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	<title>2Villepin &#187; Presse</title>
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	<description>Blog sur Dominique de Villepin</description>
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		<title>Interview de Dominique de Villepin à Libération</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 21:51:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Interview Dominique de Villepin, ex-Premier ministre et candidat à la présidentielle, assure «consacrer toute son énergie» pour obtenir ses 500 parrainages et vouloir être candidat «jusqu’au bout». Voici ce qu&#8217;il répond à une question sur la situation en Syrie. Dominique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="" src="http://www.republiquesolidaire.fr/wp-content/uploads/2012/03/villepin-libé.jpg" class="aligncenter" width="476" height="317" /></p>
<p>Interview Dominique de Villepin, ex-Premier ministre et candidat à la présidentielle, assure «consacrer toute son énergie» pour obtenir ses 500 parrainages et vouloir être candidat «jusqu’au bout».</p>
<p><span id="more-11155"></span></p>
<p>Voici ce qu&#8217;il répond à une question sur la situation en Syrie.</p>
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<p><strong>Dominique de Villepin : «Les Français vont se réveiller le 7 mai avec la gueule de bois»</strong></p>
<p><strong>Plus on s’approche de l’échéance, plus la campagne s’oriente vers une confrontation Hollande-Sarkozy. Comment expliquez-vous cette inéluctable bipolarisation? </strong></p>
<p>L’élection présidentielle est devenue un choix dans la main des partis qui imposent aux citoyens leurs candidats. On pourrait avoir des partis pragmatiques. Mais non! Ils sont idéologiques et fonctionnent selon un principe simple, celui de l’électrode qu’on accroche à la queue de la souris blanche: il faut envoyer l’impulsion électrique qui la fera sursauter. A droite, paf, un petit coup d’immigration! Ça ne marche pas assez fort? Un petit coup de sécurité! Pareil à gauche: un petit coup sur les riches! Mais il ne se passera rien. Nicolas Sarkozy ne fera jamais ces référendums et François Hollande, même s’il met en place sa tranche d’impôt à 75%, sera obligé de corriger trois mois plus tard.</p>
<p><strong>Mais un candidat qui se dit «au-delà» des partis et des clivages ne paraîtrait pas inaudible? </strong></p>
<p>On confond toujours la conquête et l’exercice du pouvoir. La classe politique est obsédée par la conquête du pouvoir mais ne l’exerce pas. Même après l’élection, on reste dans la recherche de ce socle dur et rarement dans le rassemblement ou dans le dépassement des clivages.</p>
<p><strong>Est-ce le cas de Nicolas Sarkozy qui entame sa campagne sur un ton très droitier?</strong></p>
<p>Il a un parti pris: durcir les positions comme sur l’immigration, la justice, la sécurité. Il fait le même calcul politique qu’en 2007. Sauf que ça ne rassemble pas les Français et que l’intérêt général est écorné.</p>
<p><strong>Peut-il encore gagner? </strong></p>
<p>Sarkozy croit qu’en appuyant là où ça fait mal, il va reprendre la main. En clivant. Or il n’a pas gagné en 2007 en radicalisant mais parce qu’il a capitalisé sur l’énergie du changement. Il radicalise à nouveau sa campagne mais risque vraisemblablement de perdre car il est en profond déséquilibre, sans vision de la société.</p>
<p><strong>La semaine passée, où Nicolas Sarkozy a été chahuté à Bayonne, a-t-elle été décisive pour lui? </strong></p>
<p>On est dans le moment où les choses se fixent. La semaine passée comptera peut-être double. Rien n’est irrattrapable mais le calcul, la cuisine, l’arrière-pensée électorale, sans finesses, sans âme ni intuition, cela donne une catastrophe annoncée.</p>
<p><strong>Etes-vous encore de droite? </strong></p>
<p>Je suis gaulliste et je crois que, aujourd’hui, être de gauche ou de droite est un luxe qu’on ne peut plus s’offrir.</p>
<p><strong>Est-ce crédible de prôner ce rassemblement et de faire campagne seul? Est-ce qu’il ne fallait pas regrouper vos forces, avec François Bayrou par exemple, pour l’élection?</strong></p>
<p>Les rapprochements sont possibles avec tout le monde mais je ne veux pas tromper les Français. Je ne suis pas pour un rapprochement avec X ou Y, le seul choix qui s’impose à la nation, c’est de se retrouver dans l’action.</p>
<p><strong>Pensez-vous pouvoir porter ce message avec une candidature solitaire? </strong></p>
<p>Vous, les journalistes, êtes guidés par la loi du plus fort. Oui, j’aimerais que ma campagne rencontre plus d’écho. Mais le combat mérite d’être livré en dépit de tout.</p>
<p><strong>A vous écouter, vous seriez le seul à regarder cette réalité en face, à dire des choses qui fâchent… </strong></p>
<p>Je n’ai pas cette prétention mais j’ai une expérience gouvernementale et surtout, une expérience de l’Etat. Je ne suis pas là pour vendre ma camelote mais pour que l’on revienne aux réalités. Or nous sommes aujourd’hui dans des exercices de politique-fiction. En 1995, quand je suis devenu secrétaire général de l’Elysée de Jacques Chirac, j’ai pris conscience que je n’avais rien dans les mains. Tout est si difficile, il y a tant de résistance, d’inertie, qu’il faut y revenir à dix fois. L’Etat est fait d’une tuyauterie complexe, il faut en permanence vérifier que la décision prise en haut est bien appliquée en bas. La politique est devenue une tromperie: on fait semblant d’avoir des leviers dans les mains.</p>
<p><strong>Est-ce à dire que la politique, d’autant plus dans un contexte aussi fort de crises économique, sociale et internationale, ne peut rien? </strong></p>
<p>C’est le non-dit de la campagne: la situation est beaucoup plus grave qu’une crise. Une crise est une étape difficile à passer mais qui prépare un sursaut. Là, nous sommes dans une situation historique irréversible, où le monde a basculé. Ce n’est pas l’affaire de quelques décennies.</p>
<p><strong>Et alors?</strong></p>
<p>Il y a un grand malentendu: nos compatriotes n’ont pas compris – ou on ne leur a pas expliqué – que notre système économique n’est plus viable. On doit le revoir en profondeur, le recentrer sur les secteurs d’excellence, élever la qualité pour compenser le fait que notre main-d’œuvre coûte beaucoup plus cher qu’ailleurs. On assiste à une course compassionnelle aux entreprises qui ferment, avec des candidats qui se font photographier en pleurnichards. Ces images démagogiques ne doivent pas faire oublier qu’une entreprise doit se réinventer pour ne pas fermer.</p>
<p><strong>En quoi votre programme est-il plus connecté à la réalité? </strong></p>
<p>Le cœur de mon projet, c’est de dire que la politique, si elle ne se donne pas des leviers, est impuissante. Réduire le nombre de parlementaires est indispensable pour retrouver une démocratie de responsabilités et de moyens. Quand je plaide pour un gouvernement à dix ministres, ce n’est pas non plus pour couper des têtes mais pour redéfinir le périmètre de l’Etat. Je propose aussi de créer huit régions car, telles qu’elles sont, elles ne peuvent pas se battre à armes égales avec les Länder, ni avec les provinces espagnoles ou italiennes. Si tous les quinze jours, un conseil territorial se réunit sous l’égide du Premier ministre avec les huit présidents de région, on aura enfin des gens qui débattent et décident.</p>
<p><strong>En juin 2009, quand vous créez votre mouvement République solidaire, l’attente est réelle autour de vous. Y a-t-il eu un rendez-vous manqué entre vous et les Français? </strong></p>
<p>Il y a eu beaucoup de bâtons dans les roues, une orchestration pour manger la substance de mon mouvement. Il était aussi plus facile de capitaliser sur un désenchantement. J’ai compris très tôt que ce quinquennat allait échouer. On m’a taxé d’antisarkozysme mais ce n’est pas une question de personnes et à chaque étape j’ai voulu proposer et prévenir, en faisant preuve de lucidité et d’exigence. Les choix d’un gouvernement invisible, d’un non-chef de gouvernement ne pouvaient pas se traduire par des résultats visibles.</p>
<p><strong>Mais dénoncer n’a pas suffi…</strong></p>
<p>Expliquer aux Français que les efforts qu’ils ont faits depuis trente ans n’est rien par rapport à ceux qui les attendent, ça, ça ne passe pas. Ils ne sont pas prêts à faire ce qu’il faut pour sauver la France. Ils vont se réveiller le 7 mai avec la gueule de bois. Comme en 1995: je savais que l’espérance de la réélection de Chirac serait déçue. Le diagnostic sur la fracture sociale était bon, mais les propositions trop limitées. Aujourd’hui, de la même manière, rien n’est à la hauteur du défi qui nous est imposé…</p>
<p><strong>Le vôtre, c’est déjà d’obtenir les 500 parrainages. On a le sentiment que vous en avez fait le deuil.</strong></p>
<p>Mais non! Au contraire! Je consacre toute mon énergie pour les obtenir. Mais c’est un combat difficile. On est aujourd’hui à un peu plus de 430 signatures. Je me battrai jusqu’au bout.</p>
<p><strong>Vous êtes resté discret sur ce point contrairement à d’autres «petits» candidats… </strong></p>
<p>La plainte du politique est insupportable, pathétique. L’homme politique devrait avoir plus de coffre. On dit de moi: “Il n’y croit pas, parce qu’il ne se plaint pas”. Il faut y croire et se battre. J’ai eu du plaisir, et j’ai du plaisir à faire cette campagne…</p>
<p><strong>Et vous vous faites photographier pour «Le Monde» façon Sisyphe poussant son rocher, vous vous dites candidat «par devoir»… </strong></p>
<p>Mais il y a un honneur à se battre. Je souhaite continuer. La politique perd une liberté fondamentale: défendre une idée de la vie collective, de l’audace. Vous dormez facilement, vous, quand on massacre des enfants en Syrie? Il faut agir. Au lendemain de la réélection de Vladimir Poutine, il faut reprendre l’initiative et chercher à travailler avec la Russie à un moment où la pression intérieure est forte. Il faut, pour la Syrie, une intervention humanitaire en s’appuyant sur une organisation régionale, la Ligue arabe, et une organisation immorale, l’Union européenne.</p>
<p><strong>Immorale, l’Europe, ou impuissante?</strong></p>
<p>A un moment, l’impuissance confine à l’immoralité. Elle a peur, l’Europe. Elle est frileuse, minable, pathétique. Elle est surtout dangereuse pour elle-même: elle s’enfonce, elle s’efface. On n’a pas le droit d’être médiocre. On n’a pas le droit, quand on dirige la France ou l’Allemagne, de choisir les plus tièdes pour représenter 27 pays. Elle n’est qu’un espace aux valeurs molles dirigé par des têtes molles. La diplomatie ne doit jamais baisser les bras, c’est l’art du plus grand risque au service de la paix et de la justice et non celui d’accommoder les restes.</p>
<p><strong>Face à ces crises globales, seriez-vous prêts à rejoindre un gouvernement d’union nationale? Que ferez-vous après l’élection? </strong></p>
<p>L’union nationale est indispensable et je ne cesse de plaider en ce sens depuis plus d’un an. Je ne suis candidat ni à une mission ni à un poste ministériel. Je ne suis pas candidat à la mairie de Paris ni dans la circonscription du VIIe arrondissement! J’ai appartenu à cette majorité dont j’ai été le chef. Je n’ai pas le goût de la transgression ou de la stratégie politique perverse. Je crois à l’engagement et à la fidélité. Je ne me suis jamais déterminé par amour-propre, mais en fonction du seul intérêt général.</p>
<p>Source: Libération</p>
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		<title>Dominique de Villepin à 20 Minutes: «On est en train de voler l’élection présidentielle aux Français»</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 22:17:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que son livre Seul le devoir nous rendra libre (éd. du cherche-midi) sortait mercredi, Dominique de Villepin a reçu 20 Minutes dans son QG de campagne. A près de 50 jours du premier tour, pensez-vous toujours pouvoir être élu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que son livre Seul le devoir nous rendra libre (éd. du cherche-midi) sortait mercredi, Dominique de Villepin a reçu 20 Minutes dans son QG de campagne.</p>
<p><span id="more-10951"></span></p>
<p><strong>A près de 50 jours du premier tour, pensez-vous toujours pouvoir être élu président de la République?</strong></p>
<p>Je n’ai jamais rien affirmé de la sorte. J’ai toujours dit la même chose: je suis un candidat par devoir. Dans la vie, il y a des combats qui doivent être menés. Quand nous nous sommes engagés avec Jacques Chirac contre l’administration Bush sur le dossier irakien, nous savions qu’il y avait fort peu de chances que les Etats-Unis renoncent à intervenir militairement. Mais nous avions estimé que le combat devait être mené. Nous avons obtenu que l’ONU ne soit pas détournée de sa mission, que le conflit qui risquait de se produire entre monde arabe et Occident ne se détériore. Ca, c’est l’esprit de responsabilité. Et bien, ma démarche aujourd’hui dans la campagne est la même.</p>
<p><strong>En cas de second tour Hollande-Sarkozy, pour qui vous prononcerez-vous?</strong></p>
<p>Vous évoquez le second tour, ce qui montre bien que vous avez parfaitement compris, comme beaucoup de Français, qu’il n’y aura pas de premier tour. Il est en train d’être confisqué par le PS et l’UMP. Moi, je refuse la République des partis. Ce n’est pas à eux de dire qui sera candidat et qui ne le sera pas. C’est d’emblée décidé à la place des Français qui n’auront pas l’occasion de comparer les candidats. On me dit: «Regardez dans quelle situation vous êtes dans les sondages!». Mais enfin, soyons sérieux. Quel est le temps de parole qui m’a été donné? Je veux que les Français puissent me voir débattre avec François Hollande, Nicolas Sarkozy… Les Français vont voter les yeux fermés, à partir d’idéologies bien ancrées, bien abstraites, de promesses jamais tenues. On est en train de voler l’élection présidentielle aux Français.</p>
<p><strong>Aurez-vous les 500 parrainages pour être au premier tour?</strong></p>
<p>Je me bats pour cela. Nous progressons. J’ai confiance dans le fait que j’aurai ces parrainages. Mais je ne vous cache pas que c’est un combat difficile et qui me prend beaucoup de temps. Il faut rappeler aux maires et aux élus que les parrainages, ce n’est pas un privilège qui leur est donné. C’est un devoir républicain qu’ils doivent remplir. Il faut d’ailleurs le rendre obligatoire. Qu’ils choisissent qui ils veulent mais qu’ils le choisissent!</p>
<p><strong>Vous préconisez le recours au référendum. Comme Nicolas Sarkozy…</strong></p>
<p>C’est au cœur de mon projet. Encore faut-il l’utiliser à bon escient. Je regrette que le référendum n’ait pas été utilisé au cours des cinq dernières années. Je pense que le bon référendum est soit institutionnel soit sur de grands enjeux nationaux et internationaux. Je suis plus circonspect sur l’emploi du référendum sur des sujets polémiques. Il ne faut pas que ce soit une arme pour diviser les Français.</p>
<p><strong>Que préconisez-vous de faire en Syrie?</strong></p>
<p>Je soutiens l’instauration de couloirs humanitaires, en prenant le risque de déployer des forces de paix sur place pour le rendre possible.</p>
<p><strong>Cela suppose le recours à la force…</strong></p>
<p>Nous emploierons les moyens qui sont nécessaires. Une force de paix, par définition, est susceptible d’employer la force.</p>
<p><strong>En Mayenne mardi, vous étiez enjoué. Le poids de la campagne est moins lourd sur vos épaules?</strong></p>
<p>Si j’ai une marque de fabrique, c’est d’aimer la vie. Et ça, ce n’est pas négociable.</p>
<p>Source: Propos recueillis par Alexandre Sulzer (20 Minutes) </p>
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		<title>Dominique de Villepin au Monde: &#171;&#160;Pour un gouvernement d&#8217;union nationale&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.2villepin.fr/index.php/2012/03/01/10948-dominique-de-villepin-au-monde-pour-un-gouvernement-dunion-nationale/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 10:15:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Dominique de Villepin lance, dans un court livre &#171;&#160;programme&#160;&#187;, Seul le devoir nous rendra libres (Cherche-Midi, 108 p., 5 euros), un &#171;&#160;appel à l&#8217;effort&#160;&#187;. L&#8217;ancien premier ministre propose de &#171;&#160;mettre [son] expérience au service des Français&#160;&#187;. Interview&#8230; L&#8217;interview de Dominique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique de Villepin lance, dans un court livre &laquo;&nbsp;programme&nbsp;&raquo;, Seul le devoir nous rendra libres (Cherche-Midi, 108 p., 5 euros), un &laquo;&nbsp;appel à l&#8217;effort&nbsp;&raquo;. L&#8217;ancien premier ministre propose de &laquo;&nbsp;mettre [son] expérience au service des Français&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Interview&#8230;</p>
<p><span id="more-10948"></span></p>
<p><strong><ina>L&#8217;interview de Dominique de Villepin au Monde</ins></strong></p>
<p><strong>Quelle est la réalité de votre campagne ?</strong></p>
<p>La campagne est une bulle. Le privilège qui est le mien, c&#8217;est de pouvoir refuser cette bulle. J&#8217;avance un projet, des arguments, une vision. Je suis plus proche, de ce fait, de ce qu&#8217;est l&#8217;essence d&#8217;une campagne présidentielle.</p>
<p>Oui, je refuse de jouer le jeu de ce que le microcosme médiatico-politique appelle une &laquo;&nbsp;vraie campagne&nbsp;&raquo;. Mais où est la vraie campagne?</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui structure votre démarche ?</strong></p>
<p>Je pars d&#8217;une analyse simple: la crise n&#8217;est pas une parenthèse. Depuis des mois je le répète: rien ne sera plus comme avant. Ce n&#8217;est pas à coup d&#8217;expédients et de promesses que nous allons nous en sortir. Les défis à relever sont tellement difficiles qu&#8217;ils appellent des changements profonds dans nos structures: modèle de production, modèle de consommation, modèle de protection sociale. Il faut revoir notre stratégie industrielle et énergétique.</p>
