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	<title>2Villepin &#187; Europe &#8211; International</title>
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	<description>Blog sur Dominique de Villepin</description>
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		<title>Sur France 3, Dominique de Villepin pour des &#171;&#160;frappes ciblées&#160;&#187; en Syrie</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 21:08:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;ancien Premier ministre français Dominique de Villepin, candidat à l&#8217;élection présidentielle, a estimé dimanche qu&#8217;il était «temps de réfléchir à une action sur le terrain» en Syrie, envisageant «des frappes ciblées» contre le pouvoir de Bachar al-Assad. «Il est temps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="http://www.wat.tv/embedframe/170725chuPP3r8258603" frameborder="0" style="width: 560px; height: 315px;"></iframe></p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/4001ogEah-w" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre français Dominique de Villepin, candidat à l&#8217;élection présidentielle, a estimé dimanche qu&#8217;il était «temps de réfléchir à une action sur le terrain» en Syrie, envisageant «des frappes ciblées» contre le pouvoir de Bachar al-Assad.</p>
<p><span id="more-11129"></span></p>
<p>«Il est temps d&#8217;agir de façon déterminée, avec la Ligue arabe, pour créer une formation d&#8217;intervention humanitaire», a dit M. de Villepin, invité du journal du soir de la chaîne de télévision publique France 3.</p>
<p>«Il ne suffit pas de le dire pour que cela se fasse, il faut un calendrier. Donnons quelques semaines à la communauté internationale pour agir, préparons une alternative, des frappes ciblées», a déclaré M. de Villepin.</p>
<p>Selon l&#8217;ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du président Jacques Chirac, «il est temps maintenant de réfléchir à une action sur le terrain, des frappes ciblées à la fois sur les institutions civiles et militaires syriennes».</p>
<p>«Si la menace de la force n&#8217;intervient pas, le pouvoir syrien ne modifiera pas son cours», a-t-il estimé.</p>
<p>Les puissances occidentales ne déclarent pas envisager l&#8217;usage de la force militaire contre le pouvoir du président Assad, qui réprime durement le soulèvement contre lui qui a débuté en mars 2011. Des pays de la Ligue arabe ont évoqué la possibilité de l&#8217;envoi d&#8217;une «force arabe».</p>
<p>L&#8217;idée d&#8217;une intervention armée, si elle était avancée au Conseil de sécurité de l&#8217;ONU, se heurterait à l&#8217;opposition de la Russie et de la Chine, hostiles aux ingérences dans les affaires intérieures de la Syrie.</p>
<p>Dominique de Villepin a en outre estimé, en référence à la victoire de Vladimir Poutine à la présidentielle russe, qu&#8217;il existait &laquo;&nbsp;une opportunité, c&#8217;est le changement -ou la continuité- qui s&#8217;installe en Russie&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Nous devons saisir l&#8217;arrivée de Poutine au Kremlin pour envoyer un émissaire (&#8230;) et lui dire clairement que les choses ne peuvent pas continuer comme aujourd&#8217;hui&nbsp;&raquo;, a-t-il avancé.</p>
<p>Membre permanent du conseil de sécurité de l&#8217;ONU, la Russie, avec la Chine, a jusqu&#8217;ici bloqué toutes les résolutions condamnant la répression de la révolte en Syrie par le régime de Bachar al-Assad, un allié historique de Moscou. </p>
<p>Depuis le début de la révolte en Syrie, les violences ont fait plus de 7500 morts selon une estimation de l&#8217;ONU. La France a récemment annoncé la fermeture de son ambassade à Damas.</p>
<p>Lorsqu&#8217;il était chef de la diplomatie française, M. de Villepin s&#8217;était illustré en février 2003 par un discours prononcé devant l&#8217;ONU à New York, dans lequel il avait exposé le refus de la France de l&#8217;intervention militaire des États-Unis, alors imminente, contre l&#8217;Irak de Saddam Hussein.</p>
<p>Un sondage publié dimanche, effectué par l&#8217;institut LH2-Yahoo!, crédite M. de Villepin de 1% des intentions de vote au premier tour de l&#8217;élection présidentielle française, qui aura lieu le 22 avril.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong>L&#8217;accord européen contre Hollande, &laquo;&nbsp;le baiser qui tue&nbsp;&raquo; pour Sarkozy, selon Villepin sur France 3</strong></p>
<p>Selon Dominique de Villepin, candidat de République solidaire, interrogé, dimanche 4 mars, lors du journal télévisé &laquo;&nbsp;Soir 3&#8243; sur France 3, l&#8217;accord qu&#8217;aurait noué les dirigeants conservateurs des principaux pays européens pour boycotter le candidat socialiste François Hollande va nuire à Nicolas Sarkozy.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On voit d&#8217;un coté Nicolas Sarkozy renvoyé à la France des élites, la France de l&#8217;intérêt, la France de l&#8217;argent. Et là, c&#8217;est l&#8217;Europe des puissants qui semble vouloir aujourd&#8217;hui soutenir Nicolas Sarkozy. </p>
<p>Je crois que c&#8217;est véritablement le baiser qui tue et on peut s&#8217;interroger sur les intentions réelles d&#8217;Angela Merkel dans cette affaire.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Source: Le Monde</p>
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		<title>Interview de Dominique de Villepin au Huffington Post</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 14:25:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[Dominique de Villepin a récemment accordé une interview exclusive au Huffington Post dans laquelle il précise sa vision de la politique étrangère et des relations franco-américaines. Quelle coopération internationale envisage ce candidat ayant grandi et étudié outre-Atlantique? Quelle participation à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique de Villepin a récemment accordé une interview exclusive au Huffington Post dans laquelle il précise sa vision de la politique étrangère et des relations franco-américaines. </p>
<p>Quelle coopération internationale envisage ce candidat ayant grandi et étudié outre-Atlantique? Quelle participation à l&#8217;OTAN souhaite-t-il? Et quelle est sa vision des conflits en Afghanistan, en Libye et en Syrie? Quel regard porte-t-il sur les relations internationales durant le mandat de Nicolas Sarkozy?</p>
<p><span id="more-10503"></span></p>
<p><strong>Pour les américains vous restez  l’homme qui a dit &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo; à la guerre en Irak.  Quel souvenir gardez-vous de cette crise diplomatique  et de votre fameux  discours de l’ONU? </strong></p>
<p>Le souvenir d’un choix difficile car la France n’a jamais oublié l’amitié profonde qu’elle porte au peuple américain. Une amitié qui a commencé à la naissance même de la nation américaine et qui s’est nourrie des valeurs que nous avions en partage. Mais nous avons été confrontés dans cette période au choix spécifique de l’administration Bush qui était guidée par des néoconservateurs. L’administration Bush pensait que sur la base d’une intervention armée, on pouvait espérer recréer un cercle vertueux de paix pour l’ensemble du Moyen-Orient. Cette conviction, je ne l’ai jamais partagée. J’ai toujours eu le sentiment que c’était au contraire prendre le risque de la division, de la guerre et de l’injustice. Il était essentiel que la communauté internationale aborde la question du Moyen-Orient avec le souci du rassemblement, du rapprochement. Tout ce qui risquait de produire un affrontement entre le monde arabe et le monde occidental me paraissait dangereux. Malheureusement l’administration Bush a très tôt décidé de partir en guerre, d’intervenir.  Il s’est alors posé la question de la légitimité internationale de cette intervention. Et j’estimais que la responsabilité de la France était de ne pas légitimer cette intervention. Pour éviter la politique du pire. </p>
<p><strong>L’administration américaine imaginait-elle une seule seconde que la France puisse oser s’opposer à cette guerre? </strong></p>
<p>Non, je ne le pense pas. Je pense que c’est le petit grain de sable dans l’aventure irakienne que l’administration Bush n’avait pas imaginé. Pourtant, nous avions trouvé un consensus sur le principe des inspections de l’ONU pour déterminer le présence ou non d’armes de destruction massive. Malheureusement, il y avait du côté américain une arrière pensée. Pour l’administration Bush et le Pentagone, le principe des inspections n’était qu’un masque, un écran de fumée, pour préparer une intervention militaire. Celle-ci apparaissait dans l’esprit de George Bush, Donald Rumsfeld et Dick Cheney comme étant la meilleure solution pour défendre les intérêts américains. </p>
<p><strong>Vous parlez d’un masque concernant les inspections de l’ONU. Pour vous, le guerre en Irak a-t-elle reposé sur un mensonge d’Etat? </strong></p>
<p>Ça ne sert à rien de porter des accusations. Mais je pense que la décision d’intervenir en Irak a précédé la mécanique diplomatique qui n’a été qu’une couverture à cette intervention. J’en veux pour preuve, la situation extrêmement difficile de Colin Powell durant cette période. J’ai toujours eu et je garde des relations d’estime et de profonde amitié pour Colin Powell. C’est un homme d’une grande honnêteté et d’une grande rigueur. Mais il est aussi par formation un soldat. Il a estimé que son devoir était de suivre la politique américaine même s’il savait au fond de lui que la guerre n’était pas une vraie réponse aux problèmes de prolifération qui pouvait exister en Irak. </p>
<p><strong>Dire &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo; aux États-Unis, à la face du monde, n’était-ce pas aussi une manière de remettre la France à une place d’honneur dans le concert des Nations? </strong></p>
<p>J’ai grandi aux États-Unis. Pour moi, il ne s’agissait pas de dire &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo; aux États-Unis. Il s’agissait de dire &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo; à l’administration Bush qui faisait un choix idéologique qui nous apparaissait dangereux. Jacques Chirac et moi,  nous étions convaincu qu’au-delà de ce désaccord, l’amitié entre la France et les États-Unis était indéfectible. Nous étions fidèle à notre vision du monde et plus conscient que l’administration Bush de la réalité de la situation au Moyen-Orient ainsi que des risques que cette situation comportait. Lorsqu’on regarde en arrière, on voit bien que l’Irak, comme l’Afghanistan, a été une erreur. Il faut avoir le courage de dire : &laquo;&nbsp;le choix qui est fait est un mauvais choix.&nbsp;&raquo; L’administration Bush, nourrie par l’idéologie néoconservatrice a préféré faire le jeu des extrémistes et des terroristes.  </p>
<p><strong>À cette époque vous étiez dans le même gouvernement que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Celui-ci avait dénoncé votre arrogance. Était-il favorable à une intervention en Irak? </strong></p>
<p>Je ne veux pas faire de procès d’intention à Nicolas Sarkozy. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il soutenait l’intervention armée. Je crois qu’il avait une proximité avec l’administration Bush qui l’amenait à craindre nos prises de positions. </p>
<p><strong>Regrettez-vous le virage atlantiste de la politique française sous Nicolas Sarkozy? </strong></p>
<p>Ce que je regrette c’est la difficulté qu’on les États-Unis et les Européens à parler vrai et à avancer ensemble dans un respect mutuel. On a vu ces dernières années, une forme d’indifférence des États-Unis à l’égard de l’Europe et la tentation de se tourner vers d’autres régions, comme le continent asiatique. Les Américains et les Européens devraient se parler franchement et tenter de rapprocher leurs points de vue. Nous serons plus fort si nous agissons ensemble. Sans une Europe et des États-Unis forts, le monde se prive de leviers importants pour agir.  </p>
<p><strong>Si vous êtes élu président de la République, est-ce que vous sortez de nouveau de l’OTAN?</strong></p>
<p>Le choix du retour dans le commandement intégré de l’OTAN ne s’est pas accompagné des changements que nous espérions. Un choix résigné du retour de la France dans l’OTAN n’est pas un bon choix. L’intérêt des États-Unis c’est d’avoir une France qui assume son originalité, son rôle de médiation, sa capacité à faciliter la résolution d’un certain nombre de conflits. Une France capable de parler à des pays qui ont des positions radicales comme l’Iran. </p>
<p>Je regrette que la France ne soit plus capable de parler à l’Iran aujourd’hui. Nous serions alors plus près d’une solution. La France doit être capable d’aller chercher le dialogue et la concertation avec les États du monde placés en marge. </p>
<p><strong>Vous n’avez pas répondu à la question. Pour jouer son rôle, la France doit-elle sortir du commandement intégré de l’OTAN?</strong></p>
