je l&#8217;ai fait à chaque fois », explique Dominique de Villepin, donnant au passage à la cour et à un avocat qui s&#8217;aventure à lui poser une question un petit cour de fonctionnement de l&#8217;Etat dont il a le secret et qu&#8217;il avait déjà testé devant le tribunal. «&nbsp;La règle de base du métier diplomatique c&#8217;est l&#8217;aptitude à la confidentialité , il faut vérifier l&#8217;info ne pas être un agent de rumeur irresponsable. Mon premier devoir était d&#8217;évaluer la nature de l&#8217;information », explique l&#8217;ancien ministre des Affaires étrangères, reprenant pratiquement mot pour mot l&#8217;argumentaire déjà développé en première instance.</p>
<p>Autre sujet de désaccord entre Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin, la note «&nbsp;DDV ». L&#8217;ex-responsable d&#8217;EADS affirme l&#8217;avoir envoyé à Dominique de Villepin vers le 4 janvier, mais l&#8217;ancien ministre des Affaires étrangères affirme, au contraire, ne jamais l&#8217;avoir reçue. Et de lire un paragraphe assez technique de cette note&#8230; «&nbsp;Je n&#8217;ose imaginer la tête de Jacques Chirac si je lui avait remis un document comme celui-ci&#8230; », ironise-t-il.</p>
<p><em>«&nbsp;Il n&#8217;y a pas de réunion de conspirateurs le 9 janvier&nbsp;! »</em></p>
<p>En revanche il attache une toute autre importance à la lettre du 12 janvier que le général Rondot va lui adresser après la réunion du 9 au quai d&#8217;Orsay entre l&#8217;officier, Jean-Louis Gergorin et lui-même&nbsp;: «&nbsp;Le général Rondot conforte la menace internationale, cette menace paraît cohérente et sérieuse. Elle émane d&#8217;une source officielle du ministère de la Défense (Imad Lahoud NDLR) dont j&#8217;ignore tout. Le général Rondot ne met aucune limite », déclare Dominique de Villepin.</p>
<p>Reste à savoir ce qui s&#8217;est vraiment dit pendant cette réunion du 9 janvier&nbsp;: le nom de Nicolas Sarkozy a-t-il été cité comme Rondot l&#8217;affirme&nbsp;? «&nbsp;L&#8217;esprit de la réunion est dans la lettre du 12 janvier, pas dans la note du général Rondot », explique l&#8217;ancien Premier ministre, qui «&nbsp;ne peut pas croire que le général Rondot ait un double langage ». «&nbsp;Il n&#8217;y a pas de réunion de conspirateurs le 9 janvier&nbsp;! Il y a un ministre qui fait son travail », affirme avec force Dominique de Villepin. «&nbsp;A un moment donné, il faut revenir sur terre&nbsp;! »</p>
<p>L&#8217;audience continue et abordera le fond de cette réunion vraisemblablement demain après-midi.</p>
<p>Source: Les Echos, Valérie de Senneville</p>
<p> *****</p>
<p> <strong><ins>Mercredi 13 heures: Le reportage de BFM TV</ins></strong></p>
<p> <object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xijsoi"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xijsoi" width="500" height="400" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xijsoi_clearstream-sarkozy-ajoute-sur-les-listings_news" target="_blank">Clearstream : Sarkozy ajout&eacute; sur les listings</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" target="_blank">BFMTV</a></i></p>
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<p> <strong><ins>Mercredi 11 heures: Le reportage de BFM TV</ins></strong></p>
<p> <object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xijqao"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xijqao" width="500" height="400" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xijqao_clearstream-reprise-des-auditions-des-prevenus_news" target="_blank">Clearstream : reprise des auditions des pr&eacute;venus</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/BFMTV" target="_blank">BFMTV</a></i></p>
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<p><strong><ins>Mardi 13 heures: Affaire Clearstream&nbsp;: la lettre de l&#8217;épouse d&#8217;Imad Lahoud envoyée à la cour d&#8217;appel dévoilée</ins></strong></p>