<p><strong>N&#8217;avez-vous pas l&#8217;impression de prêcher dans le désert ? </strong></p>
<p>Je ne suis pas soucieux de rentabiliser ma parole politique. Je ne fais pas de calculs, je ne fais pas de politique politicienne. Ma démarche est une démarche d&#8217;intérêt général. C&#8217;est tellement plus facile de se situer dans un sillon idéologique! Cela donne ce dialogue de sourds, auquel nous assistons, entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Au lendemain de l&#8217;élection, il faudra effacer toutes ces querelles, il faudra bâtir un gouvernement de redressement national. Je prends date pour l&#8217;avenir.</p>
<p><strong>Mais le présent se dérobe… </strong></p>
<p>Cela fait trente-cinq ans que je me bats pour les Français. J&#8217;ai une expérience et j&#8217;ai un bilan. Ils ne sont pas légion les hommes politiques français qui ont un bilan! J&#8217;ai mené un combat sur la scène internationale. J&#8217;ai mené des combats sur la scène politique intérieure. C&#8217;est cela qui m&#8217;a conduit à penser que, dans cette campagne présidentielle, je devais aller jusqu&#8217;au bout de mon chemin. J&#8217;ai une expérience, je dois la mettre au service des Français. C&#8217;est mon devoir. Quel homme politique je serais si je ne le faisais pas ?</p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui, un candidat auquel les sondages accordent 1 % d&#8217;intentions de vote…</strong></p>
<p>C&#8217;est vrai que ce n&#8217;est pas facile. Il y aurait mille choses plus agréables et plus confortables à faire. Mais je dois donner l&#8217;exemple. C&#8217;est par l&#8217;exemple que l&#8217;on fait bouger les choses. Ce n&#8217;est sans doute pas moi qui vais remporter l&#8217;élection.Et alors ? Il y a quelques idées qui sont en train de rentrer dans les têtes. Ce qui est promis, aujourd&#8217;hui, par l&#8217;un ou par l&#8217;autre, n&#8217;est que la moitié d&#8217;une promesse. Une promesse qui n&#8217;est qu&#8217;une promesse de gauche ou une promesse qui n&#8217;est qu&#8217;une promesse de droite, mais pas une promesse d&#8217;intérêt général, sera nécessairement corrigée par la réalité. C&#8217;est le message que je donne. Et, là-dessus, j&#8217;ai un temps d&#8217;avance.</p>
<p><strong>Ne craignez-vous pas d&#8217;aller dans le mur ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai un ennemi. Ce n&#8217;est pas la finance, c&#8217;est la peur. La peur mange la France. La peur nous rend haineux, elle nous rend jaloux; la peur nous rend cyniques. J&#8217;ai une vision tragique de l&#8217;histoire, parce que tout cela peut tourner très mal. Je ne renonce pas. Cela peut paraître infinitésimal, cela peut paraître inutile au vu des sondages, mais cette politique est à bout de souffle. Si nous ne changeons pas cela, ça va mal se terminer.</p>
<p><strong>Pensez-vous être en mesure d&#8217;être présent au premier tour de l&#8217;élection présidentielle ? </strong></p>
<p>Ce n&#8217;est pas mon sujet. Je suis gaulliste. C&#8217;est une exigence d&#8217;ordre politique et d&#8217;ordre moral. On se bat avec des convictions, pour des principes. On refuse le renoncement. Je ne baisse jamais les bras. Personne n&#8217;attendait que je sois candidat ; je l&#8217;ai été.</p>
<p>De la même façon que je ne me rallierai pas, parce que ce n&#8217;est pas inscrit dans mon programme ni dans mon tempérament. C&#8217;est tellement facile de se résigner, de prendre sa petite place en rang d&#8217;oignons! C&#8217;est tellement facile de se taire! Je ne me tairai pas.</p>
<p>Source: Propos recueillis par Patrick Roger (Le Monde)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ina>Villepin &laquo;&nbsp;ne remportera pas l&#8217;élection&nbsp;&raquo;</ins></strong></p>
<p>L&#8217;ex-Premier ministre Dominique de Villepin, candidat à l&#8217;Elysée, estime qu&#8217;au lendemain de l&#8217;élection présidentielle, &laquo;&nbsp;il faudra bâtir un gouvernement de redressement national&nbsp;&raquo; et il &laquo;&nbsp;prend date pour l&#8217;avenir&nbsp;&raquo;, dans un entretien au Monde.</p>
<p><em>Sceptique sur ses chances à la présidentielle</em></p>
<p>&laquo;&nbsp;Ce n&#8217;est sans doute pas moi qui vais remporter l&#8217;élection&nbsp;&raquo;, reconnaît celui qui ne dépasse guère les 1% dans les intentions de vote. &laquo;&nbsp;Et alors ? (&#8230;) Ce qui est promis aujourd&#8217;hui, par l&#8217;un ou par l&#8217;autre, n&#8217;est que la moitié d&#8217;une promesse. Une promesse qui n&#8217;est qu&#8217;une promesse de gauche ou une promesse qui n&#8217;est qu&#8217;une promesse de droite, mais pas une promesse d&#8217;intérêt général, sera nécessairement corrigée par la réalité (&#8230;) Là-dessus, j&#8217;ai un temps d&#8217;avance&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Qualifiant sa démarche de &laquo;&nbsp;démarche d&#8217;intérêt général&nbsp;&raquo; et réaffirmant qu&#8217;il ne se se &laquo;&nbsp;ralliera pas&nbsp;&raquo; à qui que ce soit, Dominique de Villepin est persuadé qu&#8217;&nbsp;&raquo;au lendemain de l&#8217;élection, il faudra effacer toutes ces querelles&nbsp;&raquo; entre François Hollande et Nicolas Sarkozy et &laquo;&nbsp;bâtir un gouvernement de redressement national&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Je prends date pour l&#8217;avenir&nbsp;&raquo;, glisse-t-il.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Mon ennemi, c&#8217;est la peur&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai un ennemi. Ce n&#8217;est pas la finance, c&#8217;est la peur. La peur mange la France. La peur nous rend haineux, elle nous rend jaloux; la peur nous rend cyniques. J&#8217;ai une vision tragique de l&#8217;Histoire, parce que tout cela peut tourner très mal. Je ne renonce pas. Cela peut paraître infinitésimal, cela peut paraître inutile au vu des sondages, mais cette politique est à bout de souffle. Si nous ne changeons pas cela, ça va mal se terminer&nbsp;&raquo;, prédit le fondateur de République solidaire.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Personne n&#8217;attendait que je sois candidat; je l&#8217;ai été&nbsp;&raquo;, ajoute Dominique de Villepin en utilisant le passé.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Villepin, photographié de dos</ins></strong></p>
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<p>Source: France Soir</p>
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		<title>Dominique de Villepin à VSD: Nicolas Sarkozy &#171;&#160;va perdre&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Feb 2012 20:06:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Dominique de Villepin estime que Nicolas Sarkozy &#171;&#160;va perdre&#160;&#187; en mai prochain et écarte tout &#171;&#160;ralliement&#160;&#187;, qui ne fait &#171;&#160;pas partie de (s)on programme et encore moins de (s)on tempérament&#160;&#187;, dans un entretien accordé à l&#8217;hebdomadaire VSD. Retrouvez dans ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique de Villepin estime que Nicolas Sarkozy &laquo;&nbsp;va perdre&nbsp;&raquo; en mai prochain et écarte tout &laquo;&nbsp;ralliement&nbsp;&raquo;, qui ne fait &laquo;&nbsp;pas partie de (s)on programme et encore moins de (s)on tempérament&nbsp;&raquo;, dans un entretien accordé à l&#8217;hebdomadaire VSD. </p>
<p>Retrouvez dans ce billet l&#8217;intégralité de son interview.</p>
<p><span id="more-10689"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>L&#8217;interview de Dominique de Villepin à VSD</ins></strong></p>
<p><strong>VSD: Pensez-vous que Nicolas Sarkozy sera réélu, le 6 mai?</strong></p>
<p>Dominique de Villepin: Aujourd&#8217;hui, je pense qu&#8217;il va perdre.</p>
<p><strong>Comment pouvez-vous être aussi affirmatif?</strong></p>
<p>Je ne dis pas qu&#8217;il ne peut pas être réélu, mais le combat ne se présente pas bien. Ce qui manque, dans sa candidature, c&#8217;est un examen lucide de ce qui a marché et pas marché dans son quinquennat. Faute de cet examen, je ne vois pas comment il peut éclairer un nouveau chemin.</p>
<p><strong>Christine Boutin et Hervé Morin ont fini par se rallier.</strong></p>
<p><em>(Il rit)</em> Le ralliement ne fait pas partie de mon programme et encore moins de mon tempérament !</p>
<p><strong>Ne dit-on pas &laquo;&nbsp;jamais deux sans trois&nbsp;&raquo;?</strong></p>
<p>Oui, mais ce sera sans moi. L&#8217;ambition affichée par Nicolas Sarkozy &#8211; &laquo;&nbsp;la France forte&nbsp;&raquo; &#8211; ne me convainc pas. Depuis cinq ans, la France est non seulement affaiblie mais elle est divisée. Pourtant, je n&#8217;ai pas cessé de dire au président ce que je croyais être bon pour la France. S&#8217;il m&#8217;avait écouté, le gouvernement n&#8217;en serait pas là.</p>
<p><strong>Contre quoi l&#8217;avez-vous mis en garde?</strong></p>
<p>Dès les premiers jours du quinquennat, j&#8217;ai indiqué à Nicolas Sarkozy que sa priorité devait être la justice sociale et il n&#8217;en a rien fait. Je n&#8217;ai ensuite pas cessé de dénoncer le ministère de l&#8217;Identité nationale et tous ces faux débats qui n&#8217;ont servi qu&#8217;à diviser la société française. Ce qu&#8217;on attend d&#8217;un chef de l&#8217;Etat, c&#8217;est qu&#8217;il rassemble les Français, mais lui est un diviseur. Alors, sa &laquo;&nbsp;France forte&nbsp;&raquo;, c&#8217;est oui&#8230; mais en rêve !</p>
<p><strong>Et quand Nicolas Sarkozy affirme qu&#8217;il veut être &laquo;&nbsp;le président du peuple&nbsp;&raquo;&#8230; ?</strong></p>
<p>Le moins qu&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que le peuple n&#8217;a pas été au coeur de sa politique. Alors vouloir gouverner par et pour le peuple, c&#8217;est tout sauf crédible, dans sa bouche ! Prenez les deux référendums dont il parle, celui sur les chômeurs et les étrangers&#8230;</p>
<p><strong>Oui, et alors?</strong></p>
<p>A défaut de prendre soi-même des décisions difficiles &#8211; pour ne pas dire de sales décisions -, on préfère les faire avaliser par le peuple. Vous savez ce qui me choque, dans cette campagne?</p>
<p><strong>Non.</strong></p>
<p>Ce sont ces candidats qui choisissent la facilité de promesses qui ne seront pas tenus. A gauche, François Hollande promet le recrutement de soixante mille fonctionnaires, or nous savons tous que ce ne sera pas possible, et nous avons un Nicolas Sarkozy qui promet d&#8217;en appeler au peuple alors qu&#8217;il ne l&#8217;a pas fait en cinq ans ! Il y a une ligne de démarcation entre mon discours et ces deux candidats qui font comme si la prospérité était au coin de la rue. Pur mensonge.</p>
<p><strong>Vous, vous dites la vérité?</strong></p>
<p>Moi je dis clairement aux Français: rien ne sera plus jamais comme avant et nous devons nous préparer à une bataille incroyable pour changer notre modèle de production qui prend l&#8217;eau de tous les côtés avec des conséquences extrêmement douloureuses en terme d&#8217;emplois. Il va falloir aussi passer à un modèle de consommation beaucoup plus sombre. Sans parler de notre modèle de protection sociale qui ne pourra plus être le même.</p>
<p><strong>Vous qui êtes fils de militaire, n&#8217;êtes-vous pas un général sans armée?</strong></p>
<p>Je me bats. Vous savez, le rôle du chef, c&#8217;est de donner l&#8217;exemple et c&#8217;est sans doute une des faiblesses de Nicolas Sarkozy, aujourd&#8217;hui. On a l&#8217;impression qu&#8217;il n&#8217;y croit plus beaucoup et l&#8217;on sent chez lui une sorte de résignation, comme s&#8217;il n&#8217;avait pas d&#8217;autre possibilité que d&#8217;être candidat.</p>
<p><strong>Vous me parlez de Nicolas Sarkozy or moi je vous demande où sont vos troupes?</strong></p>
<p>Mes troupes, ce sont les Français.</p>
<p><strong>Mais il n&#8217;y a pas de parti derrière vous.</strong></p>
<p>Est-ce que ce sont les vingt mille militants du Bourget qui vont aujourd&#8217;hui faire de François Hollande un candidat soutenu par les Français? Est-ce que ce sont les dix mille de Marseille qui font que Nicolas Sarkozy n&#8217;est pas seul? Si les foules militantes étaient éclairées, cela se saurait.</p>
<p><strong>Vous pensez que Nicolas Sarkozy a changé? </strong></p>
<p>Quelque chose m&#8217;a frappé l&#8217;autre soir, dans sa déclaration de candidature&#8230;</p>
<p><strong>Quoi donc?</strong></p>
<p>Il n&#8217;y avait pas de plaisir. Et croyez-moi, je le connais bien. Quand vous êtes président de la République, il faut savoir partager avec les Français, être généreux. On peut tout reprocher à Jacques Chirac, mais quand il se levait le matin, il partageait le bonjour, l&#8217;éclat de rire, l&#8217;appétit&#8230; Il allait vers les autres. Pas Nicolas Sarkozy, qui se force et cela se voit.</p>
<p><strong>Vous, ne peut-on pas vous reprocher d&#8217;avoir été cadenassé dans une image d&#8217;aristo distant?</strong></p>
<p>Cadenassé dans une image d&#8217;aristo que je ne suis pas ! Tout ça ce sont les pièges médiatiques, on vous enferme dans des boîtes.</p>
<p><strong>Vous lez avez, vos cinq cents signatures pour être candidat?</strong></p>
<p>Je me bats pour ça et je profite de vos colonnes pour m&#8217;adresser à tous les maires de France et leur dire: &laquo;&nbsp;J&#8217;ai besoin de vous !&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Vous en avez combien?</strong></p>
<p>Un certain nombre.</p>
<p><strong>Si Nicolas Sarkozy vous convoque à l&#8217;Elysée, vous y allez?</strong></p>
<p>Ah, parce que vous croyez qu&#8217;on me convoque, moi? <em>(Rires)</em> Mais comme je suis quelqu&#8217;un de gentil, il m&#8217;arrive parfois de répondre aux invitations, pas aux convocations.</p>
<p><strong>Peut-être fera-t-il intervenir un ou une émissaire pour vous convaincre de le voir?</strong></p>
<p>Une émissaire, ce serait plus efficace. Je suis sensible.</p>
<p><strong>Son épouse, Carla, par exemple.</strong></p>
<p>Pourquoi pas.</p>
<p><strong>Et là, vous diriez oui?</strong></p>
<p>Oui à quoi?</p>
<p><strong>A l&#8217;invitation !</strong></p>
<p>Oui, d&#8217;autant que je la connais bien !</p>
<p>Source: VSD (Propos recueillis par Florence Belkacem)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Dominique de Villepin estime que Nicolas Sarkozy &laquo;&nbsp;va perdre&nbsp;&raquo; </ins></strong></p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre, dont les relations avec le président sortant sont difficiles depuis l&#8217;affaire Clearstream, explique dans l&#8217;hebdomadaire que &laquo;&nbsp;ce qui manque dans la candidature&nbsp;&raquo; du chef de l&#8217;État, &laquo;&nbsp;c&#8217;est un examen lucide de ce qui a marché et pas marché dans son quinquennat&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Aujourd&#8217;hui, je pense qu&#8217;il va perdre&nbsp;&raquo;, lance Dominique de Villepin. &laquo;&nbsp;Je ne dis pas qu&#8217;il ne peut pas être réélu, mais le combat ne se présente pas bien&nbsp;&raquo;, ajoute-t-il. Concernant un éventuel ralliement à Nicolas Sarkozy, à l&#8217;image de Christine Boutin et d&#8217;Hervé Morin, l&#8217;ex-Premier ministre rétorque : &laquo;&nbsp;Le ralliement ne fait pas partie de mon programme, et encore moins de mon tempérament.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Ce sera sans moi&nbsp;&raquo;, précise-t-il, se disant &laquo;&nbsp;pas convaincu&nbsp;&raquo; par &laquo;&nbsp;l&#8217;ambition affichée &#8211; la France forte &#8211; par Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo;.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;S&#8217;il m&#8217;avait écouté, le gouvernement n&#8217;en serait pas là&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Selon lui, &laquo;&nbsp;depuis cinq ans, la France est non seulement affaiblie, mais elle est divisée&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Pourtant, je n&#8217;ai jamais cessé de dire au président ce que je croyais être bon pour la France&nbsp;&raquo;, explique-t-il, ajoutant : &laquo;&nbsp;S&#8217;il m&#8217;avait écouté, le gouvernement n&#8217;en serait pas là.&nbsp;&raquo; Dominique de Villepin ne croit pas non plus en Nicolas Sarkozy &laquo;&nbsp;candidat du peuple&nbsp;&raquo; contre les &laquo;&nbsp;élites&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Vouloir gouverner par et pour le peuple, c&#8217;est tout sauf crédible dans sa bouche&nbsp;&raquo;, ironise Dominique de Villepin.</p>
<p>Il confie avoir &laquo;&nbsp;l&#8217;impression&nbsp;&raquo; que le président-candidat &laquo;&nbsp;n&#8217;y croit plus beaucoup&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;On sent chez lui comme une forme de résignation, comme s&#8217;il n&#8217;avait pas d&#8217;autre possibilité que d&#8217;être candidat&nbsp;&raquo;, juge-t-il, notant aussi qu&#8217;il n&#8217;avait pas senti de &laquo;&nbsp;plaisir&nbsp;&raquo; lors de la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy. Interrogé sur les promesses de parrainages, Dominique de Villepin répond : &laquo;&nbsp;Je me bats pour ça et je profite de vos colonnes pour m&#8217;adresser à tous les maires de France et leur dire j&#8217;ai besoin de vous&nbsp;&raquo;. Il concède juste en avoir &laquo;&nbsp;un certain nombre&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Dominique de Villepin refuse de se rallier à Nicolas Sarkozy</ins></strong></p>
<p>Se rallier à Sarkozy, jamais! Alors que trois candidats de droite et du centre se sont retirés ces derniers jours au profit du président sortant, Dominique de Villepin affirme au magazine VSD que «le ralliement ne fait pas partie de (s)on programme, et encore moins de (s)on tempérament». «Ce sera sans moi», assène-t-il.</p>