<p>Aujourd’hui, sortir de l’OTAN de manière fracassante serait perçu comme une provocation. Il faut essayer d’obtenir le même résultat, mais autrement. La France doit se battre pour que l’Europe assume plus de responsabilités. L’Europe dans l’OTAN ne peut avoir de sens que si elle s’affirme. Il doit y avoir deux piliers égaux dans l’Alliance Atlantique: l’Europe et les Etats-Unis. L’OTAN tel qu’elle existe aujourd’hui n’a pas réponse à tout. Certainement pas au Moyen-Orient. </p>
<p><strong>Les troupes françaises doivent-t-elles quitter l’Afghanistan?</strong></p>
<p>La guerre en Afghanistan est un bourbier. Jacques Chirac avait engagé un processus de retrait de l’Afghanistan qui est indispensable si nous voulons que la région puisse prendre ses responsabilités. Le drame Afghan aujourd’hui, c’est que les occidentaux sont en première ligne et les pays de la région nous observent nous enliser et prendre des coups. On ne peut pas obtenir une stabilité de l’Afghanistan s’il n’y a pas un investissement des pays voisins comme l’Iran, la Russie, le Pakistan, l’Inde. Ces pays doivent jouer leur rôle. Un nouveau départ doit passer par une conférence régionale qui donne la possibilité aux pays de le région de prendre leur destin en main. </p>
<p><strong>Selon vous, l’intervention en Libye était-elle une bonne chose? Saluez-vous le rôle de Nicolas Sarkozy dans cette action?</strong><br />
Je salue l’initiative prise par la France dans le cadre de l’ONU. J’ai néanmoins quelques regrets. J’aurais souhaité que l’OTAN soit tenu d’avantage à l’écart. Deuxièmement, le soutien politique à la Libye ne doit pas nier la réalité du terrain. Aujourd’hui, on voit bien qu’il y a un fort décalage entre le gouvernement issu de Benghazi et la réalité du rapport de force sur place. Il y a par exemple des divergences fortes avec nos partenaires arabes, et notamment des pays qui ont pris de grandes initiatives en Libye, comme le Quatar ou l’Arabie Saoudite. Je crains qu’avec notre méconnaissance des réalités locales, nous soyons piégés malgré nos bonnes intentions. Je souhaite plus de pragmatisme. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de solution dans un État qui ne s’accompagne pas d’une vision globale. </p>
<p><strong>Justement, faut-il envisager une intervention du même type en Syrie? </strong></p>
<p>Intervenir militairement en Syrie comme nous l’avons fait en Libye serait extrêmement dangereux parce que les divisions entre communautés, les divisions confessionnelles sont extrêmement fortes. En outre, la situation stratégique dans cette région et d’une très grande sensibilité. Il faut tenir compte du Liban, d’Israël. Toutefois, sur le plan diplomatique nous avons le devoir d’aller beaucoup plus loin, en particulier dans le dialogue que nous avons avec des pays comme la Russie ou comme la Chine. Je regrette aussi que nous ne soyons pas plus en soutien des initiatives locales. Je pense aux initiatives de la Ligue arabe. Je pense aux initiatives de la Turquie qui a proposé des couloirs humanitaires. Nous subissons aussi l’absence de dialogue avec l’Iran. Nous nous privons de la capacité de l’Iran à faciliter le règlement d’un conflit local. Je déplore l’absence d’engagement diplomatique et l’absence de vision stratégique. Il faut être plus engagés et plus unis pour faire pression sur les pays voisins.</p>
<p><strong>Après le Printemps arabe, ne redoutez-vous pas la menace islamiste ? </strong></p>
<p>Personne ne peut nier la menace islamiste. Mais cette menace sera d’autant plus forte si nous ne jouons pas notre rôle. Aujourd’hui, ce qui est frappant du côté de l’Europe comme des États-Unis, c’est l’incapacité que nous avons d’accompagner les mouvements dans ces pays arabes. La situation économique et sociale de la Tunisie et de l’Égypte reste très difficile. Il ne faut donc pas s’étonner que les choses puissent se durcir dans ces États.</p>
<p><strong>Comment jouer un rôle sans être accusé d’ingérence? </strong></p>
<p>Il faut encore une fois une approche concertée. Si les Les Etats-Unis décident de s’investir, il ne doivent pas le faire seul, mais en liaison avec les pays  européens et les pays émergents. Alors la donne sera profondément différente.  </p>
<p><strong>Dans une tribune vous avez comparé la politique de Nicolas Sarkozy à &laquo;&nbsp;une tache de honte sur le drapeau français&nbsp;&raquo;. Vous confirmez?</strong></p>
<p>Cela ne concernait pas la politique étrangère. Je parlais de la querelle que nous avions sur l’identité nationale,  de la stigmatisation par Nicolas Sarkozy de certaines communautés. Je trouvais que cette politique ne grandissait pas notre pays. Je pense que les Français ont besoin d’être rassemblés autour de valeurs communes et pas d’être divisés. Mais être critique en matière politique, c’est une exigence indispensable pour que les choses avancent.  C’est tellement facile d’être tiède. Dans la Bible, les tièdes sont violemment condamnés parce qu’ils n’osent pas. Il faut avoir le courage de dire les choses. C’est vrai dans la vie nationale et c’est vrai dans la vie internationale.  </p>
<p><strong>Vous avez dévoilé votre slogan &laquo;&nbsp;pour une France libre et indépendante&nbsp;&raquo;. Est-ce toujours possible aujourd’hui?  Ne vivez-vous pas dans l’illusion de la grandeur de la France?</strong></p>
<p>Non pas du tout. Ce n’est pas la grandeur au sens ancien du terme qui m’intéresse. C’est une France fidèle à sa vocation. Aujourd’hui le débat autour de l’Europe est un débat stérile. Il faut reconnaître  qu’un État a des prérogatives particulières. Mais il faut aussi reconnaître que l’Europe offre à notre pays la possibilité d’être beaucoup plus puissant, beaucoup plus actif  sur la scène mondiale. À condition que nous comprenions que la France doit être forte, mais que l’Europe doit être forte aussi. Ces dernières années, Nicolas Sarkozy, comme d’autres dirigeants, a commis l’erreur de choisir des représentants européens faibles. Le président de la Commission européenne, Monsieur Barosso, le président du Conseil européen Monsieur Van Rompuy, ou Catherine Ashton comme représentante de la diplomatie européenne. Mais avec des représentants faibles, l’Europe ne marque pas de points, l’Europe n’existe pas. Un pays c’est une souveraineté nationale et des souverainetés partagées. Mais le même exemple est aussi valable pour les États-Unis. Les États-Unis, pas plus que la France n’ont la capacité de faire la paix au proche orient. En revanche, les États-Unis et l’Europe, ensemble, ont la capacité de contribuer à la paix dans cette région. Par calcul, nous nous privons de la capacité de travailler ensemble. Nous serons plus fort si nous sommes capable de travailler ensemble. Mais aujourd’hui, l’Europe et les États-Unis ne font pas ce qu’ils doivent faire sur la scène internationale.</p>
<p><strong>Quelques questions plus légères pour finir…</strong></p>
<p><strong>Quand vous êtes-vous rendu au États-Unis pour la dernière fois?</strong></p>
<p>La dernière fois c’est il y a un environ un an pour une conférence. Mais j’y retourne toujours avec beaucoup de plaisir. Vous savez, j’ai passé une partie de ma jeunesse aux États-Unis et j’ai passé mon bac à New York. J’ai également passé six ans comme diplomate à Washington en charge à la fois du Moyen-Orient et du terrorisme.</p>
<p><strong>Que préférez-vous dans la culture américaine? </strong></p>
<p>Dans mon adolescence, j’ai été très marqué par le mouvement de &laquo;&nbsp;la Beat Generation&nbsp;&raquo;, le mouvement hippie des années 70. J’ai été fasciné par ce moment de liberté, de vie et de bonheur collectif. Ce mouvement de non violence qui pensait différemment la société m’a profondément influencé. Les poètes américain de cette époque comme Kerouac ont été une source d’inspiration. De la même façon chaque arrivée aux États-Unis, chaque chance de pouvoir voyager à travers les États-Unis, de pouvoir prendre la route 66, c’est toujours ce même sentiment d’un espace américain qui est un pourvoyeur de rêve et d’opportunités. On pense grand aux États-Unis. On pense initiative. On a envie de faire des choses. Pour tout amoureux de la liberté et de la démocratie, les États-Unis sont toujours une source d’inspiration.</p>
<p>Source: Huffington Post</p>
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		<title>ONU, 14 février 2003: Dominique de Villepin, la voix de la France</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 23:01:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[Remerciements à Magali pour ce montage. Il y a neuf ans à l&#8217;ONU: la voix de Dominique de Villepin, la voix de la France&#8230; C&#8217;est le 14 février 2003 que Dominique de Villepin a prononcé à l&#8217;ONU son célèbre discours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="560" height="345"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc5ax8"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xc5ax8" width="560" height="345" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<p><iframe title="YouTube video player" width="560" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/4U_6fhPNvB0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<em>Remerciements à Magali pour ce montage.</em></p>
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<p>Il y a neuf ans à l&#8217;ONU: la voix de Dominique de Villepin, la voix de la France&#8230;</p>
<p>C&#8217;est le 14 février 2003 que Dominique de Villepin a prononcé à l&#8217;ONU son célèbre discours contre la guerre en Irak, discours dont la conclusion a été saluée par les applaudissements de l&#8217;assemblée.</p>
<p>Neuf ans après, ce discours historique et visionnaire reste un texte de référence aux yeux de tous ceux pour qui la France a un message singulier à délivrer au Monde.</p>
<p><span id="more-10427"></span></p>
<p> *****</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je remercie MM. Blix et El Baradeï pour les indications qu&#8217;ils viennent de nous fournir sur la poursuite des inspections en Irak. Je tiens à nouveau à leur exprimer la confiance et le plein soutien de la France dans leur mission. </p>
<p>Vous savez le prix que la France attache, depuis l&#8217;origine de la crise irakienne, à l&#8217;unité du Conseil de sécurité. Cette unité repose aujourd&#8217;hui sur deux éléments essentiels&nbsp;: </p>
<p>Nous poursuivons ensemble l&#8217;objectif d&#8217;un désarmement effectif de l&#8217;Irak. Nous avons en ce domaine une obligation de résultat. Ne mettons pas en doute notre engagement commun en ce sens. Nous assumons collectivement cette lourde responsabilité qui ne doit laisser place ni aux arrière-pensées, ni aux procès d&#8217;intention. Soyons clairs&nbsp;: aucun d&#8217;entre nous n&#8217;éprouve la moindre complaisance à l&#8217;égard de Saddam Hussein et du régime irakien. </p>
<p><strong>En adoptant à l&#8217;unanimité la résolution 1441, nous avons collectivement marqué notre accord avec la démarche en deux temps proposée par la France&nbsp;: le choix du désarmement par la voie des inspections et, en cas d&#8217;échec de cette stratégie, l&#8217;examen par le Conseil de sécurité de toutes les options, y compris celle du recours à la force. C&#8217;est bien dans ce scénario d&#8217;échec des inspections, et dans ce cas seulement, que pourrait se justifier une seconde résolution.</strong> La question qui se pose aujourd&#8217;hui est simple: considérons-nous en conscience que le désarmement par les missions d&#8217;inspections est désormais une voie sans issue&nbsp;? Ou bien, estimons-nous que les possibilités en matière d&#8217;inspection offertes par la résolution 1441 n&#8217;ont pas encore été toutes explorées&nbsp;? </p>
<p>En réponse à cette question, <strong>la France a deux convictions&nbsp;: la première, c&#8217;est que l&#8217;option des inspections n&#8217;a pas été conduite jusqu&#8217;à son terme et peut apporter une réponse efficace à l&#8217;impératif du désarmement de l&#8217;Irak&nbsp;; la seconde, c&#8217;est qu&#8217;un usage de la force serait si lourd de conséquences pour les hommes, pour la région et pour la stabilité internationale qu&#8217;il ne saurait être envisagé qu&#8217;en dernière extrémité</strong>. Or que venons-nous d&#8217;entendre, à travers le rapport de MM. Blix et El Baradeï&nbsp;? Nous venons d&#8217;entendre que les inspections donnent des résultats. Bien sûr, chacun d&#8217;entre nous veut davantage et nous continuerons ensemble à faire pression sur Bagdad pour obtenir plus. Mais les inspections donnent des résultats. Lors de leurs précédentes interventions au Conseil de sécurité, le 27 janvier, le président exécutif de la CCVINU et le directeur général de l&#8217;AIEA avaient identifié précisément les domaines dans lesquels des progrès étaient attendus. Sur plusieurs de ces points, des avancées significatives ont été obtenues: </p>