<p>Le Monde s&#8217;est procuré la lettre adressée par l&#8217;épouse Imad Lahoud à la cour d&#8217;appel de Paris jugeant en appel l&#8217;affaire Clearstream depuis lundi 2 mai. Postée en recommandé, le 29 avril, et adressée à la présidente du tribunal, Christiane Beauquis, qui a déclaré lundi 2 mai ne pas en disposer, la lettre devait lui être remise en mains propres par Olivier Pardo, l&#8217;avocat d&#8217;Imad Lahoud, mardi.</p>
<p>Le courrier met en cause la parole de l&#8217;ancien premier ministre Dominique de Villepin. C&#8217;est un documentaire réalisé récemment par Daniel Leconte et diffusé sur Canal+, qui a décidé l&#8217;épouse d&#8217;Imad Lahoud, Anne-Gabrielle Heilbronner-Lahoud à prendre la plume.</p>
<p>L&#8217;ancien secrétaire général du ministère des affaires étrangères, Philippe Faure, un proche de M. de Villepin, y niait avoir joué l&#8217;intermédiaire entre ce dernier et Imad Lahoud. Celui-ci affirmait que Dominique de Villepin lui avait demandé en 2007 de modifier des passages de son livre, Un coupable idéal, et que c&#8217;est M. Faure qui lui aurait transmis le manuscrit.</p>
<p>La lettre glisse donc une troisième voix, celle de Mme Heilbronner-Lahoud&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je viens d&#8217;apprendre que M. Philippe Faure a adressé une lettre à Daniel Leconte pour nier toute implication de sa part dans la transmission du manuscrit d&#8217;Imad à M. Dominique de Villepin, écrit-elle dans sa lettre. En réaction à cette lettre, je souhaite vous indiquer que j&#8217;ai remis à Philippe Faure en mains propres le manuscrit d&#8217;Imad, manuscrit que Philippe Faure devait remettre à Dominique de Villepin à la demande de ce dernier qui avait souhaité le relire avant sa publication.&nbsp;&raquo;</p>
<p>L&#8217;épouse du prévenu a précisé au Monde&nbsp;: &laquo;&nbsp;De cette affaire, je ne sais pas tout. Mais il y a des choses que j&#8217;ai vécues et je ne peux laisser dire que certains événements n&#8217;ont pas existé.&nbsp;&raquo; Dans la lettre adressée à Christiane Beauquis, Anne-Gabrielle Heilbronner-Laoud, qui à l&#8217;époque des faits était conseillère auprès du ministère des a<br />
ffaires étrangères, ajoute&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&#8217;est également Philippe Faure qui m&#8217;a rendu le manuscrit en demandant que deux passages soient enlevés, l&#8217;un sur la détention d&#8217;un blackberry par Dominique de Villepin, l&#8217;autre sur le nombre des RV entre Dominique de Villepin et Jean-Louis Gergorin.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Elle poursuit en expliquant avoir &laquo;&nbsp;redonné le manuscrit à Imad en lui indiquant les deux points sur lesquels Dominique de Villepin souhaitait des modifications&nbsp;&raquo;. Et de conclure&nbsp;: &nbsp;&raquo; Je me tiens naturellement à votre disposition s&#8217;il vous semblait utile que je confirme ces propos devant votre tribunal.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Depuis le début de l&#8217;affaire, Mme Heilbronner-Lahoud avait choisi le silence &laquo;&nbsp;pour préserver ma famille et nos enfants&nbsp;&raquo;, précise-t-elle au Monde. &laquo;&nbsp;Mon intervention d&#8217;aujourd&#8217;hui est guidée par mon sens de l&#8217;honneur, de l&#8217;éthique et du devoir. Parce que je crois dans la justice et dans la vérité, je me dois de dire ce que je sais. J&#8217;ai vraiment entendu trop de mensonges au fil de cette histoire.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Des mensonges, son époux Imad Lahoud en a proférés plus que sa part. &laquo;&nbsp;Mais qui n&#8217;a pas menti ?