<p>L&#8217;éternel rival de Nicolas Sarkozy estime «que le combat ne se présente pas bien» pour l&#8217;actuel président. «Aujourd&#8217;hui, je pense qu&#8217;il va perdre», lance-t-il, car «ce qui manque dans la candidature» du chef de l&#8217;Etat, «c&#8217;est un examen lucide de ce qui a marché et pas marché dans son quinquennat».</p>
<p>«Depuis cinq ans, la France est non seulement affaiblie mais elle est divisée», explique-t-il. «Pourtant, je n&#8217;ai jamais cessé de dire au président ce que je croyais être bon pour la France. S&#8217;il m&#8217;avait écouté, le gouvernement n&#8217;en serait pas là», pense l&#8217;ancien premier ministre.</p>
<p><em>Le candidat du peuple, «c&#8217;est tout sauf crédible»</em></p>
<p>Dominique de Villepin a également raillé l&#8217;attitude de Nicolas Sarkozy qui se présente comme «le candidat du peuple» contre «les élites». «Vouloir gouverner par et pour le peuple, c&#8217;est tout sauf crédible dans sa bouche», ironise-t-il. L&#8217;ancien premier ministre, qui entretient des relations difficiles avec Nicolas Sarkozy depuis l&#8217;affaire Clearstream, confie également avoir «l&#8217;impression» que l&#8217;actuel président «n&#8217;y crois plus beaucoup». «On sent chez lui comme une forme de résignation, comme s&#8217;il n&#8217;avait pas d&#8217;autre possibilité que d&#8217;être candidat». Dominique de Villepin affirme ne pas avoir senti «de plaisir» lors de la déclaration de candidature du président sortant. </p>
<p>Le candidat de République Solidaire n&#8217;a pas souhaité communiquer le nombre de parrainages dont il dispose à l&#8217;heure actuelle. Il indique simplement à VSD en avoir «un certain nombre» en ajoutant profiter «de vos colonnes pour m&#8217;adresser à tous les maires de France et leur dire ‘J&#8217;ai besoin de vous&#8217;». Selon Le Parisien, Dominique de Villepin aurait actuellement 350 signatures.</p>
<p>Source: Le Figaro</p>
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		<title>Dominique de Villepin au Télégramme: &#171;&#160;Pour une véritable refondation économique, sociale et politique&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 06:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Les temps sont durs pour celui qui fut le dernier Premier ministre de Jacques Chirac. Dominique de Villepin peine encore à recueillir les parrainages nécessaires pour valider sa candidature à l’Elysée. Et surtout, les sondages ne sont guère encourageants pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les temps sont durs pour celui qui fut le dernier Premier ministre de Jacques Chirac. Dominique de Villepin peine encore à recueillir les parrainages nécessaires pour valider sa candidature à l’Elysée. Et surtout, les sondages ne sont guère encourageants pour lui. </p>
<p>Il n’empêche qu’il est toujours déterminé à aller au bout de sa démarche. C&#8217;est en tout cas ce qu&#8217;il explique dans une longue interview accordée au Télégramme.<br />
<span id="more-10517"></span><br />
*****</p>
<p><strong>Où en êtes-vous dans votre recherche des parrainages de maires ?</strong><br />
Les choses avancent bien. Nous progressons. J’ai donc confiance dans le fait que nous pourrons obtenir les signatures nécessaires. Cela reste un combat.</p>
<p><strong>Faut-il changer la règle du jeu ?</strong>J<br />
e suis favorable à des parrainages anonymes. Il n’est pas anormal que les maires, dans le contexte d’aujourd’hui, participent pleinement à la vie démocratique sans pour autant s’exposer à des querelles et des représailles.</p>
<p><strong>Christine Boutin et Hervé Morin ont renoncé à être candidats au profit de Nicolas Sarkozy. Envisagez-vous de faire comme eux ?</strong><br />
Non. Ce n’est pas du tout mon état d’esprit. Je suis engagé dans cette campagne présidentielle par conviction. J’ai le sentiment que nous sommes à un moment clé de notre histoire nationale, que nous avons besoin de nous rassembler, de nous retrouver autour de valeurs fortes. Mon combat est celui d’une France capable de donner le meilleur d’elle-même en cette période de mondialisation. Beaucoup de candidats considèrent que la crise est une simple parenthèse et qu’il suffit d’attendre, comme si la prospérité était au coin de la rue. Ce n’est pas mon sentiment. Je crois qu’il y a un effort formidable à faire, non pas un simple aménagement, un simple ajustement, mais une véritable refondation économique, sociale et politique.</p>
<p><strong>Comment voyez-vous cette refondation ?</strong><br />
Je propose un véritable électrochoc. Je suis favorable à un gouvernement resserré et à la création de huit grandes régions capables de porter la force de nos territoires en Europe et dans le monde. Je souhaite la suppression totale du cumul des mandats et du cumul des fonctions. Je préconise la diminution d’un tiers du nombre des parlementaires. C’est un véritable changement politique qui peut, seul, nous permettre de retrouver la capacité de décision et l’efficacité dans l’action.</p>
<p><strong>Les sondages vous créditent de 1% des intentions de vote. N’est-ce pas désespérant ?</strong><br />
Dans mon cas, le combat politique est un combat par devoir. J’ai la conviction qu’il doit être mené et qu’il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre. Il faut faire son devoir. Je ferai le mien avec le sentiment que, quoi qu’il arrive, ce travail est utile. Il s’agit de faire bouger les mentalités. Il s’agit de faire toucher du doigt aux Français cette réalité du rassemblement indispensable. Je crois que mon combat permettra de faire bouger les choses.</p>
<p><strong>Quelle appréciation portez-vous sur l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy ?</strong><br />
J’ai trouvé que le candidat Nicolas Sarkozy était en quelque sorte résigné à une situation difficile. Je crois qu’il est difficile pour lui d’oublier que son mandat n’a pas tenu ses promesses. Alors, il nous indique qu’il n’y a pas d’autre solution que de continuer, parce que le capitaine d’un navire n’abandonne pas. Mais il y a une sorte de tristesse et de résignation dans son propos, et, en même temps, un manque de vision quant à l’avenir. Vouloir rendre le pouvoir au peuple, c’est exactement ce que les Français pourront faire à l’occasion de l’élection présidentielle. Je ne crois pas que cela soit suffisant, surtout pour les solliciter par référendum sur des questions comme le droit des étrangers ou la politique à suivre vis-à-vis des chômeurs. Le référendum est un outil très précieux de consultation sur les grandes questions institutionnelles, sur les grands enjeux de la France en Europe et dans le monde. Mais, l’utiliser sur des sujets où on hésite soit à prendre des décisions, où on hésite sur les options, c’est vouloir faire porter le fardeau à une communauté nationale qui a été fortement éprouvée au cours des cinq dernières années. Et je crois que Nicolas Sarkozy ne peut pas oublier que la France s’est inutilement divisée au cours des cinqdernières années.</p>
<p><strong>Si vous êtes élu président de la République, quelle sera votre première décision ?</strong><br />
Je soumettrai à référendum la réforme très profonde de la vie politique qui s’impose à notre pays pour que nous disposions des leviers pour agir. Je pense en particulier que choisir un gouvernement de dix ministres, c’est avoir la garantie de modifier en profondeur la place et les missions de l’État. C’est aujourd’hui indispensable si nous voulons retrouver une force d’action et une ambition pour notre pays. Quand on sait que, chez nous, l’État a précédé la nation, il faut restaurer l’État, lui redonner sa place et sa capacité d’agir.</p>
<p>Source: Le Télégramme</p>
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		<title>Dominique de Villepin, intime, dans Gala</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 23:57:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Dominique de Villepin en voyage à Amsterdam, à 17 ans (photo publiée dans Gala, en vente en kiosque à partir du 8 février) Dominique de Villepin est multiple. Poète, capable de se laisser porter par le verbe, le voilà qui, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/02/Gala.jpg"><img src="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/02/Gala.jpg" alt="" title="Gala" width="560" height="382" class="aligncenter size-full wp-image-10254" /></a><em>Dominique de Villepin en voyage à Amsterdam, à 17 ans (photo publiée dans Gala, en vente en kiosque à partir du 8 février)</em></p>
<p>Dominique de Villepin est multiple. Poète, capable de se laisser porter par le verbe, le voilà qui, potache, assis sur une chaise à l&#8217;envers rejoue la scène mythique de <em>La grande vadrouille</em> pour faire rire son fils, Arthur, qui l&#8217;accompagne. Il titille aussi le patron de la brasserie parisienne où il se pose pour <em>Gala</em> entre deux déplacements de campagne.</p>
<p>Après avoir débattu sur la meilleure façon de servir toute une liste de plats consistants, que ne renierait pas son ex-mentor Jacques Chirac, il lâche dans un sourire: &laquo;&nbsp;J&#8217;aime bien me mettre à table&nbsp;&raquo;. Cela tombe bien, nous allons le cuisiner.</p>
<p><em>Retrouvez dans ce billet l&#8217;intégralité de l&#8217;interview donnée par Dominique de Villepin à Candice Nédélec du magazine Gala. </em></p>
<p><span id="more-10240"></span></p>
<p><strong>Gala : Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance de fils d’expatriés ?</strong></p>
<p>Dominique de Villepin : Je suis né à Rabat. J’ai en tête la lumière extraordinaire du Maroc. Grandir à l’étranger permet de vivre davantage ensemble, de partager plus en famille. Nos journées étaient rythmées par la radio que nous captions en ondes courtes et qui nous donnait des nouvelles de France. Mon père, qui travaillait dans l’industrie, puis a été sénateur représentant des Français à l’étranger, se levait tôt et branchait le poste dès 6 heures du matin. A midi, il y avait la séance de lecture du courrier.</p>
<p><strong>L&#8217;exil a donc forgé votre amour de la France ?</strong></p>
<p>Ma mère veillait, par nos lectures, à nous faire aimer la langue française. Mon père, formidable conteur, nous décrivait l&#8217;Histoire de France comme une épopée. En fin d&#8217;année, à Caracas, on nous réunissait à l&#8217;école pour nous montrer des diapositives de tous les grands monuments français, on voyait alors les larmes des enfants couler. Les trois mois de grandes vacances étaient l&#8217;occasion pour nous de voir notre famille, nombreuse, qui vivait dans la Nièvre, en Bretagne, en Bourgogne&#8230; et de découvrir l&#8217;Hexagone.</p>
<p><strong>Avez-vous, comme nombre de candidats à l&#8217;élection présidentielle, voulu très jeune devenir chef de l&#8217;Etat ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai eu très tôt la vocation. Etant issu d&#8217;une famille de militaires, je n&#8217;imaginais pas pouvoir faire un métier où l&#8217;on n&#8217;entre pas sous un porche où flotte un drapeau français !</p>
<p><strong>Vous n’avez pourtant pas toujours été un élève modèle…</strong></p>
<p>J’ai, en effet, connu la queue de classement. Enfant, je faisais beaucoup de sport : football, course à pied, natation, tennis. Je sais ce que c’est que d’être montré du doigt à cause de ses résultats scolaires, ou de se cacher derrière son cartable pour ne pas être interrogé. A quatorze ans, j’ai demandé à mes parents de m’inscrire en pension à Toulouse. J’ai alors obtenu des prix d’excellence, en ayant conscience que les premières places donnent plus de devoirs que de droits. Comme mes parents vivaient aux Etats-Unis, que j’étais fort en tête et que j’avais un style décontracté, mes camarades m’ont alors surnommé « l’Américain ».</p>
<p><strong>Vous avez grandi aux côtés d&#8217;un frère aîné, Eric, qui souffrait d&#8217;épilepsie. En quoi cette maladie vous a-t-elle façonné ?</strong></p>
<p>L&#8217;épreuve de la maladie d&#8217;un frère, c&#8217;est l&#8217;épreuve de la solitude. La maladie vous isole et crée l&#8217;incompréhension. Il faut apprendre à vivre en étant moqué, savoir ne pas avoir honte de ceux qu&#8217;on aime. C&#8217;est la première leçon que j&#8217;ai apprise à mes enfants.</p>
<p><strong>Vous aviez dix-huit ans lorsque, à l&#8217;issue d&#8217;une sortie en mer avec votre frère, le coeur de ce dernier s&#8217;est arrêté alors qu&#8217;il prenait un bain chaud. Vous n&#8217;avez pas pu le ranimer. Comment avez-vous réussi à surmonter cette épreuve ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai été avec lui jusqu&#8217;au bout. Je me souviens être rentré aux Etats-Unis pour l&#8217;aider à préparer son bac. Il m&#8217;a appris l&#8217;humilité et à ne pas avoir peur. J&#8217;ai vu ce que c&#8217;était que de se battre à armes inégales. Tout est plus simple après, car on entre dans la vie dépouillé de beaucoup de choses inutiles. Il faut vivre intensément. Ca m&#8217;a rendu moins vulnérable aux attaques et a renforcé mon esprit d&#8217;indépendance.</p>
<p><strong>A la sortie de l&#8217;ENA, vous avez choisi le Quai d&#8217;Orsay, cela vous a amené à quitter à nouveau la France pour vivre en Afrique, aux Etats-Unis ou en Inde. Des pays qui vous ont changé, dites-vous&#8230;</strong></p>
<p>Partir est une chance supplémentaire d&#8217;aller chercher l&#8217;autre dans sa diversité, de repousser ses limites, de se nourrir de nouvelles questions. Les questions sont souvent plus importantes que les réponses, c&#8217;est pourquoi je ne fais pas partie des acides ou des satisfaits.</p>
<p><strong>On vous décrit tantôt poète, tantôt chef d&#8217;escadron. Qui est le vrai Dominique de Villepin ?</strong></p>
<p>Les deux, bien sûr ! La poésie sert à réinventer le monde, à sublimer l&#8217;ordre des choses, mais, à la façon militaire, j&#8217;ai le goût des choses crues, je n&#8217;ai pas peur de me coltiner le réel. Comme Rimbaud, je pense que les mots doivent être en avant de l&#8217;action. Il est important de creuser d&#8217;abord le sillon des idées.</p>
<p><strong>A l&#8217;UMP, personne ne croyait à votre candidature à la présidentielle. &laquo;&nbsp;Il est fou, mais pas à ce point&nbsp;&raquo;, nous répétait-on. Ce qualificatif n&#8217;a toutefois pas l&#8217;air de vous déranger plus que cela.</strong></p>
<p>Venant de ceux qui l&#8217;emploient, c&#8217;est un hommage ! La politique est trop souvent quelque chose de prévisible. Je pense que cela doit rester une prise de risque, quelque chose à inventer, même seul, même dans des circonstances difficiles, il faut écouter cette petite voix intérieure, bousculer l&#8217;ordre des choses.</p>
<p><strong>On vous surnomme parfois &laquo;&nbsp;l&#8217;épique en chef&nbsp;&raquo;, on a l&#8217;impression que le drame ne vous déplaît pas !</strong></p>
<p>L&#8217;épique est dans nos vies en permanence ! Enfant, je me souviens du bouillonnement de la décolonisation auquel j&#8217;assistais depuis la terrasse de mes parents en voyant défiler les troupes marocaines. Puis, un nouveau coup d&#8217;Etat a frappé le pays d&#8217;Amérique latine où nous vivions. Avec la crise économique, l&#8217;épique est là, à condition de pouvoir le voir. Nous vivons une époque extraordinaire et les hommes ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux.</p>
<p><strong>Croyez-vous à la métamorphose de Nicolas Sarkozy ?</strong></p>
<p>Cinq ans après être devenu Président, c&#8217;est un peu tard. Sa façon d&#8217;être ne le prédispose pas à cela !</p>
<p><strong>Alain Juppé a reconnu ne plus être le même après son procès. Quelles traces a laissé chez vous l&#8217;affaire Clearstream ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai toujours eu la conviction que la vérité l&#8217;emporterait. J&#8217;ai vécu cette épreuve comme un combat et je n&#8217;ai jamais baissé les bras. L&#8217;affection des miens m&#8217;a guidé. Il faut être capable de se ressourcer dans ces moments-là. Mes compagnons d&#8217;infortune, Paul Celan, René Char, Arthur Rimbaud ne m&#8217;ont jamais quitté non plus. Ils étaient tous avec moi.</p>
<p><strong>Vous avez fait des pompes durant l&#8217;une de vos auditions, vous vous êtes physiquement préparé à cette épreuve, pourquoi était-ce aussi important ?</strong></p>
<p>Je n&#8217;ai jamais autant couru que durant cette période-là ! Le sport, le défi individuel vous permettent de ne pas subir les choses, vous aident à faire face.</p>
<p><strong>Vos enfants et votre épouse étaient à vos côtés le premier jour du procès pour faire valoir leur statut de victimes collatérales&#8230;</strong></p>
<p>J&#8217;étais contre, mais ils ont insisté, je ne me suis pas senti le droit de leur refuser cette présence.</p>
<p><strong>Votre épouse a évoqué, il y a quelques mois dans Gala votre séparation, due, selon elle à la dureté de la vie politique. Est-il impossible d’échapper à cette violence ?</strong></p>
<p>La vie politique ne frappe heureusement pas tout le monde aussi sévèrement que nous l’avons été. Mais traverser ce genre d’épreuve est difficile, il faut savoir puiser au fond de soi pour résister. Et il n’y a pas chez l’entourage les raisons profondes qui, chez l’homme politique, l’ont conduit à l’engagement. Cela fait partie des douleurs de la vie. Il n’y a pas de protection possible.</p>
<p><strong>Votre fille aînée, Marie, a pris un pseudonyme pour pouvoir mener plus sereinement sa carrière de mannequin et de comédienne, on croise parfois votre fils, Arthur, dans votre sillage. Sont-ils vaccinés contre la politique?</strong></p>
<p>Mon fils s&#8217;intéresse à la politique, mais il n&#8217;est là que ponctuellement, car il vit en Chine. Ma fille aînée habite New-York et ma plus jeune fille au Brésil. C&#8217;est la mondialisation ! Ils sont globalement plus attirés par l&#8217;art et la culture que par la politique.</p>
<p><strong>Vous qui avez fait l&#8217;éloge des voleurs de feu, ne pensez-vous pas, comme Rimbaud, que la vraie vie est ailleurs?</strong></p>