<p>Dans les domaines chimiques et biologiques, les Irakiens ont remis de nouveaux documents aux inspecteurs. Ils ont aussi annoncé la création des commissions d&#8217;investigation, dirigées par les anciens responsables des programmes d&#8217;armements, conformément aux conclusions de M. Blix. Dans le domaine balistique, les informations fournies par l&#8217;Irak ont permis aux inspecteurs de progresser également. Nous détenons avec précision les capacités réelles du missile Al-Samoud. Maintenant, il convient de procéder au démantèlement des programmes non autorisés, conformémement aux conclusions de M. Blix. Dans le domaine nucléaire, des informations utiles ont été transmises à l&#8217;AIEA sur les points les plus importants évoqués par M. El Baradeï le 27 janvier&nbsp;: l&#8217;acquisition d&#8217;aimants susceptible de servir à l&#8217;enrichissement d&#8217;uranium et la liste des contacts entre l&#8217;Irak et le pays susceptible de lui avoir fourni de l&#8217;uranium. </p>
<p>Nous sommes là au coeur de la logique de la résolution 1441, qui doit assurer l&#8217;efficacité des inspections grâce à une identification précise des programmes prohibés, puis à leur élimination. Nous sommes tous conscients que le succès des inspections suppose que nous aboutissions à une coopération pleine et entière de l&#8217;Irak. La France n&#8217;a cessé de l&#8217;exiger. Des progrès réels commencent à apparaître&nbsp;: l&#8217;Irak a accepté le survol de son territoire par des appareils de reconnaissance aérienne&nbsp;; il a permis que des scientifiques irakiens soient interrogés sans témoins par les inspecteurs&nbsp;; un projet de loi prohibant toutes les activités liées aux programmes d&#8217;armes de destruction massive est en cours d&#8217;adoption, conformément à une demande ancienne des inspecteurs&nbsp;; l&#8217;Irak doit fournir une liste détaillée des experts ayant assisté en 1991 aux destructions des programmes militaires. </p>
<p>La France attend bien entendu que ces engagements soient durablement vérifiés. Au-delà, nous devons maintenir une forte pression sur l&#8217;Irak pour qu&#8217;il aille plus loin dans la voie de la coopération. Ces progrès nous confortent dans la conviction que la voie des inspections peut être efficace. Mais nous ne devons pas nous dissimuler l&#8217;ampleur du travail restant à accomplir&nbsp;: des questions doivent être élucidées, des vérifications doivent être conduites, des installations ou des matériels doivent sans doute encore être détruits. Pour ce faire, nous devons donner aux inspections toutes les chances de réussir. </p>
<p>J&#8217;ai fait des propositions le 5 février devant le Conseil. Depuis lors, nous les avons précisées dans un document de travail adressé à MM. Blix et El Baradeï et communiquées aux membres du Conseil. Quel est leur esprit&nbsp;? Il s&#8217;agit de propositions pratiques et concrètes, qui peuvent être mises en oeuvre rapidement et qui sont destinées à renforcer l&#8217;efficacité des opérations d&#8217;inspection. Elles s&#8217;inscrivent dans le cadre de la résolution 1441 et ne nécessitent par conséquent aucune nouvelle résolution du Conseil. Elles doivent venir à l&#8217;appui des efforts menés par MM. Blix et El Baradeï, qui sont naturellement les mieux à même de nous dire celles d&#8217;entre elles qu&#8217;ils souhaitent retenir pour assurer la meilleure efficacité de leurs travaux. Dans leur rapport, ils nous ont fait des commentaires utiles et opérationnels. La France a déjà annoncé qu&#8217;elle tenait des moyens supplémentaires à la disposition de MM. Blix et El Baradeï, à commencer par ses appareils de surveillance aérienne Mirage IV. Alors oui, j&#8217;entends bien les critiques&nbsp;: il y a ceux qui pensent que, dans leur principe, les inspections ne peuvent avoir aucune efficacité. Mais je rappelle que c&#8217;est le fondement même de la résolution 1441 et que les inspections donnent des résultats. On peut les juger insuffisants mais ils sont là. </p>
<p>Il y a ceux qui croient que la poursuite du processus d&#8217;inspection serait une sorte de &laquo;&nbsp;manoeuvre de retardement&nbsp;&raquo; visant à empêcher une intervention militaire. Cela pose naturellement la question du temps imparti à l&#8217;Irak. Nous sommes là au centre des débats. Il y va de notre esprit de responsabilité.<strong> Ayons le courage de mettre les choses à plat. Il y a deux options&nbsp;: l&#8217;option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n&#8217;oublions pas qu&#8217;après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. Et ne nous voilons pas la face&nbsp;: cela sera long et difficile, car il faudra préserver l&#8217;unité de l&#8217;Irak, rétablir de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affectés par l&#8217;intrusion de la force.</strong> Face à de telles perspectives, il y a une autre option offerte par les inspections, qui permet d&#8217;avancer de jour en jour dans la voie d&#8217;un désarmement efficace et pacifique de l&#8217;Irak. Au bout du compte, ce choix-là n&#8217;est-il pas le plus sûr et le plus rapide&nbsp;? </p>
<p><strong>Personne ne peut donc affirmer aujourd&#8217;hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections. Personne ne peut affirmer non plus qu&#8217;il pourrait déboucher sur un monde plus sûr, plus juste et plus stable. Car la guerre est to<br />
ujours la sanction d&#8217;un échec. Serait-ce notre seul recours face aux nombreux défis actuels ?</strong> Donnons pas conséquent aux inspecteurs des Nations unies le temps nécessaire à la réussite de leur mission. Mais soyons ensemble vigilants et demandons à MM. Blix et El Baradeï de faire régulièrement rapport au Conseil. La France, pour sa part, propose un nouveau rendez-vous le 14 mars au niveau ministériel, pour évaluer la situation. Nous pourrons alors juger des progrès effectués et de ceux restant à accomplir. <strong>Dans ce contexte, l&#8217;usage de la force ne se justifie pas aujourd&#8217;hui. Il y a une alternative à la guerre&nbsp;: désarmer l&#8217;Irak par les inspections. De plus, un recours prématuré à l&#8217;option militaire serait lourd de conséquences</strong>. </p>
<p><strong>L&#8217;autorité de notre action repose aujourd&#8217;hui sur l&#8217;unité de la communauté internationale. Une intervention militaire prématurée remettrait en cause cette unité, ce qui lui enlèverait sa légitimité et, dans la durée, son efficacité. Elle pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité de cette région meurtrie et fragile. Elle renforcerait le sentiment d&#8217;injustice, aggraverait les tensions et risquerait d&#8217;ouvrir la voie à d&#8217;autres conflits.</strong> Nous partageons tous une même priorité, celle de combattre sans merci le terrorisme. Ce combat exige une détermination totale. C&#8217;est depuis la tragédie du 11 septembre, l&#8217;une de nos responsabilités premières devant nos peuples. Et la France, qui a été durement touchée à plusieurs reprises par ce terrible fléau, est entièrement mobilisée dans cette lutte qui nous concerne tous et que nous devons mener ensemble. C&#8217;est le sens de la réunion du Conseil de sécurité qui s&#8217;est tenue le 20 janvier, à l&#8217;initiative de la France. </p>
<p><strong>Il y a dix jours, le secrétaire d&#8217;Etat américain, M. Powell, a évoqué des liens supposés entre Al Quaïda et le régime de Bagdad. En l&#8217;état actuel de nos informations et recherches menées en liaison avec nos alliés, rien ne nous permet d&#8217;établir de tels liens. En revanche, nous devons prendre la mesure de l&#8217;impact qu&#8217;aurait sur ce plan une action militaire contestée actuellement. Une telle intervention ne risquerait-elle pas d&#8217;aggraver les fractures entre les sociétés, entre les cultures, entre les peuples, fractures dont se nourrit le terrorisme</strong>&nbsp;? </p>
<p>La France l&#8217;a toujours dit&nbsp;: nous n&#8217;excluons pas la possibilité qu&#8217;un jour il faille recourir à la force, si les rapports des inspecteurs concluaient à l&#8217;impossibilité pour les inspections de se poursuivre. Le Conseil devrait alors se prononcer et ses membres auraient à prendre toutes leurs responsabilités. Et, dans une telle hypothèse, je veux rappeler ici les questions que j&#8217;avais soulignées lors de notre dernier débat le 4 février et auxquelles nous devrons bien répondre&nbsp;: en quoi la nature et l&#8217;ampleur de la menace justifient-elles le recours immédiat à la force&nbsp;? Comment faire en sorte que les risques considérables d&#8217;une telle intervention puissent être réellement maîtrisés&nbsp;? En tout état de cause, dans une telle éventualité, c&#8217;est bien l&#8217;unité de la communauté internationale qui serait la garantie de son efficacité. De même, ce sont bien les Nations unies qui resteront demain, quoi qu&#8217;il arrive, au coeur de la paix à construire. </p>
<p><strong>Monsieur le président, à ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder à la guerre, je voudrais dire que rien, à aucun moment, au sein de ce Conseil de sécurité, ne sera le fait de la précipitation, de l&#8217;incompréhension, de la suspicion ou de la peur. Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d&#8217;un idéal, nous sommes les gardiens d&#8217;une conscience. La lourde responsabilité et l&#8217;immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c&#8217;est un vieux pays, la France, un vieux continent comme le mien, l&#8217;Europe, qui vous le dit aujourd&#8217;hui, qui a connu les guerres, l&#8217;Occupation, la barbarie. Un pays qui n&#8217;oublie pas et qui sait tout ce qu&#8217;il doit aux combattants de la liberté venus d&#8217;Amérique et d&#8217;ailleurs. Et qui pourtant n&#8217;a cessé de se tenir debout face à l&#8217;Histoire et devant les hommes. Fidèles à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur</strong>.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dominique de Villepin, Ministre des Affaires Etrangères (6 mai 2002 &#8211; 30 mars 2004)</p>
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		<title>Référendum grec sur l&#039;Euro: Dominique de Villepin relève une &quot;impasse européenne&quot;</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 18:32:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[Réagissant sur son blog officiel à l&#8217;annonce d&#8217;un référendum en Grèce concernant le plan de sauvetage conclu la semaine dernière à Bruxelles, Dominique de Villepin a indiqué que &#171;&#160;la décision grecque de convoquer un référendum révèle une impasse européenne, l’articulation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Réagissant <a href="http://www.dominiquedevillepin.fr/2011/11/01/timeo-danaos-2/">sur son blog officiel</a> à l&#8217;annonce d&#8217;un référendum en Grèce concernant le plan de sauvetage conclu la semaine dernière à Bruxelles, Dominique de Villepin a indiqué que &laquo;&nbsp;la décision grecque de convoquer un référendum révèle une impasse européenne, l’articulation difficile entre la souveraineté des nations et la solidarité européenne. (…)</p>
<p>Le sommet européen avait apporté des solutions techniques à des problèmes techniques. Nous savions tous qu’il restait l’essentiel, à savoir apporter une réponse politique à une question politique.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span id="more-8227"></span></p>
<p>Rappelant que l&#8217;on &laquo;&nbsp;ne règlera pas le problème européen sans écouter chacun des peuples&nbsp;&raquo;, l&#8217;ancien Premier Ministre souligne que &laquo;&nbsp;la décision grecque de convoquer un référendum a donc le mérite de placer le débat là où il est: sur le plan politique.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dominique de Villepin évoque la crise sociale aigüe qui frappe plusieurs pays d&#8217;Europe: &laquo;&nbsp;On ne peut rester sourd à la détresse de peuples aujourd’hui durement touchés par la crise et l’austérité. La misère gagne du terrain en Grèce. Elle est une réalité en Espagne avec plus d’un Espagnol sur cinq au chômage. (&#8230;) Les paniques boursières ne peuvent faire oublier les millions de paniques des fins de mois, y compris dans notre pays.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le fondateur de République Solidaire affirme que la France a un rôle particulier à jouer pour sortir l&#8217;Europe de cette &laquo;&nbsp;impasse&nbsp;&raquo;: &laquo;&nbsp;Nous qui ne sommes ni tout à fait un pays du sud, ni un pays du nord de l’Europe, nous qui sommes à la fois l’un et l’autre, nous devons être, comme nous savons le faire souvent, une passerelle solide pour offrir un chemin crédible à l’Europe qui ne soit ni la froideur technique du nord, ni le cri de rage impuissante des suds.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Celui qui entretient toujours le suspense sur sa candidature à l&#8217;élection présidentielle de 2012 reprend son antienne pour &laquo;&nbsp;le rassemblement national, à tous les niveaux, pour mettre de côté les querelles partisanes face à l’urgence&nbsp;&raquo; et redit l&#8217;urgence qu&#8217;il y a à mettre en place &laquo;&nbsp;aujourd’hui un grand plan de rigueur d’au moins 20 milliards d’euros qui demande de chacun un sacrifice et d’abord aux plus riches d’entre nous.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et Dominique de Villepin de poursuivre: &laquo;&nbsp;Bousculons le G20. Il faut à la fois un grand discours et de nouvelles pistes d’action à Cannes, notamment sur la spéculation. (…) Plaçons l’UE face à ses responsabilités en convoquant un nouveau sommet extraordinaire consacré aux grands enjeux politiques et économiques et portons y l’exigence d’indépendance pour l’Europe car elle est notre patrimoine depuis toujours.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Affirmant, en conclusion, que &laquo;&nbsp;le changement est à portée de main&nbsp;&raquo;, Dominique de Villepin souligne que &laquo;&nbsp;la France plus que jamais peut se tailler un rôle à sa mesure, si elle accepte de se donner les leviers de l’action – nationale, européenne, mondiale.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Source: <a href="http://www.dominiquedevillepin.fr/2011/11/01/timeo-danaos-2/">Blog officiel de Dominique de Villepin</a></p>