&nbsp;&raquo;, le défend-elle. &laquo;&nbsp;J&#8217;attends justement de ce procès qu&#8217;il fasse tomber les mensonges. Je ne suis pas en colère, mais en attente de tourner une page pour qu&#8217;Imad mène avec sérénité la vie qu&#8217;il a choisie. Sans doute qu&#8217;il ne s&#8217;est pas toujours posé toutes les questions qu&#8217;il aurait dû. Mais il exerce aujourd&#8217;hui un métier de rigueur où il sert l&#8217;intérêt général.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Reçu à l&#8217;agrégation de mathématiques en 2009, Imad Lahoud enseigne dans des classes préparatoires scientifiques parisiennes. L&#8217;entrée en jeu de la fille de François Heilbronner, plusieurs fois directeur adjoint des cabinets de Jacques Chirac, fait entendre une voix plus audible que celle de son époux.</p>
<p>Source: Le Monde</p>
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<p><strong><ins>Mardi 10 heures: Communiqué de Dominique de Villepin suite à la disparition du député-maire de Denain, Patrick Roy</ins></strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;J&#8217;apprends avec une très grande tristesse la mort de Patrick Roy. J&#8217;ai eu plusieurs fois l&#8217;occasionde le rencontrer et encore très dernièrement lors de mon déplacement à Denain, où nous avons eu une discussion chaleureuse, ouverte et tournée vers l&#8217;avenir de notre pays.</p>
<p>Je veux aujourd&#8217;hui saluer la mémoire d&#8217;unvrai républicain. Patrick Roy a fait preuve tout au long de sa carrière de qualités d&#8217;humanité, de respect et d&#8217;engagement qui font l&#8217;honneur de la République et il a su faire preuve face à la maladie d&#8217;un courage exceptionnel&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: République Solidaire</p>
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<p><strong><ins>Mardi 8 heures 30: Affaire Clearstream: Villepin sous les projecteurs</ins></strong></p>
<p>Imad Lahoud a passé la journée d&#8217;hier à charger Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin, lors de la première journée d&#8217;un procès crucial pour l&#8217;avenir politique de l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>Le renvoi de Dominique de Villepin devant la Cour d&#8217;appel de Paris pour l&#8217;affaire Clearstream pourrait être jugé calamiteux. Relaxé en première instance, voilà l&#8217;ancien Premier ministre à nouveau sur la sellette pour cette sombre histoire de faux listings. Il est accusé d&#8217;avoir orchestré une manipulation afin d&#8217;empêcher Nicolas Sarkozy de se présenter à la présidentielle. Le président de la République, ayant réalisé qu&#8217;il remettait en selle son ancien rival, a finalement renoncé à faire appel. Mais le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, que l&#8217;on avait cru proche de Villepin, a relancé la machine judiciaire sur instruction, glisse-t-on, de l&#8217;Élysée; ce dont se défend le magistrat. La rancune entre les deux présidentiables ne serait donc pas éteinte.</p>
<p><strong>Débats plus techniques que politiques</strong></p>
<p>Au total, les débats devraient être plus techniques que politiques. La culpabilité d&#8217;Imad Lahoud, affabulateur pathologique, paraît désormais établie. Celle de Jean-Louis Gergorin, l&#8217;ancien directeur de la stratégie d&#8217;EADS comme donneur d&#8217;ordre, demeure plus floue. Quant à la responsabilité de Villepin, qui aurait cru tenir une bonne affaire pour liquider Sarkozy, elle se prête à toutes les interprétations. Que l&#8217;homme ait foncé sur la muleta, agitée sous son nez, ne fait aucun doute. Que Gergorin ait voulu lui rendre service est probable. Mais l&#8217;ancien proche de Jean-Luc Lagardère a-t-il pour autant influencé l&#8217;esprit tordu de Lahoud, quitte même à lui dicter sa démarche? Et à partir de quand Villepin savait-il que les listings étaient des faux, se rendant du même coup complice de la manipulation?</p>