<p>Je pense qu&#8217;on a plusieurs vies. Il faut savoir mener chacune d&#8217;elles jusqu&#8217;à se brûler. L&#8217;existence n&#8217;est pas à mes yeux quelque chose d&#8217;écrit, de monolithique. L&#8217;engagement public peut prendre plusieurs formes, comme l&#8217;humanitaire à l&#8217;autre bout du monde. La lumière n&#8217;est pas ce qui m&#8217;attire ou me retient. J&#8217;aime le mystère et la solitude. L&#8217;ombre m&#8217;irait très bien. J&#8217;aime trop la vie.</p>
<p>Source: Propos recueillis par Candice Nédélec (Gala, en kiosque à partir du 8 février)</p>
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		<title>Dominique de Villepin: &#171;&#160;Les référendums de Sarkozy montrent du doigt les étrangers et les chômeurs&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 19:06:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Sa candidature à la présidentielle, ses relations avec Nicolas Sarkozy&#8230; Dominique de Villepin livre sa vision de la campagne à Christophe Barbier et à Jean-Marie Colombani, de Slate.fr. L&#8217;ancien Premier ministre revient également sur quelques unes de ses mesures, comme [...]]]></description>
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<p><iframe frameborder="0" width="560" height="345" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xohcu6?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></p>
<p>Sa candidature à la présidentielle, ses relations avec Nicolas Sarkozy&#8230; Dominique de Villepin livre sa vision de la campagne à Christophe Barbier et à Jean-Marie Colombani, de Slate.fr. </p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre revient également sur quelques unes de ses mesures, comme la limitation du nombre de régions et la formation d&#8217;un gouvernement restreint.</p>
<p><span id="more-10294"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong>Des extraits de l&#8217;interview de Dominique de Villepin</strong></p>
<p><iframe frameborder="0" width="560" height="345" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xoh8ci"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xoh8ci_le-referendum-de-sarkozy-montre-du-doigt-les-etrangers_news" target="_blank">&quot;Le r&eacute;f&eacute;rendum de Sarkozy montre du doigt les&#8230;</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/LEXPRESS" target="_blank">LEXPRESS</a></i></p>
<p>Invité de 20&#8217;12, l&#8217;émission politique de L&#8217;Express, en partenariat avec Slate, l&#8217;Ina et Dailymotion, Dominique de Villepin critique sévèrement les référendums que souhaite convoquer Nicolas Sarkozy. Pour lui, &laquo;&nbsp;ils sont punitifs&nbsp;&raquo;.</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Villepin, hors-champ</ins></strong></p>
<p>Quand on rôde dans les coulisses d’une émission politique, on découvre le off. Le vrai off. Pas celui qui fuite à l’insu de son plein gré dans les journaux, non, celui dont l’invité veut VRAIMENT qu’il reste secret. Le off, je l’ai d’abord (re)découvert à distance, en assistant aux tournages de 20’12, la Web-émission de L’Express et Slate.fr, présentée par les deux parrains, Barbier et Colombani. Mais c’était de trop loin pour mon vieux sonotone, ça murmurait trop bas quand les choses devenaient intéressantes.</p>
<p>Et puis, il y eut Villepin, le convié du jour. Villepin en grande forme, prêt à en découdre à l’aube au coin du bois, à embrocher, mordre et griffer, qui a expédié en deux répliques cinglantes les velléités référendaires de Sarkozy.</p>
<p>Villepin, déjà quand il parle, ça décoiffe – la preuve. Alors, quand il parle avant de parler, entre six yeux… Cette fois j’étais là, en régie, et j’ai tout entendu. </p>
<p>Comment l’ex-Premier ministre a vaporisé son successeur, François Fillon, ce « rien » qui « tombera comme une pierre dans une mare, au fond, à pic, oublié ». </p>
<p>Comment il a souffleté « les médias », qui arrivent à « créer des hommes politiques qui n’existent pas » – catégorie dont il n’envisage naturellement pas une seconde qu’elle puisse le concerner.</p>
<p>Comment il dit se « marrer » à l’étude des sondages, sûr qu’en une heure de confrontation télévisée avec eux, il « réglerait leur compte à Sarkozy ou Bayrou ».</p>
<p>Bien sûr, là aussi, il y a le off qu’on dit et le off qu’on dit pas. A propos de Fillon, avant qu’on ouvre les micros, Villepin a eu des mots encore plus durs. Que vous ne lirez pas – ou pas ici. Pas envie de me fâcher avec une personnalité aussi volcanique. Et leçon apprise de mon chef.</p>
<p>Source: Eric Mettout (Blogs L&#8217;Express)</p>
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		<title>Dominique de Villepin au JDD: &quot;La vérité n&#039;est pas à droite ou à gauche&quot;</title>
		<link>http://www.2villepin.fr/index.php/2012/01/19/9721-dominique-de-villepin-au-jdd-la-verite-nest-pas-a-droite-ou-a-gauche/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 12:01:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une interview pour le JDD.fr, Dominique de Villepin revient sur les principales mesures évoquées au sommet social de mercredi et sur la singularité de sa candidature. L&#8217;ancien Premier ministre appelle notamment au rassemblement au-delà des clivages politiques. Pour lui, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe frameborder="0" width="560" height="345" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xnsux4?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></p>
<p><iframe frameborder="0" width="560" height="345" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xnsse8?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></p>
<p>Dans une interview pour le JDD.fr, Dominique de Villepin revient sur les principales mesures évoquées au sommet social de mercredi et sur la singularité de sa candidature.</p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre appelle notamment au rassemblement au-delà des clivages politiques. Pour lui, &laquo;&nbsp;le président de la République ne doit être celui d&#8217;un parti mais doit être au-dessus de toute force politique&nbsp;&raquo;, car &laquo;&nbsp;la vérité n&#8217;est pas à droite ou à gauche&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-9721"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Dominique de Villepin : &laquo;&nbsp;Je suis dans une phase de métamorphose&nbsp;&raquo;</ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin poursuit la série d&#8217;entretiens hebdomadaires du JDD.fr. Le candidat, à 2,5% d&#8217;intentions de vote dans les récents sondages, veut &laquo;&nbsp;casser le jeu politicien&nbsp;&raquo;. Taclant la politique de l&#8217;exécutif, l&#8217;ancien Premier ministre a commenté le sommet social, regrettant que &laquo;&nbsp;des priorités majeures, comme le chômage des jeunes, [soient] restées sans réponse&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Que pensez-vous des mesures qui ont été annoncées à l&#8217;issue du sommet social organisé mercredi à l&#8217;Elysée?</strong></p>
<p>Il y a de bonnes pistes dans ce qu&#8217;a annoncé le gouvernement, qui auraient mérité d&#8217;être évoquées dès 2008, notamment le soutien au chômage partiel ou la réforme de la formation. Mais des priorités majeures restent sans réponse. Je pense notamment au chômage des jeunes qui appelle plus de détermination et c&#8217;est pourquoi j&#8217;ai proposé que les entreprises s&#8217;accordent sur un nombre de jeunes représentatif de l&#8217;ensemble de la population dans les effectifs, en emploi ou en formation.</p>
<p><strong>Autre mesure évoquée par Nicolas Sarkozy : la TVA sociale…</strong></p>
<p>Je suis favorable à ce dispositif. C&#8217;est une bonne solution pour alléger le coût du travail et permettre de regagner de la compétitivité. Mais il ya deux conditions : la TVA sociale doit obéir aux exigences de justice sociale &#8211; on ne peut pas demander plus aux ménages sans contreparties &#8211; et être créée au bon moment.</p>
<p><strong>Quand?</strong></p>
<p>Je ne crois pas que le chef de l&#8217;Etat imagine sérieusement pouvoir mettre en place toutes ces mesures avant la présidentielle.</p>
<p><strong>Nicolas Sarkozy semble déterminé à appliquer la taxe sur les transactions financières, quitte à le faire seul. Qu&#8217;en pensez-vous?</strong></p>
<p>Faire un 100 mètres avec un boulet au pied alors que les autres n&#8217;en ont pas, c&#8217;est absurde. Je vois bien ce qu’il veut faire : il espère, par l&#8217;exemple, un effet d&#8217;entraînement. Si Londres et Berlin acceptent d&#8217;imposer leurs transactions financières, je dis &laquo;&nbsp;bravo&nbsp;&raquo;. Mais on voit bien que la City n&#8217;est pas prête.</p>
<p><strong>Selon lui, l&#8217;Allemagne emboîterait le pas à la France…</strong></p>
<p>Ce n&#8217;est pas vrai. L&#8217;Allemagne fait des sourires mais son gouvernement est totalement divisé. Au vu de son calendrier électoral [le mandat d'Angela Merkel dure jusqu'en 2013, Ndlr] et du nôtre, il y a assez peu de chances que Paris et Berlin se calent. Pour cette raison, l&#8217;annonce de Nicolas Sarkozy est avant tout électorale.</p>
<p><strong>A qui doit-on, selon vous, imputer la perte du triple A de la France?</strong></p>
<p>Les responsabilités sont anciennes et partagées. Mais la situation s&#8217;est considérablement détériorée depuis 2007. Quand j&#8217;ai quitté Matignon, la dette s&#8217;élevait à 63% du PIB et nous avions réduit de 50 milliards d&#8217;euros notre endettement sur deux ans. Ça fait rêver aujourd&#8217;hui. Elle s&#8217;élève désormais à 86%, soit 500 milliards d&#8217;euros de dette supplémentaire. Et cette dégradation a débuté avant la crise financière. Dès l&#8217;été 2007, la loi Tepa a fait augmenter de 5% notre dette souveraine. François Fillon a ouvert les cordons de la bourse!</p>
<p><strong>Est-ce le Premier ministre ou le président de la République qui doit endosser la responsabilité?</strong></p>
<p>Votre question pointe l&#8217;une des erreurs du quinquennat, institutionnelle : Nicolas Sarkozy a été un &laquo;&nbsp;hyperprésident&nbsp;&raquo; et François Fillon, un Premier ministre faible. Or le chef de l&#8217;Etat ne peut pas &laquo;&nbsp;gouverner&nbsp;&raquo;, c&#8217;est-à-dire diriger ses ministres. Il n&#8217;a pas le temps, ni les moyens de le faire. Il doit indiquer la direction à suivre, représenter la France sur la scène internationale et arbitrer les grandes décisions. Depuis 2007, l&#8217;exécutif a été incapable de définir des priorités.</p>
<p><strong>Face à la crise, vous appelez à un gouvernement d&#8217;union nationale. Seriez-vous prêt à sceller un contrat de gouvernement avec l&#8217;UMP?</strong></p>
<p>Il ne s&#8217;agit pas de définir un contrat avec l&#8217;UMP. Le président de la République ne doit être celui d&#8217;un parti. Il doit être au-dessus de toute force politique. Ce qui est absurde dans le système français c&#8217;est que, sur certains dossiers, nous sommes tous d&#8217;accord. Le grand enjeu de cette élection est de casser le jeu politicien. La vérité n&#8217;est pas à droite ou à gauche.</p>
<p><strong>François Bayrou souhaite, comme vous, transcender les partis, et appelle à &laquo;&nbsp;une majorité centrale&nbsp;&raquo;. Vous êtes donc sur la même ligne politique?</strong></p>
<p>Ne nous trompons pas, la logique partisane, elle peut-être de droite, de gauche, mais aussi du centre. Si vous demandez aux partisans du MoDem, je suis convaincu qu&#8217;ils vous diront que la logique de François Bayrou, ses idées, sont centristes. D&#8217;ailleurs, son slogan est &laquo;&nbsp;ni droite ni gauche&nbsp;&raquo;…</p>
<p><strong>Un rapprochement avec François Bayrou est donc inenvisageable?</strong></p>
<p>Après le 6 mai, nous devrons tous être capables de travailler ensemble. Faire de la politique politicienne, je ne trouve pas cela opportun, laissons les Français décider.</p>
<p><strong>Vous plafonnez à 2,5% dans les sondages et votre popularité ne décolle pas. Comment l&#8217;expliquez-vous?</strong></p>
<p>Nous ne sommes qu&#8217;au début de la campagne. C&#8217;est un long travail, et à un moment vous crevez le plafond de verre. Je me souviens de Jacques Chirac multipliant les déplacements dans la solitude. Cette phase est indispensable. Je ne suis pas inquiet, c&#8217;est naturel. On m&#8217;a longtemps vu comme un homme de mission. Or la fonction présidentielle implique une incarnation, c&#8217;est donc un autre travail. Je suis dans une phase de métamorphose, et c&#8217;est cela l&#8217;histoire de la conquête du pouvoir.</p>
<p><strong>Vous qui ne vous êtes jamais frotté au suffrage universel, que vous inspirent vos débuts de candidat en campagne?</strong></p>
<p>J&#8217;ai commencé plus tard que Chirac, mais j&#8217;aime ça. C&#8217;est extraordinairement intéressant. Plus que d&#8217;autres, je connais les contraintes de la vie de bureau, car cela a longtemps été mon quotidien. Il faut donc savoir ouvrir les fenêtres, écouter. C&#8217;est même la partie la plus stimulante de la vie politique. C&#8217;est plus sympa de serrer des mains sur des marchés que de prendre des décisions une fois seul dans son bureau.</p>
<p><strong>Quelle offre proposez-vous aux Français?</strong></p>
<p>Le devoir démocratique est d&#8217;offrir aux Français une alternative. La politique menée ces dernières années n&#8217;a pas donné les résultats espérés. Si Nicolas Sarkozy avait réussi, je ne serais pas candidat. Je veux proposer autre chose. Je l&#8217;ai dit très crûment et très franchement au chef de l&#8217;Etat : en politique il faut savoir reconnaître ses erreurs! Quand on dirige un pays, faire un bilan à mi-mandat doit être une évidence. Il aurait dû rendre des comptes aux Français. Et quand on garde son chef de gouvernement, c&#8217;est que l&#8217;on est très content de son action. J&#8217;en conclus que Nicolas Sarkozy et François Fillon assument pleinement ce quinquennat, et ce sans reconnaître une seule erreur.</p>
<p><strong>Donc vous serez quoi qu&#8217;il arrive présent au premier tour pour proposer cette alternative?</strong></p>
<p>Au premier, et j&#8217;espère au second. Une campagne électorale, c&#8217;est fait pour convaincre. Je ne m&#8217;appuie pas sur un calcul ou un jeu politicien, ce serait trop facile. Certains ont d&#8217;ailleurs cru que j&#8217;étais négociable, comme tous les autres, mais non.</p>
<p><strong>On vous a donc demandé de retirer votre candidature?</strong></p>
<p>Bien sûr, mais je crois qu&#8217;ils ont compris… Tout a été fait pour me dissuader de revenir en politique. Mais quand vous avez des convictions chevillées au corps, une expérience nationale et internationale, votre devoir est de dire les choses.</p>
<p><strong>Après l&#8217;affaire Clearstream et une période de &laquo;&nbsp;détente&nbsp;&raquo;, vous semblez repartir au combat contre Nicolas Sarkozy…</strong></p>
<p>Je lui ai tendu la main quand il était complètement marginalisé, après 1995. C&#8217;est bien la preuve qu&#8217;il n&#8217;y a aucune animosité historique entre nous. Nous nous connaissons bien et nous avons montré que nous étions capables de travailler dans la même direction. C&#8217;est vrai que nous avons traversé une période difficile &#8211; surtout pour moi &#8211; à travers Clearstream. Mais la justice a fait son travail et a reconnu mon innocence. La page est tournée. J&#8217;ai accepté &#8211; et ce n&#8217;était pas forcément agréable &#8211; d&#8217;aller le rencontrer à l&#8217;Elysée, car c&#8217;était mon devoir. Quand le président me demande mon avis sur la situation en Tunisie ou en Libye, il est normal que je lui en fasse part.</p>
<p><strong>Ne craigniez-vous pas de devenir, aux yeux de l’opinion publique, le candidat de l’anti-sarkozysme?</strong></p>
<p>J&#8217;ai montré que je m&#8217;en étais libéré. Certes, j&#8217;ai été le premier &#8211; avant même les socialistes &#8211; à dire que la politique engagée ne pouvait pas marcher, mais c&#8217;est uniquement parce que mon expérience m&#8217;a appris que, quand la méthode est mauvaise, on ne peut pas attendre les résultats espérés.</p>
<p><strong>Quel sentiment vous anime aujourd&#8217;hui vis-à-vis de Nicolas Sarkozy?</strong></p>
<p>Un sentiment républicain, uniquement. Je fais partie des rares &#8211; peut-être même le seul &#8211; qui peuvent dire au chef de l&#8217;Etat ce qu&#8217;ils pensent, sans complaisance. Et même avec une certaine dureté car pour qu&#8217;il entende les choses, il faut les lui dire avec gravité.</p>
<p>Source: JDD.fr (Propos recueillis par Benjamin Bonneau et Gaël Vaillant)</p>
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		<title>Dominique de Villepin poursuit sa campagne de terrain dans l&#039;Aisne</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 10:32:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;ancien premier ministre de Jacques Chirac, candidat à la présidentielle, était mardi dans l&#8217;Aisne pour parler agriculture, à côté de son plan de sortie de crise. Interviews au Courrier Picard et à L&#8217;Aisne Nouvelle, photos et récit de la journée&#8230; [...]]]></description>
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<p>L&#8217;ancien premier ministre de Jacques Chirac, candidat à la présidentielle, était mardi dans l&#8217;Aisne pour parler agriculture, à côté de son plan de sortie de crise.</p>
<p>Interviews au Courrier Picard et à L&#8217;Aisne Nouvelle, photos et récit de la journée&#8230;</p>
<p><span id="more-9648"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>La vidéo de France 3 Picardie</ins></strong></p>
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<p>*****</p>
<p><strong><ins>Quelques photos</ins></strong></p>