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		<title>Réaction de Dominique de Villepin au décès de 5 soldats français en Afghanistan: &quot;Quand cela cessera-t-il?&quot;</title>
		<link>http://www.2villepin.fr/index.php/2011/07/13/6943-reaction-de-dominique-de-villepin-au-deces-de-5-soldats-francais-en-afghanistan-quand-cela-cessera-t-il/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 10:05:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>"C’est avec une infinie tristesse que j’apprends la mort de cinq de nos soldats en Afghanistan. Quand cela cessera-t-il&#160;? Je pense aujourd’hui aux familles des soldats tombés ainsi qu’aux quatre soldats blessés dans cette explosion. Je souhaite que l’exigence politique soit à la hauteur de l’idée qu’ils se font, que nous nous faisons, de la France.</p> <p>Nous devons la vérité aux Français. Nous devons la vérité aux soldats engagés en Afghanistan. Cette guerre n’a plus de sens. Avançant à l’aveugle, nous y offrons nos hommes au sacrifice.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;C’est avec une infinie tristesse que j’apprends la mort de cinq de nos soldats en Afghanistan. Quand cela cessera-t-il&nbsp;? Je pense aujourd’hui aux familles des soldats tombés ainsi qu’aux quatre soldats blessés dans cette explosion. Je souhaite que l’exigence politique soit à la hauteur de l’idée qu’ils se font, que nous nous faisons, de la France.</p>
<p>Nous devons la vérité aux Français. Nous devons la vérité aux soldats engagés en Afghanistan. Cette guerre n’a plus de sens. Avançant à l’aveugle, nous y offrons nos hommes au sacrifice.</p>
<p><span id="more-6943"></span></p>
<p>Dix ans de guerre, c’est assez. Il était de notre devoir de participer à la force internationale, et on ne répétera jamais assez ce que l’intervention courageuse de nos soldats là-bas aura permis d’attentats évités sur notre sol. Mais nous n’avons jamais eu vocation à y rester. L’armée a fait son devoir, les politiques ont manqué au leur en ne tenant pas suffisamment tête à nos alliés américains, en ne jouant pas leur rôle de chercheurs d’alternatives et de solutions.</p>
<p>Il n’y a pas de solution miracle pour sortir d’un bourbier. Il n’y a pas de solution tout à fait satisfaisante. Mais rien ne serait pire que l’inaction. Rien ne serait plus dangereux que des demi-solutions avançant masquées. Un retrait partiel, ne l’oublions pas, ce sont des risques accrus pour les soldats restés sur le terrain. Tant qu’il y aura un seul soldat français en Afghanistan, nous ne pourrons être en repos.</p>
<p>Alors comment faire&nbsp;? Je plaide inlassablement, depuis plus de cinq ans maintenant, tant auprès de Jacques Chirac que de Nicolas Sarkozy, pour un processus de désengagement qui tient en trois points essentiels. Un calendrier ferme de retrait de nos troupes, d’abord, coordonné avec nos Alliés de l’ISAF. Une conférence nationale des forces politiques afghanes, ensuite, pour enclencher une démarche de réconciliation politique, rendue crédible par la perspective d’un départ effectif. Une conférence régionale, enfin, organisée dans le même temps pour placer face à leurs responsabilités les puissances régionales qui trouvent dans la présence américano-européenne un prétexte commode à l’inaction et au désintérêt, alors que leurs intérêts de sécurité sont directement en jeu, l’Iran, la Russie, l’Inde et la Chine notamment.</p>
<p>A la veille de la célébration de notre fête nationale, souvenons-nous avec reconnaissance et émotion de ceux qui sont prêts à donner leur vie pour la défense de notre pays. Retrouvons nous dans ce qui fonde la cohésion et la continuité inébranlables de notre nation. Soyons lucides et courageux. Méditons une fois de plus les paroles d’un chant national qui a exprimé l’amour de la patrie de tant de générations de Français, à travers les épreuves et les victoires&nbsp;: &laquo;&nbsp;Nous entrerons dans la carrière / Quand nos aînés n’y seront plus / Nous y trouverons leur poussière / Et la trace de leurs vertus&nbsp;&raquo;.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Source: Communiqué de Dominique de Villepin (site de République Solidaire)</p>
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		<title>Dominique de Villepin: Jacques Chirac &quot;mérite&quot; le Prix Nobel de la Paix</title>
		<link>http://www.2villepin.fr/index.php/2011/07/05/6934-dominique-de-villepin-jacques-chirac-merite-le-prix-nobel-de-la-paix/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Jul 2011 01:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dominique de Villepin souhaite que l’ancien président de la République Jacques Chirac se voie décerner le prix Nobel de la paix pour son refus d’engager la France dans la guerre en Irak en 2003. "Que Jacques Chirac soit récipiendaire du prix Nobel de paix me paraîtrait amplement mérité", affirme-t-il.</p> <p>L’ancien ministre des Affaires étrangères, dont le discours à l’ONU en février 2003 contre la guerre en Irak a marqué les esprits, estime que le Printemps arabe démontre aujourd’hui à quel point Chirac avait raison hier de refuser l’intervention occidentale en Irak et de se faire le chantre d’un monde multipolaire.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique de Villepin souhaite que l’ancien président de la République Jacques Chirac se voie décerner le prix Nobel de la paix pour son refus d’engager la France dans la guerre en Irak en 2003. &laquo;&nbsp;Que Jacques Chirac soit récipiendaire du prix Nobel de paix me paraîtrait amplement mérité&nbsp;&raquo;, affirme-t-il.</p>
<p>L’ancien ministre des Affaires étrangères, dont le discours à l’ONU en février 2003 contre la guerre en Irak a marqué les esprits, estime que le Printemps arabe démontre aujourd’hui à quel point Chirac avait raison hier de refuser l’intervention occidentale en Irak et de se faire le chantre d’un monde multipolaire.</p>
<p><span id="more-6934"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Je connais beaucoup de chefs d’Etat qui seraient prêts à se mobiliser pour que la grande contribution à la paix et à l’ordre mondial&nbsp;&raquo; de Chirac soit reconnue par un Nobel de la paix, affirme Villepin.</p>
<p><strong>Il est sévère en revanche sur son bilan</strong></p>
<p>De nombreux chefs d’Etat ont déjà été récompensés par le Nobel&nbsp;: de l’Allemand Willy Brandt (en 1971) au Palestinien Arafat et aux Israéliens Peres et Rabin (1994) en passant par le Russe Gorbatchev (1990), tous ont vu leurs efforts pour la paix couronnés par le jury d’Oslo. Jusqu’à l’Américain Barack Obama en 2009, &laquo;&nbsp;pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale entre les peuples&nbsp;&raquo;, notamment au Proche-Orient.</p>
<p>Aux yeux de Villepin, Chirac mérite lui aussi la &laquo;&nbsp;reconnaissance internationale&nbsp;&raquo;. Depuis René Cassin en 1968, aucun Français n’a plus reçu le Nobel de la paix.</p>
<p>L’ancien Premier ministre, toujours déterminé à se présenter en 2012, est aussi élogieux pour l’action du président Chirac sur la scène internationale qu’il est sévère avec son bilan sur la scène nationale&nbsp;: &laquo;&nbsp;En finir avec la fracture sociale était une idée géniale, mais qu’en reste-t-il ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>A compter du 5 septembre, l’ex-maire de Paris comparaîtra devant le tribunal correctionnel dans l’affaire des emplois présumés fictifs de la Ville de Paris. &laquo;&nbsp;Ce n’est jamais tout blanc ou tout noir la vie, observe Villepin. Mais, si on veut la justice, moi je la veux complètement. Que dans le même élan son courage sur la scène diplomatique soit reconnu ne serait que justice.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Source: Le Parisien</p>
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		<title>Retrait d&#039;Afghanistan: Dominique de Villepin dénonce le &quot;suivisme&quot; de Nicolas Sarkozy</title>
		<link>http://www.2villepin.fr/index.php/2011/06/25/6926-retrait-d-afghanistan-dominique-de-villepin-denonce-le-suivisme-de-nicolas-sarkozy/</link>
		<comments>http://www.2villepin.fr/index.php/2011/06/25/6926-retrait-d-afghanistan-dominique-de-villepin-denonce-le-suivisme-de-nicolas-sarkozy/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 25 Jun 2011 10:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://2villepin.free.fr/blog/?p=6926</guid>
		<description><![CDATA[<p>Dominique de Villepin a salué vendredi sur son blog la décision de Nicolas Sarkozy de retirer les troupes d'Afghanistan en soulignant que la "présence là-bas n’a plus de justification".</p> <p>"Nous n’avons ni but politique clair, ni but militaire&#160;; ni stratégie politique, ni stratégie militaire", précise le candidat à l'élection présidentielle de 2012 dans un nouveau post intitulé "Cher Nicolas", le troisième en trois semaines d'existence du blog.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique de Villepin a salué vendredi sur son blog la décision de Nicolas Sarkozy de retirer les troupes d&#8217;Afghanistan en soulignant que la &laquo;&nbsp;présence là-bas n’a plus de justification&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous n’avons ni but politique clair, ni but militaire&nbsp;; ni stratégie politique, ni stratégie militaire&nbsp;&raquo;, précise le candidat à l&#8217;élection présidentielle de 2012 dans un nouveau post intitulé &laquo;&nbsp;Cher Nicolas&nbsp;&raquo;, le troisième en trois semaines d&#8217;existence du blog.</p>
<p><span id="more-6926"></span></p>
<p>Dominique de Villepin n&#8217;a pas manqué cependant de dénoncer une décision &laquo;&nbsp;mécanique et trop numérique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Elle s’apparente à un suivisme des Etats-Unis qui n’est jamais une bonne chose pour notre pays, qui a vocation à être initiative, vous le savez comme moi. Mais je veux croire qu’elle est le début d’une prise de conscience et d’une reprise en main de la stratégie politique&nbsp;&raquo;, poursuit l&#8217;ancien Premier ministre.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La solution doit être politique, inscrite dans le long terme et régionale&nbsp;&raquo;, précise Dominique de Villepin en appelant à &laquo;&nbsp;engager un processus de réconciliation nationale impliquant l’ensemble des forces politiques en présence en Afghanistan&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: Europe 1</p>
<p>*****</p>
<p><strong>Cher Nicolas, par Dominique de Villepin</strong></p>
<p>Je suis heureux, Monsieur le Président, qu’en tant que commandant en chef de nos armées, vous ayez pris la décision d’amorcer le retrait des troupes en Afghanistan. Nous devons regarder la réalité en face avec lucidité et courage, notre présence là-bas n’a plus de justification. Nous n’avons ni but politique clair, ni but militaire&nbsp;; ni stratégie politique, ni stratégie militaire. Nous devons la vérité aux soldats français engagés en Afghanistan et à leurs familles, et tout particulièrement à celles de 62 disparus et des nombreux blessés.</p>
<p>Pour l’heure cette décision reste mécanique et trop numérique. Elle s’apparente à un suivisme des Etats-Unis qui n’est jamais une bonne chose pour notre pays, qui a vocation à être initiative, vous le savez comme moi.</p>
<p>Pour lire la suite du billet de Dominique de Villepin, <a href="http://www.dominiquedevillepin.fr/2011/06/24/cher-nicolas-3/">cliquez ici</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dominique de Villepin à Estoril: &quot;L&#039;Europe n&#039;est pas à la hauteur de ses idéaux&quot;</title>