<p><strong>Seul opposant au prince à droite</strong></p>
<p>Quoi qu&#8217;il en soit, cette nouvelle actualité judiciaire n&#8217;est pas forcément préjudiciable à l&#8217;ancien Premier ministre qu&#8217;elle remet sous les feux de la rampe. Et ce, alors même que la présentation de son programme de candidat à la présidentielle a fait flop. Tandis que Dominique de Villepin, lâché par les rares élus restés fidèles, notamment François Goulard, s&#8217;enferme dans une démarche solitaire, ce nouveau procès pourrait lui permettre de se poser en victime du sarkozysme. Une posture actuellement rentable dans l&#8217;opinion. Son ultime relaxe n&#8217;en reste pas moins la condition nécessaire à sa candidature à la présidentielle, actuellement occultée par celle hypothétique de Jean-Louis Borloo. Si Villepin ne décolle pas dans les sondages, c&#8217;est peut-être par manque d&#8217;empathie à l&#8217;égard des autres. Une dimension que l&#8217;ancien Premier ministre n&#8217;arrive pas à faire passer malgré la générosité de son programme électoral que d&#8217;aucuns jugent démagogique. Il n&#8217;en reste pas moins que l&#8217;homme peut encore corriger le tir. Son atout majeur réside dans son statut de seul opposant à droite au prince.</p>
<p>Source: Le Télégramme</p>
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<p><strong><ins>Mardi 8 heures: Clearstream&nbsp;: Villepin se pose en homme d&#8217;État et Lahoud attaque à tout va</ins></strong></p>
<p>C&#8217;était assez inattendu, mais il a été beaucoup question d&#8217;Oussama ben Laden à l&#8217;ouverture du procès en appel de l&#8217;affaire Clearstream. Dominique de Villepin et Imad Lahoud en ont parlé chacun leur tour, chacun à leur manière, mais si le second veut à tout prix faire passer l&#8217;ancien Premier ministre comme coupable, ce n&#8217;est pas sûr qu&#8217;il soit le plus crédible&#8230;</p>
<p>Ambiance apaisée, menaces rangées, voilà que la justice sereine avait sa chance. Mais Dominique de Villepin a tout de même voulu faire une déclaration très solennelle à son arrivée devant la salle d&#8217;audience. L&#8217;an dernier, tendu, il avait lancé&nbsp;: «&nbsp;Je suis ici par la volonté d&#8217;un homme, Nicolas Sarkozy&#8230; » Cette fois, grave, il a martelé&nbsp;: «&nbsp;J&#8217;espère que les nations trouveront de nouvelles coopérations, face à un terrorisme disséminé sur la scène mondiale&#8230; » Après avoir rendu hommage aux victimes des attentats revendiqués par Ben Laden.</p>
<p>Qu&#8217;on se le dise&nbsp;: c&#8217;est un homme d&#8217;État qui est entré dans la salle où il doit être jugé une seconde fois pour complicité de dénonciation calomnieuse. Au premier procès, il a été relaxé. Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin &#8211; le premier mystérieusement recommandé aux services secrets français par le second, haut cadre lunaire chez EADS &#8211; seraient donc les coupables de ces faux listings envoyés au juge Van Ruymbeke. Le premier comme petite main, le second comme inspirateur. Si Villepin a bien vu que des noms comme Sarkozy, Strauss-Kahn, Chevènement, Pasqua, Plenel y ont été ajoutés, manière de faire croire qu&#8217;ils avaient un compte caché au Luxembourg, il n&#8217;y pouvait plus rien faire, a dit le tribunal.</p>
<p>Mais Imad Lahoud, lui, n&#8217;est pas de cet avis. «&nbsp;Je suis coupable, c&#8217;est vrai. Mais Jean-Louis Gergorin est coupable et Dominique de Villepin est coupable&nbsp;! » Et pendant une bonne partie de l&#8217;après-midi, il a tenté de se faire un profil crédible. Il fallait bien cela&nbsp;: durant toute l&#8217;instruction, puis lors du premier procès, il a multiplié les mensonges. «&nbsp;Quand on veut protéger les coupable<br />
s, on est bien obligé&nbsp;! », dit-il aujourd&#8217;hui.</p>