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<p><a href="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/01/Villepin-170112_5.jpg"><img src="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/01/Villepin-170112_5.jpg" alt="" title="" width="540" height="350" class="aligncenter size-full wp-image-9819" /></a></p>
<p><a href="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/01/Villepin-170112_41.jpg"><img src="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/01/Villepin-170112_41.jpg" alt="" title="" width="540" height="400" class="aligncenter size-full wp-image-9817" /></a></p>
<p><a href="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/01/Villepin-170112_6.jpg"><img src="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/01/Villepin-170112_6.jpg" alt="" title="" width="540" height="380" class="aligncenter size-full wp-image-9820" /></a></p>
<p><a href="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/01/Villepin-170112_1.jpg"><img src="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/01/Villepin-170112_1.jpg" alt="" title="Former French Prime Minister and Republi" width="540" height="350" class="aligncenter size-full wp-image-9803" /></a></p>
<p><a href="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/01/Villepin-170112_7.jpg"><img src="http://www.2villepin.fr/wp-content/uploads/2012/01/Villepin-170112_7.jpg" alt="" title="" width="540" height="350" class="aligncenter size-full wp-image-9821" /></a></p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Présidentielle: Villepin fait campagne en solitaire avec les moyens du bord</ins></strong></p>
<p>Un café au comptoir d&#8217;une brasserie, et il traverse presque seul et incognito la gare du Nord au petit matin: jadis habitué aux conforts des voyages officiels, Dominique de Villepin mène une campagne en solitaire, avec les moyens du bord.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Faire des déplacements entouré de caméras, sans voir rien ni personne, je ne vois pas l&#8217;intérêt&nbsp;&raquo;, lance l&#8217;ex-Premier ministre en prenant place dans le wagon vide et sombre d&#8217;un vieux TER, qui partira ce mardi avec une heure de retard vers l&#8217;Aisne.</p>
<p>Entouré d&#8217;une poignée de collaborateurs &#8211; garde du corps, jeune &laquo;&nbsp;conseiller spécial&nbsp;&raquo;, attachée de presse -, qui voyagent avec lui en seconde classe, il fait mine de snober les grosses machines présidentielles: &laquo;&nbsp;Vive les voyages impromptus de Nicolas Sarkozy, où l&#8217;on repeint tout avant son passage!&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dans l&#8217;indifférence des quelques autres passagers, trois ou quatre photographes s&#8217;activent autour du fondateur de République solidaire. Alors que le train traverse les plaines picardes, Villepin se livre à son activité de prédilection: tirer à vue sur le président, déplorer le &laquo;&nbsp;manque d&#8217;audace&nbsp;&raquo; de François Hollande et, fait nouveau, se démarquer de François Bayrou. &laquo;&nbsp;Il voit les problèmes mais pas les solutions. Le centre, c&#8217;est souvent la politique du plus petit dénominateur commun&nbsp;&raquo;, lance l&#8217;adversaire des partis, &laquo;&nbsp;ni de droite, ni de gauche, ni du centre&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le train marque un arrêt à Villers-Cotterêt. &laquo;&nbsp;C&#8217;est là qu&#8217;Alexandre Dumas regardait passer la berline de l&#8217;Empereur&nbsp;&raquo;, dit l&#8217;historien de l&#8217;Empire.</p>
<p>Encore quelques kilomètres et la petite équipe débarque à Anizy-Pinon, puis Vauxaillon, 509 habitants entre Laon et Soissons, dont le maire sans étiquette n&#8217;a pas encore donné sa signature.</p>
<p>Les signatures, justement. Dans le hall de la mairie, autour d&#8217;un café et d&#8217;un plateau de viennoiseries, Dominique de Villepin balaie d&#8217;un revers de main le sujet: &laquo;&nbsp;Quand on aime, on ne compte pas&nbsp;&raquo;. Le budget de campagne? L&#8217;avocat à la tête d&#8217;un cabinet prospère confirme du bout des lèvres le recours à un emprunt bancaire.</p>
<p>En attendant, le héros de la BD &laquo;&nbsp;Quai d&#8217;Orsay&nbsp;&raquo; monte à bord d&#8217;un mini-bus, direction la ferme des Aubes Terres, encaissée dans le creux d&#8217;un petit vallon qui aurait inspiré Rimbaud. A l&#8217;heure du déjeuner, il écoute le maître des lieux, Guy Poletz, vanter les mérites d&#8217;une agriculture 100% bio. &laquo;&nbsp;En produisant moins, on gagne plus&nbsp;&raquo;, lance l&#8217;agriculteur, à la tête d&#8217;une exploitation familiale de 30 vaches laitières.</p>
<p>L&#8217;air de rien, le visiteur d&#8217;un jour glisse une question sur le bilan du quinquennat en matière d&#8217;environnement. Réponse sans appel: &laquo;&nbsp;Le Grenelle était une vraie avancée. Le revirement de Nicolas Sarkozy est absolument dramatique&nbsp;&raquo;. Dominique de Villepin boit du petit lait.</p>
<p>Pendant la visite des chambres d&#8217;hôtes, le postulant à l&#8217;Elysée promet qu&#8217;&nbsp;&raquo;entre le 6 mai et (sa) prise de fonction, (il) viendra (se) préparer ici!&nbsp;&raquo; Lors d&#8217;un bref point-presse en plein air, il défend l&#8217;importance des services publics, la TVA modulable, le Revenu citoyen, déplore l&#8217;absence d&#8217;un vrai bilan du quinquennat.</p>
<p>Comme un candidat ordinaire, Villepin mène sa visite au pas de charge, et lève le camp en début d&#8217;après-midi, après un dernier échange sur le perron de la gare avec quelques habitants, qui dénoncent les dangers sanitaires d&#8217;une décharge.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a pas de petits ou de grands problèmes&nbsp;&raquo;, martèle le diplomate, qui fustige sur le chemin du retour l&#8217;absence de la France au Proche-Orient, et se défend des accusations portées contre lui dans les affaires Bourgi, Karachi, Relais et Châteaux&#8230; &laquo;&nbsp;Contrôle des billets s&#8217;il vous plaît&nbsp;&raquo;. La contrôleuse n&#8217;a pas reconnu ce passager pas comme les autres.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Interview au Courrier Picard</ins></strong></p>
<p><strong>Que venez-vous faire dans l&#8217;Aisne aujourd&#8217;hui? </strong></p>
<p>Je viens y saluer les efforts entrepris dans le domaine de l&#8217;agriculture durable . Je veux marquer mon souci de faire évoluer l&#8217;agriculture française vers une production de qualité et à impacts environnementaux limités, tout en retrouvant un meilleur équilibre des prix entre l&#8217;agriculteur, le distributeur et le consommateur.</p>
<p><strong>Les derniers sondages vous créditent de 2%. Irez-vous au bout? </strong></p>
<p>Oui, j&#8217;irai au bout. J&#8217;ai ouvert mon QG de campagne (ndlr: hier) de 450m². Des dizaines de bénévoles s&#8217;y affairent. Et il n&#8217;y a pas à rougir. Le point de départ de la campagne c&#8217;est aujourd&#8217;hui. Les choses vont rapidement changer, car nos compatriotes voient bien l&#8217;échec de la politique menée ces cinq dernières années.</p>
<p><strong>Vous évoquez là un échec de Nicolas Sarkozy, donc. </strong></p>
<p>J&#8217;avais tiré la sonnette d&#8217;alarme sur l&#8217;hyperprésidence et l&#8217;absence de définition des priorités. À partir de là, faut-il persévérer dans l&#8217;erreur ou revenir en arrière avec le PS? Je veux parier sur une prise de conscience des Français. Je propose un rassemblement sortant des clivages habituels. Cette élection est à part. Elle ne doit pas rester dans les mains des partis.</p>
<p><strong>Vous estimez-vous être un «petit» candidat? </strong></p>
<p>J&#8217;ai à faire valoir une expérience qui s&#8217;appuie sur un bilan. Entre 2005 et2007, j&#8217;ai agi sur l&#8217;emploi (600000 demandeurs en moins) et la réduction des déficits (50milliards d&#8217;euros). À mon départ de Matignon, nous étions devant l&#8217;Allemagne sur la dette et le niveau du chômage, à croissance identique. Depuis, nous avons régressé.</p>
<p><strong>Thierry Mariani, ministre des Transports, vous qualifie d&#8217;arrogant et d&#8217;immodeste. </strong></p>
<p>Quand on a échoué, on a échoué. Quand on a marqué des points, on a marqué des points. Ce fut la seule période depuis1974 où l&#8217;on a réussi un ajustement structurel.</p>
<p><strong>Pour sortir de la crise, vous promettez du sang et des larmes, avec notamment un retour à 37heures de travail. Crédible? </strong></p>
<p>Il faut que les Français arrêtent de faire des efforts sans résultats. Je propose de repasser aux 37heures le temps de revenir à l&#8217;équilibre des finances publiques (en2017). Il faudra de la rigueur pour baisser la dépense et être capable de relancer la croissance. Ma priorité portera sur la formation, l&#8217;apprentissage ainsi que sur les PME pour qu&#8217;elles puissent renforcer leurs fonds propres et bénéficier d&#8217;exonérations de charges ciblées.</p>
<p><strong>Où en êtes-vous de votre chasse aux signatures de maires? </strong></p>
<p>Les choses avancent bien. Je ne suis pas inquiet.</p>
<p><strong>Si votre score ne devait pas décoller, au soir du premier tour, vers qui vous reporteriez-vous? </strong></p>
<p>Je suis un homme de combat. Je n&#8217;imagine pas des hypothèses qui ne me paraissent pas fondées.</p>
<p>Source: Le Courrier Picard (Propos recueillis par GAËL RIVALLAIN)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Interview a L&#8217;Aisne Nouvelle</ins></strong></p>
<p><strong>Certains prétendent que votre candidature est uniquement motivée par rancune contre Nicolas Sarkozy. Mythe ou réalité ?</strong></p>
<p>Mythe absolu. C&#8217;est une démarche politique d&#8217;autant plus claire qu&#8217;elle s&#8217;appuie sur le bilan de l&#8217;action qui a été menée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Ce bilan n&#8217;est pas à la hauteur des promesses, il est sanctionné. C&#8217;est une autre politique qu&#8217;il faut mener dans un esprit de rassemblement en étant à la mesure des enjeux. Il faut baisser la dépense publique et relancer les investissements.</p>
<p><strong>La perte du triple A était-elle inévitable et augure-t-elle un nouveau plan de rigueur ?</strong></p>
<p>Elle est inscrite dans une politique qui n&#8217;a pas été capable de défendre nos intérêts. Un nouveau plan de rigueur est nécessaire. Contrairement aux premiers, il faut qu&#8217;il soit à la hauteur des enjeux. Il faut que nous soyons capables de prendre les bonnes décisions. Etre forts et déterminés sur la réduction de la dépense publique et en même temps, appliquer un effort partagé, un tiers pour les Français les plus aisés, un tiers pour les banques et les grandes entreprises et un tiers pour l&#8217;ensemble de la nation. C&#8217;est une juste répartition des efforts.</p>
<p><strong>La montée de Marine Le Pen dans les sondages, la multiplicité des candidats à droite, ne vous font-elles pas craindre un 21 avril à l&#8217;envers ?</strong></p>
<p>Non. La différence entre aujourd&#8217;hui et 2002 c&#8217;est que le 21 avril a eu lieu. Les Français sont avertis du risque de l&#8217;extrême droite au second tour. Je n&#8217;ose pas imaginer les Français mettre au pouvoir un parti qui n&#8217;a pas les capacités pour exercer. Cela serait gravement dommageable pour notre pays.</p>
<p><strong>Il se murmure qu&#8217;un sondage vous donnant à 8 % aurait été interdit de publication. Qu&#8217;en est-il ?</strong></p>
<p>Des sondages sensiblement plus favorables à ceux qui ont été publiés m&#8217;ont été communiqués, ce n&#8217;est pas à moi de faire la part entre ces différents sondages. J&#8217;attends avec beaucoup de confiance l&#8217;évolution de la réflexion des Français durant cette campagne. Mon choix est de faire une campagne audacieuse et courageuse. Aujourd&#8217;hui aucun candidat de droite, de gauche, ou du centre ne peut détenir seul la solution. Il faut être capable de rassembler le plus largement possible pour sortir de la situation dans laquelle nous sommes.</p>
<p><strong>Après Cleastream, en pleine campagne présidentielle votre nom est cité dans les affaires Karachi, Relais et Château. Comment réagissez-vous ?</strong></p>
<p>Les informations récentes ont montré que je n&#8217;étais en rien concerné par ces affaires.</p>
<p><strong>Quelle est votre position sur l&#8217;instauration d&#8217;une TVA sociale et d&#8217;une taxe Tobin ?</strong></p>
<p>Je suis favorable à ces deux projets, mais plusieurs conditions sont nécessaires pour qu&#8217;ils soient efficaces. Pour la taxe sociale il faut que l&#8217;exigence de justice sociale soit satisfaite, pour cela elle doit se situer dans le cadre d&#8217;une grande réforme fiscale. Il faut que cette TVA sociale soit appliquée non pas dans une récession mais au bon moment, au retour à la croissance. Pour la taxe sur les transactions financières, elle ne peut être efficace que si elle est mise en application par l&#8217;ensemble des états européens.</p>
<p><strong>Eva Joly propose la création de deux jours fériés supplémentaires, un pour la fête juive du Kippour, l&#8217;autre pour l&#8217;Aïd-el-kébir des musulmans. Y êtes-vous favorable ?</strong></p>
<p>Pas du tout. Il faut éviter de transformer la politique en jeu d&#8217;intérêt communautaire ou catégoriel. Nous sommes un état laïc, il faut être fidèle à la tradition qui est la nôtre. Il faut trouver un juste équilibre entre le respect de cette laïcité et des mesures ponctuelles qui doivent viser à ce que chacun puisse voir sa confession ou sa religion respectée.</p>
<p><strong>Hervé Morin a proposé hier de passer la durée hebdomadaire de travail à 37 heures Qu&#8217;en pensez-vous ?</strong></p>
<p>Je suis favorable à cette augmentation à 37 heures, mais à titre exceptionnel dans la période d&#8217;efforts qu&#8217;il nous faut faire. Nous avons 5 années qui doivent nous permettre de revenir à l&#8217;équilibre, qu&#8217;un effort soit fait pendant cette période me paraît normal.</p>
<p><strong>La peur de perdre son emploi est la première préoccupation des Français. Quel discours leur tenez-vous ?</strong></p>
<p>L&#8217;emploi est le cœur de la politique qui doit être menée, c&#8217;est ce que j&#8217;ai fait avec succès entre 2005 et 2007, nous avons réussi à avoir 600 000 demandeurs d&#8217;emploi en moins. Il faut agir sur l&#8217;ensemble des leviers : les contrats aidés, le développement du chômage partiel pour répondre à des besoins spécifiques… Nous avons un travail de long terme pour réindustrialiser la France, favoriser sur notre territoire la relocalisation de main-d&#8217;œuvre et de nouvelles entreprises en baissant le coût du travail. Le fer de lance de la bataille de l&#8217;emploi doit être les petites et moyennes entreprises pour passer le cap de l&#8217;urgence.</p>
<p><strong>Chef du gouvernement vous aviez comme ministre Xavier Bertrand, maire de Saint-Quentin. Quels souvenirs ?</strong></p>
<p>Xavier Bertrand a été un ministre actif, d&#8217;autant plus actif que l&#8217;équipe était dynamique dirigée par un chef de gouvernement qui avait le souci en permanence de rendre compte aux Français et d&#8217;agir. Il faut retrouver un président qui préside et non pas qui agi à la place du premier ministre. Il faut que le chef du gouvernement joue son rôle à part entière, il doit véritablement gouverner. C&#8217;est cet équilibre qui doit nous permettre d&#8217;avancer.</p>
<p>Source: L&#8217;Aisne Nouvelle (Propos recueillis par Erick Leskiw)</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Villepin saute dans le train de la campagne</ins></strong></p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre fait des déplacements à l&#8217;économie, au contact de «ceux qui en prennent plein la gueule»…</p>
<p>Sur le quai 21, tout au bout de la gare du Nord, le TER pour Laon a une demi-heure de retard. Coincé sur sa banquette bleue et grise en seconde classe, au milieu des usagers quotidiens indifférents, Dominique de Villepin prend son mal en patience. Ce mardi, il se rend à Anizy-Pinon dans l’Aisne alors qu’au même moment, Nicolas Sarkozy présente ses vœux au monde rural dans l’Ariège. Il ne s’agit que du deuxième déplacement de campagne en province de l’ancien Premier ministre. Des voyages rares en raison d’un budget serré: entre 2 et 3 millions d’euros. «Ça ne sert à rien de courir comme un raton laveur pour être trois fois au 20h, temporise-t-il . Au lieu de me précipiter là où tout le monde va, je préfère aller là où ça marche.» En l’occurrence, une ferme biologique au cœur d’un département gangréné par le vote FN.</p>
<p><em>A la rencontre de ceux «qui en prennent plein la gueule»</em></p>
<p>«Il y a les Français mondialisés et les autres, qui en prennent plein la gueule», décrypte-t-il alors que le train s’immobilise une nouvelle fois au milieu des champs gelés. «Et je sais de quoi je parle», sourit l’ancien diplomate polyglotte qui n&#8217;ignore pas qu’il appartient à la première catégorie. D’où le besoin d’aller à la rencontre de la seconde. «C’est intéressant d’écouter le maire parler de services publics et de décharge», insiste Dominique de Villepin. «Il n’y a pas de petits et de grands problèmes, il faut s’intéresser aux deux», martèle celui qui reconnaît que «la fonction présidentielle prédispose aux grands problèmes».</p>
<p><em>Toucher du doigt la réalité des choses</em></p>
<p>Le souci immédiat pour le candidat, c’est le réseau mobile qui ne passe pas, et les «toilettes des trois wagons» qui ne marchent pas. «C’est enrichissant de toucher du doigt la réalité des choses», constate-t-il. Ne serait-il pas un peu frustré d’avoir désormais une heure et demie de retard dans ce TER alors qu’il y a quelques années, il parcourait le monde en jet? «Non, c’est la vie, répond-il, tout sourire. Dans ma démarche, il faut beaucoup d’orgueil – car il faut penser que ça vaut la peine d’être essayé. Et beaucoup d’humilité.»</p>
<p>Source: Alexandre Sulzer, 20 Minutes</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Villepin monte dans le train de la campagne dans l&#8217;Aisne</ins></strong></p>