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		<pubDate>Sun, 08 May 2011 03:27:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>"Il faut refondre la construction européenne", a déclaré Dominique de Villepin ce vendredi, en marge de sa participation aux Conférences d'Estoril au Portugal.</p> <p>Pour l'ancien Premier Ministre français, l'Europe doit faire face à de nombreux défis, en particulier dans les domaines économiques et financiers, "à un moment où la croissance économique est très faible (2% dans la meilleure des hypothèses) par rapport à d'autres régions du monde, notamment les pays émergents qui ont des croissances de l'ordre de 8, 10, 12%.</p> <p>L'Europe doit également faire face à des défis dans son rappport au monde, étant donné qu'elle "a des difficultés à faire entendre sa voix", a-t-il indiqué.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Il faut refondre la construction européenne&nbsp;&raquo;, a déclaré Dominique de Villepin ce vendredi, en marge de sa participation aux Conférences d&#8217;Estoril au Portugal.</p>
<p>Pour l&#8217;ancien Premier Ministre français, l&#8217;Europe doit faire face à de nombreux défis, en particulier dans les domaines économiques et financiers, &laquo;&nbsp;à un moment où la croissance économique est très faible (2% dans la meilleure des hypothèses) par rapport à d&#8217;autres régions du monde, notamment les pays émergents qui ont des croissances de l&#8217;ordre de 8, 10, 12%.</p>
<p>L&#8217;Europe doit également faire face à des défis dans son rappport au monde, étant donné qu&#8217;elle &laquo;&nbsp;a des difficultés à faire entendre sa voix&nbsp;&raquo;, a-t-il indiqué.</p>
<p><span id="more-6872"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous avons pu le constater avec ses divisions concernant le printemps arabe, la révolution tunisienne, la révolution égyptienne&nbsp;&raquo;, a affirmé Dominique de Villepin, en rappelant que s&#8217;agissant de la crise libyenne, la France et l&#8217;Allemagne s&#8217;étaient opposées lors du vote à l&#8217;ONU de la résolution 1973 qui avait donné le &laquo;&nbsp;feu vert&nbsp;&raquo; à l&#8217;imposition d&#8217;une zone d&#8217;exclusion aérienne sur le territoire libyen.</p>
<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;Europe n&#8217;a pas, dans le monde, le poids qui devrait être le sien&nbsp;&raquo;, a-t-il considéré, en donnant comme exemple la position européenne dans le conflit israélo-arabe ou en Afghanistan.</p>
<p>En Afghanistan, &laquo;&nbsp;l&#8217;Europe devrait être la première à tirer les leçons d&#8217;une présence militaire longue de 10 ans qui n&#8217;a pas permis de résoudre la crise&nbsp;&raquo;, a affirmé Dominique de Villepin, se disant convaincu que s&#8217;agissant des questions internationales, l&#8217;Europe n&#8217;a pas été, face aux Etats-Unis, un interlocuteur capable &laquo;&nbsp;d&#8217;équilibrer le monde&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;Europe n&#8217;est pas à la hauteur de ses idéaux. Nous le voyons dans le sentiment de peur qui assaille aujourd&#8217;hui les Européens, dans le populisme qui se manifeste dans des pays comme la Finlande, la Hongrie, l&#8217;Italie ou la France. Un populisme qui est basé sur la peur: peur de l&#8217;immigration, peur des autres, peur de l&#8217;Islam. Ceci n&#8217;est pas conforme à la vocation de l&#8217;Europe&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté.</p>
<p>Dominique de Villepin a réaffirmé sa conviction que l&#8217;Europe doit défendre son modèle social et doit surtout &laquo;&nbsp;sortir de l&#8217;impuissance et de l&#8217;immobilisme&nbsp;&raquo; où elle se trouve.</p>
<p>Source: Sabado</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Conférence de Dominique de Villepin à Estoril au Portugal</title>
		<link>http://www.2villepin.fr/index.php/2011/05/07/6870-conference-de-dominique-de-villepin-a-estoril-au-portugal/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 May 2011 13:47:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="/images/Clearstream/Villepin 060511.jpg" alt="" /><br /> <br /> Dominique de Villepin était, ce vendredi, à Estoril au Portugal où il a donné une conférence sur les défis actuels de la construction européenne.<br /> <br /> Dominique de Villepin a appelé l'Europe à se saisir des défis de la mondialisation et à parler d'une même voix sur les grands sujets internationaux.<br />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Clearstream/Villepin 060511.jpg" alt="" /></p>
<p> Dominique de Villepin était, ce vendredi, à Estoril au Portugal où il a donné une conférence sur les défis actuels de la construction européenne.</p>
<p> Dominique de Villepin a appelé l&#8217;Europe à se saisir des défis de la mondialisation et à parler d&#8217;une même voix sur les grands sujets internationaux.<br />
<span id="more-6870"></span><br />
<br />
 <iframe width="500" height="400" src="http://www.youtube.com/embed/kZMgkl1Lgw0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p> Dominique de Villepin a estimé qu&#8217;en matière environnementale, les sommets de Cancun et de Copenhague avaient en définitive échoué en raison de l&#8217;absence de position forte de la part de l&#8217;Europe.</p>
<p> Pour l&#8217;ancien Premier Ministre, les nations européennes doivent agir de concert en matière de protection de l&#8217;environnement ou encore de lutte contre le terrorisme, en s&#8217;appuyant sur des Etats forts.</p>
<p> <strong>Le défi de la gouvernance européenne</strong></p>
<p> Dominique de Villepin considère que l&#8217;heure est venue, pour l&#8217;Europe, d&#8217;affirmer une nouvelle gouvernance.</p>
<p> Pour y parvenir, l&#8217;ancien Ministre des Affaires Etrangères a appelé les Européens à faire preuve de davantage de pragmatisme dans la définition de leurs positions en matière de diplomatie. </p>
<p> S&#8217;agissant des question de défense, il a souhaité que des stratégies militaires propres aux Européens puissent voir le jour, indépendamment du cadre de l&#8217;OTAN.</p>
<p> Dominique de Villepin a également défendu l&#8217;idée d&#8217;une Europe protectrice des citoyens, par exemple à travers une réglementation accrue du secteur financier.</p>
<p> Concernant enfin les questions d&#8217;immigration et les récents débats relatifs à une possible remise en cause des accords de Schengen, il a défendu une plus grande sévérité contre l&#8217;immigration illégale, tout en souhaitant un renforcement des politiques de coopération avec les pays d&#8217;émigration.</p>
<p> En faisant référence à l&#8217;histoire du Portugal, notamment à travers l&#8217;exemple de Vasco de Gamma, Dominique de Villepin a conclu la conférence en rappelant que la grande force de l&#8217;Europe réside dans son identité propre, et que c&#8217;est sur cette base qu&#8217;elle peut et doit apporter des réponses aux défis globaux.</p>
<p> Source: Sapo</p>
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		<title>Communiqué de Dominique de Villepin à l’occasion de l’arrestation de Laurent Gbagbo</title>
		<link>http://www.2villepin.fr/index.php/2011/04/11/6847-communique-de-dominique-de-villepin-a-loccasion-de-larrestation-de-laurent-gbagbo/</link>
		<comments>http://www.2villepin.fr/index.php/2011/04/11/6847-communique-de-dominique-de-villepin-a-loccasion-de-larrestation-de-laurent-gbagbo/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 10:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>"Le dénouement de la crise politique est un signe encourageant pour l’avenir de la Côte d’Ivoire, car il ouvre la voie à un processus de réconciliation nationale.</p> <p>Alassane Ouattara est le président élu de Côte d’Ivoire. Il a désormais la responsabilité de trouver un chemin politique hors d’une décennie d’affrontements civils et de divisions territoriales. Il s’agit de sortir dès maintenant de l’engrenage militaire qui risque de laisser des séquelles dans la société ivoirienne.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Le dénouement de la crise politique est un signe encourageant pour l’avenir de la Côte d’Ivoire, car il ouvre la voie à un processus de réconciliation nationale.</p>
<p>Alassane Ouattara est le président élu de Côte d’Ivoire. Il a désormais la responsabilité de trouver un chemin politique hors d’une décennie d’affrontements civils et de divisions territoriales. Il s’agit de sortir dès maintenant de l’engrenage militaire qui risque de laisser des séquelles dans la société ivoirienne.</p>
<p><span id="more-6847"></span></p>
<p>La mission de l’ONUCI et de la Force Licorne doit se limiter à la protection des populations civiles afin d’éviter l’enracinement des ressentiments dans une partie de la population ivoirienne, à travers une interprétation aussi restrictive que possible de la résolution 1975 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. La force ne peut être qu’un dernier recours.</p>
<p>L’Union Africaine et la CEDEAO doivent être à partir de maintenant les chefs de file d’un accompagnement politique, car toute intervention directe de la France aux côtés de l’un ou de l’autre camp risque d’être interprétée comme un retour aux pratiques d’un autre temps.</p>
<p>Nous devons réfléchir à la redéfinition d’un cadre d’action clair pour la France face à ses partenaires africains afin de tirer les leçons des échecs et des incompréhensions depuis plusieurs années, en tenant compte de la responsabilité particulière de la France à l’égard de peuples amis sur le chemin, parfois difficile, de la démocratie.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dominique de Villepin</p>
<p>Source: République Solidaire</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Tribune: Pour un nouveau temps de la démocratie en Afrique, par Dominique de Villepin</title>
		<link>http://www.2villepin.fr/index.php/2011/04/03/6832-tribune-pour-un-nouveau-temps-de-la-democratie-en-afrique-par-dominique-de-villepin/</link>
		<comments>http://www.2villepin.fr/index.php/2011/04/03/6832-tribune-pour-un-nouveau-temps-de-la-democratie-en-afrique-par-dominique-de-villepin/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 03 Apr 2011 09:15:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://2villepin.free.fr/blog/?p=6832</guid>
		<description><![CDATA[<p><img src="/images/Villepin 010411.jpg" alt="" /></p> <p>Alors que le rapport de forces est en passe de s'inverser en Côte d'Ivoire, Dominique de Villepin lance, dans une tribune publiée par Le Figaro, des idées pour une paix durable dans la région.</p> <p>Invité par ailleurs du <a href="http://www.itele.fr/video/villepin-eviter-un-nouveau-bain-de-sang-a-abidjan">Forum de l'Info d'I-Télé</a> ce vendredi à la mi-journée, il a souhaité que le départ, inéluctable selon lui, de Laurent Gbagbo se fasse dans le calme.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/Villepin 010411.jpg" alt="" /></p>
<p>Alors que le rapport de forces est en passe de s&#8217;inverser en Côte d&#8217;Ivoire, Dominique de Villepin lance, dans une tribune publiée par Le Figaro, des idées pour une paix durable dans la région.</p>
<p>Invité par ailleurs du <a href="http://www.itele.fr/video/villepin-eviter-un-nouveau-bain-de-sang-a-abidjan">Forum de l&#8217;Info d&#8217;I-Télé</a> ce vendredi à la mi-journée, il a souhaité que le départ, inéluctable selon lui, de Laurent Gbagbo se fasse dans le calme.</p>
<p><span id="more-6832"></span></p>
<p><strong><ins>La Tribune de Dominique de Villepin dans Le Figaro</ins></strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;<strong>La Côte d&#8217;Ivoire est à un tournant</strong>. Les événements se sont accélérés après quatre mois de crise politique ouverte. Le spectre d&#8217;une guerre civile longue semble devoir céder la place à une transition rapide. Nous pouvons nous en réjouir. Mais une question doit se poser à nous&nbsp;: si Laurent Gbagbo est chassé du pouvoir par Alassane Ouattara, cela suffira-t-il à ramener en Côte d&#8217;Ivoire la paix et la démocratie&nbsp;? Ce ne peut être qu&#8217;un point de départ.</p>
<p>Car c&#8217;est bien cela l&#8217;enjeu, l&#8217;ouverture d&#8217;un nouveau temps de la démocratie, en Côte d&#8217;Ivoire et en Afrique, en s&#8217;appuyant sur toutes les leçons des guerres civiles, des alternances manquées et des crises de succession des dernières décennies &#8211; au Soudan, en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, au Rwanda. Partout et toujours les mêmes dangers&nbsp;: la dictature, la partition du pays, un État failli. La démocratie n&#8217;est jamais au bout du canon. Car la légitimité conquise par les armes ternit toujours la légitimité acquise par les urnes.</p>
<p><strong>Le principe de la légitimité démocratique doit l&#8217;emporter</strong>. L&#8217;objectif est clair. Alassane Ouattara est le président élu&nbsp;; Laurent Gbagbo doit quitter le pouvoir. Mais ne soyons pas pour autant aveugles aux divisions profondes de la société ivoirienne, ne soyons pas amnésiques sur seize ans d&#8217;une crise de succession, dans un État fragilisé par la crise économique et la disparition de la génération de l&#8217;indépendance. Depuis, pas une élection n&#8217;a permis une transition pacifique. Des oppositions géographiques, économiques, culturelles ont creusé des tranchées irrémédiables dans le territoire ivoirien.</p>