<p>D&#8217;abord, il veut tenter de convaincre encore qu&#8217;il avait effectivement de bonnes informations à donner à la France, quand il est rentré d&#8217;un long séjour à Londres, en 2003. «&nbsp;Je travaillais dans la finance. Je gérais des comptes et des flux d&#8217;argent par lesquels passaient les fortunes de la famille Ben Laden, j&#8217;aurais pu renseigner les services secrets. » Mais ceux-ci attendent toujours.</p>
<p>C&#8217;est tout de même aujourd&#8217;hui encore son principal passeport pour avoir infiltré l&#8217;appareil d&#8217;État. Et il n&#8217;en démord pas. Quand Paul-Albert Iwens, l&#8217;avocat de Gergorin, lui demande&nbsp;: «&nbsp;Mais Ben Laden, vous le connaissiez ?&#8230;. » Il ne se démonte pas&nbsp;: «&nbsp;Personnellement&nbsp;! » C&#8217;est cet homme-là, prof de maths à 2 000 euros par mois, qui est aujourd&#8217;hui le plus cinglant accusateur de Dominique de Villepin. Qui n&#8217;a rien dit hier. Il aura la parole demain.</p>
<p>Source: La Voix du Nord</p>
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<p><strong><ins>Mardi 6 heures 30: Villepin n’a rien à craindre</ins></strong></p>
<p>La première audience du procès en appel de l’affaire Clearstream s’est déroulée sans passion&nbsp;: les effets de manche d’Imad Lahoud, l’un des co-prévenus, tombent à plat.</p>
<p>Pour la première audience du procès en appel de l’affaire Clearstream, Dominique de Villepin s’est efforcé de prendre de la hauteur. Avant l’ouverture des débats, l’ancien Premier ministre, vêtu d’un costume bleu nuit, a attendu à l’entrée de la chambre que la nuée de caméras se positionnent correctement pour prendre les traits d’un ministre des Affaires étrangères plutôt que celui d’un justiciable ordinaire. D’une voix solennelle, il a parlé d’Oussama Ben Laden. «&nbsp;Je ne pense pas à moi, mais à ces milliers d’hommes et de femmes tombés sous le coup du fanatisme et de la haine. Je veux croire que les pays occidentaux sauront éviter la tentation d’un amalgame trop souvent commis par l’administration Bush entre guerre contre le terrorisme et confrontation avec l’Islam. »</p>
<p>Pas un mot sur son procès, pour lequel il comparaît pour «&nbsp;complicité de dénonciation calomnieuse », alors qu’il a été relaxé en première instance, le 28 janvier 2010. Pas un mot non plus sur Nicolas Sarkozy, qui a retiré sa plainte en partie civile et dont le nom figurait (à tort) dans les faux listings Clearstream. Au fond de la salle, son fils Arthur, qui a toujours suivi de très près les problèmes judiciaires de son père.</p>
<p>Nouveau «&nbsp;mensonge » Quelques mètres à sa gauche, assis côte-à-côte, Jean-Louis Gergorin, le «&nbsp;corbeau », et Imad Lahoud, le falsificateur des listings. Le mathématicien, qui a écopé d’une peine de trois ans de prison (dont dix-huit mois avec sursis) en première instance, ne veut pas être le seul, répète-t-il, à porter le chapeau. «&nbsp;Je veux rétablir la vérité sur les rôles de chacun », plaide Lahoud devant la présidente du tribunal, Christiane Beauquis. Il accuse l’ex-Premier ministre d’avoir eu «&nbsp;un effet de levier considérable » sur lui. Pour preuve&nbsp;: la femme de l’ex-trader aurait envoyé vendredi dernier à la justice une lettre démontrant que Villepin le connaissait, alors que ce dernier a toujours nié avoir un lien avec lui et être ainsi impliqué dans cette affaire. Questionnée sur ce point, la présidente de la cour a répondu avec fermeté&nbsp;: «&nbsp;La cour n’a pas reçu le courrier. » Et Me Metzner de se réjouir&nbsp;: «&nbsp;C’est un nouveau mensonge, et ce ne sera pas le dernier. Dominique de Villepin est serein, il n’a rien à craindre. En ne faisant pas appel, Nicolas Sarkozy l’a reconnu innocent. »</p>
<p>Source: France Soir</p>
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