<p>Mardi, le candidat de Villepin est entré de plain pied dans la campagne présidentielle 2012 au cours d&#8217;une visite dans l&#8217;Aisne. Un déplacement en province dans une ferme biologique pour parler d&#8217;agriculture&#8230; mais pas seulement !</p>
<p>L&#8217;ex-premier ministre a réaffirmé son désir d&#8217;appliquer &laquo;&nbsp;les 37 heures&nbsp;&raquo; et a pointé du doigt le mauvais bilan de Nicolas Sarkozy, regrettant &laquo;&nbsp;un quinquennat pour rien&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: L&#8217;Union</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Dominique de Villepin en visite chez un agriculteur biologique</ins></strong></p>
<p>Dominique de Villepin a effectué hier dans l&#8217;Aisne son deuxième déplacement en province dans le cadre de sa campagne présidentielle.</p>
<p>Le candidat du mouvement République solidaire a emprunté le TER Paris-Laon pour se rendre à la gare de Pinon.</p>
<p>Célèbre pour ses retards, cette ligne ferroviaire n&#8217;a pas failli à sa réputation. L&#8217;ancien premier ministre est arrivé avec une heure de retard avant de rallier Vauxaillon où il a visité une ferme d&#8217;agriculture biologique après un court passage à la mairie.</p>
<p>« J&#8217;ai décidé de privilégier ce qui dans notre pays marche », a expliqué l&#8217;ex-secrétaire général de l&#8217;Élysée pour justifier ce voyage dans la France profonde au contact « de ceux qui en prennent plein la gueule ».</p>
<p>Hasard du calendrier, Dominique de Villepin a visité « une ferme d&#8217;excellence » alors que Nicolas Sarkozy présentait ses vœux au monde rural dans l&#8217;Ariège.</p>
<p>Le fondateur de République solidaire avait entraîné dans son sillage un mini-bus de journalistes parisiens auprès desquels il s&#8217;est évertué à peaufiner une image d&#8217;homme de proximité, qui n&#8217;apparaît pas toujours de prime abord, malgré le sourire permanent affiché par ce prétendant à l&#8217;Élysée.</p>
<p>Source: L&#8217;Ardennais</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>Villepin dans l&#8217;Aisne : un petit tour et puis s&#8217;en va</ins></strong></p>
<p>En campagne pour la présidentielle dans l’Aisne, Dominique de Villepin a été confronté à la galère quotidienne des Axonais.</p>
<p>A l&#8217;occasion de sa venue dans l&#8217;Aisne, mardi, dans le cadre de sa campagne pour la présidentielle, Dominique de Villepin a été confronté à la dure réalité du quotidien de beaucoup, les éternels retards de la SNCF et le réseau de la  téléphonie portable défaillant.</p>
<p>Si le département, à un peu plus d&#8217;une heure de Paris, est une véritable opportunité pour les politiques parisiens à la recherche d&#8217;une image de la France rurale, mal en a pris au poète aux allures d&#8217;aristocrate d&#8217;effectuer son déplacement par la voie ferrée. Pour une arrivée prévue en gare d&#8217;Anizy- Pinon à 9 h 54, le TER Paris-Laon est arrivé avec plus d&#8217;une heure de retard !</p>
<p>Visite axonaise éclair donc et au pas de charge pour l&#8217;ancien premier ministre. Un coup de téléphone informait le premier magistrat de Vauxaillon, Jean-Pierre Brugnon, que son hôte ne s&#8217;arrêterait que trois minutes en la maison communale.</p>
<p>Savamment orchestrée pour la presse parisienne, représentée par une quinzaine de journalistes qui l&#8217;accompagnaient, le cortège rejoignait la ferme des Aubeterres, spécialisée dans l&#8217;agriculture biologique. Là, un déjeuner-débat rassemblant une petite poignée de personnes dont le propriétaire des lieux était organisé. Mais bien qu&#8217;il ne s&#8217;agisse que d&#8217;une simple discussion technique, la presse et même Didier Colpin, pourtant responsable départemental de République Solidaire, étaient tenus à l&#8217;écart ! Allez hop circulez y a rien à voir ni à entendre.</p>
<p><em>Visite tambour battant</em></p>
<p>Dominique de Villepin effectuait ensuite tambour battant la visite de l&#8217;exploitation : étable, salle de traite, pâture, poulailler et gîte, posant pour permettre aux photographes d&#8217;immortaliser cette visite dans la France rurale. Si le but de ce déplacement était là, mission accomplie.</p>
<p>Vers 13 h 30, avant de reprendre la direction de la gare pour un retour sur Paris en TER, le candidat à l&#8217;Élysée consacrait quelques minutes à la presse locale. Le gentleman-farmer abordait d&#8217;abord le thème de l&#8217;agriculture : « Il faut redécouvrir les chances que nous offrent l&#8217;agriculture traditionnelle et biologique. Cela implique de s&#8217;adapter, maîtriser le foncier, les nouvelles technologies et l&#8217;innovation, se rapprocher du consommateur au travers de circuits plus courts, encadrer les discussions avec le distributeur et mieux maîtriser les prix ».</p>
<p><em>L&#8217;État démantelé, bafoué</em></p>
<p>Puis évoquait la disparition des services publics en zone rurale : « Il faut sortir de cette logique de fermetures purement économiques. Tous les Français ont droit à un service public. Nous avons besoin de cette présence de l&#8217;État, or il a été démantelé, bafoué, et ceux qui le servaient relégués au second plan. Si on veut que les Français puissent se battre pour défendre leurs atouts, il faut plus d&#8217;ordre, plus de justice, plus de services au quotidien. Cela à un coût, mais c&#8217;est la condition de la survie économique de l&#8217;ensemble du territoire ».</p>
<p>Et de clore en évoquant la présidentielle : « En politique, il faut être exigeant et être dans une logique de résultats. Il faut se poser la question, qui a l&#8217;expérience, qui a fait des choses qui donnent du crédit à sa parole ? Tous les candidats peuvent multiplier les promesses. Moi, j&#8217;ai mené la bataille de l&#8217;emploi, 600 000 demandeurs d&#8217;emploi en moins, la bataille des déficits, 50 Mds € en moins, et la bataille du patriotisme économique avec les pôles de compétitivité. Malheureusement, ce quinquennat n&#8217;a pas tenu ses promesses. Je suis un démocrate, c&#8217;est aux Français de choisir les yeux ouverts, non pas en fonction de l&#8217;étiquette politique, mais celui qui sera le meilleur pour la France, qui n&#8217;est pas forcément le meilleur candidat. »</p>
<p>Si le candidat s&#8217;est montré diplomate dans ses propos, le maître de cérémonie du déplacement était pour sa part beaucoup plus virulent, n&#8217;hésitant pas à utiliser les termes de voyou et chef de bande à l&#8217;encontre de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>En trois heures, dont une moitié de déjeuner-débat à huis clos, la messe était dite, le périple axonais de Dominique de Villepin bouclé.</p>
<p>Source: L&#8217;Aisne Nouvelle</p>
<p>*****</p>
<p><strong><ins>La drôle de campagne de Dominique de Villepin</ins></strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Cette campagne présidentielle commence mal, très mal. On dirait une législative, une municipale&#8230;&nbsp;&raquo; Bloqué dans un TER vieillot &#8211; avançant par intermittence &#8211; mardi 17 janvier, Dominique de Villepin commente l&#8217;actualité politique du moment&#8230; comme s&#8217;il n&#8217;en faisait déjà plus partie.</p>
<p>La veille, il a surpris son monde en se dérobant à l&#8217;inévitable étape de présentation de son équipe de campagne. Tous les autres candidats s&#8217;y sont pourtant collés. &laquo;&nbsp;Cela n&#8217;intéresse pas les Français&nbsp;&raquo;, jette-t-il, péremptoire. Les médias, venus en nombre, s&#8217;en sont trouvés déboussolés ? Ridicule, persifle encore le fondateur de République solidaire. &laquo;&nbsp;Ils voient tout par le petit bout de la lorgnette.&nbsp;&raquo;</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;De l&#8217;audace, bon sang !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Une chose est certaine : lui ne s&#8217;intéresse pas à ce qu&#8217;il appelle &laquo;&nbsp;la quincaillerie&nbsp;&raquo;. D&#8217;abord, parce qu&#8217;il n&#8217;en a pas les moyens. Il ne dira pas vraiment le contraire : peu de soutiens, peu de militants, peu d&#8217;argent. Mais là n&#8217;est pas le problème aux yeux de Villepin : c&#8217;est surtout trop politique, trop com. &laquo;&nbsp;Ça ne fait pas avancer le schmilblick&nbsp;&raquo;, et puis&#8230; c&#8217;est trop incompatible avec sa vision de &laquo;&nbsp;la fonction&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Les meetings, les déplacements en meute ? Même combat. Villepin s&#8217;emporte, moque ces candidats qui, de Gandrange à Petroplus, &laquo;&nbsp;se marquent à la culotte&nbsp;&raquo;, qui ne se préoccupent &laquo;&nbsp;que de savoir où sera placée la caméra de TF1&#8243; . &laquo;&nbsp;Ça donne l&#8217;impression du succès, ça dit l&#8217;argent !&nbsp;&raquo; ironise-t-il. Et de résumer, comme un vieux gardien du temple : &laquo;&nbsp;Il y a maldonne dans la tête du microcosme sur la nature de l&#8217;élection présidentielle.&nbsp;&raquo; Le remède qu&#8217;il préconise pour son &laquo;&nbsp;vieux pays&nbsp;&raquo; ? &laquo;&nbsp;De l&#8217;audace, bon sang !&nbsp;&raquo;</p>
<p><em>La campagne en solitaire</em></p>
<p>En attendant, il se rend dans une ferme biologique à Vauxaillon, dans l&#8217;Aisne. Ce n&#8217;est que son deuxième déplacement depuis le début de l&#8217;année. Avec lui : son attachée de presse, un conseiller discret et une petite poignée de journalistes curieux. Au moins, c&#8217;est &laquo;&nbsp;authentique&nbsp;&raquo;, crâne-t-il. Tellement authentique que ce satané train s&#8217;arrête à nouveau. Ce ne sera pas perdu : sous cet angle, le soleil lui tape dans l&#8217;oeil, Villepin prend parfaitement la lumière. Les photographes présents sautent sur l&#8217;occasion pour mitrailler l&#8217;ancien Premier ministre, qui fait mine de ne pas les voir.</p>
<p>Villepin est trop affairé à dénoncer les affres de &laquo;&nbsp;l&#8217;hyperprésidence&nbsp;&raquo; telle qu&#8217;il la voit : avec son omniprésence médiatique, à force de &laquo;&nbsp;descendre dans l&#8217;arène&nbsp;&raquo;, Sarkozy est comme &laquo;&nbsp;réduit à la cuisson&nbsp;&raquo;. Il agit comme un Premier ministre, claironnant des &laquo;&nbsp;mesures bouts de ficelle&nbsp;&raquo;. Villepin ne se lasse jamais de le répéter : &laquo;&nbsp;La fonction&nbsp;&raquo;, telle que les institutions de la Ve République l&#8217;ont définie, demande au contraire de &laquo;&nbsp;faire la synthèse&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;d&#8217;agir en surplomb&nbsp;&raquo;.</p>
<p><em>Du tempérament plutôt qu&#8217;un programme</em></p>
<p>Ces dizaines de mesures proposées par les différents candidats, soupesées par la presse ? De vulgaires &laquo;&nbsp;calculs politiques&nbsp;&raquo; qui créent des présidents &laquo;&nbsp;aux mains liées&nbsp;&raquo;. Aucun ne pourra les tenir, pense-t-il. Mais alors sur quels critères les Français sont-ils censés choisir leur président ? Il s&#8217;exclame : &laquo;&nbsp;La perception du tempérament, le caractère !&nbsp;&raquo; Et d&#8217;ajouter : &laquo;&nbsp;C&#8217;est un choix fou&#8230; &nbsp;&raquo; Certes.</p>
<p>L&#8217;ancien Premier ministre, à qui l&#8217;on reproche de ne s&#8217;être jamais frotté au suffrage universel, jure que la campagne présidentielle n&#8217;a rien de particulièrement difficile. Évidemment, &laquo;&nbsp;il faut de l&#8217;orgueil et beaucoup d&#8217;humilité&nbsp;&raquo;. Il faut &laquo;&nbsp;payer de sa personne&nbsp;&raquo;. Mais &laquo;&nbsp;difficile&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas le terme, assure-t-il. Il récuse l&#8217;idée communément admise que les candidats à la présidentielle soient habités par une flamme, une détermination exceptionnelle, incompréhensible pour le commun des mortels. &laquo;&nbsp;Cette idée-là est une construction médiatique, s&#8217;insurge Villepin. Elle ne naît que dans le regard des autres. C&#8217;est comme si je disais qu&#8217;on ne peut pas être un grand poète sans être un poète maudit !&nbsp;&raquo;</p>
<p><em>Candidat jusqu&#8217;à quand ?</em></p>
<p>Alors, si on lui pose une question sur son budget de campagne, sur le détail d&#8217;une mesure ou son programme de déplacements, Villepin, cohérent, ne répond pas ou botte en touche. C&#8217;est à peine s&#8217;il fait semblant de s&#8217;en préoccuper. Sur les parrainages, que ses équipes trouvent très difficilement, il lâche : &laquo;&nbsp;Si, fin février, cela devient vraiment très compliqué, je songerai à une nouvelle stratégie.&nbsp;&raquo; Il lui restera&#8230; quinze jours !</p>
<p>Difficile de sonder les motivations profondes de ce candidat de dernière minute, presque candidat par hasard. Pourquoi concourir à une élection qu&#8217;il juge &laquo;&nbsp;dévoyée&nbsp;&raquo;, se confronter à des journalistes &laquo;&nbsp;intoxiqués&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;conditionnés&nbsp;&raquo; ? &laquo;&nbsp;Je crois à la force du combat politique. On est caricaturé, moqué, mais il en reste quelque chose&nbsp;&raquo;, affirme-t-il avec flamme. Mais y croit-il au point de risquer de rester dans l&#8217;histoire avec 3 % d&#8217;intentions de vote ?</p>
<p>Source: Pauline de Saint-Rémy (Le Point)</p>
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		<title>Dominique de Villepin: &quot;La France est nécessaire au monde&quot;</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 11:26:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Dernière partie de l’interview donnée par Dominique de Villepin à Frédéric Taddei pour le numéro de janvier du magazine GQ. ***** Frédéric Taddéi pour GQ: Le fameux discours que vous avez prononcé au Conseil de Sécurité de l’ONU le 14 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dernière partie de l’interview donnée par Dominique de Villepin à Frédéric Taddei pour le numéro de janvier du magazine GQ.</p>
<p><span id="more-9198"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong>Frédéric Taddéi pour GQ: Le fameux discours que vous avez prononcé au Conseil de Sécurité de l’ONU le 14 février 2003 sur l’Irak, était-ce pour la gloire ou vous espériez vraiment pouvoir changer les choses ?</strong></p>
<p>Dominique de Villepin: Ce jour-là, j’ai dans mon champ de vision Colin Powell, pâle comme un linge. Je sais qu’il ne croit déjà plus à cette guerre mais qu’il n’y peut rien. L’Irak va être attaqué. Ce discours est notre dernière chance pour couper la route de la légitimité internationale à l’administration Bush, ou tenter de la raisonner.</p>
<p><strong>C’est votre plus grand souvenir d’homme politique ?</strong></p>
<p>Non. Mais j’ai prononcé ce discours avec le sentiment que c’était la France qui parlait à travers moi. Un sentiment physique. J’étais très inquiet, nerveux. Il y avait un nombre délirant de journalistes et photographes, et tout à coup, comme toujours dans les grands moments, le silence se fait. Le président du Conseil de sécurité prend la parole. J’ai senti tout à coup une espèce de paix en moi, un de ces moments rares où tout à coup vous êtes en accord avec vous-même. Vous êtes vous-même jusqu’à la racine de vos cheveux , jusqu’au bout de vos ongles. Vous êtes l’enfant qui à 6 ou 7 ans a découvert Oradour-sur-Glane, et aimé les Etats-Unis. J’étais en cohérence parfaite avec l’amour que j’ai de la France.</p>
<p><strong>Comment trouvez-vous votre personnage dans La Conquête, le films de Xavier Durringer ?</strong></p>
<p>Je n’aime pas l’idée du mimétisme et je crois que le personnage est odieux. Je n’ai pas vu le film, seulement la bande-annonce. Ce n’est pas moi « de l’intérieur ». Au-delà de la ressemblance physique, il n’y a pas de tension dans le personnage.</p>
<p><strong>Et vos échanges avec Sarkozy, ils sont authentiques ?</strong></p>
<p>Ce qu’il est censé me dire à moi est faux. Jamais Nicolas Sarkozy ne m’a mal parlé, jamais ! Nicolas Sarkozy devant moi a toujours nié une quelconque rancune dans l’affaire Clearstream, jamais il ne m’aurait parlé comme ça.</p>
<p><strong>Un livre vous a appelé L’homme qui s’aimait trop. Etes-vous d’accord avec la définition ?</strong></p>
<p>A la vérité, je ne me suis jamais aimé. Mais pour des raisons très précises. Je n’ai pas eu de reflet. J’ai grandi à côté d’un frère qui était le centre de la famille. Il était très brillant jusqu’à 7 ans, puis il est tombé malade, épileptique. Je me souviendrai toujours des cinq cents gamins qui rigolaient de mon frère par terre dans la cour de récréation. Ce tragique-là m’a conduit à éprouver une grande solitude et, en même temps, à assumer mon rôle, ma fonction de frère. A la maison, je suis celui qui fait la médiation entre mon frère et mes parents, je n’existe pas, je n’ai pas d’image.  Je suis celui qui fait rire quand tout est crispé. C’est sûrement ce qui fait que j’ai dans les veines le goût de la diplomatie, trouver l’idée, l’issue quand tout le monde est à bout.  Je n’ai donc pas eu l’occasion de « m’aimer trop ». Je ferais plutôt partie de ceux qui n’ont pas leur nom dans le film.</p>
<p><strong>Aujourd’hui vous êtes avocat, vous êtes libre, vous avez un très bel hôtel particulier, un cabinet d’avocats à qui on prête plusieurs millions d’euros de revenus par an, ce qui vous rend libre, mais qui demain pourrait vous rendre suspect . Les Français aiment de moins en moins l’argent&#8230;</strong></p>
<p>Ce n’est pas nouveau.</p>
<p><strong>C’est vrai, mais n’avez-vous pas la tentation de profiter d’une vie formidable ? Vous avez été Premier ministre, un destin romanesque, vous resterez dans l’histoire rien que pour le discours de l’ONU. Vous pourriez être avocat, écrivain, intellectuel, bref un statut prestigieux, et n’en n’avoir rien à foutre de rien. Au lieu de cela vous préférez « l’amour du service »&#8230;</strong></p>