<p>Ce dont la Côte d&#8217;Ivoire a besoin, c&#8217;est de paix, de réconciliation et de stabilité. Et nous avons à cet égard, en vertu de notre amitié, un devoir d&#8217;initiative.</p>
<p><strong>Le premier objectif</strong> doit être pour les États africains, avec l&#8217;appui de la communauté internationale, de rester vigilants sur la protection des populations civiles. D&#8217;autres scénarios de violences diffuses et d&#8217;escalades restent à craindre. Le Conseil de sécurité a pris ses responsabilités en exhortant au départ sans violences de Laurent Gbagbo et en donnant aux neuf mille hommes de l&#8217;Onuci tous les moyens pour remplir cette mission. Il ne doit pas s&#8217;en détourner au prétexte qu&#8217;Alassane Ouattara aurait les apparences du pouvoir sur l&#8217;essentiel du pays.</p>
<p><strong>Le deuxième objectif</strong> doit être la relance d&#8217;un processus de réconciliation nationale, à travers la reprise d&#8217;une médiation de l&#8217;Union africaine et de la Cedeao sous l&#8217;égide de l&#8217;ONU. Ce sera la lourde tâche du nouveau pouvoir légitime. Beaucoup de temps a déjà été perdu. En 2003, la France a pris l&#8217;initiative avec les accords de Marcoussis, grâce à l&#8217;action de Jacques Chirac que j&#8217;ai eu l&#8217;honneur d&#8217;accompagner dans cette tâche. Un médiateur spécial de l&#8217;Union européenne, en contact avec les Nations unies, doit être mandaté, en appui des efforts africains. Car au-delà des enjeux politiques, toutes les aspirations doivent être écoutées, tous les acteurs pris en compte, comme dans le cas libyen.</p>
<p><strong>Troisième objectif</strong>, recherchons la stabilisation des démocraties africaines, en anticipant les alternances futures. La démocratie, ce n&#8217;est pas seulement des procédures. C&#8217;est la capacité d&#8217;une majorité à céder à une nouvelle majorité sans crainte pour son existence. Or l&#8217;alternance est devenue en Afrique un jeu de tout ou rien. Songeons aux difficultés récentes du Kenya ou du Gabon. Songeons qu&#8217;il a fallu à la France trois Républiques sinon plus pour réussir une seule véritable alternance.</p>
<p>Il y a <strong>des mécanismes à inventer</strong> pour ne plus jouer l&#8217;avenir à la roulette russe&nbsp;: un statut pour les anciens chefs d&#8217;État qui ne les mettrait pas d&#8217;emblée à l&#8217;écart de la vie nationale mais leur permettrait de jouer un rôle de sage&nbsp;; un statut de l&#8217;opposition lui conférant des droits et des garanties dans la vie publique, notamment au Parlement ou dans l&#8217;accès aux médias&nbsp;; une autonomie accrue des pouvoirs locaux qui sont souvent l&#8217;assise des majorités qui se font et se défont à l&#8217;échelle du pays&nbsp;; des remèdes pour la réinsertion des anciens combattants et des populations déplacées.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dominique de Villepin</p>
<p>Source: Le Figaro</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Le verbatim de l&#8217;interview de Dominique de Villepin au Forum de l&#8217;Info sur I Télé</ins></strong></p>
<p><strong>Sur la possibilité d&#8217;un soutien militaire de la France apporté aux pro-Ouattara</strong></p>
<p>Vous savez, il faudrait demander au gouvernement français, mais je crois que ce que nous voyons, c&#8217;est la suite logique du processus électoral. J&#8217;espère que nous sommes en train d&#8217;arriver au bout de cette crise électorale qui doit passer par le départ de Laurent Gbagbo. Donc ce n&#8217;est que chose normale que les choses se déroulent ainsi. Souhaitons que l&#8217;emploi de la force soit le plus possible maîtrisé et que Laurent Gbagbo accepte de partir le plus rapidement possible.</p>
<p><strong>Sur le processus électoral en Côte d&#8217;Ivoire</strong></p>
<p>Il y a eu des élections. Ces élections se sont soldées par la victoire d&#8217;Alassane Ouattara, donc il doit trouver sa place. Je regrette bien sûr que l&#8217;emploi de la force soit nécessaire pour que Laurent Gbagbo accepte de partir. Ce que nous voyons aujourd&#8217;hui en Côte d&#8217;Ivoire, nous l&#8217;avons vu souvent dans les processus électoraux africains. On l&#8217;a vu au Kenya, on l&#8217;a vu au Congo. Il me paraît essentiel, pour éviter des alternances sanglantes, que l&#8217;on puisse donner un véritable statut aux anciens Chefs d&#8217;Etat, un statut aux oppositions de façon à éviter que chaque changement électoral ne s&#8217;accompagne de violence, ne s&#8217;accompagne de combats entre les ethnies, sur des bases religieuses. Tout ceci doit être davantage organisé pour prendre en compte la spécificité de la vie politique africaine.</p>
<p><strong>Sur la possibilité d&#8217;accueillir Laurent Gbagbo en France</strong></p>
<p>Je ne suis pas sûr que Laurent Gbagbo choisisse spontanément la France. Ce qu&#8217;il faut faire en sorte, c&#8217;est que Laurent Gbagbo parte et qu&#8217;on lui donne les moyens de partir. Il y a aujourd&#8217;hui en Afrique un certain nombre d&#8217;Etats qui sont prêts à l&#8217;accueillir. Il faut que ceci s&#8217;organise et éviter un nouveau bain de sang à Abidjan.</p>
<p><strong>Sur le rôle diplomatique de la France</strong></p>
<p>La France a été en initiative depuis 2003 pour éviter une guerre civile à Abidjan. J&#8217;ai moi-même mené les négociations dans le cadre des accords de Marcoussis, avec à l&#8217;époque Pierre Mazeaud. La France doit rester en initiative. Elle a un rôle et une responsabilité particulière, mais elle doit le faire avec les responsables africains, de la CDAO, de l&#8217;Union africaine, avec les Nations Unies. C&#8217;est un processus dans lequel la France doit être en pointe, mais elle est loin d&#8217;être le seul pays concerné. Donc chacun doit prendre ses responsabilités.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>ONU, 14 février 2003: Dominique de Villepin, la France</title>
		<link>http://www.2villepin.fr/index.php/2011/02/14/1795-onu-14-fevrier-2003-dominique-de-villepin-la-france/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Feb 2011 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://2villepin.free.fr/blog/?p=1794</guid>
		<description><![CDATA[<iframe title="YouTube video player" width="500" height="400" src="http://www.youtube.com/embed/4U_6fhPNvB0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br /> <em>Remerciements à Magali pour ce montage.</em><br /> <br /> <object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc5ax8"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xc5ax8" width="500" height="400" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc5ax8_dominique-de-villepin-à-l-onu-14-fé_news">Dominique de Villepin &#224; l&#039;ONU - 14 f&#233;vrier 2003</a></b><br /> <p>Il y a huit ans à l'ONU: la voix de Dominique de Villepin, la voix de la France...</p> <p>C'est le 14 février 2003 que Dominique de Villepin a prononcé à l'ONU son célèbre discours contre la guerre en Irak, discours dont la conclusion a été saluée par les applaudissements de l'assemblée.</p> <p>Huit ans après, ce discours historique reste un texte de référence aux yeux de tous ceux pour qui la France a un message singulier à délivrer au Monde.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe title="YouTube video player" width="500" height="400" src="http://www.youtube.com/embed/4U_6fhPNvB0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
 <em>Remerciements à Magali pour ce montage.</em></p>
<p> <object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc5ax8"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xc5ax8" width="500" height="400" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc5ax8_dominique-de-villepin-à-l-onu-14-fé_news">Dominique de Villepin &agrave; l&#039;ONU &#8211; 14 f&eacute;vrier 2003</a></b></p>
<p>Il y a huit ans à l&#8217;ONU: la voix de Dominique de Villepin, la voix de la France&#8230;</p>
<p>C&#8217;est le 14 février 2003 que Dominique de Villepin a prononcé à l&#8217;ONU son célèbre discours contre la guerre en Irak, discours dont la conclusion a été saluée par les applaudissements de l&#8217;assemblée.</p>
<p>Huit ans après, ce discours historique reste un texte de référence aux yeux de tous ceux pour qui la France a un message singulier à délivrer au Monde.</p>
<p><span id="more-1795"></span></p>
<p><img src="/images/ONU.jpg" alt="" /></p>
<p>&laquo;&nbsp;Je remercie MM. Blix et El Baradeï pour les indications qu&#8217;ils viennent de nous fournir sur la poursuite des inspections en Irak. Je tiens à nouveau à leur exprimer la confiance et le plein soutien de la France dans leur mission. </p>
<p>Vous savez le prix que la France attache, depuis l&#8217;origine de la crise irakienne, à l&#8217;unité du Conseil de sécurité. Cette unité repose aujourd&#8217;hui sur deux éléments essentiels&nbsp;: </p>
<p>Nous poursuivons ensemble l&#8217;objectif d&#8217;un désarmement effectif de l&#8217;Irak. Nous avons en ce domaine une obligation de résultat. Ne mettons pas en doute notre engagement commun en ce sens. Nous assumons collectivement cette lourde responsabilité qui ne doit laisser place ni aux arrière-pensées, ni aux procès d&#8217;intention. Soyons clairs&nbsp;: aucun d&#8217;entre nous n&#8217;éprouve la moindre complaisance à l&#8217;égard de Saddam Hussein et du régime irakien. </p>
<p><strong>En adoptant à l&#8217;unanimité la résolution 1441, nous avons collectivement marqué notre accord avec la démarche en deux temps proposée par la France&nbsp;: le choix du désarmement par la voie des inspections et, en cas d&#8217;échec de cette stratégie, l&#8217;examen par le Conseil de sécurité de toutes les options, y compris celle du recours à la force. C&#8217;est bien dans ce scénario d&#8217;échec des inspections, et dans ce cas seulement, que pourrait se justifier une seconde résolution.</strong> La question qui se pose aujourd&#8217;hui est simple: considérons-nous en conscience que le désarmement par les missions d&#8217;inspections est désormais une voie sans issue&nbsp;? Ou bien, estimons-nous que les possibilités en matière d&#8217;inspection offertes par la résolution 1441 n&#8217;ont pas encore été toutes explorées&nbsp;? </p>
<p>En réponse à cette question, <strong>la France a deux convictions&nbsp;: la première, c&#8217;est que l&#8217;option des inspections n&#8217;a pas été conduite jusqu&#8217;à son terme et peut apporter une réponse efficace à l&#8217;impératif du désarmement de l&#8217;Irak&nbsp;; la seconde, c&#8217;est qu&#8217;un usage de la force serait si lourd de conséquences pour les hommes, pour la région et pour la stabilité internationale qu&#8217;il ne saurait être envisagé qu&#8217;en dernière extrémité</strong>. Or que venons-nous d&#8217;entendre, à travers le rapport de MM. Blix et El Baradeï&nbsp;? Nous venons d&#8217;entendre que les inspections donnent des résultats. Bien sûr, chacun d&#8217;entre nous veut davantage et nous continuerons ensemble à faire pression sur Bagdad pour obtenir plus. Mais les inspections donnent des résultats. Lors de leurs précédentes interventions au Conseil de sécurité, le 27 janvier, le président exécutif de la CCVINU et le directeur général de l&#8217;AIEA avaient identifié précisément les domaines dans lesquels des progrès étaient attendus. Sur plusieurs de ces points, des avancées significatives ont été obtenues: </p>
<p>Dans les domaines chimiques et biologiques, les Irakiens ont remis de nouveaux documents aux inspecteurs. Ils ont aussi annoncé la création des commissions d&#8217;investigation, dirigées par les anciens responsables des programmes d&#8217;armements, conformément aux conclusions de M. Blix. Dans le domaine balistique, les informations fournies par l&#8217;Irak ont permis aux inspecteurs de progresser également. Nous détenons avec précision les capacités réelles du missile Al-Samoud. Maintenant, il convient de procéder au démantèlement des programmes non autorisés, conformémement aux conclusions de M. Blix. Dans le domaine nucléaire, des informations utiles ont été transmises à l&#8217;AIEA sur les points les plus importants évoqués par M. El Baradeï le 27 janvier&nbsp;: l&#8217;acquisition d&#8217;aimants susceptible de servir à l&#8217;enrichissement d&#8217;uranium et la liste des contacts entre l&#8217;Irak et le pays susceptible de lui avoir fourni de l&#8217;uranium. </p>
<p>Nous sommes là au coeur de la logique de la résolution 1441, qui doit assurer l&#8217;efficacité des inspections grâce à une identification précise des programmes prohibés, puis à leur élimination. Nous sommes tous conscients que le succès des inspections suppose que nous aboutissions à une coopération pleine et entière de l&#8217;Irak. La France n&#8217;a cessé de l&#8217;exiger. Des progrès réels commencent à apparaître&nbsp;: l&#8217;Irak a accepté le survol de son territoire par des appareils de reconnaissance aérienne&nbsp;; il a permis que des scientifiques irakiens soient interrogés sans témoins par les inspecteurs&nbsp;; un projet de loi prohibant toutes les activités liées aux programmes d&#8217;armes de destruction massive est en cours d&#8217;adoption, conformément à une demande ancienne des inspecteurs&nbsp;; l&#8217;Irak doit fournir une liste détaillée des experts ayant assisté en 1991 aux destructions des programmes militaires. </p>
<p>La France attend bien entendu que ces engagements soient durablement vérifiés. Au-delà, nous devons maintenir une forte pression sur l&#8217;Irak pour qu&#8217;il aille plus loin dans la voie de la coopération. Ces progrès nous confortent dans la conviction que la voie des inspections peut être efficace. Mais nous ne devons pas nous dissimuler l&#8217;ampleur du travail restant à accomplir&nbsp;: des questions doivent être élucidées, des vérifications doivent être conduites, des installations ou des matériels doivent sans doute encore être détruits. Pour ce faire, nous devons donner aux inspections toutes les chances de réussir. </p>
<p>J&#8217;ai fait des propositions le 5 février devant le Conseil. Depuis lors, nous les avons précisées dans un document de travail adressé à MM. Blix et El Baradeï et communiquées aux membres du Conseil. Quel est leur esprit&nbsp;? Il s&#8217;agit de propositions pratiques et concrètes, qui peuvent être mises en oeuvre rapidement et qui sont destinées à renforcer l&#8217;efficacité des opérations d&#8217;inspection. Elles s&#8217;inscrivent dans le cadre de la résolution 1441 et ne nécessitent par conséquent aucune nouvelle résolution du Conseil. Elles doivent venir à l&#8217;appui des efforts menés par MM. Blix et El Baradeï, qui sont naturellement les mieux à même de nous dire celles d&#8217;entre elles qu&#8217;ils souhaitent retenir pour assurer la meilleure efficacité de leurs travaux. Dans leur rapport, ils nous ont fait des commentaires utiles et opérationnels. La France a déjà annoncé qu&#8217;elle tenait des moyens supplémentaires à la disposition de MM. Blix et El Baradeï, à commencer par ses appareils de surveillance aérienne Mirage IV. Alors oui, j&#8217;entends bien les critiques&nbsp;: il y a ceux qui pensent que, dans leur principe, les inspections ne peuvent avoir aucune efficacité. Mais je rappelle que c&#8217;est le fondement même de la résolution 1441 et que les inspections donnent des résultats. On peut les juger insuffisants mais ils sont là. </p>
<p>Il y a ceux qui croient que la poursuite du processus d&#8217;inspection serait une sorte de &laquo;&nbsp;manoeuvre de retardement&nbsp;&raquo; visant à empêcher une intervention militaire. Cela pose naturellement la question du temps imparti à l&#8217;Irak. Nous sommes là au centre des débats. Il y va de notre esprit de responsabilité.<strong> Ayons le courage de mettre les choses à plat. Il y a deux options&nbsp;: l&#8217;option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n&#8217;oublions pas qu&#8217;après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. Et ne nous voilons pas la face&nbsp;: cela sera long et difficile, car il faudra préserver l&#8217;unité de l&#8217;Irak, rétablir de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affectés par l&#8217;intrusion de la force.</strong> Face à de telles perspectives, il y a une autre option offerte par les inspections, qui permet d&#8217;avancer de jour en jour dans la voie d&#8217;un désarmement efficace et pacifique de l&#8217;Irak. Au bout du compte, ce choix-là n&#8217;est-il pas le plus sûr et le plus rapide&nbsp;? </p>
<p><strong>Personne ne peut donc affirmer aujourd&#8217;hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections. Personne ne peut affirmer non plus qu&#8217;il pourrait déboucher sur un monde plus sûr, plus juste et plus stable. Car la guerre est to<br />
ujours la sanction d&#8217;un échec. Serait-ce notre seul recours face aux nombreux défis actuels ?</strong> Donnons pas conséquent aux inspecteurs des Nations unies le temps nécessaire à la réussite de leur mission. Mais soyons ensemble vigilants et demandons à MM. Blix et El Baradeï de faire régulièrement rapport au Conseil. La France, pour sa part, propose un nouveau rendez-vous le 14 mars au niveau ministériel, pour évaluer la situation. Nous pourrons alors juger des progrès effectués et de ceux restant à accomplir. <strong>Dans ce contexte, l&#8217;usage de la force ne se justifie pas aujourd&#8217;hui. Il y a une alternative à la guerre&nbsp;: désarmer l&#8217;Irak par les inspections. De plus, un recours prématuré à l&#8217;option militaire serait lourd de conséquences</strong>. </p>
<p><strong>L&#8217;autorité de notre action repose aujourd&#8217;hui sur l&#8217;unité de la communauté internationale. Une intervention militaire prématurée remettrait en cause cette unité, ce qui lui enlèverait sa légitimité et, dans la durée, son efficacité. Elle pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité de cette région meurtrie et fragile. Elle renforcerait le sentiment d&#8217;injustice, aggraverait les tensions et risquerait d&#8217;ouvrir la voie à d&#8217;autres conflits.</strong> Nous partageons tous une même priorité, celle de combattre sans merci le terrorisme. Ce combat exige une détermination totale. C&#8217;est depuis la tragédie du 11 septembre, l&#8217;une de nos responsabilités premières devant nos peuples. Et la France, qui a été durement touchée à plusieurs reprises par ce terrible fléau, est entièrement mobilisée dans cette lutte qui nous concerne tous et que nous devons mener ensemble. C&#8217;est le sens de la réunion du Conseil de sécurité qui s&#8217;est tenue le 20 janvier, à l&#8217;initiative de la France. </p>
<p><strong>Il y a dix jours, le secrétaire d&#8217;Etat américain, M. Powell, a évoqué des liens supposés entre Al Quaïda et le régime de Bagdad. En l&#8217;état actuel de nos informations et recherches menées en liaison avec nos alliés, rien ne nous permet d&#8217;établir de tels liens. En revanche, nous devons prendre la mesure de l&#8217;impact qu&#8217;aurait sur ce plan une action militaire contestée actuellement. Une telle intervention ne risquerait-elle pas d&#8217;aggraver les fractures entre les sociétés, entre les cultures, entre les peuples, fractures dont se nourrit le terrorisme</strong>&nbsp;? </p>
<p>La France l&#8217;a toujours dit&nbsp;: nous n&#8217;excluons pas la possibilité qu&#8217;un jour il faille recourir à la force, si les rapports des inspecteurs concluaient à l&#8217;impossibilité pour les inspections de se poursuivre. Le Conseil devrait alors se prononcer et ses membres auraient à prendre toutes leurs responsabilités. Et, dans une telle hypothèse, je veux rappeler ici les questions que j&#8217;avais soulignées lors de notre dernier débat le 4 février et auxquelles nous devrons bien répondre&nbsp;: en quoi la nature et l&#8217;ampleur de la menace justifient-elles le recours immédiat à la force&nbsp;? Comment faire en sorte que les risques considérables d&#8217;une telle intervention puissent être réellement maîtrisés&nbsp;? En tout état de cause, dans une telle éventualité, c&#8217;est bien l&#8217;unité de la communauté internationale qui serait la garantie de son efficacité. De même, ce sont bien les Nations unies qui resteront demain, quoi qu&#8217;il arrive, au coeur de la paix à construire. </p>
<p><strong>Monsieur le président, à ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder à la guerre, je voudrais dire que rien, à aucun moment, au sein de ce Conseil de sécurité, ne sera le fait de la précipitation, de l&#8217;incompréhension, de la suspicion ou de la peur. Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d&#8217;un idéal, nous sommes les gardiens d&#8217;une conscience. La lourde responsabilité et l&#8217;immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c&#8217;est un vieux pays, la France, un vieux continent comme le mien, l&#8217;Europe, qui vous le dit aujourd&#8217;hui, qui a connu les guerres, l&#8217;Occupation, la barbarie. Un pays qui n&#8217;oublie pas et qui sait tout ce qu&#8217;il doit aux combattants de la liberté venus d&#8217;Amérique et d&#8217;ailleurs. Et qui pourtant n&#8217;a cessé de se tenir debout face à l&#8217;Histoire et devant les hommes. Fidèles à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur</strong>.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dominique de Villepin, Ministre des Affaires Etrangères (6 mai 2002 &#8211; 30 mars 2004)</p>
<p>
 *****</p>
<p> <strong><ins>Un Monde Meilleur</ins>: Le discours de Dominique de Villepin, mis en musique par Arnaud Fleurent Didier</strong></p>
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		<title>Dominique de Villepin exprime son &quot;inquiétude face aux graves événements qui secouent aujourd’hui la Tunisie&quot;</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jan 2011 23:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>"Avec République Solidaire, je veux exprimer mon inquiétude face aux graves événements qui secouent aujourd’hui la Tunisie</p> <p>Dans le respect de la souveraineté de cet Etat, l’amitié ancienne et profonde entre nos peuples nous confère une responsabilité particulière et doit nous conduire à prévenir du risque d’un engrenage de la violence, de la radicalisation et de la répression qui déstabiliserait gravement la Tunisie, le Maghreb et la Méditerranée.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Avec République Solidaire, je veux exprimer mon inquiétude face aux graves événements qui secouent aujourd’hui la Tunisie</p>
<p>Dans le respect de la souveraineté de cet Etat, l’amitié ancienne et profonde entre nos peuples nous confère une responsabilité particulière et doit nous conduire à prévenir du risque d’un engrenage de la violence, de la radicalisation et de la répression qui déstabiliserait gravement la Tunisie, le Maghreb et la Méditerranée.</p>
<p><span id="more-1760"></span></p>
<p>Il convient de ne pas nous tromper sur la nature des revendications portées par la jeunesse et le peuple tunisien dans sa grande majorité aujourd’hui. Il s’agit de la traduction d’un désespoir face à une situation sociale et politique bloquée, qui s’exprime au prix du sacrifice de leur propre vie. Il faut entendre leur message. Les solutions ne sauraient être seulement des mesures conjoncturelles, mais appellent des transformations sociales et politiques d’ampleur, pour permettre à la Tunisie d’entrer progressivement dans le deuxième âge de l’indépendance.</p>
<p>Les atouts et les acquis des décennies passées, une société ouverte et tolérante, une économie moderne, une éducation offrant un niveau de formation élevé de la jeunesse tunisienne doivent aujourd’hui permettre plus d’ouverture et un véritable dialogue démocratique.</p>
<p>La France ne peut rester en retrait. Pour rester fidèle à son rôle de premier partenaire économique et politique de la Tunisie, elle se doit de défendre un grand projet dans l’intérêt des deux rives de la Méditerranée, avec la Tunisie comme avec les autres pays du Maghreb, porteur de croissance et d’emploi. Elle doit s’affirmer comme le chef de file de l’Union Européenne dans les relations avec le Maghreb, au moyen de grands projets dans les domaines sanitaire ou universitaire, dans les infrastructures de transport, pour relancer la dynamique régionale aujourd’hui en panne.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Communiqué de Dominique de Villepin publié <a href="http://www.republiquesolidaire.fr/">sur le site Internet de République Solidaire</a></p>
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		<title>Côte d&#039;Ivoire: Dominique de Villepin estime qu&#039;il faut &quot;privilégier une stratégie de pressions&quot;</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Dec 2010 12:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dominique de Villepin, président de République solidaire, a affirmé lundi à propos de la Côte d'Ivoire qu'il fallait "continuer à privilégier une stratégie de pressions", "seule option" pour forcer le président proclamé Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.</p> <p>L’ancien ministre des Affaires étrangères a estimé que "la France est dans son rôle quand elle défend la légitimité démocratique. Alassane Ouattara est le président élu de la Côte d'Ivoire".</p> <p>Réagissant par ailleurs à la nomination de Rama Yade comme ambassadrice à l'Unesco, Dominique de Villepin a déclaré que selon lui, "on ne peut pas à la fois être femme politique et ambassadeur."</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique de Villepin, président de République solidaire, a affirmé lundi à propos de la Côte d&#8217;Ivoire qu&#8217;il fallait &laquo;&nbsp;continuer à privilégier une stratégie de pressions&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;seule option&nbsp;&raquo; pour forcer le président proclamé Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.</p>