<p>Ce n’est pas seulement l’amour du service, c’est le sentiment d’être habité par une conviction. Je sais à quel point la France a des amis. Je sais à quel point la France est nécessaire au monde. Je n’ai jamais admis que Giscard d’Estaing parle de la France comme une « puissance moyenne », et je ne l’admettrai jamais ! Moi je sens, à travers mes enfants, un fils entre Pékin et Hong-Kong, une fille qui habite aux Etats-Unis, une deuxième fille qui part au Brésil, une femme artiste qui travaille sur des formes appartenant aux origines du monde, et moi qui suis tombé dans la mondialisation à ma naissance, que mon devoir est d’expliquer aux Français que ce monde n’est pas forcément hostile, que cette histoire ne va pas s’écrire contre eux. Je n’ai pas envie d’écrire mon histoire politique dans les prochaines années de façon politicienne. Je ne suis pas un partisan. Je ne suis pas né avec une idée arrêtée de ce que serait ma vie. Je dois la construire au plus grand risque.</p>
<p><strong>N’y a-t-il pas chez vous, comme chez l’homo politicus d’aujourd’hui, un grand tabou à avouer la jouissance du pouvoir, la satisfaction personnelle narcissique à diriger ?</strong></p>
<p>Certains ont rompu ce tabou. Je me souviens de Jacques Chirac, lors d’une conversation avec Alain Juppé disant : « Mon vieux, maintenant, c’est vous qui êtes Premier ministre, à vous de vous y coller, moi j’ai le temps, j’ai la sérénité, j’ai la vision. » Et je me rappelle Nicolas Sarkozy me montrant son bureau et me disant : « Vous vous rendez compte, je suis président de la République. »</p>
<p><strong>Qu’en est-il réellement pour vous, de la satisfaction personnelle d’être secrétaire général de l’Elysée, d’être ministre des Affaires étrangères, ministre de l’Intérieur, Premier ministre ? Prenons des images triviales : on bande ?</strong></p>
<p>Posez la question à ma femme et mes enfants et vous aurez la réponse&#8230; Je vous préviens elle sera dure.</p>
<p><strong>Ils vous ont vu souffrir en réalité ? Ou eux-mêmes ont souffert ?</strong></p>
<p>C’est la réponse qu’a donnée mon épouse en quittant Matignon : « Bye, bye, arrivederci, ciao, enfin on va vivre ! »</p>
<p><strong>Mais eux, c’est eux. Eux, ils n’ont pas le plaisir. Vous, vous l’aviez le plaisir ?</strong></p>
<p>Mais non ! L’excitation, oui, le plaisir, non. Je n’ai jamais goûté les lieux de pouvoir&#8230; Ce n’est pas ma culture. Je préfère me retrouver sur une île à la Martinique ou au fin fond de l’Afrique.  Là oui, j’y trouve du plaisir. Pour moi, le plaisir, c’est avant tout le contact charnel, la poignée de mains fraternelles et les grands espaces. Or même à l’Elysée, Matignon ou place Beauvau, on n’a jamais assez d’espace ! De plus, vous êtes toujours regardé, je déteste être regardé. Si je devais refaire ma vie, l’un de mes rêves serait d’être anonyme. Quand on est anonyme, on peut se réinventer, se réécrire. Comment partager quand vous êtes un homme politique ? Au mieux votre nom sera inscrit sur le monument aux morts, cela n’a pas d’intérêt.</p>
<p><strong>Il reste une seule question que je ne vous ai pas posée : serez-vous candidat à la présidence de la République ?</strong></p>
<p>Vous aurez la réponse au moment où vous publierez l’article, au tournant de l’année.</p>
<p><strong>Dommage, cela aurait été amusant que vous annonciez votre candidature dans GQ !</strong></p>
<p>Source: Interview de Dominique de Villepin par Frédéric Taddéi (GQ du mois de janvier 2012)</p>
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		<title>Dominique de Villepin: &quot;Au coeur de mon engagement, il y a la patrie, il y a la nation&quot;</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 21:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant-dernière partie de l’interview donnée par Dominique de Villepin à Frédéric Taddei pour le numéro de janvier du magazine GQ. ***** Frédéric Taddéi pour GQ: N’y a-t-il pas chez vous quelque chose de d’Artagnan ? Je me souviens de ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avant-dernière partie de l’interview donnée par Dominique de Villepin à Frédéric Taddei pour le numéro de janvier du magazine GQ.</p>
<p><span id="more-9183"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong>Frédéric Taddéi pour GQ: N’y a-t-il pas chez vous quelque chose de d’Artagnan ? Je me souviens de ce livre de Denis Tillinac, Le Retour de d’Artagnan, où il disait que ce héros était typiquement celui de la droite. « Servir », le roi, la reine, la France, ou le Président, c’est une idée de droite, non ? On s’oublie dans le service. Alors qu’à gauche, la « cause » est plus important que le « service ».</strong></p>
<p>Dominique de Villepin: Oui, c’est le coeur de l’idée chevaleresque. Je ne sépare pas la cause et le service. Au coeur de cet engagement, il y a la patrie, il y a la nation. S’il faut mourir pour quelque chose, je suis là !</p>
<p><strong>J’ai l’impression que pour faire une carrière politique, il faut refuser de s’amuser. Et ce, dès l’ENA.</strong></p>
<p>Je me suis amusé à l’ENA !</p>
<p><strong>Vous sortiez tous les soirs ?</strong></p>
<p>Non, pas du tout, mais je courais deux heures et demie tous les jours.</p>
<p><strong>Ce n’est pas s’amuser ça ! </strong></p>
<p>Pour moi, oui ! J’ai couru, je me suis fait des amis extraordinaires, j’ai été au théâtre, au cinéma, j’ai beaucoup voyagé ? Je suis passé par cette école, mais je ne m’y suis jamais installé. L’ENA a une dimension club et je déteste les clubs. Je détestais l’idée que de passer par là vous rendait plus intelligent que les autres. Je prétendais à l’époque qu’on pouvait faire entrer un âne à l’ENA, tellement c’était artificiel comme intelligence. Je crois au mérite. Je n’aime pas la reconnaissance. Je n’ai pas de Légion d’honneur, et ça me va très bien.</p>
<p><strong>Dans votre famille, il y a pourtant un record de Légions d’honneur ! </strong></p>
<p>Les médailles, je les collectionne en « collectionneur », mais je n’ai jamais porté une décoration. Je n’aime pas ça.</p>
<p><strong>Est-ce que vous montez à cheval ?</strong></p>
<p>Non.</p>
<p><strong>J’ai l’impression que le jogging, c’est la cavalerie du XXIème siècle.</strong></p>
<p>Pour moi, oui.</p>
<p><strong>Il n’y a pas de clairon, à la place on écoute de la variété dans son iPod.</strong></p>
<p>Moi je n’écoute pas de musique. Je parle, je cours avec des amis.</p>
<p><strong>Vous parlez en courant ?</strong></p>
<p>Oui.</p>
<p><strong>Très mauvais pour le souffle !</strong></p>
<p>Au contraire. On n’est jamais aussi intelligent que quand on court.</p>
<p><strong>Parce qu’on est très concentré ?</strong></p>
<p>Non, c’est parce que le cerveau est oxygéné, et surtout, le plus grand bonheur de la vie, on n’est jamais aussi libre qu’en courant. Moi il me faut de l’espace. C’est mon éducation de jeune Français du dehors, roulant sur les routes d’Amérique latine. C’est ce qui m’a toujours manqué en France. Labourages et pâturages, c’est sympathique, mais le cloisonnement, les prés, les haies, c’est aussi dans la tête.</p>
<p><strong>Quand vous aviez 14 ans à Caracas, c’est là que vous avez commencé à faire du jogging, en écoutant les discours de Fidel Castro ?</strong></p>
<p>Exactement. C’était le début des petits transistors. J’aimais courir longtemps, en écoutant les radios des Caraïbes de l’époque. Cela tombait bien : les retransmissions des discours de Castro duraient cinq ou six heures ! Au-delà de Castro, j’étais fasciné par tous les hommes qui ont forgé le continent sud-américain. Je suis à la fois d’Afrique du Nord et en même temps d’Amérique latine par mon enfance et mon identité. J’avais une petite amie colombienne qui me disait (il parle en espagnol, ndlr) : « Ce qui me sidère chez toi, c’est ta malice indigène ». Je suis vraiment, culturellement métissé. Quand je lis Garcia Marquez, je suis chez moi ! La violence de la vie primitive, c’est mon univers ! C’est pour cela que quand on me parle de la violence de la vie politique française, ça me fait sourire&#8230; A la sortie de l’école, nous avions des batailles rangées, comme il en existe heureusement peu ici, à coups de chaînes, la tête contre les portes des bagnoles, en sang !</p>
<p><strong>Castro, vous y avez cru à l’époque ?</strong></p>
<p>J’ai surtout connu le Cuba de Batista. J’ai connu cette Amérique latine marquée au fer rouge par la société de consommation. J’ai vécu à l’heure de Pepsi Cola, d’Esso. J’ai vécu l’impérialisme américain.</p>
<p><strong>Que reste-t-il du conquérant dans l’homo politicus d’aujourd’hui ?</strong></p>
<p>Rien. Ou pas grand-chose ? L’homo politicus est devenu joueur, calculateur et surtout réaliste. Et le réalisme c’est l’ennemi de la politique. La seule chose qui m’a toujours intéresseé, c’est l’imagination. Le coeur de ma relation avec Chirac, c’est cela. Ma vie, c’est : vous êtes ficelé de la tête aux pieds, vous ne pouvez plus bouger un orteil, comment faites-vous pour vous libérer ?</p>
<p><strong>C’est Houdini votre idéal !</strong></p>
<p>Ma formation, mon école, c’est la survie, c’est le principe de la Légion : il y a des marécages et des alligators, comment vous faites ? Ma mère s’occupait beaucoup des gens en difficulté. Je l’accompagnais souvent, donc j’ai vu des anciens du bagne de Cayenne, et notamment Papillon. L’esprit de survie, refaire sa vie après la captivité&#8230; Le Venezuela de la fin des années 50 et du début des années 60, c’était les cows-boys, les Indiens, la vie sauvage.</p>
<p><strong>Puisqu’on parle de conquêtes, on vous attribue une phrase célèbre : « La France est comme une femme, elle a envie qu’on la prenne », vous l’avez prononcée ?</strong></p>
<p>Non, cette phrase est de Mitterrand. Tout est parti de Franz-Olivier Giesbert. Giesbert et moi étions très proches. On a écrit des scénarios de cinéma ensemble, il venait dîner avec son cahier à spirales, et un jour, il me raconte cette histoire de Mitterrand lui confiant : « Balladur ne sera jamais élu président de la République parce que dans le fond, la France, si on ne lui fait pas l’amour tous les matins, on ne peut pas la diriger ». Il m’a attribué et réécrit cette phrase en : « La France, on la prend par le bassin ! »</p>
<p><strong>Ce n’était pas très sexy cette phrase. Il aurait fallu dire « par les hanches »</strong></p>
<p>Oui, d’autant que je suis fan d’Adamo et un tout petit peu poète quand même. Ceci dit, j’adhère à la formule de Mitterrand : il faut aimer la France, qu’elle le sente, qu’elle le voie.</p>
<p>Source: Source: Interview de Dominique de Villepin par Frédéric Taddéi (GQ du mois de janvier 2012)</p>
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		<title>Dominique de Villepin: &quot;Nous sommes tous en exil en France, quand nous voyons tout ce qui s’effondre autour de nous&quot;</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 21:52:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Deuxième partie de l’interview donnée par Dominique de Villepin à Frédéric Taddei pour le numéro de janvier du magazine GQ. ***** Frédéric Taddéi pour GQ: Vous semblez comme en exil… Dominique de Villepin: D’une certaine manière, nous sommes tous en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deuxième partie de l’interview donnée par Dominique de Villepin à Frédéric Taddei pour le numéro de janvier du magazine GQ.</p>
<p><span id="more-9178"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong>Frédéric Taddéi pour GQ: Vous semblez comme en exil…</strong></p>
<p>Dominique de Villepin: D’une certaine manière, nous sommes tous en exil en France, quand nous voyons tout ce qui s’effondre autour de nous. Je suis surtout bouleversé par la crise, la gravité de ce qui va nous arriver collectivement, la souffrance de tant de nos concitoyens.</p>
<p><strong>Comme tous les dirigeants politiques européens qui s’agitent aujourd’hui ?</strong></p>
<p>Pas du tout. Je m’échine à expliquer que lorsqu’on veut quelque chose, il faut aller au bout. Il y a deux stratégies qui s’affrontent : la première,  celle du « leadership », voudrait qu’on s’oppose à l’Allemagne pour lui faire comprendre que l’objectif qu’elle défend est tout à fait louable pour un pays financièrement vertueux, mais qu’il n’est pas réaliste compte tenu de ce qu’est l’Europe du Sud. On ne fera pas avaler à la Grèce le plan qu’on veut lui imposer, ce n’est pas réaliste, la Grèce va craquer. S’il fallait défendre une stratégie qui oblige l’Allemagne à obtenir en dix ans ce qu’elle veut obtenir dans deux ans, trois ans, y compris pour l’Italie et pour la France. Cette stratégie a échoué. L’Allemagne est têtue. Et Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à faire passer le message. Du coup, c’est la deuxième stratégie, celle de l’alignement qui a prévalu. Or si on choisit l’alignement, il faut être vertueux jusqu’au bout, se dégager de cette Europe du Sud qui risque de nous entraîner au fond de la piscine. Imposer un plan à 6 milliards d’euros, c’est absurde. Il faut un plan à 20 ou 30 milliards d’euros, qui projette vers un ailleurs, un effort collectif majeur. D’où mon idée de rassemblement et de gouvernement d’union nationale. Mais nos dirigeants n’aiment pas la crise, ils ne sont pas fait pour ça. Or nous avons une chance historique de nous dépasser. Il faut la saisir.</p>
<p><strong>« Du sang, de la sueur et des larmes » comme disait Churchill !</strong></p>
<p>Oui, mais il faut quand même que je rappelle qu’en 2007, lorsque je quitte Matignon, je laisse une France à 2% de croissance, 600 000 chômeurs en moins, une baisse en deux ans de la dette de 50 milliards d’euros, et François Fillon déclare en arrivant qu’il est à la tête d’un Etat en faillite ! De plus, il « ouvre » la dépense publique dès 2007, avant même la crise, puis pendant trois ans comme on ne l’a jamais fait dans les trente dernières années. C’est là où je reconnais que je n’ai aucune capacité, aucun talent, dans ce jeu qui mange la politique.</p>
<p><strong>La communication ?</strong></p>
<p>Pas seulement.</p>
<p><strong>De la légèreté ? </strong></p>
<p>Non, car la légèreté est presque une vertu. Plutôt de l’indifférence, de l’inconsistance, de l’inconséquence.</p>
<p><strong>N’avez-vous pas quand même une certaine satisfaction narcissique à penser « seul contre tous » ?</strong></p>
<p>J’aime la solitude, oui. J’ai été élevé dans le secret de l’Etat, avec tout ce que cela implique de capacité à assumer seul. Mais, dans cette période-là, je n’ai vraiment pas le goût d’être seul à penser ce que je pense. Solitude oui, mais il ne s’agit pas de cette solitude qui vous enferme…</p>
<p><strong>Le fait d’être physiquement très grand (1m93, ndlr) ne vous a-t-il pas isolé ? Quand je vous voyais avec Jacques Chirac qui est grand aussi, je me suis dit : « Eux deux, ils se sont trouvés ». Cela dit, Giscard et Chirac, qui étaient grands tous les deux, ne se sont pas trouvés.</strong></p>
<p>Différent oui, isolé non. C’est plutôt une histoire d’itinéraire. Je vous donne un exemple : j’ai toujours eu beaucoup de sympathie pour certaines idées de Philippe Séguin, et son itinéraire propre, la Tunisie, moi le Maroc,le foot… mais Philippe Séguin m’a toujours considéré comme un « joueur de golf ». Dans son esprit, être grand, mince, avec une particule à son nom, non élu au suffrage universel, je ne pouvais être qu’un « joueur de golf ». Jusqu’au jour où on s’est retrouvés en tête-à-tête lors d’un déjeuner et qu’il s’est rendu compte que ce n’était pas ça !</p>
<p><strong>Est-il vrai que vous étiez le seul à 14 ans, au lycée français de Caracas, au Venezuela, à avoir fait grève en mai 1968 ? Bizarre pour un futur gaulliste, non ? Nicolas Sarkozy, lui, défilait sur les Champs-Elysée avec son grand-père le 30 mai 1968 !</strong></p>
<p>A l’époque, je ne comprenais pas qu’on puisse continuer à aller en cours, faire comme si de rien n’était, alors que la France était à feu et à sang. Je suis d’une famille gaulliste avec un père qui a gardé l’oreille collée au transistor tout au long de sa vie à l’étranger. En 1968, on entendait :  « la rue Gay-Lussac en flammes… » Je ne comprenais pas qu’on puisse faire autre chose alors que le pays brûlait.</p>
<p><strong>Je reste sur l’idée de la solitude. A l’ENA, vous étiez proche de qui ? Vous êtes de la même promotion que François Hollande, Ségolène Royal, Renaud Donnedieu de Vabres…</strong></p>
<p>Mes amis à l’ENA étaient en dehors de la politique à l’époque, comme Frédérique Bredin, très proche, une grande amie. J’ai beaucoup travaillé avec Frédérique comme avec ma sœur. On avait un petit groupe de travail, comme ça se faisait beaucoup à l’ENA. Mais j’étais beaucoup moins militant que ne l’était François Hollande.</p>
<p><strong>Quel souvenir gardez-vous de lui ?</strong></p>
<p>Quand on s’est croisés dans les coulisses d’une conférence à Strasbourg, il y a quelques mois, on s’est retrouvés exactement comme à l’époque de l’ENA. On a parlé avec une totale franchise.</p>
<p><strong>Et vous vous tutoyez ?</strong></p>
<p>Bien sûr, sans fard !</p>
<p><strong>Est-ce qu’à l’ENA il n’y avait pas l’idée de compétition ? Ne serait-ce que pour le rang de sortie ?</strong></p>
<p>Paradoxalement, moi je n’ai jamais été en compétition avec personne…</p>
<p><strong>Là aussi, c’est de l’orgueil !</strong></p>
<p>Non, mais je ne cherche jamais à me battre contre quelqu’un. Je joue l’objectif, pas l’homme. C’est pour cela que j’adore le foot et que je joue au rugby aussi. Ou alors un sport très solitaire comme la course à pied : on se bat pour se dépasser. Mais mon vrai plaisir est  collectif, un idéal collectif. De ce point de vue-là, j’appartiens vraiment à une famille de militaires, il faut un combat pour quelque chose et pas juste une compétition pour gagner. Ca a toujours été mon problème en politique. C’est pour cela que je ne me suis jamais présenté à une élection. D’ailleurs, Jacques Chirac a été trop content que je ne vienne pas taper à sa porte en lui disant que j’allais être candidat à une circonscription ! Jamais il ne m’a proposé sa succession en Corrèze alors que je suis limousin, jamais aucune circonscription, rien ! Pour une raison simple : je lui étais trop utile 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.</p>