<p>L’ancien ministre des Affaires étrangères a estimé que &laquo;&nbsp;la France est dans son rôle quand elle défend la légitimité démocratique. Alassane Ouattara est le président élu de la Côte d&#8217;Ivoire&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Réagissant par ailleurs à la nomination de Rama Yade comme ambassadrice à l&#8217;Unesco, Dominique de Villepin a déclaré que selon lui, &laquo;&nbsp;on ne peut pas à la fois être femme politique et ambassadeur.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span id="more-1741"></span></p>
<p>Avec les pays africains, l&#8217;ensemble des pays de l&#8217;ONU, il faut continuer à privilégier une stratégie de pressions&nbsp;&raquo; pour forcer Laurent Gbagbo à partir et céder la place à Alassane Ouattara, reconnu par presque toute la communauté internationale comme le président élu de Côte d&#8217;Ivoire, a déclaré sur RTL M. de Villepin.</p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre, qui fut également ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, a également estimé que pour la France, qui a 900 soldats sur place, &laquo;&nbsp;s&#8217;engager dans une action de force en Côte d&#8217;Ivoire serait une erreur&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;S&#8217;il y a intervention, ce doit être celle des Etats africains&nbsp;&raquo; mais &laquo;&nbsp;en Côte d&#8217;Ivoire, ça me paraît à haut risque&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il faut veiller à ce que la démocratie ne s’accompagne pas d’un bain de sang. Mais faut-il aller au delà et recourir à la force militaire&nbsp;? Le risque c’est la guerre civile&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Selon lui, &laquo;&nbsp;il faut faire preuve de patience. Les pressions financières, économiques, politiques, ça me paraît être la seule option&nbsp;&raquo; car &laquo;&nbsp;le risque, c&#8217;est celui de la guerre civile&nbsp;&raquo;, a-t-il mis en garde.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La France est dans son rôle quand elle fait preuve de fermeté, quand elle défend la légitimité démocratique&nbsp;&raquo; mais &laquo;&nbsp;la vraie question aujourd&#8217;hui est comment fait-on pour aboutir?&nbsp;&raquo;, s&#8217;est-il interrogé.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je me réjouis de voir les envoyés de la Cédéao, la communauté des Etats d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest se rendre à Abidjan pour rencontrer Gbagbo et lui dire avec insistance qu&#8217;il doit partir&nbsp;&raquo;, a également affirmé l&#8217;ancien diplomate.</p>
<p>Laurent Gbagbo a dénoncé dimanche dans Le Figaro &laquo;&nbsp;un complot&nbsp;&raquo; de Paris et Washington contre lui, tandis que le camp de son rival Alassane Ouattara a appelé à une grève générale à partir de lundi jusqu&#8217;à son départ du pouvoir.</p>
<p>Source: AFP</p>
<p><strong><ins>Dominique de Villepin réagit à la nomination de Rama Yade à l’Unesco</ins></strong></p>
<p>Selon l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin, &laquo;&nbsp;on ne peut pas à la fois être femme politique et ambassadeur.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dominique de Villepin, invité lundi sur RTL, réagissait ainsi à la nomination de Rama Yade comme ambassadrice à l’Unesco. Dominique de Villepin, qui dit faire partie &laquo;&nbsp;de la vieille école&nbsp;&raquo;, ajoute&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je suis de ceux qui pensent que la diplomatie doit être exercée par les professionnels.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et l’ex-Premier ministre de continuer, taclant au passage Rama Yade&nbsp;: &laquo;&nbsp;De temps en temps, on fait appel à telle et telle compétence, je veux croire que Rama Yade y mettra beaucoup d’énergie. Ce qui est certain, c’est que dans l’exigence diplomatique, il y a un devoir de réserve qui s’applique strictement.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Après avoir été éjectée du gouvernement, Rama Yade vient de rebondir de plus belle, avec une entrée très médiatisée au Parti radical de Jean-Louis Borloo, mais aussi ce poste d’ambassadrice de la France à l’Unesco.</p>
<p>Rama Yade, ex-secrétaire d’Etat aux Sports, a été nommée mercredi dernier (22 décembre) ambassadrice auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). D’origine sénégalaise, Rama Yade, 34 ans, succède à Catherine Colonna. Le poste lui aurait été proposé par le président Nicolas Sarkozy en personne.</p>
<p>Alors qu&#8217;on lui faisait remarquer que lui-même, quand il était Premier ministre avait nommé Xavier Darcos ambassadeur de France à l&#8217;OCDE, M. de Villepin a répondu&nbsp;: &laquo;&nbsp;d&#8217;une manière générale, je ne suis pas favorable à ce type de stratégie&nbsp;&raquo;.</p>
<p>M. Darcos avait fait partie des congédiés du gouvernement après le référendum sur la Constitution européenne de mai 2005.</p>
<p>Source: Culture Femme et Agence France Presse</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le député villepiniste Marc Bernier co-signe une tribune en faveur des Chrétiens d&#039;Orient</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Dec 2010 23:58:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe - International]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>À l'initiative de Dominique Souchet, député de la Vendée, une centaine de députés et sénateurs, dont le député villepiniste de Mayenne Marc Bernier, demandent dans une tribune que la France prenne l’initiative d’un projet de résolution de l’ONU sur le droit des minorités religieuses.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À l&#8217;initiative de Dominique Souchet, député de la Vendée, une centaine de députés et sénateurs, dont le député villepiniste de Mayenne Marc Bernier, demandent dans une tribune que la France prenne l’initiative d’un projet de résolution de l’ONU sur le droit des minorités religieuses.</p>
<p><span id="more-1740"></span></p>
<p><strong>La France doit porter la voix des chrétiens d&#8217;Orient</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Le cri d&#8217;alarme des chrétiens d&#8217;Orient n&#8217;a jamais été aussi fort. Les persécutions et les attentats dont ils sont victimes les poussent plus que jamais à l’exode. Le risque de disparition des communautés chrétiennes du Moyen Orient est donc réel.</p>
<p>Nous ne pouvons rester inertes ni indifférents devant une telle perspective. Nous devons agir, à la fois à très court terme et pour assurer dans la durée la sécurité des chrétiens d’Orient.</p>
<p>A l&#8217;approche des fêtes de Noël, le risque de voir les chrétiens d&#8217;Orient devenir la cible d&#8217;attaques terroristes est élevé. En s’en prenant à des symboles, le terroriste sait qu’il assure à son acte la diffusion médiatique maximum. Cela s&#8217;est tristement vérifié lors de la fête de la Toussaint qui a vu la cathédrale de Bagdad être la cible d&#8217;une attaque sanglante qui a fait 58 morts et 67 blessés, parmi lesquels de nombreux enfants.</p>
<p>Pour éviter qu&#8217;un tel drame ne se reproduise, nous demandons au ministre des Affaires étrangères d’intervenir auprès des autorités des pays du Moyen Orient concernés, pour leur demander de prendre des mesures de sécurité toutes particulières autour des lieux fréquentés par les chrétiens pendant la période de Noël, afin que ce jour de fête ne devienne pas un nouveau jour de deuil.</p>
<p>Nous rappelons qu&#8217;il est dans la tradition diplomatique de la France de porter la voix des chrétiens d&#8217;Orient. La France, en raison de sa politique étrangère équilibrée, dispose d&#8217;une grande crédibilité dans cette région du monde et elle peut jouer un rôle majeur en faveur de la protection des minorités chrétiennes d&#8217;Orient. Elle peut et doit peser de toute son influence pour demander aux pays concernés d&#8217;être les garants du libre exercice du culte sur leur territoire et les protecteurs, face au sectarisme fanatique, des minorités religieuses menacées de disparition. En Irak, elle doit user vis-à-vis des autorités de la capacité d’influence que lui confère l’aide apportée à la formation des forces de sécurité.</p>
<p>Depuis 2007, la France a accueilli 1.300 chrétiens qui ont fui l&#8217;Irak. Cet accueil est nécessaire et il honore notre pays. Mais il est sans effet sur le processus d&#8217;épuration qui vise aujourd&#8217;hui les chrétiens d&#8217;Orient. Si rien n&#8217;est fait pour garantir sur place leur sécurité, leur exode risque de s&#8217;accélérer de manière dramatique.</p>
<p>Nous savons que le contexte politique et culturel de la région rend difficiles des solutions immédiates. Mais nous demandons au gouvernement, au-delà des mesures d&#8217;urgence que nous préconisons, d&#8217;agir avec détermination et fermeté auprès des instances internationales pour faire de la protection des minorités religieuses une priorité.</p>
<p>La France doit user de son influence pour que les pays dont la législation est inspirée de la charia reconnaissent le droit de chaque personne humaine à exercer sa liberté de conscience. Notre pays, qui s&#8217;est toujours donné pour mission la défense des droits fondamentaux, ne peut plus rester sourd devant les intimidations, les conversions forcées, les appels au meurtre, les enlèvements et les attentats qui rythment chaque jour la vie des chrétiens dans un nombre croissant de pays.</p>
<pre></pre>
<p>Il est important, enfin, que notre pays, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, prenne l’initiative d’un projet de résolution qui aille au-delà de la déclaration un peu pâle qui a été adoptée après l’attentat de la Toussaint à Bagdad, même s’il s’agit d’un pas dans la bonne direction. Il est essentiel que le Conseil de sécurité réaffirme solennellement le droit de toutes les minorités à pratiquer librement et en sécurité leur religion. Les chrétiens d’Orient doivent se voir reconnaître le droit de vivre en paix sur la terre où ils sont présents depuis les premiers siècles. Ils ne doivent plus être forcés de choisir entre la conversion, la mort ou l’exil.</p>
<p>Dans une région aussi sensible que le Proche et le Moyen Orient, personne n&#8217;a intérêt à voir disparaître les minorités religieuses, car elles sont des éléments irremplaçables d’équilibre social et des vecteurs de paix permanents. Œuvrer pour le maintien de leur présence, c’est œuvrer pour la paix. Notre diplomatie doit donc s’engager résolument en faveur de ce combat pour la liberté de conscience. En agissant ainsi, elle œuvrera efficacement en faveur de la paix dans tout le Moyen-Orient. A l&#8217;inverse, l&#8217;absence de réaction diplomatique suffisamment forte de la part de la France, serait immanquablement interprétée comme un encouragement au départ par des communautés qui sont aujourd&#8217;hui menacées d&#8217;élimination.&nbsp;&raquo;</p>
<p><em>Par Dominique Souchet, Nicole Ameline, Jean-Christophe Baguet, Brigitte Barèges, Christophe Béchu, Michel Bécot, Marc Bernier, Véronique Besse, Roland Blum, Jean-Marie Bockel, Claude Bodin, Gilles Bourdouleix, Bruno Bourg-Broc, Loïc Bouvard, Valérie Boyer, Françoise Branget, Patrice Calméjane, Bernard Carayon, Hervé de Charette, Jérôme Chartier, Jean-François Chossy, Dino Cinieri, Charles de Courson, Alain Cousin, Michel Dantin, Philippe Darniche, Olivier Dassault, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Robert Del Picchia, Bernard Depierre, Sylvie Desmarescaux, Nicolas Dhuicq, Jean Dionis du Séjour, Jacques Domergue, David Douillet, Bernadette Dupont, Yannick Favennec, Jean-Michel Ferrand, André Flajolet, Marie-Louise Fort, Jean-Paul Garraud, Joëlle Garriaud-Maylam, Jean-Claude Gaudin, Gisèle Gautier, Bernard Gérard, André Gerin, Franck Gilard, Philippe Gosselin, Michel Grall, Jacques Grosperrin, Jean-Claude Guibal, Michel Herbillon, Françoise Hostalier, Marie-Thérèse Hermange, Jean-Jacques Hyest, Didier Julia, Laure de La Raudière, André Lardeux, Jean Lassalle, Thierry Lazaro, Marc Le Fur, Gérard Longuet, Gérard Lorgeoux, Roland du Luart, Lionnel Luca, Hervé Mariton, Muriel Marland-Militello, Patrice Martin-Lalande, Christian Ménard, Philippe Meunier, Damien Meslot, Hervé Morin, Catherine Morin-Desailly, Alain Moyne-Bressand, Jacques Myard, Jean-Marc Nesme, Françoise de Panafieu, Yanick Paternotte, Anne-Marie Payet, Nicolas Perruchot, Étienne Pinte, Axel Poniatowski, Hugues Portelli, Yves Pozzo Di Borgo, Jacques Remiller, Bruno Retailleau, Charles Revet, Arnaud Robinet, Guy Teissier, Michel Terrot, Dominique Tian, Christian Vanneste, Patrice Verchère, Philippe Vigier, Philippe de Villiers, Philippe Vitel. (liste actualisée au 22 décembre)</em></p>
<p>Source: La Croix</p>
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