<p>Source: Interview de Dominique de Villepin par Frédéric Taddéi (GQ du mois de janvier 2012)</p>
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		<title>Dominique de Villepin: &quot;Dans la position du gars qui en prend plein la gueule, moi c’est magique, je mène le combat&quot;</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 08:54:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Première partie de l&#8217;interview donnée par Dominique de Villepin à Frédéric Taddei pour le numéro de janvier du magazine GQ. ***** Frédéric Taddéi pour GQ: J’ai l’impression que la période où vous vous êtes senti le plus libre, c’est entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Première partie de l&#8217;interview donnée par Dominique de Villepin à Frédéric Taddei pour le numéro de janvier du magazine GQ.</p>
<p><span id="more-9173"></span></p>
<p>*****</p>
<p><strong>Frédéric Taddéi pour GQ: J’ai l’impression que la période où vous vous êtes senti le plus libre, c’est entre 2007 et l’année dernière. Vous n’étiez plus au pouvoir et pas encore chef de parti. Vous étiez mis en examen, toujours entre deux procès, moitié poète, moitié repris de justice. Cela devait être extraordinaire…</strong></p>
<p>Dominique de Villepin: Pas facile à vivre, mais extraordinaire, oui. C’est une époque hautement romanesque. Epique. C’est une aventure au sens propre du terme. Dans ma vie, j’ai été préparé à beaucoup de choses, beaucoup de combats, beaucoup de défis, mais toujours avec une épine dorsale, des repères puissants. Et tout à coup je me suis retrouvé dans la situation du type « wanted ».</p>
<p><strong>Un repris de justice…</strong></p>
<p>Non. Le Fugitif. Comme dans cette série qui a bercé mon enfance, bien avant que les Français ne la découvrent, puisque j’ai été élevé en partie aux Etats-Unis… Le « fugitif », c’est le « wanted », pas le repris de justice. Le fugitif, c’est quelqu’un qui détient un secret, qui est poursuivi parce qu’il porte ce secret, et qu’on veut l’abattre à tout prix.</p>
<p><strong>Quel était ce « secret » ?</strong></p>
<p>Le secret, c’est celui qui sait,  celui qui a vu, celui qui a connu. Plus qu’un témoin : c’est celui qui, à un moment donné, dérange, sait des choses qui dérangent. Il agace, il suscite de la jalousie, de la haine. IL est voué à l’élimination. Ce sentiment-là, je l’ai ressenti souvent, mais j’étais toujours adossé à un principe supérieur. Ce n’est pas pareil de se battre quand on est au service de l’Etat, quand on incarne l’Etat lui-même, que de se battre en l’absence de toute référence, de toute étiquette, de toute carte de visite, de subir une mise en scène biaisée des choses où vous êtes tout seul, désigné coupable d’emblée.</p>
<p><strong>Vous dites « fugitif », mais beaucoup ont pensé « suspect ». La justice vous a certes blanchi dans l’affaire Clearstream, mais n’étant ni journaliste politique ni dans les secrets d’Etat, je vous ai vu à ce moment-là, moi aussi, comme un suspect, plus que comme un fugitif.</strong></p>
<p>Vous avez raison, mais vous êtes dans la peau de quelqu’un qui dérange, on ne vous veut que suspect.</p>
<p><strong>En même temps, c’était logique qu’on vous suspecte. Si votre nom avait été inséré dans des fichiers comme ce fut le cas pour Nicolas Sarkozy, vous auriez peut-être suspecté le ministre de l’Intérieur de l’époque…</strong></p>
<p>Mais je l’ai suspecté aussi ! Sur le plan de la suspicion, Nicolas Sarkozy et moi sommes dans un équilibre absolu. Mais en tant que Premier ministre au service de l’Etat, je ne me suis jamais autorisé à mettre cette suspicion sur la place publique. C’est une question d’école, j’appartiens à l’école de l’Etat. Il faut toujours partir du point de départ, je suis né en 1953, et mon univers c’est celui de la guerre.</p>
<p><strong>Que voulez-vous dire ?</strong></p>
<p>Je veux parler d’un univers historique et familial. Mes grands-parents étaient tous les deux engagés dans la guerre de 14, mon grand-père paternel engagé à 16 ans, falsifiant la signature de son père pour pouvoir s’engager volontaire, mon autre grand-père ayant fait Saint-Cyr. Donc mon univers, ce sont les Première et Seconde Guerres mondiales, mais aussi des guerres coloniales puisque l’essentiel de ma famille sort de Saint-Cyr et s’est battu sur tous les champs de bataille. C’est pour cela que j’ai acheté dès le jour de sa sortie le livre d’Alexis Jenni qui vient d’avoir le Goncourt. J’ai adoré ce livre. Il m’a bouleversé. J’ai pleuré en le lisant. Il appartient à un univers qui est le mien. Avant cela, en 1870, lorsque la guerre contre la Prusse a été perdue, mon grand-père, sur le lit de mort de son père, lui a fait le serment que toute sa vie, tant que l’Alsace et la Lorraine ne seraient pas françaises, il se lèverait à 5 heures du matin. Il a été le premier officier français à entrer dans Metz libéré, à cheval, en gants blancs.</p>
<p><strong>Ce sont les histoires qui ont bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>Oui, j’ai grandi avec La Dernière classe d’Alphonse Daudet, quand j’étais jeune enfant en Amérique latine et que j’apprenais la France. Dans cet univers-là, on est préparé à porter des fardeaux jusqu’au bout et à supporter y compris l’infamie. L’armée des ombres, vous connaissez le livre de Kessel, vous vous rappelez le film de Melville, Jean-Pierre Cassel incarne la figure de l’aviateur, blouson de cuir, dilettante, fêtard. Mais à un moment donné il est recruté par Lino Ventura, et dans l’épreuve, un beau matin il décide de rejoindre l’un des résistants emprisonnés. Il n’a qu’une pilule de cyanure. Il ne lui avoue pas. Vu l’état de son camarade, il finit par lui donner la pilule de cyanure. Il sent à cet instant qu’il va mourir dans l’infamie. Personne ne sait qu’il est là. Personne ne sait qu’il est résistant. Tout le monde croit qu’il a déserté, qu’il est reparti faire la fête. Voilà. Ce sont des images comme celles-là qui m’accompagnent et me guident. Je suis préparé à assumer tout seul le poids d’un fardeau, y compris celui-là. Alors quand Clearstream arrive, je suis préparé à vivre cela, comme si quelque part, j’étais fait pour ça.</p>
<p><strong>C’est presque une chance ?</strong></p>
<p>Plutôt comme un scénario qui aurait été écrit pour moi. Je me retrouve dans la position du gars qui en prend plein la gueule, accusé, or contrairement à beaucoup de gens qui s’effondrent dans ces circonstances, moi c’est magique, je mène le combat. Sauf qu’à un moment donné, vous vous demandez pourquoi vous vous battez. Autant je peux me battre 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 pour une cause qui m’exalte, pour le service de mon pays, autant me battre pour moi seul, ça ne m’intéresse pas !</p>
<p><strong>Ah oui ? Pourtant vous êtes avocat, et les avocats ont toujours eu ce fantasme de se défendre eux-mêmes.</strong></p>
<p>Il faut se battre pour une raison supérieure, ceux que vous aimez, votre famille, la justice, qui est un puissant moteur, ou l’idée que vous vous faites de la politique. Car finalement que reste-t-il de ce soit disant « Watergate à la française » ? Combien de médias, de responsables politiques, y compris des « membres » de ma famille politique, ont crié « haro sur le baudet », condamnant avant même d’avoir eu connaissance du dossier… J’ai de la mémoire, mais j’ai un défaut, comme Chirac, je ne suis pas rancunier. Je ne peux pas passer du temps à me venger, ça m’ennuie. C’est d’ailleurs aujourd’hui ma situation face à Nicolas Sarkozy, je n’ai pas soif de vengeance.</p>
<p><strong>C’est de l’orgueil ça !</strong></p>
<p>Non, ce n’est pas de l’orgueil. Se venger est, à mon avis, un gâchis d’énergie.</p>
<p>Source: Interview de Dominique de Villepin par Frédéric Taddéi (GQ du mois de janvier 2012)</p>
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		<title>Dominique de Villepin au mensuel GQ: &quot;Je suis un tout petit peu poète&quot;</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Dec 2011 12:18:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dominique de Villepin continue son offensive médiatique. Dans un entretien accordé au très &#171;&#160;branché&#160;&#187; magazine GQ du mois de janvier, le candidat à la présidentielle se décrit à travers les grands personnages qui ont marqué sa vie. Dominique de Villepin: [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique de Villepin continue son offensive médiatique. Dans un entretien accordé au très &laquo;&nbsp;branché&nbsp;&raquo; magazine GQ du mois de janvier, le candidat à la présidentielle se décrit à travers les grands personnages qui ont marqué sa vie.</p>
<p><span id="more-9048"></span></p>
<p><strong>Dominique de Villepin: &laquo;&nbsp;Je suis un tout petit peu poète&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Nous nous sommes retrouvés au premier étage de l’hôtel Thoumieux, le restaurant de Jean-François Piège. Notre ancien Premier ministre a déployé sa longue carcasse sur le canapé d’angle qui nous avait été réservé pour le déjeuner. C’était la première fois que je le voyais en pull et sans cravate. Il n’en paraissait que plus fringant. Il a commandé un turbot sauvage, moi du bœuf chilien, et nous avons commencé à boire un Aloxe Corton 2009 en bavardant. J’avais l’impression de cantiner avec un colonel de hussards du Premier Empire ou, mieux encore, un capitaine des mousquetaires du roi. Je croyais même entendre, de temps en temps, le bruit de son épée contre le pied de la table. L’instant d’après, c’était L’Armée des ombres, Papillon ou Danton: &laquo;&nbsp;De l’audace, encore de l’audace !&nbsp;&raquo; Toute l’histoire de France déjeunait avec nous. Quel poète, ce Dominique de Villepin ! Et quel bagarreur !</p>
<p><em>Retrouvez l’entretien de Frédéric Taddeï avec Dominique de Villepin dans le nouveau GQ – Janvier 2012</em></p>
<p>Source: GQ</p>
<p>*****</p>
<p><strong>Dans le magazine GQ, Villepin se décrit à travers les personnages héroïques qui ont marqué sa vie</strong></p>
<p>Chevalier, résistant, fugitif, primitif&#8230; Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle, multiplie les figures héroïques pour se décrire dans un entretien très coloré au magazine GQ de janvier. Depuis son départ des affaires en 2007, Dominique de Villepin estime avoir vécu &laquo;&nbsp;une époque hautement romanesque, épique, une aventure au sens propre du terme&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Dans ma vie, j&#8217;ai été préparé à beaucoup de combats, beaucoup de défis. Et tout d&#8217;un coup je me suis retrouvé dans la situation du type &#8216;wanted&#8217; (recherché)&nbsp;&raquo;, explique l&#8217;ancien premier ministre en référence à ses ennuis judiciaires.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Le Fugitif&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Dominique de Villepin confie alors s&#8217;être identifié au personnage de la série &laquo;&nbsp;Le &laquo;&nbsp;Fugitif&nbsp;&raquo; qui a bercé son enfance. &nbsp;&raquo; Le Fugitif, c&#8217;est le &#8216;wanted&#8217;, pas le repris de justice, c&#8217;est quelqu&#8217;un qui détient un secret, qui est poursuivi parce qu&#8217;il porte ce secret et qu&#8217;on veut l&#8217;abattre à tout prix. Le secret de celui qui sait, qui a vu, qui dérange et suscite la jalousie, la haine&nbsp;&raquo;, a-t-il expliqué.</p>
<p>Plus loin, il évoque la Résistance et le film de Jean-Pierre Melville &laquo;&nbsp;L&#8217;Armée des ombres&nbsp;&raquo;. Emprisonné avec un autre résistant, un personnage joué par Jean-Pierre Cassel n&#8217;a sur lui qu&#8217;une pilule de cyanure, rappelle Villepin. &laquo;&nbsp;Vu l&#8217;état de son camarade, il finit par lui donner la pilule. Il sent à cet instant qu&#8217;il va mourir dans l&#8217;infamie (&#8230;) ce sont des images comme celles-là qui m&#8217;accompagnent et me guident. Je suis préparé à assumer tout seul le poids d&#8217;un fardeau, y compris celui-là&nbsp;&raquo;, dit-il.</p>
<p><strong>Chevaleresque</strong></p>
<p>Encore plus loin, interrogé sur son image de d&#8217;Artagnan, il s&#8217;enflamme: &laquo;&nbsp;Oui, c&#8217;est le coeur de l&#8217;idée chevaleresque. Je ne sépare pas la cause et le service. Il y a la nation. S&#8217;il faut mourir pour quelque chose, je suis là!&nbsp;&raquo;, lance-t-il. Evoquant ensuite sa vie passée à Caracas, il se décrit comme &laquo;&nbsp;culturellement métissé&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Quand je lis Garcia Marquez, je suis chez moi. La violence de la vie primitive, c&#8217;est mon univers&nbsp;&raquo;, dit-il &laquo;&nbsp;Quand on me parle de la violence de la vie politique française, ça me fait sourire.</p>
<p>A la sortie de l&#8217;école, nous avions des batailles rangées (&#8230;) à coups de chaînes, la tête contre les portes des bagnoles, en sang!&nbsp;&raquo;, dit-il. Toujours concernant son image, Villepin confie que Philippe Seguin voyait en lui &laquo;&nbsp;un joueur de golf&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Grand, mince, avec une particule à son nom, non élu au suffrage universel&nbsp;&raquo;. Mais, assure-t-il, quand on s&#8217;est rencontré, il s&#8217;est rendu compte que ce n&#8217;était pas ça&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Source: Agence France Presse</p>
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		<item>
		<title>Jean-Pierre Grand: &quot;Dominique de Villepin doit se déclarer vite, avant le 15 décembre&quot;</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 01:55:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fred</dc:creator>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Président de République Solidaire pousse son candidat. Pour Jean-Pierre Grand, &#171;&#160;il faudrait que Dominique annonce sa candidature ! Il faut qu’il le fasse vite, avant le 15 décembre.&#160;&#187; Et de poursuivre: &#171;&#160;Cet homme d’Etat représente une alternative crédible. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Président de République Solidaire pousse son candidat. Pour Jean-Pierre Grand, &laquo;&nbsp;il faudrait que Dominique annonce sa candidature ! Il faut qu’il le fasse vite, avant le 15 décembre.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et de poursuivre: &laquo;&nbsp;Cet homme d’Etat représente une alternative crédible. Il existe pour lui un potentiel d’au moins quinze points.&nbsp;&raquo;</p>
<p>S&#8217;agissant des rendez-vous répétés entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Grand concède: &laquo;&nbsp;Ces rencontres occultes servent le président. Il faudrait que Villepin communique différemment.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span id="more-8633"></span></p>
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<p><strong>Midi Libre : Jean-Pierre Grand, comment analysez-vous la situation politique ? Dominique de Villepin ne décolle pas&#8230;</strong></p>
<p>Jean-Pierre Grand: C’est vrai. Mais il y a une raison. Dominique de Villepin est absent des écrans télés. Cette absence est un handicap très fort. <a href="http://2villepin.free.fr/index.php/2011/11/09/8330-jean-pierre-grand-sindigne-des-59-secondes-de-temps-de-parole-accordees-a-dominique-de-villepin-dans-les-jt-de-tf1-cette-annee/">J’ai du reste demandé les décomptes au CSA</a>. Le résultat est édifiant. Si l’on prend TF1, c’est 11 secondes en 2008, 3 minutes 49 en 2009, 12 minutes en 2010 et 59 secondes en 2011. Comment voulez-vous faire passer vos idées dans ces conditions ?</p>
<p><strong>Que faudrait-il faire ?</strong></p>
<p>Il faudrait que Dominique annonce sa candidature ! Il faut qu’il le fasse vite, avant le 15 décembre. Il me semble que son discours serait ainsi plus audible.</p>
<p><strong>Pensez-vous qu’il y ait encore un espace politique pour lui ?</strong></p>
<p>Bien sûr. A partir du moment où les médias ne lui seront plus interdits, vous verrez que sa démarche sera analysée autrement. C’est une personnalité crédible et il l’a prouvé. Je reste persuadé qu’au centre, il existe pour lui un potentiel d’au moins quinze points. Cet homme d’Etat représente une alternative crédible.</p>
<p><strong>N’avez-vous pas l’impression que ses entrevues politiques avec Nicolas Sarkozy ressemblent à un piège ?</strong></p>
<p>Il y a deux lectures possibles. La première, celle que je retiens :  Dominique en tant qu’homme d’Etat se rend aux invitations du président. C’est une démarche hautement républicaine. Sa vision est nécessaire à Nicolas Sarkozy. La seconde est celle d’un rapprochement entre les deux hommes.  Ce qui n’est pas forcément le cas.  Ces rencontres occultes servent le président. Il faudrait que Villepin communique différemment.</p>
<p><strong>Est-ce que Dominique de Villepin doit faire de l’anti-sarkozysme ?</strong></p>
<p>Dominique a eu un discours très agressif sur la gestion de la France.  Je crois que nous avons été entendus sur certaines propositions de loi. Mais maintenant, il faut passer à autre chose. Et il faut arrêter de s’époumonner contre le pouvoir.</p>
<p>Source: Propos recueillis par Yann Marec (Midi Libre)</p>
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<p><strong><ins>Quel est le poids de RS?</ins></strong></p>
<p>Quel est le poids réel du mouvement créé le 19 juin 2010 par l’ancien Premier Ministre Dominique de Villepin ?</p>
<p>Le député-maire de Castelnau-le-Lez (Hérault) Jean-Pierre Grand, devenu Président de République Solidaire le 19 septembre 2011, annonce plus de 25000 sympathisants issus de RS et du « Club Villepin ».</p>
<p>Ce mouvement, lancé à Paris devant 6000 personnes, n’est affilié à aucun parti politique.</p>
<p>Source: Midi Libre</p>
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